QCM : Comptabilité nationale et indicateurs de richesse (38 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est le rôle central de la comptabilité nationale dans l’étude d’une économie ?

Mesurer les échanges internationaux sans prendre en compte les opérations réalisées à l’intérieur du pays
Fixer les prix des biens et services en fonction des coûts de production observés chaque année
Retracer les opérations économiques annuelles d’une nation dans un cadre cohérent fondé sur des conventions comptables
Établir la situation patrimoniale de chaque entreprise à une date donnée selon ses propres règles

Retracer les opérations économiques annuelles d’une nation dans un cadre cohérent fondé sur des conventions comptables

Explication

La comptabilité nationale organise les opérations économiques réalisées chaque année dans une nation au moyen d’un cadre cohérent et de conventions comptables. L’établissement d’un patrimoine à une date donnée concerne une mesure de stock, et non le rôle général de ce système.

2. Quelle séquence décrit le développement historique de la comptabilité nationale ?

Elle apparaît avec le capitalisme industriel, s’étend sous la monarchie marchande, puis prend sa forme moderne avant la Seconde Guerre mondiale
Elle naît avec les États-providence, se diffuse au XIXe siècle avec le capitalisme industriel, puis accompagne la monarchie marchande
Elle se développe avec le capitalisme marchand sous la monarchie, s’étend au XIXe siècle avec l’industrialisation, puis se modernise après la Seconde Guerre mondiale
Elle se développe avec le capitalisme marchand sous la monarchie, prend sa forme moderne au XIXe siècle, puis s’étend avec l’industrie après-guerre

Elle se développe avec le capitalisme marchand sous la monarchie, s’étend au XIXe siècle avec l’industrialisation, puis se modernise après la Seconde Guerre mondiale

Explication

Son développement commence avec le capitalisme marchand sous la monarchie, s’élargit au XIXe siècle avec le capitalisme industriel et aboutit à sa forme moderne après la Seconde Guerre mondiale avec les États-providence. La réponse qui situe sa forme moderne au XIXe siècle inverse l’ordre des étapes.

3. Que désigne un agrégat en comptabilité nationale ?

Une catégorie d’agents économiques regroupés selon leur fonction principale
Une estimation des dépenses publiques prévues pour la période suivante
Une grandeur synthétique qui mesure le résultat de l’activité économique
Un ensemble de conventions servant à enregistrer chaque opération d’une entreprise

Une grandeur synthétique qui mesure le résultat de l’activité économique

Explication

Un agrégat est une grandeur synthétique utilisée pour mesurer le résultat de l’activité économique. Une catégorie d’agents regroupés selon leur fonction correspond plutôt à un secteur institutionnel.

4. Comment obtient-on la valeur ajoutée globale d’une économie ?

En soustrayant les amortissements des consommations intermédiaires de chaque secteur
En additionnant les chiffres d’affaires des entreprises avant déduction de leurs achats
En agrégeant les valeurs ajoutées des agents économiques répartis en secteurs institutionnels
En additionnant les revenus des ménages sans distinguer les autres agents économiques

En agrégeant les valeurs ajoutées des agents économiques répartis en secteurs institutionnels

Explication

La valeur ajoutée globale résulte de l’agrégation des valeurs ajoutées des agents économiques répartis en secteurs institutionnels. Additionner les chiffres d’affaires sans déduire les consommations intermédiaires ne mesure pas cette grandeur.

5. Une entreprise mesure la richesse qu’elle a créée au cours de l’année. Comment faut-il qualifier cette valeur ajoutée ?

Comme une dépense intermédiaire enregistrée au moment de l’achat
Comme un stock comparable au patrimoine, mesuré à la fin de l’année
Comme un revenu financier déterminé à une date précise
Comme un flux correspondant à une richesse créée pendant une période

Comme un flux correspondant à une richesse créée pendant une période

Explication

La valeur ajoutée mesure la richesse créée au cours d’une période et constitue donc un flux. Le patrimoine est le contre-exemple pertinent : il s’agit d’un stock mesuré à une date.

6. Une entreprise achète des matières premières détruites au cours de l’année et verse des salaires à ses employés. Quels éléments relèvent de sa consommation intermédiaire ?

Les achats de matières premières auprès d’autres entreprises
Les achats de matières premières et les salaires versés
Les salaires versés aux employés de l’entreprise
La rémunération du capital et les bénéfices conservés

Les achats de matières premières auprès d’autres entreprises

Explication

La consommation intermédiaire comprend les achats de biens et services auprès d’autres entreprises qui sont détruits dans l’année. Les salaires rémunèrent les employés et ne constituent pas des consommations intermédiaires.

7. Une entreprise réalise un chiffre d’affaires de 240 000 euros et utilise 90 000 euros de consommations intermédiaires. Quelle est sa valeur ajoutée brute ?

330 000 euros, soit le chiffre d’affaires augmenté des consommations intermédiaires
150 000 euros, soit le chiffre d’affaires diminué des consommations intermédiaires
90 000 euros, soit le montant des consommations intermédiaires de l’entreprise
240 000 euros, soit le chiffre d’affaires avant toute déduction

150 000 euros, soit le chiffre d’affaires diminué des consommations intermédiaires

Explication

La valeur ajoutée brute se calcule en retranchant les consommations intermédiaires du chiffre d’affaires, soit 240 000 moins 90 000 euros. L’addition des deux montants ne correspond pas à cette formule.

8. Qui acquitte la TVA et qui la collecte lors de la vente d’un produit ?

L’État acquitte la taxe et l’entreprise vendeuse la collecte
Le fournisseur acquitte la taxe et le client la collecte
L’entreprise vendeuse acquitte la taxe et le fournisseur la collecte
Le client acquitte la taxe et l’entreprise vendeuse la collecte

Le client acquitte la taxe et l’entreprise vendeuse la collecte

Explication

La TVA est une taxe sur la consommation : le client la paie lors de l’achat et l’entreprise vendeuse la collecte. L’entreprise collecte la taxe, mais elle n’en est pas le payeur final dans cette relation.

9. Une entreprise a collecté 12 000 euros de TVA auprès de ses clients et récupéré 7 000 euros de TVA payée à ses fournisseurs. Quel montant reverse-t-elle à l’État ?

12 000 euros, correspondant à la totalité de la TVA collectée auprès des clients
5 000 euros, correspondant à la TVA collectée diminuée de la TVA récupérée
7 000 euros, correspondant à la TVA payée aux fournisseurs et récupérée
19 000 euros, correspondant à l’addition de la TVA collectée et de la TVA récupérée

5 000 euros, correspondant à la TVA collectée diminuée de la TVA récupérée

Explication

La TVA reversée à l’État est égale à la TVA acquittée par les clients moins la TVA payée aux fournisseurs et récupérée, soit 12 000 moins 7 000 euros. Reverser la totalité de la TVA collectée négligerait la déduction de la TVA récupérable.

10. Pourquoi les ménages modestes peuvent-ils consacrer une part plus élevée de leur revenu à la TVA ?

Parce qu’ils peuvent avoir une faible propension à épargner et consacrer une part importante de leur revenu à la consommation
Parce que le taux de TVA appliqué à leurs achats est nécessairement supérieur à celui payé par les ménages aisés
Parce que leurs dépenses totales sont généralement plus élevées, ce qui augmente la part de la taxe dans leur revenu
Parce que la TVA est calculée en fonction du revenu plutôt qu’en fonction de la consommation finale

Parce qu’ils peuvent avoir une faible propension à épargner et consacrer une part importante de leur revenu à la consommation

Explication

La TVA porte sur la consommation finale, et les ménages modestes peuvent en supporter une part plus élevée de leur revenu parce qu’ils ont une faible propension à épargner. Des dépenses totales plus élevées peuvent accroître le montant de TVA acquitté, mais cela n’explique pas à soi seul une part plus forte du revenu.

11. Que mesure le produit intérieur brut d’un pays ?

La richesse créée par les agents ayant une nationalité donnée
La richesse détenue par les résidents à une date donnée
La richesse créée sur un territoire géographiquement délimité
La richesse reçue par les administrations publiques sur une période donnée

La richesse créée sur un territoire géographiquement délimité

Explication

Le PIB mesure la création de richesse en fonction du territoire où la production a lieu. Le critère de nationalité des agents correspond au PNB, et non au PIB.

12. Quel critère délimite la richesse mesurée par le produit national brut ?

La résidence des ménages qui détiennent les entreprises
Le lieu où la production est réalisée
La nationalité des agents qui créent la richesse
Le lieu où les biens produits sont consommés

La nationalité des agents qui créent la richesse

Explication

Le PNB rattache la création de richesse aux agents ayant une nationalité donnée. Le lieu de production est plutôt le critère du PIB.

13. Un économiste relève une quantité de richesse à la fin de l’année et mesure une production réalisée pendant l’année : comment classer ces deux mesures ?

La première est un flux et la seconde un stock
Les deux sont des stocks mesurés à des dates différentes
Les deux sont des flux mesurés sur des périodes différentes
La première est un stock et la seconde un flux

La première est un stock et la seconde un flux

Explication

Un stock se mesure à une date donnée, tandis qu’un flux se mesure sur une période bornée par deux dates. La production réalisée pendant l’année est donc un flux, et non un stock.

14. Comment la comptabilité nationale traite-t-elle les activités marchandes non déclarées et les activités domestiques ?

Elle inclut les deux catégories dès lors qu’elles contribuent au bien-être des ménages
Elle exclut les activités marchandes non déclarées et estime les activités domestiques par convention
Elle estime les deux catégories à partir du temps consacré à leur réalisation
Elle estime les activités marchandes non déclarées et exclut les activités domestiques par définition

Elle estime les activités marchandes non déclarées et exclut les activités domestiques par définition

Explication

La comptabilité nationale estime les activités marchandes non déclarées, mais exclut les activités domestiques par définition. L’estimation des activités domestiques ne fait donc pas partie du traitement décrit.

15. À quoi servait le système de comptes normalisés publié par l’OECE ?

À fournir un modèle pour harmoniser les comptes des pays occidentaux
À définir un cadre de mesure réservé aux échanges entre pays européens
À remplacer les comptes nationaux par des statistiques de commerce extérieur
À établir une méthode uniforme de calcul des budgets des administrations

À fournir un modèle pour harmoniser les comptes des pays occidentaux

Explication

Le système de comptes normalisés de l’OECE était destiné à servir de modèle aux comptes occidentaux. Il visait donc l’harmonisation des comptes, plutôt qu’une mesure limitée au commerce extérieur.

16. Quel cadre la France adopte-t-elle en 1999 avec le SEC 95 ?

Un système de comptes français indépendant des normes internationales
Une révision de la nomenclature budgétaire commune aux administrations européennes
Une adaptation locale du système de comptabilité nationale de l’ONU de 1993
Une norme de l’OECE créée pour mesurer les échanges commerciaux occidentaux

Une adaptation locale du système de comptabilité nationale de l’ONU de 1993

Explication

Le SEC 95 adopté par la France en 1999 est une adaptation locale du système de comptabilité nationale de l’ONU de 1993. Il ne s’agit pas d’un système français indépendant de ce cadre international.

17. Quelle égalité exprime l’équilibre emplois-ressources ?

PIB+X=C+G+I+ΔS+MPIB + X = C + G + I + \Delta S + M
PIB+M=C+G+I+ΔS+XPIB + M = C + G + I + \Delta S + X
PIB−M=C+G+I+ΔS+XPIB - M = C + G + I + \Delta S + X
PIB+M=C+G+I−ΔS+XPIB + M = C + G + I - \Delta S + X

$$PIB + M = C + G + I + \Delta S + X$$

Explication

L’équilibre emplois-ressources ajoute les importations au PIB et les égalise à la consommation, aux dépenses publiques, à l’investissement, à la variation des stocks et aux exportations. Remplacer les importations par les exportations du côté gauche inverse leur place dans l’égalité.

18. Comment calcule-t-on la balance commerciale ?

En soustrayant les importations des exportations
En soustrayant les exportations des importations
En rapportant les exportations aux importations
En additionnant les exportations et les importations

En soustrayant les importations des exportations

Explication

La balance commerciale correspond à la différence entre les exportations et les importations. Inverser la soustraction donne un solde de signe opposé.

19. Comment interpréter la différence entre les recettes et les dépenses publiques ?

Comme la capacité ou le besoin de financement des administrations publiques
Comme le solde des exportations et des importations du pays
Comme l’écart entre le PIB et la consommation des ménages
Comme la variation annuelle du patrimoine des administrations publiques

Comme la capacité ou le besoin de financement des administrations publiques

Explication

L’écart entre recettes et dépenses publiques indique la capacité ou le besoin de financement des administrations publiques. Le solde des exportations et importations relève plutôt de la balance commerciale.

20. Quelle limite du PIB explique qu’une hausse de la production mesurée ne signifie pas nécessairement une amélioration équivalente du bien-être collectif ?

Il corrige les dommages environnementaux en déduisant leur coût de la valeur de la production.
Il inclut les activités domestiques non marchandes, ce qui surestime la production réalisée sur le marché.
Il ne retranche pas les inégalités, les externalités négatives ni les destructions de ressources de la mesure de la production.
Il additionne les revenus et le patrimoine, ce qui masque la valeur totale des biens et services produits.

Il ne retranche pas les inégalités, les externalités négatives ni les destructions de ressources de la mesure de la production.

Explication

Le PIB mesure la production sans déduire les inégalités, les externalités négatives ou les ressources détruites. Le patrimoine constitue une autre limite, mais il n’est pas additionné au PIB, qui mesure un flux de production.

21. Une famille confie contre rémunération à une entreprise une tâche domestique qu’elle effectuait auparavant sans paiement. Quel effet cette externalisation peut-elle avoir sur le PIB ?

Elle peut accroître le PIB, car l’activité devient un service marchand comptabilisé.
Elle peut réduire le PIB, car le service marchand remplace une production déjà comptabilisée.
Elle laisse le PIB inchangé, car la nature domestique de la tâche reste déterminante.
Elle accroît le PIB seulement si le service est réalisé par un bénévole.

Elle peut accroître le PIB, car l’activité devient un service marchand comptabilisé.

Explication

Les activités domestiques non marchandes sont exclues du PIB, tandis que leur externalisation marchande peut être comptabilisée et faire augmenter cet indicateur. L’idée que la tâche reste exclue parce qu’elle demeure domestique confond son lieu d’exécution avec son caractère marchand.

22. Après une catastrophe, des dépenses sont engagées pour reconstruire des bâtiments et dépolluer un site. Comment ces dépenses sont-elles traitées dans le PIB ?

Elles sont ajoutées au PIB, alors que les destructions causées par la catastrophe ne sont pas retranchées.
Elles sont retranchées du PIB, alors que les destructions sont comptées comme une production nouvelle.
Elles compensent exactement les destructions dans le PIB, quelle que soit la valeur des réparations.
Elles sont exclues du PIB, tandis que les biens détruits sont déduits de la production.

Elles sont ajoutées au PIB, alors que les destructions causées par la catastrophe ne sont pas retranchées.

Explication

Les dépenses de réparation, de reconstruction et de dépollution s’ajoutent au PIB, tandis que les destructions elles-mêmes n’en sont pas soustraites. Les dépenses de reconstruction ne sont donc pas traitées comme une déduction de la production.

23. Quel changement de mesure le rapport Stiglitz-Sen-Fitoussi de 2009 propose-t-il ?

Compléter le PIB et le PNB par des indicateurs de bien-être et de développement durable.
Limiter l’évaluation économique au patrimoine détenu et aux ressources naturelles.
Corriger le PIB et le PNB en y intégrant les taux de change et les prix internationaux.
Remplacer le PIB et le PNB par un indicateur unique de revenu marchand annuel.

Compléter le PIB et le PNB par des indicateurs de bien-être et de développement durable.

Explication

Le rapport Stiglitz-Sen-Fitoussi propose de compléter le PIB et le PNB par des indicateurs de bien-être et de développement durable. Un indicateur unique de revenu marchand ne correspond pas à cette recommandation, qui élargit les dimensions évaluées.

24. Pourquoi le PIB ne suffit-il pas à décrire la richesse détenue par les ménages ni sa répartition ?

Parce qu’il répartit les revenus de façon égale et ne permet donc pas d’observer leur distribution.
Parce qu’il mesure un flux de production et ne rend pas compte à lui seul du patrimoine, de la pauvreté ou des inégalités.
Parce qu’il mesure les revenus disponibles des ménages, mais exclut la valeur des biens et services produits.
Parce qu’il mesure un stock de patrimoine, mais ignore la production réalisée au cours d’une période.

Parce qu’il mesure un flux de production et ne rend pas compte à lui seul du patrimoine, de la pauvreté ou des inégalités.

Explication

Le PIB est un flux de production et ne renseigne pas, à lui seul, sur le patrimoine détenu, la pauvreté ou la répartition des richesses. Le patrimoine est au contraire un stock, et non le flux mesuré par le PIB.

25. Pour évaluer la richesse au-delà de la production, quels domaines le rapport Stiglitz-Sen-Fitoussi recommande-t-il notamment de suivre ?

La rentabilité des entreprises, la valeur des actions, les recettes fiscales et les échanges financiers.
La production marchande, les taux de change, les importations, les exportations et les dépenses publiques.
Le revenu, le patrimoine, le bien-être, la qualité de vie, les activités domestiques et le développement durable.
Le volume de production, le coût des paniers, les prix à la consommation et la monnaie en circulation.

Le revenu, le patrimoine, le bien-être, la qualité de vie, les activités domestiques et le développement durable.

Explication

La recommandation couvre le revenu, le patrimoine, le bien-être, la qualité de vie, les activités domestiques et le développement durable. Les taux de change et les échanges commerciaux ne constituent pas l’éventail d’indicateurs complémentaires décrit ici.

26. Pour comparer à court terme les niveaux de vie de deux pays dont les monnaies connaissent de fortes fluctuations sur les marchés, quelle méthode est la plus appropriée ?

Les taux de change courants, car ils neutralisent les fluctuations des marchés monétaires.
Les parités de pouvoir d’achat, car elles suivent les variations quotidiennes des monnaies.
Les parités de pouvoir d’achat, car elles tiennent mieux compte des niveaux de prix et de vie.
Les taux de change courants, car ils mesurent directement le coût de paniers analogues.

Les parités de pouvoir d’achat, car elles tiennent mieux compte des niveaux de prix et de vie.

Explication

Les PPA tiennent mieux compte des niveaux de prix et de vie, tandis que les taux de change courants peuvent rendre les classements instables à court terme. Ces taux varient avec les marchés et ne neutralisent donc pas leurs fluctuations.

27. Comment définit-on une parité de pouvoir d’achat entre deux pays ?

Comme un taux de conversion fondé sur le rapport entre les salaires moyens versés dans les deux pays.
Comme un taux de conversion établi selon le rapport entre les volumes de production des deux pays.
Comme un taux de conversion calculé à partir du rapport entre les coûts de paniers analogues de biens et services.
Comme un taux de conversion déterminé par les cours de marché de leurs monnaies à une date donnée.

Comme un taux de conversion calculé à partir du rapport entre les coûts de paniers analogues de biens et services.

Explication

Une PPA est un taux de conversion calculé à partir du rapport entre les coûts de paniers analogues de biens et services. Les cours de marché déterminent les taux de change courants, et non la définition d’une PPA.

28. Quel est l’effet des parités de pouvoir d’achat lorsqu’on compare les volumes de production de pays où les prix diffèrent ?

Elles amplifient les différences de niveaux de prix afin de rendre les comparaisons plus sensibles aux taux de change courants.
Elles convertissent les productions en patrimoine afin de comparer les stocks de richesse des pays.
Elles éliminent les différences de niveaux de prix afin de rendre les comparaisons moins sensibles aux taux de change courants.
Elles remplacent la production nationale par les dépenses des ménages afin de comparer leur revenu disponible.

Elles éliminent les différences de niveaux de prix afin de rendre les comparaisons moins sensibles aux taux de change courants.

Explication

Les PPA éliminent les différences de niveaux de prix et permettent des comparaisons en volume moins sensibles aux taux de change courants. Elles ne transforment pas les mesures de production en stocks de patrimoine.

29. Un PIB passe de 200 à 230 milliards d’euros. Quel est son taux de croissance entre ces deux périodes ?

1,151{,}15, soit une hausse de 115 %
0,150{,}15, soit une hausse de 15 %
0,300{,}30, soit une hausse de 30 %
0,130{,}13, soit une hausse d’environ 13 %

$$0{,}15$$, soit une hausse de 15 %

Explication

Le taux de croissance se calcule par PIBb−PIBaPIBa\frac{PIB_b-PIB_a}{PIB_a}, soit 230−200200=0,15\frac{230-200}{200}=0{,}15. Le coefficient multiplicateur serait 1,151{,}15, mais il ne correspond pas au taux de croissance lui-même.

30. Comment calcule-t-on le coefficient multiplicateur entre deux périodes, de a à b ?

En divisant le PIB de la période a par celui de la période b
En divisant le PIB de la période b par celui de la période a
En divisant la variation du PIB par celui de la période b
En soustrayant le PIB de la période a de celui de la période b

En divisant le PIB de la période b par celui de la période a

Explication

Le coefficient multiplicateur est le rapport entre le PIB final et le PIB initial, soit c=PIBbPIBac=\frac{PIB_b}{PIB_a}. Diviser la variation par le PIB initial donne plutôt le taux de croissance.

31. Que mesure l’indice des prix à la consommation concernant le coût de la vie ?

Il mesure le coût des biens produits en intégrant les variations des cotisations sociales.
Il mesure le coût de la vie en intégrant les variations des impôts et des cotisations sociales.
Il mesure l’évolution des salaires en neutralisant les variations du prix des biens consommés.
Il mesure le coût de la vie sans intégrer les variations des impôts et des cotisations sociales.

Il mesure le coût de la vie sans intégrer les variations des impôts et des cotisations sociales.

Explication

L’IPC mesure le coût de la vie, mais ne prend pas en compte les variations des impôts et des cotisations sociales. Une mesure intégrant ces variations serait plus complète sur ce point que l’IPC.

32. Quelles dimensions l’indicateur de développement humain synthétise-t-il ?

Le niveau de vie, l’environnement et l’accès aux transports
La santé, l’emploi et la répartition des revenus
L’éducation, la sécurité et la participation politique
La santé, l’éducation et le niveau de vie

La santé, l’éducation et le niveau de vie

Explication

L’IDH est un indicateur synthétique construit par le PNUD à partir de la santé, de l’éducation et du niveau de vie. L’emploi et la répartition des revenus ne remplacent pas ces trois dimensions dans sa définition.

33. Quelles variables entrent dans le calcul de l’IDH ?

L’espérance de vie, le taux de chômage, le revenu national total et les dépenses publiques d’éducation
La mortalité infantile, le taux d’alphabétisation, le revenu médian et le taux d’emploi
La durée attendue de scolarisation, le taux de pauvreté, le PIB par habitant et la mortalité infantile
L’espérance de vie, les durées moyenne et attendue de scolarisation, et le revenu national par tête en PPA

L’espérance de vie, les durées moyenne et attendue de scolarisation, et le revenu national par tête en PPA

Explication

Le calcul repose sur l’espérance de vie, la durée moyenne et la durée attendue de scolarisation, ainsi que le revenu national par tête en PPA. Le taux de chômage et la mortalité infantile ne figurent pas parmi ces variables de calcul.

34. Un analyste combine les trois indices de dimension de l’IDH. Quelle méthode d’agrégation doit-il utiliser ?

La moyenne géométrique des indices de santé, d’éducation et de revenu
La moyenne arithmétique des indices de santé, d’éducation et de revenu
La somme des indices de santé, d’éducation et de revenu divisée par deux
La moyenne géométrique des deux composantes de l’indice d’éducation seulement

La moyenne géométrique des indices de santé, d’éducation et de revenu

Explication

L’IDH agrège les indices de santé, d’éducation et de revenu par une moyenne géométrique. La moyenne arithmétique concerne les deux composantes de l’indice d’éducation, et non l’agrégation finale de l’IDH.

35. Quelle distinction caractérise l’indicateur de pauvreté multidimensionnelle par rapport à l’IDH ?

Il repère des manques d’accès au sein des ménages dans les dimensions de santé, d’éducation et de niveau de vie.
Il compare les dépenses publiques de santé et d’éducation afin d’évaluer le niveau de vie national.
Il mesure principalement les écarts de revenu entre les ménages, sans examiner leurs conditions d’accès.
Il synthétise les niveaux moyens de santé, d’éducation et de niveau de vie à l’échelle d’un pays.

Il repère des manques d’accès au sein des ménages dans les dimensions de santé, d’éducation et de niveau de vie.

Explication

L’IPM reprend les dimensions de l’IDH, mais repère les privations d’accès au sein des ménages. L’IDH, en revanche, mesure des niveaux de développement plutôt que ces manques d’accès.

36. Le ménage de Samira n’a pas l’électricité, utilise des combustibles sales et vit sur un sol en terre. À quelle dimension de l’IPM ces privations se rapportent-elles ?

À la santé
Au niveau de vie
À l’éducation
À la qualité de l’emploi

Au niveau de vie

Explication

Le manque d’électricité, l’usage de combustibles sales et un sol en terre font partie des indicateurs du niveau de vie dans l’IPM. La nutrition et la mortalité infantile relèvent plutôt de la dimension santé.

37. Quels éléments l’indice de bien-être économique de Lars Osberg et Andrew Sharpe combine-t-il ?

La croissance du PIB, le taux d’emploi, l’inflation et le niveau des dépenses publiques
La consommation totale, la productivité des entreprises, le revenu médian et la stabilité des prix
Les flux de consommation par habitant, les ressources productives, la répartition des revenus et la sécurité économique
Les ressources naturelles, le niveau d’éducation, l’espérance de vie et la participation politique

Les flux de consommation par habitant, les ressources productives, la répartition des revenus et la sécurité économique

Explication

Cet indice agrège la consommation par habitant, les stocks de ressources productives, les inégalités mesurées par le coefficient de Gini et la sécurité économique. La croissance du PIB et l’inflation figurent dans l’un des distracteurs, mais ne constituent pas les composantes définies de cet indice.

38. Une évaluation fondée sur l’indice d’Économie Positive examine quatre domaines. Lesquels ?

L’emploi, les revenus, les prix et les finances publiques
L’environnement, le social, l’économie et la gouvernance
La consommation, l’épargne, l’investissement et le commerce extérieur
La santé, l’éducation, la culture et la participation politique

L’environnement, le social, l’économie et la gouvernance

Explication

L’indice d’Économie Positive comporte les dimensions environnementale, sociale, économique et de gouvernance. La santé, l’éducation et la culture peuvent être des domaines d’évaluation du bien-être, mais ne correspondent pas aux quatre dimensions de cet indice.

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Que retrace la comptabilité nationale chaque année dans une nation ?

Les opérations économiques réalisées dans la nation.

Sur quoi repose la comptabilité nationale ?

Sur des conventions comptables.

Comment la comptabilité nationale évolue-t-elle jusqu’à sa forme moderne ?

Elle se développe sous la monarchie, s’étend au XIXe siècle et prend sa forme moderne après la Seconde Guerre mondiale.

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