QCM : Les économistes classiques et le capitalisme (32 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle transformation générale caractérise la période allant de 1776 à 1848 ?

Le passage d’un monde féodal, rural et agricole à un monde bourgeois, urbain et industriel
Le passage d’un monde bourgeois, urbain et industriel à un monde féodal, rural et agricole
Le remplacement d’un monde urbain et commercial par un monde aristocratique et rural
Le maintien d’un monde féodal et agricole malgré l’essor des villes et des manufactures

Le passage d’un monde féodal, rural et agricole à un monde bourgeois, urbain et industriel

Explication

Cette période est marquée par une transformation politique et industrielle qui fait évoluer les sociétés féodales et agricoles vers des sociétés bourgeoises et industrielles. L’option évoquant le maintien du monde féodal ne rend pas compte de ce changement structurel.

2. Quel ensemble de changements contribue à accélérer le rythme de croissance lors des transformations économiques commencées en Angleterre ?

La révolution agricole dès 1700, puis l’abandon du charbon au profit de l’artisanat rural
La révolution agricole après 1848, puis le pétrole, l’électricité, l’automobile et les assurances
La révolution agricole dès 1700, puis le charbon, la vapeur, le textile, le chemin de fer et la banque
La révolution industrielle d’abord en France, puis la vapeur, le textile et la suppression des banques

La révolution agricole dès 1700, puis le charbon, la vapeur, le textile, le chemin de fer et la banque

Explication

La révolution agricole commence en Angleterre dès 1700, tandis que le charbon, la machine à vapeur, le textile, le chemin de fer et la banque accompagnent le changement du rythme de croissance. L’option qui place la révolution agricole après 1848 inverse sa chronologie et lui associe d’autres innovations.

3. Quelle comparaison illustre l’exemple de la manufacture d’épingles cité dans l’Encyclopédie en 1755 ?

Dix ouvriers isolés produisent chacun au plus 20 épingles par jour, contre 4 800 épingles ensemble lorsqu’ils sont réunis et spécialisés
Dix ouvriers isolés produisent chacun au plus 20 épingles par jour, contre 48 000 épingles ensemble lorsqu’ils sont réunis et spécialisés
Un ouvrier isolé produit jusqu’à 48 000 épingles par jour, contre 20 épingles au total lorsque dix ouvriers se spécialisent
Dix ouvriers isolés produisent chacun 4 800 épingles par jour, contre 20 épingles chacun lorsqu’ils travaillent ensemble

Dix ouvriers isolés produisent chacun au plus 20 épingles par jour, contre 48 000 épingles ensemble lorsqu’ils sont réunis et spécialisés

Explication

L’exemple oppose une production individuelle maximale de 20 épingles par jour à une production collective de 48 000 épingles lorsque dix ouvriers se réunissent et se spécialisent. Le chiffre de 4 800 correspond à la production par ouvrier dans l’exemple, et non à la production totale.

4. Dans l’exemple de la manufacture d’épingles, comment évolue la productivité par ouvrier lorsque les travailleurs se spécialisent ?

Elle passe de 4 800 à 20 épingles par jour, soit une division par 240
Elle passe de 20 à 4 800 épingles par jour, soit une multiplication par 24
Elle passe de 20 à 4 800 épingles par jour, soit une multiplication par 240
Elle passe de 20 à 48 000 épingles par jour, soit une multiplication par 2 400

Elle passe de 20 à 4 800 épingles par jour, soit une multiplication par 240

Explication

La production par ouvrier passe de 20 à 4 800 épingles quotidiennes, ce qui correspond à un facteur 240. Le chiffre de 48 000 désigne la production totale des dix ouvriers réunis, et non celle d’un seul ouvrier.

5. Quel principe définit la division du travail dans une manufacture ?

Confier la conception des produits aux marchands afin d’accélérer leur mise en vente
Répartir les ouvriers selon leur rémunération afin de réduire les coûts de production
Répartir les tâches entre les ouvriers afin d’accroître la productivité
Regrouper toutes les tâches entre les mains de chaque ouvrier afin d’accroître la polyvalence

Répartir les tâches entre les ouvriers afin d’accroître la productivité

Explication

La division du travail consiste à répartir les tâches entre les ouvriers pour accroître la productivité. Regrouper toutes les tâches entre les mains de chaque ouvrier décrit plutôt une organisation sans spécialisation.

6. Dans l’analyse d’Adam Smith, comment la recherche de l’intérêt personnel peut-elle contribuer à l’intérêt social ?

Par l’échange, les actions guidées par l’intérêt individuel peuvent contribuer à l’intérêt social sans que ce soit leur intention
Par l’épargne, les individus remplacent les échanges marchands par des décisions collectives en faveur du public
Par la réglementation, les individus renoncent à leur intérêt personnel afin de poursuivre consciemment l’intérêt social
Par la concurrence, les individus visent directement l’intérêt social avant de chercher à satisfaire leurs besoins

Par l’échange, les actions guidées par l’intérêt individuel peuvent contribuer à l’intérêt social sans que ce soit leur intention

Explication

Smith explique dans La richesse des nations que l’échange peut faire contribuer la recherche de l’intérêt personnel à l’intérêt social sans que les individus le visent intentionnellement. L’option fondée sur une renonciation volontaire à l’intérêt individuel contredit cette idée.

7. Quelle distinction Adam Smith établit-il entre la concurrence et les réunions de personnes exerçant le même métier ?

La concurrence favorise la performance, tandis que ces réunions peuvent mener à des ententes et à des hausses de prix
La concurrence réduit la performance, tandis que ces réunions améliorent les résultats au bénéfice du public
La concurrence et ces réunions produisent des effets semblables sur les prix et la performance
La concurrence entraîne des ententes contre le public, tandis que ces réunions font généralement baisser les prix

La concurrence favorise la performance, tandis que ces réunions peuvent mener à des ententes et à des hausses de prix

Explication

Smith considère la concurrence comme le système le plus performant pour tous, alors que les réunions de personnes du même métier peuvent favoriser des ententes contre le public et faire monter les prix. L’idée que ces réunions font généralement baisser les prix inverse précisément le risque qu’il signale.

8. Quel enchaînement décrit le cycle capitaliste reliant l’échange à l’accumulation du capital ?

Disposition à échanger, division du travail, gains de productivité, hausse de la production, emploi, demande, profits, épargne et accumulation du capital
Disposition à échanger, accumulation du capital, baisse de la production, réduction de l’emploi, demande, épargne et gains de productivité
Disposition à épargner, hausse de la demande, recul de l’emploi, division du travail, baisse des profits et accumulation du capital
Division du travail, baisse de la productivité, recul de la production, hausse des profits, diminution de la demande et accumulation du capital

Disposition à échanger, division du travail, gains de productivité, hausse de la production, emploi, demande, profits, épargne et accumulation du capital

Explication

Le cycle présenté relie la disposition à échanger à la division du travail, puis aux gains de productivité, à la croissance de la production, à l’emploi, à la demande, aux profits, à l’épargne et à l’accumulation du capital. L’option qui commence par l’accumulation et fait ensuite reculer production et emploi inverse et contredit cette dynamique.

9. Quel rôle le profit joue-t-il dans la dynamique capitaliste présentée ?

Il récompense l’efficacité et fournit des ressources pour financer l’investissement
Il compense la baisse de productivité et sert à maintenir l’emploi sans soutenir l’investissement
Il rémunère principalement la consommation et réduit les ressources disponibles pour investir
Il découle de la hausse des prix liée aux ententes et remplace le financement de l’investissement

Il récompense l’efficacité et fournit des ressources pour financer l’investissement

Explication

Dans cette dynamique, le profit récompense l’efficacité et finance l’investissement, contribuant ainsi à la poursuite de l’accumulation. L’idée qu’il réduit les ressources disponibles pour investir ne correspond pas à ce rôle de financement.

10. Quelle distinction Adam Smith établit-il entre la valeur d’usage et la valeur d’échange d’un objet ?

La première correspond à son utilité, tandis que la seconde concerne sa capacité à être échangé.
La première indique le revenu qu’il procure, tandis que la seconde mesure son coût de production.
La première correspond à son prix marchand, tandis que la seconde mesure son utilité pratique.
La première dépend du travail incorporé, tandis que la seconde découle de sa rareté.

La première correspond à son utilité, tandis que la seconde concerne sa capacité à être échangé.

Explication

La valeur d’usage désigne l’utilité de l’objet, alors que sa valeur d’échange concerne l’échange auquel il peut donner lieu. La confusion entre les deux notions consiste à attribuer l’utilité à la valeur d’échange.

11. Comment Ricardo explique-t-il la valeur d’échange d’un bien reproductible, par exemple un objet manufacturé ?

Par le rapport entre son utilité immédiate et son prix sur le marché.
Par la rareté de l’objet, indépendamment des ressources nécessaires à sa fabrication.
Par la quantité de travail incorporé à sa production, directement et indirectement.
Par la quantité de terre mobilisée, indépendamment du travail effectué.

Par la quantité de travail incorporé à sa production, directement et indirectement.

Explication

Pour Ricardo, la valeur d’échange des biens reproductibles dépend de la quantité de travail incorporé, direct et indirect. La rareté explique plutôt la valeur des biens non reproductibles, comme la terre ou les œuvres d’art.

12. Une récolte exceptionnelle fait varier l’offre d’un produit et modifie son prix sur le marché. Dans la distinction de Ricardo, quel prix est directement touché par cette conjoncture ?

Le prix naturel, déterminé par les conditions de l’offre et de la demande.
Le prix courant, déterminé par la quantité de travail incorporé au produit.
Le prix courant, déterminé par les conditions de l’offre et de la demande.
Le prix naturel, déterminé par la quantité de travail incorporé au produit.

Le prix courant, déterminé par les conditions de l’offre et de la demande.

Explication

Le prix courant varie avec la conjoncture de l’offre et de la demande. Le prix naturel dépend plutôt de la quantité de travail incorporé, même si la conjoncture peut faire fluctuer le prix courant.

13. Dans la répartition des revenus décrite par Ricardo, quel revenu les travailleurs reçoivent-ils ?

Le salaire, tandis que les propriétaires fonciers reçoivent le profit et les capitalistes la rente.
Le salaire, tandis que les propriétaires fonciers reçoivent la rente et les capitalistes le profit.
La rente, tandis que les propriétaires fonciers reçoivent le salaire et les capitalistes le profit.
Le profit, tandis que les propriétaires fonciers reçoivent la rente et les capitalistes le salaire.

Le salaire, tandis que les propriétaires fonciers reçoivent la rente et les capitalistes le profit.

Explication

Ricardo distingue trois classes et associe le salaire aux travailleurs, la rente aux propriétaires fonciers et le profit aux capitalistes. Attribuer le profit aux travailleurs confond leur revenu avec celui des capitalistes.

14. Quelle différence oppose le Banking principle au Currency principle concernant l’émission monétaire ?

Le Banking principle lie l’émission aux réserves de billets, tandis que le Currency principle la fait dépendre des besoins de crédit.
Le Banking principle lie l’émission aux prix des biens, tandis que le Currency principle la fait dépendre du volume des échanges.
Le Banking principle confie à la banque la responsabilité et la garantie de l’émission, tandis que le Currency principle la limite au stock d’or.
Le Banking principle limite l’émission au stock d’or, tandis que le Currency principle confie à la banque la responsabilité de l’émission.

Le Banking principle confie à la banque la responsabilité et la garantie de l’émission, tandis que le Currency principle la limite au stock d’or.

Explication

Le Banking principle place la responsabilité et la garantie de l’émission monétaire du côté de la banque, alors que le Currency principle la borne au stock d’or. L’option qui inverse ces principes attribue à chacun la règle de l’autre.

15. Quelle influence monétaire est attribuée à Ricardo ?

Il a influencé l’étalon-or national et international jusqu’en 1976, ainsi que la théorie du crédit et l’idée d’une inflation d’origine bancaire.
Il a influencé l’étalon-or national et international jusqu’en 1976, ainsi que la théorie quantitative et l’idée d’une inflation d’origine monétaire.
Il a influencé l’étalon-argent national et international jusqu’en 1976, ainsi que la théorie quantitative et l’idée d’une inflation d’origine monétaire.
Il a influencé l’étalon-or national et international jusqu’en 1967, ainsi que la théorie quantitative et l’idée d’une inflation d’origine monétaire.

Il a influencé l’étalon-or national et international jusqu’en 1976, ainsi que la théorie quantitative et l’idée d’une inflation d’origine monétaire.

Explication

L’influence de Ricardo est associée à l’étalon-or national et international jusqu’en 1976, à la théorie quantitative de la monnaie et à l’idée d’une inflation d’origine monétaire. Remplacer l’étalon-or par l’étalon-argent modifie le système monétaire auquel cette influence est rattachée.

16. Deux terres de même qualité productive sont situées à des distances différentes des villes. Quel facteur peut alors contribuer à une différence de rente selon Ricardo ?

La proximité des villes, qui augmente automatiquement la qualité productive des terres.
La quantité de travail incorporée, qui détermine directement la rente de chaque terre.
La demande de monnaie, qui modifie les coûts de transport des produits vers les villes.
L’éloignement, qui modifie les coûts de transport des produits vers les marchés urbains.

L’éloignement, qui modifie les coûts de transport des produits vers les marchés urbains.

Explication

La rente varie avec la qualité productive de la terre et son éloignement, car celui-ci modifie les coûts de transport vers les marchés urbains. La quantité de travail incorporé concerne l’explication de la valeur des biens reproductibles, pas ce facteur de rente.

17. Dans l’état stationnaire de Ricardo, quelle affirmation décrit correctement la lutte de classes et le fondement de la rente ?

L’opposition met aux prises capitalistes et travailleurs, tandis que les propriétaires fonciers la subissent; la rente tient à la valeur-travail.
L’opposition met aux prises propriétaires fonciers et capitalistes, tandis que les travailleurs la subissent; la rente tient à la valeur-travail.
L’opposition met aux prises propriétaires fonciers et capitalistes, tandis que les travailleurs la subissent; la rente tient à la rareté.
L’opposition met aux prises propriétaires fonciers et travailleurs, tandis que les capitalistes la subissent; la rente tient à la rareté.

L’opposition met aux prises propriétaires fonciers et capitalistes, tandis que les travailleurs la subissent; la rente tient à la rareté.

Explication

Ricardo décrit une opposition entre propriétaires fonciers et capitalistes, dont les travailleurs subissent la lutte, et rattache la rente à la rareté. La valeur-travail concerne les biens reproductibles et ne constitue pas le fondement de la rente dans cette distinction.

18. Quelle combinaison de mesures Ricardo propose-t-il pour repousser l’état stationnaire ?

Favoriser le progrès industriel et le libre-échange, permettre l’importation de grain étranger et déréguler la démographie.
Favoriser le progrès agronomique et protéger les échanges, interdire l’importation de grain étranger et réguler la démographie.
Favoriser le progrès agronomique et le libre-échange, permettre l’exportation de grain étranger et réguler la démographie.
Favoriser le progrès agronomique et le libre-échange, permettre l’importation de grain étranger et réguler la démographie.

Favoriser le progrès agronomique et le libre-échange, permettre l’importation de grain étranger et réguler la démographie.

Explication

Ricardo envisage le progrès agronomique, le libre-échange, la liberté d’importer du grain étranger et la régulation démographique pour repousser l’état stationnaire. La protection des échanges et l’interdiction des importations vont à l’encontre de la liberté d’importer préconisée.

19. Quelle proposition résume la loi des débouchés de Jean-Baptiste Say ?

L’épargne réduit la demande, ce qui provoque régulièrement une surproduction générale.
L’offre crée sa propre demande, ce qui exclut une crise générale de surproduction.
La demande crée l’offre, ce qui rend possibles des crises générales de surproduction.
La monnaie crée la demande, ce qui empêche les déséquilibres entre secteurs.

L’offre crée sa propre demande, ce qui exclut une crise générale de surproduction.

Explication

Pour Say, la production ouvre des débouchés et rend impossible une crise générale de surproduction. Une surabondance dans certains secteurs peut toutefois coexister avec un manque de produits dans d’autres, contrairement à l’idée d’une crise générale.

20. Dans l’analyse de Say, quel rôle joue l’entrepreneur dans la dynamique économique ?

Il joue un rôle secondaire dans une économie où la demande commande la production et l’offre s’y adapte.
Il joue un rôle essentiel dans une économie où l’offre est motrice et la demande lui est subordonnée.
Il joue un rôle essentiel dans une économie où la monnaie détermine directement les besoins des consommateurs.
Il joue un rôle secondaire dans une économie où l’État organise l’offre et répartit les produits.

Il joue un rôle essentiel dans une économie où l’offre est motrice et la demande lui est subordonnée.

Explication

Say met l’accent sur l’offre comme moteur de l’activité et considère la demande comme « serve », tout en soulignant le rôle essentiel de l’entrepreneur. L’idée que la demande commande la production inverse cette hiérarchie.

21. Dans le cadre de la loi des débouchés, comment les déséquilibres entre secteurs peuvent-ils se résorber lorsque certains produits abondent et que d’autres manquent ?

La mobilité des travailleurs et des capitaux permet leur réorientation vers les secteurs déficitaires.
L’intervention de l’État remplace les entreprises dans les secteurs où les produits abondent.
La baisse générale des salaires réduit la production dans les secteurs où les produits abondent.
L’accumulation de monnaie dirige les consommateurs vers les secteurs où les produits manquent.

La mobilité des travailleurs et des capitaux permet leur réorientation vers les secteurs déficitaires.

Explication

Say explique que les travailleurs et les capitaux peuvent se déplacer vers les secteurs dont les produits manquent, ce qui corrige les déséquilibres sectoriels. Une réorientation fondée sur l’accumulation monétaire ne correspond pas au mécanisme décrit.

22. Selon Say, comment la formation d’un produit contribue-t-elle à ouvrir un débouché pour d’autres produits ?

Elle réduit le besoin d’autres produits en substituant la monnaie à la production réelle.
Elle crée un débouché pour les autres produits en augmentant directement leur prix de vente.
Elle fournit des moyens permettant d’acheter d’autres produits par la consommation ou l’investissement.
Elle retire des moyens d’achat aux autres secteurs en immobilisant la monnaie dans la production.

Elle fournit des moyens permettant d’acheter d’autres produits par la consommation ou l’investissement.

Explication

Pour Say, la formation d’un produit ouvre un débouché à d’autres produits, car elle permet des dépenses de consommation ou d’investissement; la monnaie est un voile sur l’économie réelle. L’immobilisation de la monnaie ne rend pas compte de ce mécanisme.

23. Pourquoi Jean-Baptiste Say critique-t-il l’État entrepreneur ?

Il peut ajuster ses prix aux coûts du marché, ce qui protège les entreprises privées et limite les dépenses publiques.
Il doit couvrir ses dépenses par ses profits, ce qui le place en concurrence avec les entreprises privées et réduit les fonds publics.
Il peut vendre à perte sans que son dirigeant en supporte directement le coût, gaspillant les fonds publics et concurrençant les entreprises privées.
Il confie ses décisions aux entreprises privées, ce qui entraîne une hausse des prix et un gaspillage des fonds publics.

Il peut vendre à perte sans que son dirigeant en supporte directement le coût, gaspillant les fonds publics et concurrençant les entreprises privées.

Explication

Say estime qu’un dirigeant public peut vendre à perte sans assumer directement la perte, au détriment des deniers publics et des entreprises privées. L’obligation de couvrir les dépenses par les profits contredit précisément la critique qu’il formule.

24. Quelles missions Smith et Say attribuent-ils à l’État dans son rôle de protection ?

Gérer les entreprises productives et financer les revenus des ménages, et protéger la propriété privée.
Encourager la recherche scientifique et organiser l’éducation, et remplacer la défense nationale.
Protéger la propriété privée et les personnes contre l’injustice et l’oppression, et assurer la défense nationale.
Fixer les prix et les salaires dans les échanges privés, et assurer la défense nationale.

Protéger la propriété privée et les personnes contre l’injustice et l’oppression, et assurer la défense nationale.

Explication

Smith et Say confient à l’État la protection des personnes et de la propriété contre l’injustice et l’oppression, ainsi que la défense nationale. La fixation des prix et des salaires n’est pas l’une des missions de protection énoncées.

25. Dans quelle situation Smith justifie-t-il la prise en charge de biens publics par l’État ?

Lorsque ces biens sont utiles aux entreprises privées et que les profits dépassent leurs dépenses.
Lorsque ces biens réduisent la recherche scientifique et que les dépenses dépassent les profits.
Lorsque ces biens sont utiles à la société, mais que les profits ne peuvent couvrir leurs dépenses.
Lorsque ces biens sont destinés à la défense nationale et que les profits couvrent leurs dépenses.

Lorsque ces biens sont utiles à la société, mais que les profits ne peuvent couvrir leurs dépenses.

Explication

Smith défend la prise en charge de biens publics utiles lorsque les profits ne suffisent pas à couvrir les dépenses, et soutient aussi l’éducation et la recherche scientifique. Si les profits couvrent les dépenses, le motif économique indiqué pour une prise en charge publique ne s’applique pas.

26. Que soutient Malthus dans la parabole du banquet de son Essai sur le principe de population ?

Celui qui ne peut subsister par son travail ou son patrimoine doit recevoir la nourriture des autres.
Celui qui ne peut subsister par son travail ou son patrimoine n’a pas droit à la nourriture des autres.
Celui qui ne peut subsister par son travail doit accéder aux terres et aux biens de la collectivité.
Celui qui ne peut subsister par son patrimoine doit recevoir un salaire fixé par l’État.

Celui qui ne peut subsister par son travail ou son patrimoine n’a pas droit à la nourriture des autres.

Explication

Dans la parabole du banquet, Malthus affirme que celui qui ne peut subsister par son travail ou son patrimoine n’a pas droit à la nourriture d’autrui. L’idée d’un droit à cette nourriture inverse la thèse de la parabole.

27. Que désigne le salaire naturel chez Ricardo ?

Le niveau permettant aux travailleurs d’accroître leur nombre grâce à une hausse durable de leur consommation.
Le niveau fixé par les employeurs pour compenser les variations de la demande de travail.
Le niveau effectivement observé sur le marché, qui varie avec l’offre et la demande de travail.
Le niveau permettant globalement aux travailleurs de subsister et de perpétuer leur espèce sans variation de leur nombre.

Le niveau permettant globalement aux travailleurs de subsister et de perpétuer leur espèce sans variation de leur nombre.

Explication

Le salaire naturel permet la subsistance et la perpétuation de la population des travailleurs sans variation de leur nombre. Le salaire effectivement observé correspond plutôt au salaire courant, qui peut fluctuer autour du salaire naturel.

28. Que se produit-il, selon Ricardo, lorsque le salaire courant reste sous le salaire naturel ?

Les privations réduisent le nombre de travailleurs, ce qui finit par faire remonter le salaire courant.
La baisse du salaire courant augmente la demande de travail, ce qui maintient les salaires à leur niveau.
Les privations accroissent le nombre de travailleurs, ce qui finit par faire baisser le salaire courant.
La hausse du salaire naturel réduit les privations, ce qui fait baisser le nombre de travailleurs.

Les privations réduisent le nombre de travailleurs, ce qui finit par faire remonter le salaire courant.

Explication

Lorsque le salaire courant tombe sous le niveau naturel, les privations réduisent le nombre de travailleurs et contribuent à une remontée ultérieure du salaire courant. Une augmentation du nombre de travailleurs sous l’effet des privations inverserait cette chaîne causale.

29. Quelle association distingue correctement les formes de mercantilisme des XVIe et XVIIe siècles ?

Portugal et Espagne manufacturiers, France et Prusse commerciaux, Pays-Bas et Angleterre bullionistes
Portugal et Espagne bullionistes, France et Prusse manufacturières, Pays-Bas et Angleterre commerciaux
Portugal et Espagne commerciaux, France et Prusse bullionistes, Pays-Bas et Angleterre manufacturiers
Portugal et Espagne bullionistes, France et Prusse commerciales, Pays-Bas et Angleterre manufacturiers

Portugal et Espagne bullionistes, France et Prusse manufacturières, Pays-Bas et Angleterre commerciaux

Explication

Le mercantilisme bullioniste est associé au Portugal et à l’Espagne, le manufacturier à la France et à la Prusse, et le commercial aux Pays-Bas et à l’Angleterre. L’association qui attribue le bullionisme aux Pays-Bas et à l’Angleterre confond leur orientation commerciale avec la recherche de métaux précieux.

30. Quelle conception des échanges internationaux caractérise les mercantilistes ?

Les échanges procurent des gains mutuels, tandis que l’or et l’argent représentent la richesse recherchée pour enrichir les producteurs.
Les échanges opposent des gagnants et des perdants, tandis que les recettes fiscales représentent la richesse recherchée pour enrichir les marchands.
Les échanges opposent des gagnants et des perdants, tandis que l’or et l’argent représentent la richesse recherchée pour enrichir le Prince.
Les échanges procurent des gains mutuels, tandis que la production de biens représente la richesse recherchée pour enrichir le Prince.

Les échanges opposent des gagnants et des perdants, tandis que l’or et l’argent représentent la richesse recherchée pour enrichir le Prince.

Explication

Les mercantilistes veulent enrichir le Prince, assimilent la richesse à l’or et à l’argent et conçoivent les échanges internationaux comme conflictuels. La conception de gains mutuels correspond plutôt au libre-échange classique.

31. Dans l’exemple de Smith, quelle spécialisation découle du fait que chaque pays importe le produit qu’il peut acheter moins cher qu’il ne pourrait le produire ?

L’Angleterre se spécialise dans le fromage et la France dans le blé.
L’Angleterre se spécialise dans le tissu et la France dans le vin.
L’Angleterre se spécialise dans le blé et la France dans le tissu.
L’Angleterre se spécialise dans le tissu et la France dans le blé.

L’Angleterre se spécialise dans le tissu et la France dans le blé.

Explication

Dans l’exemple de Smith, l’Angleterre produit le tissu et la France le blé, puis chaque pays importe le produit qu’il acquiert à moindre coût. Inverser leurs spécialisations ne respecte pas les avantages absolus décrits dans cet exemple.

32. Dans l’exemple de Ricardo, pourquoi la France se spécialise-t-elle dans le vin et l’Espagne dans le fromage ?

La France possède un avantage absolu plus important dans le fromage que dans le vin.
L’avantage de la France est proportionnellement plus important dans le vin que dans le fromage.
La France produit davantage d’unités de fromage que l’Espagne en valeur absolue.
L’avantage de l’Espagne est proportionnellement plus important dans le vin que dans le fromage.

L’avantage de la France est proportionnellement plus important dans le vin que dans le fromage.

Explication

La spécialisation suit l’avantage comparatif : l’avantage français est proportionnellement plus marqué dans le vin que dans le fromage. Comparer les niveaux de production absolus ne suffit pas à expliquer cette spécialisation.

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Quel passage social et économique accompagne les révolutions de 1776 à 1848 ?

Le passage d’un monde féodal, rural et agricole à un monde bourgeois, urbain et industriel.

Où et quand commence la révolution agricole ?

En Angleterre, dès 1700.

Quels facteurs participent au changement du rythme de croissance ?

Le charbon, la machine à vapeur, le textile, le chemin de fer et la banque.

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