QCM : Concurrence et pouvoir de marché (14 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une entreprise concurrentielle choisit sa quantité de production pour maximiser son profit. Quelle courbe indique les quantités optimales qu’elle peut offrir ?

La courbe de coût moyen
La courbe d’offre du marché
La courbe de demande de l’entreprise
La courbe de coût marginal

La courbe de coût marginal

Explication

La courbe de coût marginal constitue l’offre du producteur et indique les quantités qui maximisent son profit. Le coût moyen mesure un coût par unité, l’offre du marché agrège les producteurs et la demande représente les choix des acheteurs.

2. Sur un marché concurrentiel où les entreprises réalisent encore des profits, comment évoluent l’offre du marché et l’offre de chaque producteur pendant l’ajustement ?

Les deux offres diminuent au même rythme
Les deux offres augmentent au même rythme
L’offre du marché augmente et l’offre individuelle se déplace vers le bas
L’offre du marché diminue et l’offre individuelle se déplace vers le haut

L’offre du marché augmente et l’offre individuelle se déplace vers le bas

Explication

Tant que le profit subsiste, l’offre du marché augmente tandis que l’offre individuelle diminue par déplacement vers le bas de sa courbe. Inverser les déplacements confond les tendances; faire augmenter ou diminuer les deux offres néglige leur évolution distincte.

3. Après l’ajustement d’un marché concurrentiel, la production a atteint la saturation et les firmes ne réalisent plus de profit maximal positif. Vers quel niveau tend ce profit ?

Vers un profit nul
Vers un profit positif persistant
Vers un chiffre d’affaires nul
Vers un profit négatif

Vers un profit nul

Explication

À l’issue de l’ajustement concurrentiel, le profit maximal tend vers zéro. Une perte est un profit négatif, le maintien d’un profit positif ne correspond pas à l’issue de l’ajustement, et un profit nul n’implique pas un chiffre d’affaires nul.

4. Dans quelle structure de marché le pouvoir de marché apparaît-il le plus souvent lorsque le marché est imparfait ?

Dans un marché atomisé de petits producteurs
Dans un oligopole ou un monopole
Dans un marché de concurrence parfaite
Dans une concurrence monopolistique

Dans un oligopole ou un monopole

Explication

Les marchés imparfaits sont une source de pouvoir de marché, qui passe le plus souvent par les oligopoles ou les monopoles. La concurrence parfaite et l’atomisation ne correspondent pas à ces structures; la concurrence monopolistique est une notion distincte.

5. Un secteur se concentre autour d’une entreprise dominante et de barrières à l’entrée. Quelle conséquence sur l’efficacité économique est associée à cette situation, notamment en cas de monopole ?

Une hausse des marges sans effet sur l’efficacité
Une amélioration systématique de l’efficacité économique
Un renforcement de la concurrence entre entreprises
Une réduction possible de l’efficacité économique

Une réduction possible de l’efficacité économique

Explication

La concentration peut s’accompagner de barrières à l’entrée et d’une efficacité économique réduite, notamment en situation de monopole. La concentration n’implique pas une amélioration de l’efficacité ni un renforcement de la concurrence, et ses effets ne se limitent pas aux marges.

6. Dans un marché oligopolistique, quel type d’accord constitue une entente entre entreprises ?

Une fusion juridique visant à supprimer les entreprises concurrentes du marché
Une baisse concertée des prix visant à déclencher une guerre commerciale
Une règle publique imposant aux entreprises un prix identique sur le marché
Un accord informel visant à éviter la guerre commerciale et à obtenir un pouvoir de marché

Un accord informel visant à éviter la guerre commerciale et à obtenir un pouvoir de marché

Explication

Une entente est un accord informel entre entreprises oligopolistiques destiné à éviter la guerre commerciale et à procurer un pouvoir de marché. La fusion juridique, la guerre des prix et la règle publique correspondent à d’autres mécanismes.

7. Dans un duopole, deux entreprises coopèrent par entente et obtiennent chacune un profit de 20. Quel résultat cette stratégie représente-t-elle pour chacune ?

Une perte de 20 pour chaque entreprise
Un profit de 40 pour chaque entreprise
Un profit nul pour chaque entreprise
Un profit de 20 pour chaque entreprise

Un profit de 20 pour chaque entreprise

Explication

Dans le dilemme du prisonnier appliqué au duopole, l’entente maximise le profit de chaque entreprise et leur procure 20 chacune. Une perte de 20 inverse le signe du gain, 40 attribue à chaque entreprise le gain total cumulé, et un profit nul ne correspond pas au résultat de l’entente.

8. Deux entreprises d’un duopole savent que coopérer par entente leur procurerait un gain élevé, mais chacune choisit l’action qui lui est dominante. Quelle décision prend-elle ?

Ne pas coopérer
Partager le profit maximal
Imposer un prix commun
Coopérer par entente

Ne pas coopérer

Explication

Même si l’entente maximise le profit de chacune, la stratégie dominante de chaque entreprise est de ne pas coopérer. Choisir l’entente revient à confondre l’optimum conjoint avec la stratégie dominante, tandis qu’imposer un prix commun ou partager le profit décrit des modalités de coopération.

9. Dans un exemple de pouvoir de marché lié à l’innovation, la valeur indiquée est de 63 % du prix de vente. Quelle part du prix cette valeur représente-t-elle ?

63 % du coût de production
37 % du prix de vente
63 % du prix de vente
2,7 fois le prix de vente

63 % du prix de vente

Explication

Dans cet exemple, le pouvoir de marché est indiqué comme représentant 63 % du prix de vente. Le rapport de 2,7 concerne le prix par rapport au coût de production, 37 % est la fraction complémentaire, et 63 % du coût change la base de comparaison.

10. Une entreprise innovante possède un pouvoir de marché associé à une clientèle captive. Quelle caractéristique de la demande accompagne cette situation ?

Une courbe de demande parfaitement horizontale
Une courbe d’offre très pentue
Une courbe de demande parfaitement élastique
Une courbe de demande très pentue

Une courbe de demande très pentue

Explication

L’exemple associe le pouvoir de marché à une demande captive et à une courbe de demande très pentue. Une demande horizontale ou parfaitement élastique traduit une forte sensibilité au prix, tandis que la pente de l’offre concerne une autre courbe.

11. Une entreprise doit payer la location de son usine avant de connaître sa production mensuelle. Comment qualifier ce coût, qui ne varie pas avec la quantité produite ?

Un coût de distribution
Un coût fixe
Une recette totale
Un coût variable

Un coût fixe

Explication

Un coût fixe est indépendant des quantités produites et doit être payé avant le début de la production. Un coût variable évolue avec la production, un coût de distribution désigne une autre catégorie de dépense, et une recette est un revenu.

12. Dans un secteur où les coûts fixes sont élevés, quelle évolution du marché peut en résulter ?

Une grande taille d’entreprise devient nécessaire, ce qui peut réduire la concurrence
Les entreprises peuvent produire sans financer leurs installations, ce qui élargit le marché
Les coûts fixes disparaissent avec la croissance, ce qui garantit une concurrence accrue
De nombreuses petites entreprises peuvent entrer sans difficulté, ce qui renforce la concurrence

Une grande taille d’entreprise devient nécessaire, ce qui peut réduire la concurrence

Explication

Des coûts fixes élevés rendent nécessaire une grande taille d’entreprise et peuvent rendre le marché peu concurrentiel. La multiplication facile de petites entreprises méconnaît le besoin de grande taille, tandis que l’absence de financement ou la disparition des coûts fixes ne découle pas de ce mécanisme.

13. Une entreprise envisage d’entrer sur un marché étroit, mais doit financer des infrastructures coûteuses et le marché risque d’être trop petit pour accueillir un nouvel acteur. Quelle conclusion s’applique ?

La concurrence entre acteurs rend l’entrée plus rentable
Les économies d’échelle facilitent l’entrée d’un nouvel acteur
La différenciation des produits crée une barrière stratégique à l’entrée
Les coûts fixes créent une barrière naturelle à l’entrée

Les coûts fixes créent une barrière naturelle à l’entrée

Explication

Les coûts fixes constituent une barrière naturelle parce que certaines entreprises ne peuvent pas les financer et qu’un marché trop petit peut dissuader une entreprise supplémentaire d’entrer. Une entente relève d’une stratégie, et l’option sur les économies d’échelle omet l’obstacle que représente le financement initial.

14. Une entreprise produit 100 unités pour un coût total de 10 000 €, puis augmente sa production à 200 unités tandis que ses coûts totaux passent à 16 000 €. Que révèle cette évolution sur son coût moyen ?

Il diminue, passant de 100 € à 50 € par unité.
Il diminue, passant de 100 € à 80 € par unité.
Il reste stable à 100 € par unité.
Il augmente, passant de 80 € à 100 € par unité.

Il diminue, passant de 100 € à 80 € par unité.

Explication

Le coût moyen se calcule en divisant le coût total par la quantité produite : il passe de 10 000/100 = 100 € à 16 000/200 = 80 €. La hausse du coût total ne signifie pas que le coût moyen augmente; 50 € résulte d’une division par la mauvaise quantité, et la stabilité néglige la baisse observée.

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Mémorisez les réponses avec 36 flashcards sur Concurrence et pouvoir de marché.

Que représente la courbe de coût marginal du producteur ?

La courbe d’offre du producteur.

Que permet de déterminer la courbe de coût marginal du producteur ?

Les quantités optimales à produire pour maximiser son profit.

Jusqu’à quel stade l’ajustement se poursuit-il tant qu’un profit subsiste ?

Jusqu’à saturation.

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