QCM : Structure sociale et inégalités (38 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle notion désigne une société composée de groupes différenciés et hiérarchisés selon la richesse, le pouvoir, le prestige et le mode de vie ?

La catégorie socioprofessionnelle
La stratification sociale
L’espace social
L’inégalité sociale

La stratification sociale

Explication

La stratification sociale désigne la différenciation et la hiérarchisation des groupes selon plusieurs critères. L’espace social représente les positions, la catégorie socioprofessionnelle ne constitue qu’un facteur de classement, et l’inégalité désigne un avantage ou un désavantage.

2. Un sociologue représente la société comme un espace où les groupes occupent des positions déterminées par leurs ressources et leur prestige. Quelle notion utilise-t-il ?

L’inégalité sociale
La stratification sociale
L’échelle des revenus
L’espace social

L’espace social

Explication

L’espace social est une métaphore multidimensionnelle qui situe individus et groupes selon leurs ressources et leur prestige. La stratification désigne la hiérarchisation des groupes, tandis que l’échelle des revenus et l’inégalité ne décrivent pas cette représentation globale.

3. Pour comparer les positions sociales de plusieurs personnes, une enquête examine leur profession, leur diplôme et leurs ressources monétaires. Quels facteurs de structuration de l’espace social mobilise-t-elle ?

La catégorie socioprofessionnelle, le diplôme et le revenu
La composition du ménage, le sexe et le lieu de résidence
Le prestige, l’espérance de vie et les pratiques culturelles
Le patrimoine, le mode de vie et la position dans le cycle de vie

La catégorie socioprofessionnelle, le diplôme et le revenu

Explication

La catégorie socioprofessionnelle, le diplôme et le revenu structurent l’espace social. La composition du ménage, le sexe et le lieu de résidence sont également des facteurs, mais ils ne sont pas ceux mobilisés dans cette situation.

4. Une étude compare des personnes selon leur situation familiale, leur âge dans le parcours de vie, leur sexe et leur commune de résidence. Quels facteurs de structuration examine-t-elle ?

Le revenu, le prestige, le diplôme et les pratiques culturelles
La composition du ménage, le cycle de vie, le sexe et le lieu de résidence
La catégorie socioprofessionnelle, le diplôme, le revenu et le patrimoine
La profession, le patrimoine, l’espérance de vie et le mode de vie

La composition du ménage, le cycle de vie, le sexe et le lieu de résidence

Explication

La composition du ménage, la position dans le cycle de vie, le sexe et le lieu de résidence sont des facteurs de structuration de l’espace social. Les autres propositions leur substituent des critères professionnels, économiques ou culturels.

5. Un sociologue compare les comportements et les conditions matérielles associés à l’enfance, à l’âge adulte et à la vieillesse. Quelle notion lui permet de les analyser comme des étapes socialement définies et liées à l’âge ?

La carrière professionnelle
La trajectoire familiale
Le cycle de vie
Le parcours individuel

Le cycle de vie

Explication

Le cycle de vie désigne des étapes socialement définies et délimitées par l’âge, auxquelles sont associées des caractéristiques matérielles et des comportements. La trajectoire familiale concerne les étapes de la vie familiale, la carrière professionnelle les positions de travail, et le parcours individuel ne désigne pas cette notion précise.

6. Après avoir vécu seul, une personne se met en couple, fonde une famille, voit ses enfants quitter le foyer, puis devient veuve. Quelle trajectoire décrit cette succession d’étapes ?

La trajectoire familiale
La carrière professionnelle
Le parcours résidentiel
Le cycle de vie lié à l’âge

La trajectoire familiale

Explication

La trajectoire familiale comprend notamment le célibat, la mise en couple, la formation de la famille, le départ des enfants et le veuvage. Le cycle de vie renvoie aux étapes liées à l’âge, la carrière aux étapes professionnelles et le parcours résidentiel aux changements de logement.

7. En France métropolitaine, la part de l’industrie dans l’emploi passe d’environ 30 % en 1962 à 15 % en 2007. Quelle évolution ces données mettent-elles en évidence ?

Une diminution d’un tiers de la part industrielle
Une diminution de moitié de la part industrielle
Une diminution de la part du tertiaire
Une hausse de moitié de la part industrielle

Une diminution de moitié de la part industrielle

Explication

La part de l’industrie passe d’environ 30 % à 15 %, soit une baisse de 15 points et une division par deux : c’est une désindustrialisation relative de l’emploi. Une hausse inverse le sens de l’évolution, une baisse d’un tiers ne correspond pas aux valeurs données, et les données ne décrivent pas la part du tertiaire.

8. Pour comparer l’évolution de l’emploi par secteur entre 1962 et 2017, quelles catégories le graphique distingue-t-il ?

Agriculture, industrie, construction et tertiaire
Agriculture, administrations, construction et tertiaire
Agriculture, industrie, transports et tertiaire
Énergie, industrie, construction et tertiaire

Agriculture, industrie, construction et tertiaire

Explication

Le graphique répartit l’emploi entre l’agriculture, l’industrie, la construction et le tertiaire sur la période 1962-2017. Les transports, l’énergie et les administrations ne remplacent pas les secteurs indiqués dans cette classification.

9. Quelle transformation de la norme conjugale accompagne l’entrée massive des femmes sur le marché du travail depuis le début des années 1960 ?

Le travail domestique non rémunéré remplace la norme de l’emploi salarié.
Le ménage à double apporteur de revenu remplace la norme de la femme au foyer.
La femme au foyer remplace la norme du ménage à double apporteur de revenu.
Le ménage à apporteur unique remplace la norme du couple sans activité.

Le ménage à double apporteur de revenu remplace la norme de la femme au foyer.

Explication

L’activité croissante des femmes s’accompagne du passage de la norme de la femme au foyer à celle du ménage à double apporteur de revenu. La « femme au foyer » inverse ce changement, l’« apporteur unique » le contredit, et le « travail domestique non rémunéré » ne décrit pas la nouvelle norme.

10. Pendant une période de forte croissance économique, les entreprises ont besoin de davantage de main-d’œuvre et l’emploi féminin progresse. Quelle relation entre ces deux évolutions correspond au rôle des Trente Glorieuses ?

La croissance et l’insertion des femmes évoluent sans contribuer l’une à l’autre.
L’insertion des femmes facilite la croissance, qui réduit les besoins de main-d’œuvre.
La croissance facilite l’insertion des femmes, qui contribue aussi à la croissance.
La croissance facilite l’insertion des femmes, qui freine aussi la croissance.

La croissance facilite l’insertion des femmes, qui contribue aussi à la croissance.

Explication

La croissance des Trente Glorieuses facilite l’insertion féminine en créant des besoins de main-d’œuvre, et cette insertion contribue également à la croissance. Une causalité à sens unique néglige l’effet de l’insertion sur la croissance, tandis que le « frein » et l’absence de contribution réciproque contredisent cette relation.

11. En 2016, une étude compare deux groupes d’âge : quelle part des 25-34 ans a au moins le baccalauréat, contre 35,5 % des 55-64 ans ?

66,3 %
43,8 %
35,5 %
52,3 %

66,3 %

Explication

En 2016, 66,3 % des 25-34 ans ont au moins le baccalauréat, contre 35,5 % des 55-64 ans. « 43,8 % » concerne les diplômés du supérieur chez les 25-34 ans, et « 52,3 % » la part de bacheliers ou plus dans l’ensemble de la population.

12. Entre 1950 et 2010, comment évolue le nombre d’élèves dans le second degré, comparé aux hausses de 30 % dans le premier degré et de 10,6 fois dans le supérieur ?

Il augmente de 30 %.
Il est multiplié par 3,8.
Il est multiplié par 1,3.
Il est multiplié par 10,6.

Il est multiplié par 3,8.

Explication

Le nombre d’élèves du second degré est multiplié par 3,8 entre 1950 et 2010. « 10,6 » correspond au supérieur, tandis que « 30 % » concerne le premier degré; « 1,3 » convertit à tort cette hausse de 30 % en donnée du second degré.

13. Dans un système de classes, quelle relation caractérise les groupes sociaux concernés ?

Les groupes exercent des professions différentes.
L’un des groupes domine l’autre.
Les groupes coopèrent en position d’égalité.
Les groupes occupent des niveaux de revenu différents.

L’un des groupes domine l’autre.

Explication

Un système de classes désigne un rapport entre groupes sociaux dans lequel l’un est dominant et l’autre dominé. Une différence de revenu ou de profession ne suffit pas à définir ce rapport, et l’égalité entre les groupes en contredit la structure.

14. Dans une société où coexistent quatre classes, deux d’entre elles structurent les conflits, tandis que les deux autres se rapprochent de l’un ou l’autre camp. Comment Marx interpréterait-il cette situation ?

Les quatre classes forment des pôles indépendants de conflit.
Les classes secondaires remplacent les deux classes principales.
La société ne peut pas être structurée par des classes.
Deux classes principales, une dominante et une dominée, structurent le conflit.

Deux classes principales, une dominante et une dominée, structurent le conflit.

Explication

Pour Marx, même lorsqu’il existe plus de deux classes, deux classes principales — l’une dominante et l’autre dominée — structurent les conflits, auxquels les autres se rattachent. L’erreur consistant à traiter les quatre classes comme des pôles indépendants néglige ce rôle structurant.

15. Dans une entreprise capitaliste, une personne ne possède ni les machines ni les matières premières, mais vend son travail contre un salaire. Quelle position de classe correspond à cette situation ?

La bourgeoisie, qui vend sa force de travail.
La bourgeoisie, qui possède le produit du travail.
Le prolétariat, qui vend sa force de travail.
Le prolétariat, qui possède les moyens de production.

Le prolétariat, qui vend sa force de travail.

Explication

Dans le capitalisme, le prolétaire possède sa force de travail et la vend contre un salaire, tandis que la bourgeoisie possède les moyens de production, l’objet de travail et le produit. Confondre la force de travail avec les machines ou la marchandise revient à attribuer au salarié les propriétés de la bourgeoisie.

16. Un bien produit vaut 120 unités, tandis que le travail nécessaire à sa production représente 75 unités. Selon la définition marxiste, quelle plus-value est dégagée ?

45 unités.
−45 unités.
120 unités.
75 unités.

45 unités.

Explication

La plus-value est la valeur du bien produit diminuée du travail nécessaire à sa production : 120−75=45120 - 75 = 45 unités. Prendre 120 confond la plus-value avec la valeur totale du bien, et prendre 75 l’assimile au travail nécessaire.

17. Dans une relation capitaliste, le capitaliste s’approprie la plus-value créée par le travail des ouvriers. Quel mécanisme explique alors l’exploitation selon Marx ?

Les entreprises rivalisent pour vendre leurs marchandises.
Les ouvriers reçoivent un salaire en échange de leur travail.
Les ouvriers sont dépossédés d’une partie du fruit de leur travail.
Les ouvriers possèdent les moyens de production utilisés.

Les ouvriers sont dépossédés d’une partie du fruit de leur travail.

Explication

L’exploitation capitaliste résulte de la dépossession des ouvriers d’une partie du fruit de leur travail, rendue possible par l’appropriation de la plus-value. La seule existence d’un salaire ne décrit pas ce mécanisme, et la propriété des moyens de production revient à la bourgeoisie.

18. Des ouvriers revendiquent une hausse de salaire, tandis que les propriétaires cherchent à accroître leurs profits. Quel conflit d’intérêts cette situation illustre-t-elle ?

Les ouvriers recherchent davantage de profits et les capitalistes de meilleurs salaires.
Les deux classes sont en désaccord sur les méthodes de production.
Les ouvriers et les capitalistes poursuivent des intérêts antagonistes.
Les ouvriers et les capitalistes poursuivent le même objectif salarial.

Les ouvriers et les capitalistes poursuivent des intérêts antagonistes.

Explication

La lutte des classes oppose les intérêts antagonistes des ouvriers, qui souhaitent des salaires plus élevés, et des capitalistes, qui recherchent des profits plus élevés. Inverser ces objectifs attribue à chaque classe la revendication de l’autre.

19. Deux groupes occupent des positions différentes dans le processus de production et partagent chacun un mode de vie qui crée des liens sociaux. Quelle notion décrit leur situation objective de classe ?

La classe en soi
La classe pour soi
La position professionnelle
La conscience de classe

La classe en soi

Explication

La classe en soi correspond à la condition objective, déterminée par la position dans la production et le mode de vie partagé. La conscience d’appartenance renvoie à la conscience de classe, l’action sociale à la classe pour soi, et la seule position professionnelle ne tient pas compte du mode de vie.

20. Comment nomme-t-on le sentiment d’appartenir à un même groupe, de partager des objectifs et de vouloir défendre des intérêts communs ?

La classe en soi
Le mode de vie de classe
La condition objective de classe
La conscience de classe

La conscience de classe

Explication

La conscience de classe désigne le sentiment d’appartenir au même groupe et de partager des objectifs et des intérêts à défendre. La condition objective et la classe en soi concernent la situation sociale, tandis que le mode de vie partagé ne désigne pas ce sentiment d’appartenance.

21. Des travailleurs occupent une position commune dans la production, mais ne se sentent pas liés par des intérêts communs et n’agissent pas collectivement. Quelle analyse distingue correctement leur situation ?

Ils forment une classe en soi, mais pas une classe pour soi
Ils ne forment ni une classe en soi ni une classe pour soi
Ils forment une classe pour soi, mais pas une classe en soi
Ils forment une classe en soi et une classe pour soi

Ils forment une classe en soi, mais pas une classe pour soi

Explication

Une position commune dans la production fonde la classe en soi, alors que la classe pour soi suppose une conscience d’appartenance et la capacité de devenir un acteur social. L’absence de conscience collective ne supprime donc pas la condition objective.

22. Une personne obtient un diplôme élevé et accède à un poste de cadre mieux rémunéré. Quelle tendance générale cette situation illustre-t-elle entre diplôme et catégorie socioprofessionnelle ?

Un diplôme plus élevé est associé à l’accès à une profession plus élevée et mieux rémunérée
Un diplôme plus élevé est associé principalement aux métiers d’ouvrier ou d’employé
Un diplôme plus élevé est associé à une profession sans lien avec le niveau de rémunération
Un diplôme plus élevé est associé à l’accès à une profession moins qualifiée et moins rémunérée

Un diplôme plus élevé est associé à l’accès à une profession plus élevée et mieux rémunérée

Explication

Un niveau de diplôme plus élevé est généralement associé à l’accès à une profession plus élevée et mieux rémunérée, comme un poste de cadre. L’orientation vers des emplois moins qualifiés confond cette tendance avec celle associée aux niveaux de diplôme inférieurs.

23. Dans une enquête portant sur les cadres et les ouvriers, quelles proportions correspondent aux personnes sans diplôme parmi les cadres et aux personnes ayant un diplôme supérieur à bac+2 parmi les ouvriers ?

2 % des cadres ont un diplôme supérieur à bac+2 et 1 % des ouvriers sont sans diplôme
1 % des cadres sont sans diplôme et 2 % des ouvriers ont un diplôme supérieur à bac+2
2 % des cadres sont sans diplôme et 1 % des ouvriers ont un diplôme supérieur à bac+2
1 % des cadres ont un diplôme supérieur à bac+2 et 2 % des ouvriers sont sans diplôme

1 % des cadres sont sans diplôme et 2 % des ouvriers ont un diplôme supérieur à bac+2

Explication

Les proportions données sont de 1 % de cadres sans diplôme et de 2 % d’ouvriers diplômés au-delà de bac+2. Inverser les valeurs ou les attribuer à l’autre catégorie confond les deux constats.

24. Dans un ménage composé d’un parent et de ses enfants, quel élément contribue à expliquer une capacité financière plus faible que celle d’un couple avec enfants ?

Un seul salaire doit contribuer à élever les enfants.
Les enfants entraînent moins de dépenses alimentaires.
Le logement est payé par deux salaires.
Le ménage compte davantage d’adultes actifs.

Un seul salaire doit contribuer à élever les enfants.

Explication

Avec un seul salaire pour élever les enfants, une famille monoparentale dispose d’une seule source de revenu, contrairement à un couple. L’erreur « moins de dépenses alimentaires » confond composition et dépenses; « deux salaires » attribue à tort au parent seul les revenus d’un couple; « davantage d’adultes actifs » inverse la situation décrite.

25. En comparant les niveaux de vie médians indiqués pour une famille monoparentale et un couple avec un ou deux enfants, quel rapport approximatif obtient-on entre celui du couple et celui de la famille monoparentale ?

Environ 2 fois.
Environ 0,7 fois.
Environ 7 760 fois.
Environ 1,5 fois.

Environ 1,5 fois.

Explication

Le rapport se calcule en divisant 22 640 € par 14 880 €, soit environ 1,5 : le niveau médian du couple est donc environ 1,5 fois celui de la famille monoparentale. « 0,7 fois » inverse le rapport, « 7 760 fois » correspond à la différence plutôt qu’au quotient, et « 2 fois » surestime le rapport.

26. Une salariée assume une part importante des tâches domestiques et refuse régulièrement des heures supplémentaires. Quel enchaînement correspond au mécanisme décrit ?

Un temps de travail réduit augmente sa rémunération et élargit ses choix de carrière.
Le refus d’heures supplémentaires garantit son accès aux responsabilités.
La charge domestique conduit surtout à des métiers plus valorisés et mieux rémunérés.
Un temps de travail réduit peut affecter sa rémunération et ses choix de carrière.

Un temps de travail réduit peut affecter sa rémunération et ses choix de carrière.

Explication

La répartition inégale des tâches domestiques peut conduire les femmes à travailler à temps partiel ou à refuser des heures supplémentaires, ce qui affecte leur rémunération et leur carrière. L’augmentation de rémunération inverse cet effet; les métiers plus valorisés renvoient à l’inverse du mécanisme décrit; le refus d’heures supplémentaires ne garantit pas l’accès aux responsabilités.

27. Dans une entreprise, les postes de direction sont associés à l’autorité et au leadership, tandis que les femmes sont davantage perçues comme aptes au soin et à l’écoute. Quel effet ces stéréotypes peuvent-ils produire ?

Orienter les femmes vers des métiers moins valorisés et limiter leur accès aux responsabilités.
Orienter les femmes vers les postes de direction et accroître leur accès aux responsabilités.
Répartir également les responsabilités sans influencer les choix professionnels.
Orienter les hommes vers les métiers du soin et réduire leur rémunération.

Orienter les femmes vers des métiers moins valorisés et limiter leur accès aux responsabilités.

Explication

Associer le leadership aux hommes et le soin aux femmes peut orienter les femmes vers des métiers moins rémunérateurs et limiter leur accès aux responsabilités. L’accès accru aux directions inverse cet effet; l’orientation des hommes vers le soin ne correspond pas au stéréotype décrit; une répartition sans influence nie le rôle de ces représentations.

28. Quel écart moyen de rémunération entre les femmes et les hommes est indiqué, à temps de travail équivalent ?

22 % de moins.
22 % de plus.
13 % de moins.
13 % de plus.

13 % de moins.

Explication

À temps de travail équivalent, les femmes gagnent en moyenne 13 % de moins que les hommes; l’écart moyen global indiqué est de 22 %. « 22 % de moins » confond ces deux mesures, tandis que les réponses donnant un gain inversent le sens de l’écart.

29. Dans une banlieue défavorisée en périphérie d’une grande ville, la population augmente sans hausse comparable du nombre de fonctionnaires. Quelle conséquence cela a-t-il sur l’accès aux services publics ?

Un accès accru, car une population plus importante justifie davantage de services publics
Un accès inchangé, car la hausse de population entraîne une hausse équivalente des effectifs
Un accès réduit uniquement parce que les services sont plus éloignés des logements
Un accès plus limité, car les fonctionnaires sont moins nombreux au regard de la population

Un accès plus limité, car les fonctionnaires sont moins nombreux au regard de la population

Explication

Quand le nombre de fonctionnaires est plus faible par rapport à la population, les habitants ont moins accès aux services publics. L’égalité entre hausse de population et hausse des effectifs suppose à tort que les moyens suivent automatiquement; l’éloignement géographique ne constitue pas ici l’explication donnée; l’idée d’un accès accru inverse l’effet décrit.

30. Une commune défavorisée dispose de moins de moyens humains dans ses services publics. Dans quels domaines l’accès des habitants risque-t-il d’être de moins bonne qualité ?

Logement, transports et aide sociale
Sécurité, santé et emploi
Sécurité, justice et éducation
Justice, culture et transports

Sécurité, justice et éducation

Explication

Les domaines concernés sont la sécurité, la justice et l’éducation. Le logement et les transports ne remplacent pas ces services; la santé et l’emploi ne figurent pas dans la liste; la culture et les transports substituent également d’autres domaines à l’éducation.

31. Dans une banlieue défavorisée, la faible présence des services publics dégrade les conditions de vie et des fonctionnaires demandent leur mutation. Quel mécanisme cette situation illustre-t-elle ?

Un cercle vertueux qui renforce peu à peu les services publics
Un cercle vicieux qui entretient la faible présence des services publics
Une pénurie temporaire qui améliore les conditions de vie
Un effet d’attraction qui augmente la présence des fonctionnaires

Un cercle vicieux qui entretient la faible présence des services publics

Explication

La moindre présence des services dégrade les conditions de vie et peut inciter des fonctionnaires à partir, ce qui entretient la faiblesse des effectifs. Un cercle vertueux ou un effet d’attraction inverserait cette dynamique; une pénurie sans effet d’entretien omet la rétroaction décrite.

32. Deux candidats ont les mêmes compétences, mais l’un habite dans une Zone Urbaine Sensible. Quelle fréquence cette caractéristique est-elle citée comme un inconvénient à l’embauche ?

37 % des cas
21 % des cas
16 % des cas
63 % des cas

63 % des cas

Explication

Habiter dans une Zone Urbaine Sensible est cité comme un inconvénient à l’embauche dans 63 % des cas. Les valeurs de 16 % et 21 % concernent les déclarations de discrimination des demandeurs d’emploi, tandis que 37 % correspond à la part complémentaire de 63 % et non au taux indiqué.

33. Une sociologue classe les individus selon leur âge et les étapes de leur existence, de la jeunesse à la vieillesse. Quel critère utilise-t-elle pour situer leur place dans la société ?

La position dans le cycle de vie
La catégorie socioprofessionnelle
L’âge pris isolément
Le niveau de patrimoine

La position dans le cycle de vie

Explication

La position dans le cycle de vie situe un individu dans la société en tenant compte de son âge et des étapes de son existence. La catégorie socioprofessionnelle renvoie à l’activité, l’âge isolé néglige les étapes de vie et le patrimoine constitue une autre dimension économique.

34. Deux personnes ont des situations professionnelles différentes : l’une débute sa vie active, l’autre a une carrière durable et a accumulé un patrimoine. Quelle comparaison correspond aux inégalités économiques liées à l’âge ?

La personne plus jeune est davantage exposée à la précarité, tandis que la plus âgée bénéficie généralement d’une situation plus stable.
La personne plus jeune est plus stable parce qu’elle a déjà accumulé un patrimoine.
La personne plus âgée est plus stable en raison de son entrée récente dans la vie active.
La personne plus âgée est davantage exposée à la précarité, tandis que la plus jeune bénéficie généralement d’une situation plus stable.

La personne plus jeune est davantage exposée à la précarité, tandis que la plus âgée bénéficie généralement d’une situation plus stable.

Explication

Les jeunes sont davantage exposés au chômage, à la pauvreté et à la précarité de l’emploi, alors que les personnes plus âgées bénéficient généralement d’une insertion durable et d’un patrimoine accumulé. L’inversion des situations contredit cette distinction, l’entrée récente concerne plutôt les jeunes et l’accumulation du patrimoine est associée aux personnes plus âgées.

35. Dans une comparaison des dépenses publiques par âge, quelle valeur faut-il retenir pour les dépenses consacrées aux personnes de plus de 60 ans, et quel constat s’applique aux moins de 25 ans ?

Environ 17 % du PIB pour les moins de 25 ans, tandis que la part consacrée aux plus de 60 ans demeure stable.
Une part stable pour les plus de 60 ans, tandis que les dépenses pour les moins de 25 ans atteignent environ 17 % du PIB.
Environ 17 % du PIB pour les plus de 60 ans, tandis que la part consacrée aux moins de 25 ans demeure stable.
Environ 24 % du PIB pour les plus de 60 ans, tandis que la part consacrée aux moins de 25 ans demeure stable.

Environ 17 % du PIB pour les plus de 60 ans, tandis que la part consacrée aux moins de 25 ans demeure stable.

Explication

Les dépenses publiques consacrées aux personnes de plus de 60 ans atteignent environ 17 % du PIB, alors que la part attribuée aux moins de 25 ans demeure stable. Attribuer la stabilité aux plus âgés inverse les groupes, le taux de chômage n’est pas une dépense publique et 24 % correspond à une donnée sur le chômage des jeunes actifs.

36. Une étude constate des écarts entre groupes d’âge dans l’accès aux outils numériques, leur utilisation et les effets qu’ils produisent. Quel phénomène décrit-elle ?

L’équipement numérique
L’inégalité de revenus
La fracture numérique
La fréquence de connexion

La fracture numérique

Explication

La fracture numérique recouvre les inégalités d’accès aux technologies de l’information et de la communication, de leur utilisation et de leur impact. L’inégalité de revenus concerne les ressources économiques, l’équipement n’est qu’un aspect de l’accès et la fréquence de connexion ne décrit pas à elle seule les trois dimensions.

37. Pour analyser la hiérarchie de l’espace social à partir de deux formes de capital, à quel sociologue et à quel ouvrage faut-il rattacher cette représentation publiée en 1979 ?

Bernard Lahire, dans La distinction
Pierre Bourdieu, dans un ouvrage de Bernard Lahire
Bernard Lahire, dans un ouvrage de Pierre Bourdieu
Pierre Bourdieu, dans La distinction

Pierre Bourdieu, dans La distinction

Explication

Pierre Bourdieu propose en 1979, dans La distinction, une représentation de l’espace social hiérarchisée selon le capital économique et le capital culturel. L’image de la feuille pliée est associée à Lahire, tandis que les deux autres réponses attribuent incorrectement l’ouvrage ou l’analyse.

38. Pour représenter la manière dont plusieurs appartenances sociales façonnent une personne, quelle image Bernard Lahire utilise-t-il ?

Un espace ordonné selon le capital économique et le capital culturel.
Un graphique statistique répartissant les individus selon leur âge.
Une feuille pliée et repliée, traversée par différents groupes sociaux.
Un individu défini par une appartenance sociale principale.

Une feuille pliée et repliée, traversée par différents groupes sociaux.

Explication

Lahire représente l’individu comme une feuille pliée et repliée, traversée par les groupes et dimensions sociales qui le définissent, notamment le milieu professionnel, le genre et la génération. La hiérarchie selon deux capitaux renvoie à Bourdieu, tandis que réduire l’individu à une appartenance ou à un classement par âge ne correspond pas à cette image.

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Que désigne la stratification sociale dans une société ?

Une société composée de groupes sociaux différenciés et hiérarchisés.

Selon quels critères les groupes sont-ils hiérarchisés dans la stratification sociale ?

La richesse, le pouvoir, le prestige et le mode de vie.

Comment l’espace social représente-t-il la société ?

Comme un espace multidimensionnel où individus et groupes sont répartis selon leurs ressources et leur prestige.

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