QCM : Croissance économique et ses limites (31 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que mesure le produit intérieur brut (PIB) d’un pays ?

La quantité de biens et services consommés par ses administrations publiques
La valeur totale des biens détenus par ses habitants à la fin de l’année
Les revenus annuels reçus par les entreprises nationales à l’étranger
La production annuelle de biens et services réalisée sur son territoire

La production annuelle de biens et services réalisée sur son territoire

Explication

Le PIB mesure la production annuelle de biens et services réalisée au sein d’un pays. La valeur des biens détenus est une mesure de patrimoine, et non de production annuelle.

2. Une entreprise réalise un chiffre d’affaires de 500 000 euros et utilise 180 000 euros de consommations intermédiaires. Quelle est sa valeur ajoutée ?

500 000 euros, car elle correspond au chiffre d’affaires total
320 000 euros, après déduction des consommations intermédiaires
180 000 euros, car elle correspond aux achats utilisés pour produire
680 000 euros, en additionnant ventes et consommations intermédiaires

320 000 euros, après déduction des consommations intermédiaires

Explication

La valeur ajoutée se calcule en retranchant les consommations intermédiaires du chiffre d’affaires, soit 500 000 moins 180 000 euros. Le chiffre d’affaires ne déduit pas ces achats et ne correspond donc pas à la valeur ajoutée.

3. Une économie connaît une augmentation durable de sa production de biens et services. Quelle évolution cela décrit-il ?

Une croissance économique, correspondant à une hausse durable du PIB
Une augmentation des exportations, même si la production nationale diminue
Une progression des revenus, sans évolution de la production de biens et services
Une hausse ponctuelle des prix, sans changement durable de la production

Une croissance économique, correspondant à une hausse durable du PIB

Explication

La croissance économique est l’augmentation durable du PIB, qui mesure la production de biens et services d’un pays. Une hausse des prix sans augmentation de la production ne suffit pas à caractériser cette croissance.

4. Comment mesure-t-on généralement le facteur travail mobilisé dans une production ?

Par le montant des salaires versés, indépendamment du temps travaillé
Par la quantité de travail, généralement exprimée en heures travaillées
Par le nombre de machines utilisées durant le processus de production
Par la valeur des biens produits, corrigée des achats intermédiaires

Par la quantité de travail, généralement exprimée en heures travaillées

Explication

Le facteur travail désigne la quantité de travail mobilisée pour produire et se mesure généralement en heures de travail. Le montant des salaires relève de la rémunération du travail, pas de la mesure habituelle de sa quantité.

5. Une usine utilise des machines, des bâtiments et des logiciels durables pour fabriquer ses produits. Comment désigne-t-on cet ensemble ?

Le capital financier, composé des fonds permettant de payer les fournisseurs
Le facteur travail, composé des heures fournies par les salariés de l’usine
Le capital technique, composé de biens durables utilisés pour produire
Les consommations intermédiaires, transformées ou détruites pendant la fabrication

Le capital technique, composé de biens durables utilisés pour produire

Explication

Le capital technique rassemble les biens durables utilisés dans le processus de production, notamment les machines, les bâtiments et les logiciels. Le capital financier désigne les moyens financiers qui permettent d’acquérir ces biens.

6. Une entreprise achète une nouvelle machine qui lui permet d’accroître sa capacité de production. Comment cet achat est-il qualifié en comptabilité nationale ?

Une dépense de consommation finale, car l’achat correspond à une sortie d’argent
Un investissement, comptabilisé comme formation brute de capital fixe
Une rémunération du travail, car la machine améliore l’activité des salariés
Une consommation intermédiaire, car la machine est utilisée par l’entreprise

Un investissement, comptabilisé comme formation brute de capital fixe

Explication

L’acquisition d’un bien de production qui accroît les capacités productives constitue un investissement, appelé FBCF pour les entreprises dans la comptabilité nationale. Une consommation intermédiaire est détruite ou transformée au cours de la production, contrairement à une machine durable.

7. Une hausse de la production résulte de l’augmentation du nombre d’heures travaillées et du stock de machines. De quel type de croissance s’agit-il ?

D’une croissance intensive, portée par l’amélioration de la productivité globale des facteurs
D’une croissance extensive, portée par l’augmentation des quantités de facteurs
D’une innovation, résultant de l’utilisation économique d’une invention
D’un progrès technique, résultant d’une amélioration de l’efficacité productive

D’une croissance extensive, portée par l’augmentation des quantités de facteurs

Explication

La croissance extensive est due à l’augmentation des quantités de facteurs de production, comme le travail et le capital. Une croissance intensive provient plutôt d’une amélioration de la productivité globale des facteurs.

8. Une partie de la croissance reste inexpliquée par l’augmentation des quantités de travail et de capital. À quoi correspond-elle ?

À la productivité globale des facteurs, qui mesure cette part non expliquée
À la croissance extensive, qui mesure l’augmentation des facteurs de production
À la quantité de travail, qui mesure les heures mobilisées pour produire
À l’accumulation du capital, qui mesure les machines et bâtiments ajoutés

À la productivité globale des facteurs, qui mesure cette part non expliquée

Explication

La productivité globale des facteurs correspond à la part de la croissance qui n’est pas expliquée par l’augmentation des quantités de travail et de capital. L’accumulation du capital est au contraire une hausse de l’un des facteurs pris en compte.

9. Une entreprise augmente sa production grâce à une meilleure productivité globale des facteurs, sans que cette hausse soit attribuée à davantage de travail ou de capital. Comment qualifie-t-on cette croissance ?

De croissance démographique, liée à l’augmentation de la population active
De croissance intensive, liée à l’amélioration de la productivité globale des facteurs
De croissance extensive, liée à l’augmentation des quantités de travail et de capital
D’accumulation du capital, liée à l’acquisition de biens de production durables

De croissance intensive, liée à l’amélioration de la productivité globale des facteurs

Explication

La croissance intensive est une hausse de la production due à l’amélioration de la productivité globale des facteurs. La croissance extensive désigne une hausse portée par l’augmentation des quantités de facteurs.

10. Une nouvelle méthode de production permet de produire davantage avec les mêmes facteurs. Quel mécanisme décrit cette amélioration de l’efficacité ?

La croissance démographique, qui élargit la population susceptible de travailler
L’investissement, qui correspond à l’acquisition de biens de production supplémentaires
Le progrès technique, qui améliore l’efficacité et accroît la productivité globale des facteurs
La croissance extensive, qui augmente la production en ajoutant des facteurs de production

Le progrès technique, qui améliore l’efficacité et accroît la productivité globale des facteurs

Explication

Le progrès technique est une amélioration de l’efficacité du processus de production qui augmente la productivité globale des facteurs. L’investissement peut accroître les capacités en ajoutant des biens de production, mais ce n’est pas la définition de l’amélioration décrite ici.

11. Quelles catégories permettent de distinguer les différents types d’innovation ?

Les innovations locales, nationales, internationales et mondiales
Les innovations de recherche, de production, de financement et de distribution
Les innovations de produits, de procédés, organisationnelles et de commercialisation
Les innovations publiques, privées, collectives et individuelles

Les innovations de produits, de procédés, organisationnelles et de commercialisation

Explication

Cette classification distingue les innovations selon qu’elles portent sur les produits, les procédés, l’organisation ou la commercialisation. Les catégories de recherche, de production, de financement et de distribution ne correspondent pas à cette typologie.

12. Une entreprise investit dans la recherche et le développement pour créer une nouvelle technologie : en quoi ce progrès technique est-il endogène ?

Il résulte de décisions prises par des agents économiques au sein du système
Il apparaît automatiquement avec l’augmentation de la population active
Il découle principalement de la découverte fortuite de ressources naturelles
Il est provoqué par un facteur extérieur indépendant des choix économiques

Il résulte de décisions prises par des agents économiques au sein du système

Explication

Le progrès technique est endogène lorsqu’il découle de décisions des agents économiques, comme un investissement en recherche. Un choc extérieur peut aussi influencer la technologie, mais il ne définit pas le caractère endogène.

13. Comment les entreprises et les administrations publiques peuvent-elles contribuer à produire du progrès technique ?

En finançant la recherche et développement et la mise au point d’innovations
En réduisant les qualifications pour accélérer le remplacement des équipements
En consacrant leurs ressources à la consommation plutôt qu’à la recherche
En limitant les échanges afin de réserver les innovations aux producteurs locaux

En finançant la recherche et développement et la mise au point d’innovations

Explication

Les entreprises et les administrations publiques peuvent financer la R&D et la mise au point d’innovations, ce qui contribue au progrès technique. La réduction des qualifications ne constitue pas le mécanisme décrit pour produire des innovations.

14. Une personne mobilise ses connaissances acquises en formation et son expérience professionnelle : à quoi correspond cet ensemble ?

À son capital social, constitué de réseaux et de relations professionnelles
À son capital matériel, constitué d’équipements et de bâtiments
À son capital financier, constitué d’épargne et de placements
À son capital humain, constitué de connaissances et de compétences

À son capital humain, constitué de connaissances et de compétences

Explication

Le capital humain désigne l’ensemble des connaissances et compétences d’un individu, issues notamment de sa formation et de son expérience. Les équipements relèvent du capital matériel, et non des capacités incorporées par une personne.

15. Quelle description distingue correctement les règles formelles des règles informelles dans les institutions ?

Les règles formelles organisent les marchés, et les règles informelles déterminent les prix
Les règles formelles relèvent des coutumes, et les règles informelles des textes de loi
Les règles formelles relèvent notamment du droit, et les règles informelles des coutumes et usages
Les règles formelles concernent les entreprises, et les règles informelles concernent les ménages

Les règles formelles relèvent notamment du droit, et les règles informelles des coutumes et usages

Explication

Les institutions comprennent des règles formelles, comme le droit, et des règles informelles, comme les coutumes et les usages. Les coutumes ne sont pas les règles formelles, contrairement à ce que suggère une confusion fréquente.

16. Que permet le droit de propriété à une personne qui possède un bien ?

Le céder à l’État dès qu’elle souhaite en tirer un revenu
Le conserver sans pouvoir l’utiliser, le louer ou le vendre à autrui
L’exploiter à condition que les autres propriétaires donnent leur accord
L’utiliser librement et en tirer un bénéfice, par exemple en le louant ou en le vendant

L’utiliser librement et en tirer un bénéfice, par exemple en le louant ou en le vendant

Explication

Le droit de propriété permet au propriétaire d’utiliser son bien et d’en tirer un bénéfice, notamment en le louant ou en le vendant. L’interdiction de le louer ou de le vendre priverait le propriétaire de prérogatives que ce droit lui reconnaît.

17. Pourquoi des droits de propriété protégés par des règles claires peuvent-ils favoriser l’investissement ?

Ils empêchent les entreprises d’entrer sur les marchés où des biens sont déjà vendus
Ils transfèrent aux administrations publiques les décisions d’investissement privé
Ils rassurent les agents sur la protection de leurs biens et des bénéfices attendus
Ils garantissent aux producteurs des prix élevés sans tenir compte de la demande

Ils rassurent les agents sur la protection de leurs biens et des bénéfices attendus

Explication

Lorsque des règles claires et des organisations les font respecter, les agents sont davantage incités à entreprendre, produire et investir. La protection des droits ne garantit pas des prix élevés indépendamment de la demande.

18. Que se passe-t-il généralement à l’expiration d’un brevet protégeant une innovation ?

Le brevet est transféré aux concurrents qui ont financé sa diffusion
Le brevet est prolongé jusqu’à ce que l’innovateur cesse toute activité
L’innovation reste réservée à son inventeur, mais devient librement commercialisable
L’innovation entre dans le domaine public et peut être utilisée gratuitement

L’innovation entre dans le domaine public et peut être utilisée gratuitement

Explication

Un brevet protège généralement l’exploitation de l’innovation pendant 20 ans, puis celle-ci tombe dans le domaine public et peut être utilisée gratuitement. L’expiration ne prolonge pas la protection au seul motif que l’inventeur poursuit son activité.

19. Comment définir la destruction créatrice provoquée par le progrès technique ?

La conservation des activités existantes grâce à une baisse générale des investissements
Le remplacement d’activités obsolètes et peu rentables par des activités nouvelles plus performantes
La répartition égale des gains de productivité entre toutes les activités économiques
La disparition des nouvelles activités au profit des secteurs devenus moins productifs

Le remplacement d’activités obsolètes et peu rentables par des activités nouvelles plus performantes

Explication

La destruction créatrice désigne le remplacement d’activités obsolètes et peu rentables par de nouvelles activités plus performantes. Elle ne consiste pas à préserver les activités anciennes en réduisant les investissements.

20. Quel économiste présente la destruction créatrice comme un processus de vagues d’innovations qui bouleversent l’économie capitaliste ?

John Maynard Keynes
David Ricardo
Joseph Schumpeter
Adam Smith

Joseph Schumpeter

Explication

Joseph Schumpeter décrit la destruction créatrice comme un processus où des vagues successives d’innovations bouleversent l’économie capitaliste. Keynes est notamment associé à l’analyse de la demande et de l’intervention économique, plutôt qu’à cette attribution.

21. Quand des emplois disparaissent dans un secteur obsolète et que de nouveaux emplois émergent ailleurs, quel obstacle peut rencontrer la main-d’œuvre déplacée ?

Les travailleurs sont automatiquement transférés vers les nouveaux emplois avec les mêmes compétences
Les nouveaux secteurs n’emploient que les travailleurs issus des activités disparues
Les travailleurs peuvent ne pas posséder les qualifications requises par les nouveaux secteurs
Les emplois créés exigent généralement moins de compétences que les emplois supprimés

Les travailleurs peuvent ne pas posséder les qualifications requises par les nouveaux secteurs

Explication

La destruction créatrice fait disparaître certains emplois et en fait apparaître d’autres, mais les travailleurs des secteurs obsolètes ne sont pas nécessairement qualifiés pour les occuper. La création de nouveaux emplois ne garantit donc pas un transfert automatique des travailleurs.

22. Avec l’automatisation des tâches routinières, quelle évolution de l’emploi est la plus probable ?

Les emplois qualifiés sont moins favorisés que les emplois routiniers automatisables
Les tâches répétitives sont favorisées, tandis que les tâches non répétitives sont davantage menacées
Les emplois peu qualifiés non automatisables sont davantage menacés que les emplois routiniers
Les emplois routiniers automatisables sont davantage menacés, tandis que les emplois qualifiés sont favorisés

Les emplois routiniers automatisables sont davantage menacés, tandis que les emplois qualifiés sont favorisés

Explication

Le progrès technique favorise les emplois qualifiés et les tâches non répétitives, tout en menaçant davantage les emplois routiniers automatisables. Les emplois peu qualifiés non automatisables ne sont pas décrits comme davantage menacés que les tâches automatisables.

23. Comment définir une croissance soutenable au regard des générations présentes et futures ?

Elle satisfait les besoins actuels en donnant la priorité à la croissance économique des générations futures.
Elle répond aux besoins actuels sans réduire la capacité des générations futures à répondre aux leurs.
Elle accroît la production actuelle en réservant aux générations futures les ressources non renouvelables.
Elle maintient la consommation présente en compensant les dommages écologiques par des innovations futures.

Elle répond aux besoins actuels sans réduire la capacité des générations futures à répondre aux leurs.

Explication

La croissance soutenable concilie la satisfaction des besoins présents avec la possibilité pour les générations futures de satisfaire les leurs. Réserver les ressources non renouvelables ne constitue pas la définition de cette conciliation.

24. Quelle classification des ressources menacées par la croissance est correcte ?

Le pétrole, le lithium et l’uranium sont non renouvelables, tandis que le bois, les poissons et les nappes phréatiques peuvent être épuisés par surexploitation.
Le pétrole, le lithium et le bois sont non renouvelables, tandis que l’uranium, les poissons et les nappes phréatiques peuvent se renouveler.
Le lithium, l’uranium et les poissons sont non renouvelables, tandis que le pétrole, le bois et les nappes phréatiques peuvent se renouveler.
Le pétrole, les poissons et l’uranium sont non renouvelables, tandis que le lithium, le bois et les nappes phréatiques peuvent se renouveler.

Le pétrole, le lithium et l’uranium sont non renouvelables, tandis que le bois, les poissons et les nappes phréatiques peuvent être épuisés par surexploitation.

Explication

Le pétrole, le lithium et l’uranium sont des ressources non renouvelables ; le bois, les stocks de poissons et les nappes phréatiques sont renouvelables, mais la surexploitation peut les épuiser. Classer le bois parmi les ressources non renouvelables confond son caractère renouvelable avec le risque de surexploitation.

25. Dans une situation de tragédie des biens communs, quel mécanisme peut mener à la disparition d’une ressource partagée ?

Chaque acteur exploite individuellement la ressource commune au maximum de son intérêt, ce qui peut entraîner sa surexploitation.
Une autorité attribue des droits exclusifs sur la ressource commune, ce qui peut empêcher son renouvellement naturel.
Les utilisateurs compensent financièrement les dommages causés à autrui, ce qui peut réduire l’accès à la ressource.
Chaque acteur limite individuellement son usage de la ressource commune, ce qui peut entraîner une baisse de sa rentabilité.

Chaque acteur exploite individuellement la ressource commune au maximum de son intérêt, ce qui peut entraîner sa surexploitation.

Explication

La tragédie apparaît lorsque les acteurs cherchent individuellement à tirer le maximum d’une ressource commune, au risque de la surexploiter et de la faire disparaître. Une limitation individuelle de l’usage décrit plutôt une réponse au problème qu’en est le mécanisme.

26. Si la tendance des émissions fossiles se poursuit, quelle évolution climatique le dernier rapport du GIEC évoque-t-il d’ici à 2100 ?

Une hausse moyenne pouvant atteindre 4 degrés, principalement liée aux émissions de gaz à effet de serre des énergies renouvelables.
Une hausse moyenne pouvant atteindre 6 degrés, liée notamment aux gaz à effet de serre émis par la combustion du méthane.
Une hausse moyenne pouvant atteindre 4 degrés, liée notamment aux gaz à effet de serre émis par la combustion des énergies fossiles.
Une hausse moyenne pouvant atteindre 2 degrés, liée notamment à l’épuisement des ressources renouvelables exploitées par l’industrie.

Une hausse moyenne pouvant atteindre 4 degrés, liée notamment aux gaz à effet de serre émis par la combustion des énergies fossiles.

Explication

Le GIEC indique que la hausse moyenne pourrait atteindre 4 degrés d’ici à 2100 si la tendance se poursuit, car la combustion du pétrole, du méthane et du charbon émet des gaz à effet de serre. Attribuer ces émissions à la combustion des énergies renouvelables confond les sources concernées.

27. Une machine devient plus économe en énergie, mais l’énergie totale consommée augmente : quel phénomène cela illustre-t-il ?

Le techno-solutionnisme : une innovation verte réduit les impacts sans modifier la consommation totale d’énergie.
L’effet rebond : l’efficacité par machine s’améliore sans que la consommation totale baisse, et celle-ci peut augmenter.
La soutenabilité : une baisse de la consommation par machine préserve les ressources pour les générations futures.
Une externalité : l’amélioration d’une machine impose un coût monétaire aux autres agents économiques.

L’effet rebond : l’efficacité par machine s’améliore sans que la consommation totale baisse, et celle-ci peut augmenter.

Explication

L’effet rebond décrit précisément le cas où l’efficacité énergétique de chaque machine augmente sans entraîner une baisse de la consommation totale, laquelle peut même croître. Le techno-solutionnisme renvoie à la croyance que des technologies nouvelles peuvent résoudre des problèmes techniques.

28. Après une baisse de la consommation de carburant par kilomètre, des automobilistes roulent davantage et la consommation totale augmente : quel enchaînement explique ce résultat ?

Le gain d’efficacité par voiture encourage davantage de trajets, ce qui peut faire augmenter la consommation totale de carburant.
La baisse du prix du carburant accroît l’efficacité des moteurs, ce qui peut stabiliser la consommation totale de carburant.
La baisse des émissions par voiture réduit la distance parcourue, ce qui peut faire augmenter la consommation totale de carburant.
La hausse du nombre de voitures réduit la consommation par kilomètre, ce qui peut faire diminuer la consommation totale de carburant.

Le gain d’efficacité par voiture encourage davantage de trajets, ce qui peut faire augmenter la consommation totale de carburant.

Explication

Une voiture moins gourmande en carburant peut inciter son conducteur à rouler davantage, ce qui contribue à augmenter la consommation totale. Une baisse des émissions par voiture n’implique pas que les automobilistes réduisent leurs déplacements.

29. Que soutient le paradoxe d’Easterlin concernant la richesse nationale et le bonheur à long terme ?

Une fois les besoins de base satisfaits, une hausse de la richesse du pays ne rend pas ses habitants plus heureux à long terme.
Une fois les besoins de base satisfaits, une hausse de la richesse du pays accroît le bonheur des habitants à long terme.
À court terme, une hausse de la richesse du pays ne modifie pas le bonheur des habitants lorsque leurs besoins de base sont satisfaits.
Avant que les besoins de base soient satisfaits, une hausse de la richesse du pays réduit le bonheur des habitants à long terme.

Une fois les besoins de base satisfaits, une hausse de la richesse du pays ne rend pas ses habitants plus heureux à long terme.

Explication

Formulé par Richard Easterlin en 1974, le paradoxe indique qu’après la satisfaction des besoins de base, l’enrichissement du pays ne rend pas ses habitants plus heureux à long terme. L’affirmation selon laquelle la richesse accroît leur bonheur à long terme contredit cette conclusion.

30. Pourquoi une hausse durable des revenus ne se traduit-elle pas nécessairement par un bonheur durablement accru selon le paradoxe d’Easterlin ?

Les individus évaluent leur bonheur sans tenir compte des revenus d’autrui et conservent durablement leur satisfaction matérielle.
Les individus comparent leur confort à leur niveau de revenu passé et cessent de satisfaire leurs besoins de base.
Les individus s’adaptent rapidement aux revenus des autres et voient leur confort matériel diminuer avec le temps.
Les individus comparent leurs revenus à ceux des autres et s’adaptent rapidement à un nouveau niveau de confort matériel.

Les individus comparent leurs revenus à ceux des autres et s’adaptent rapidement à un nouveau niveau de confort matériel.

Explication

Le paradoxe d’Easterlin met notamment en avant la comparaison sociale des revenus et l’adaptation rapide à un nouveau niveau de confort matériel. L’idée que les individus ne tiennent pas compte des revenus d’autrui écarte au contraire l’un des mécanismes proposés.

31. Quel bilan nuancé peut-on tirer de la croissance économique ?

Elle accroît les inégalités et menace l’habitabilité de la Terre, sans contribuer à l’amélioration du confort matériel.
Elle améliore le confort matériel en limitant les inégalités, mais compromet les conditions de vie des générations actuelles.
Elle améliore les conditions de vie et réduit les inégalités, tout en renforçant l’habitabilité de la Terre pour les générations futures.
Elle améliore le confort matériel et les conditions de vie, mais peut accentuer les inégalités et menacer l’habitabilité future de la Terre.

Elle améliore le confort matériel et les conditions de vie, mais peut accentuer les inégalités et menacer l’habitabilité future de la Terre.

Explication

La croissance peut apporter davantage de confort matériel et de meilleures conditions de vie, tout en ayant des effets négatifs sur les inégalités et l’habitabilité future. L’idée qu’elle réduit les inégalités et renforce l’habitabilité inverse précisément les risques mentionnés.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 69 flashcards sur Croissance économique et ses limites.

Que mesure le produit intérieur brut (PIB) ?

La production annuelle de biens et services réalisée au sein d’un pays.

Comment se calcule la valeur ajoutée d’une organisation productive ?

Par la différence entre son chiffre d’affaires et ses consommations intermédiaires.

Qu’est-ce que la croissance économique ?

L’augmentation durable du PIB.

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