QCM : Grands problèmes économiques (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel objectif caractérise le cours d’économie ?

Enseigner à prévoir précisément les variations des prix et à déterminer les décisions que l’État doit prendre sur les marchés.
Décrire les marchés et leurs acteurs afin de défendre une répartition fixe des compétences entre l’État et le marché.
Présenter les institutions économiques et montrer comment elles peuvent remplacer les échanges entre les entreprises et les ménages.
Fournir une grille de lecture de l’économie, présenter les modèles comme des outils et discuter du partage des compétences entre l’État et le marché.

Fournir une grille de lecture de l’économie, présenter les modèles comme des outils et discuter du partage des compétences entre l’État et le marché.

Explication

Le cours entend donner des outils pour lire l’économie et discuter de la répartition souhaitable des compétences entre l’État et le marché. Il ne vise pas à fixer d’avance cette répartition, contrairement à une approche qui défendrait une répartition fixe.

2. Dans quelle partie du cours étudie-t-on le circuit économique, la comptabilité nationale et la mesure des performances macroéconomiques ?

Dans la partie de macroéconomie, après l’introduction et l’étude microéconomique de l’échange et du marché concurrentiel.
Dans l’introduction, avant l’étude des modèles de l’échange et des performances mesurées par la comptabilité nationale.
Dans la partie de microéconomie, avec l’échange et le marché concurrentiel, avant toute réflexion sur l’économie dans son ensemble.
Dans une partie consacrée au contrôle des connaissances, après l’examen des institutions qui facilitent la production.

Dans la partie de macroéconomie, après l’introduction et l’étude microéconomique de l’échange et du marché concurrentiel.

Explication

Ces thèmes composent la partie de macroéconomie, qui suit l’introduction et la partie de microéconomie. La microéconomie porte ici sur l’échange et le marché concurrentiel, et non sur la comptabilité nationale.

3. Quelle définition de la science économique est associée à E. Malinvaud ?

L’étude des choses rares, utiles et limitées qui peuvent avoir un prix, qu’elles soient matérielles ou immatérielles.
L’étude des relations sociales de production et de leur évolution à travers différents modes de production.
L’étude des choix entre des fins concurrentes et des moyens rares susceptibles de recevoir des usages différents.
L’étude de l’emploi de ressources rares pour satisfaire les besoins humains en société, ainsi que de la production, de la distribution, de la consommation et des institutions qui les facilitent.

L’étude de l’emploi de ressources rares pour satisfaire les besoins humains en société, ainsi que de la production, de la distribution, de la consommation et des institutions qui les facilitent.

Explication

Malinvaud relie l’emploi des ressources rares à la satisfaction des besoins humains en société et inclut les opérations économiques ainsi que les institutions qui les facilitent. La définition centrée sur les fins et les moyens rares correspond à Robbins.

4. Quelle idée centrale caractérise la définition de l’économie proposée par Lionel Robbins ?

La richesse sociale comprend les choses utiles et rares, matérielles ou immatérielles, susceptibles d’avoir un prix.
Le comportement humain met en relation des fins et des moyens rares susceptibles d’usages différents.
Les rapports sociaux de production se transforment au cours de la succession des modes de production.
La production et la distribution organisent l’emploi des ressources rares pour satisfaire les besoins humains en société.

Le comportement humain met en relation des fins et des moyens rares susceptibles d’usages différents.

Explication

Robbins définit l’économie par l’étude du comportement humain face à des fins et à des moyens rares pouvant servir à différents usages. La définition centrée sur la production et la distribution relève de Malinvaud.

5. Que désigne le « laissez-faire, laissez-passer » dans la pensée physiocratique ?

La priorité accordée à l’accumulation monétaire grâce au contrôle étatique du commerce
La capacité des prix de marché à allouer optimalement les ressources productives
La confiance dans un ordre naturel qui justifie de laisser agir l’économie avec peu d’intervention de l’État
La répartition des revenus entre les classes selon leur contribution au travail productif

La confiance dans un ordre naturel qui justifie de laisser agir l’économie avec peu d’intervention de l’État

Explication

Les physiocrates invoquent l’existence d’un ordre naturel et défendent le « laissez-faire, laissez-passer ». La priorité à l’accumulation monétaire et à l’intervention de l’État caractérise plutôt la pensée mercantiliste.

6. Dans l’analyse classique, de quoi dépend notamment la croissance de la richesse et l’accumulation ?

De la rareté des besoins et du système des prix
De la productivité du travail et de l’extension des échanges
De la répartition des revenus entre les classes sociales
De l’accumulation monétaire et de l’intervention de l’État

De la productivité du travail et de l’extension des échanges

Explication

Les classiques relient la croissance de la richesse et l’accumulation à la productivité du travail ainsi qu’à l’extension des échanges. L’accumulation monétaire et l’intervention étatique correspondent plutôt aux idées mercantilistes évoquées dans un autre courant.

7. Quel rôle les systèmes de prix et les marchés jouent-ils dans la doctrine marginaliste ?

Ils assurent la régulation macroéconomique des fluctuations économiques.
Ils déterminent la richesse principalement par l’accumulation monétaire.
Ils répartissent les revenus entre les classes selon leur contribution.
Ils contribuent à allouer optimalement les ressources productives.

Ils contribuent à allouer optimalement les ressources productives.

Explication

Dans la doctrine marginaliste, les marchés et les systèmes de prix sont considérés comme capables d’allouer optimalement les ressources productives. La répartition des revenus entre les classes selon leur contribution relève plutôt de l’analyse classique.

8. En quelle année John Maynard Keynes a-t-il publié la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie ?

En 1758
En 1936
En 1615
En 1776

En 1936

Explication

Keynes expose sa théorie dans cet ouvrage publié en 1936. L’année 1776 correspond à la publication de La richesse des nations d’Adam Smith, et non à celle de Keynes.

9. En quoi la rationalité substantielle diffère-t-elle de la rationalité procédurale ?

La première consiste à choisir le meilleur résultat possible, tandis que la seconde renvoie à une conception plus proche du sens courant de « rationnel ».
La première repose sur des considérations éthiques, tandis que la seconde suppose que l’individu est guidé par son intérêt personnel.
La première vise le bien-être collectif, tandis que la seconde concerne les préférences égoïstes de chaque individu.
La première décrit les croyances individuelles, tandis que la seconde explique les phénomènes collectifs par les actions des individus.

La première consiste à choisir le meilleur résultat possible, tandis que la seconde renvoie à une conception plus proche du sens courant de « rationnel ».

Explication

La rationalité substantielle porte sur le choix du meilleur résultat possible, alors que la rationalité procédurale se rapproche du sens courant du terme « rationnel ». La distinction ne porte pas sur l’opposition entre intérêt personnel et considérations éthiques, qui concerne plutôt les hypothèses sur l’homo oeconomicus.

10. À quoi la démarche axiomatique confronte-t-elle ex post les modèles théoriques qu’elle construit ?

Aux théories concurrentes, pour établir leur compatibilité avec les lois économiques.
Aux contextes historiques, afin de déduire les préférences des individus.
À la réalité, au moyen de l’observation, de l’expérimentation ou de l’économétrie.
Aux institutions, afin de vérifier leur cohérence avec les décisions individuelles.

À la réalité, au moyen de l’observation, de l’expérimentation ou de l’économétrie.

Explication

La démarche axiomatique élabore d’abord des modèles théoriques, puis les confronte à la réalité par l’observation, l’expérimentation ou l’économétrie. L’examen des institutions ne constitue pas la méthode de validation décrite ici.

11. Pourquoi le coût d’opportunité est-il important lorsqu’une personne choisit entre plusieurs possibilités ?

Il indique la variation du choix provoquée par une modification des incitations.
Il correspond à la somme de toutes les dépenses engagées pour réaliser son choix.
Il mesure le bénéfice supplémentaire obtenu en augmentant légèrement son choix.
Il représente la meilleure possibilité à laquelle elle renonce en faisant son choix.

Il représente la meilleure possibilité à laquelle elle renonce en faisant son choix.

Explication

Prendre en compte le coût d’opportunité permet d’évaluer ce à quoi l’on renonce en choisissant une possibilité plutôt qu’une autre. Les dépenses engagées constituent un coût monétaire, qui ne correspond pas nécessairement à la possibilité abandonnée.

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Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Grands problèmes économiques.

Quel cadre de lecture le cours vise-t-il à donner pour comprendre l’économie ?

Une grille de lecture de l’économie.

Selon E. Malinvaud, que fait la science économique ?

Elle étudie l’emploi des ressources rares pour satisfaire les besoins humains en société.

Quelle est la durée et la forme de l’examen de contrôle des connaissances ?

Un examen écrit de 1 heure 30 sous forme de QCM.

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