QCM : Économie et transition durable (45 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quels facteurs le modèle de croissance proposé par Robert Solow en 1956 mobilise-t-il pour expliquer la production et le revenu par habitant ?

L’accumulation du capital, la croissance de la population active et l’évolution de la productivité
La consommation des ménages, les dépenses publiques et le niveau des prélèvements obligatoires
La répartition des revenus, l’endettement public et la quantité de ressources naturelles
Les échanges internationaux, la spécialisation productive et les variations du taux de change

L’accumulation du capital, la croissance de la population active et l’évolution de la productivité

Explication

Le modèle de Solow explique la production et le revenu par habitant à partir de l’accumulation du capital, de la croissance de la population active et de l’évolution de la productivité. Les échanges internationaux peuvent influencer une économie, mais ils ne constituent pas les facteurs de base visés ici.

2. Dans le modèle de Solow, quelle distinction décrit correctement les effets de l’accumulation du capital et du progrès technique ?

L’accumulation du capital relève le niveau de revenu, tandis que le progrès technique soutient sa croissance durable par travailleur.
L’accumulation du capital réduit le revenu par travailleur, tandis que le progrès technique compense la dépréciation du capital.
L’accumulation du capital et le progrès technique ont le même effet sur le niveau et la croissance du revenu par travailleur.
L’accumulation du capital soutient la croissance durable, tandis que le progrès technique relève seulement le niveau de revenu.

L’accumulation du capital relève le niveau de revenu, tandis que le progrès technique soutient sa croissance durable par travailleur.

Explication

Les rendements marginaux décroissants du capital limitent les gains durables dus à son accumulation, alors que le progrès technique permet une hausse durable de la production par travailleur. Confondre ces effets conduit à attribuer à l’épargne, plutôt qu’au progrès technique, la croissance permanente par habitant.

3. Dans le modèle de Solow, que représente l’expression Δk=sf(k)−(n+g+δ)k\Delta k=sf(k)-(n+g+\delta)k ?

La variation du capital par travailleur efficace, égale à l’investissement moins les besoins de maintien.
La variation du revenu total, égale à l’épargne moins la consommation et les dépenses publiques.
La variation de l’emploi, égale à la production par travailleur moins l’investissement nécessaire.
La variation de la technologie, égale à la croissance démographique moins la dépréciation du capital.

La variation du capital par travailleur efficace, égale à l’investissement moins les besoins de maintien.

Explication

L’équation décrit la variation de kk : l’épargne investie, sf(k)sf(k), est diminuée des besoins de maintien liés à la croissance de la population, au progrès technique et à la dépréciation. Elle ne décrit pas directement la variation de la technologie, qui est représentée par le paramètre gg.

4. Après une hausse du taux d’épargne dans le modèle de Solow, quelle évolution peut-on attendre ?

Le revenu stationnaire augmente et la croissance accélère pendant la transition, sans hausse de son taux permanent par habitant.
Le revenu stationnaire augmente et le taux permanent de croissance par habitant s’élève dans la même proportion.
Le revenu stationnaire diminue et la croissance ralentit pendant la transition, avant de retrouver son taux permanent.
Le revenu stationnaire reste inchangé et la croissance s’accélère durablement grâce à l’investissement supplémentaire.

Le revenu stationnaire augmente et la croissance accélère pendant la transition, sans hausse de son taux permanent par habitant.

Explication

Une hausse de l’épargne augmente le niveau stationnaire du revenu et accélère temporairement la croissance durant l’ajustement. Elle ne relève pas le taux permanent de croissance par habitant, qui dépend du progrès technique.

5. Que désigne le capital naturel en économie ?

L’ensemble des compétences et connaissances acquises qui améliorent la productivité des travailleurs.
L’ensemble des équipements et infrastructures produits qui augmentent les capacités de production des entreprises.
L’ensemble des ressources et actifs naturels qui fournissent des services utiles à l’activité économique et au bien-être.
L’ensemble des fonds financiers détenus qui permettent de financer des investissements et des dépenses.

L’ensemble des ressources et actifs naturels qui fournissent des services utiles à l’activité économique et au bien-être.

Explication

Le capital naturel regroupe les ressources et actifs naturels qui rendent des services utiles, directement ou indirectement, à l’économie et au bien-être. Les équipements produits relèvent du capital physique plutôt que du capital naturel.

6. Une entreprise pollue sans payer les dommages causés à autrui : comment son coût privé se compare-t-il au coût social ?

Son coût privé est supérieur au coût social, car celui-ci exclut les dépenses de dépollution de l’entreprise.
Son coût privé et le coût social sont sans lien, car ils mesurent des catégories de dépenses différentes.
Son coût privé égale le coût social, car les dommages externes sont intégrés aux dépenses de production.
Son coût privé est inférieur au coût social, car celui-ci inclut les dommages externes de la pollution.

Son coût privé est inférieur au coût social, car celui-ci inclut les dommages externes de la pollution.

Explication

Le coût social tient compte du dommage externe causé par la pollution, tandis que le coût privé supporté par l’entreprise ne l’inclut pas si elle ne le paie pas. L’égalité entre les deux ne vaut donc pas dans cette situation.

7. Quel objectif climatique l’Accord de Paris fixe-t-il par rapport à l’ère préindustrielle ?

Maintenir le réchauffement sous 3 °C et poursuivre les efforts pour le limiter à 2 °C.
Maintenir le réchauffement à 2 °C et poursuivre les efforts pour le limiter à 1 °C.
Maintenir le réchauffement sous 1,5 °C et poursuivre les efforts pour le limiter à 1 °C.
Maintenir le réchauffement bien en dessous de 2 °C et poursuivre les efforts pour le limiter à 1,5 °C.

Maintenir le réchauffement bien en dessous de 2 °C et poursuivre les efforts pour le limiter à 1,5 °C.

Explication

L’Accord de Paris vise à maintenir le réchauffement bien en dessous de 2 °C et prévoit des efforts pour le limiter à 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle. L’objectif ne fixe pas une limite de 1 °C.

8. Quelle distinction entre croissance économique et développement est correcte ?

La croissance et le développement mesurent la production, mais le développement tient compte des prix courants.
La croissance mesure l’augmentation de la production, tandis que le développement englobe aussi plusieurs dimensions du bien-être.
La croissance mesure la répartition des revenus, tandis que le développement mesure uniquement la production moyenne.
La croissance mesure l’amélioration de la santé et de l’éducation, tandis que le développement mesure la production totale.

La croissance mesure l’augmentation de la production, tandis que le développement englobe aussi plusieurs dimensions du bien-être.

Explication

La croissance désigne l’augmentation durable de la production, généralement mesurée par le PIB réel, tandis que le développement inclut notamment la santé, l’éducation, l’inclusion et les libertés. Assimiler les deux notions réduit à tort le développement à la seule production.

9. Une hausse du PIB réel d’un pays indique-t-elle directement que son patrimoine naturel, humain et social s’est accru ?

Oui, car le PIB distingue les patrimoines naturel, humain et social dans la valeur ajoutée totale.
Non, car le PIB mesure un flux de valeur ajoutée sur une période, et non directement ces stocks de patrimoine.
Non, car le PIB mesure un stock de richesse à une date donnée, mais pas la production réalisée pendant une période.
Oui, car toute hausse de la valeur ajoutée implique une augmentation des stocks de patrimoine du pays.

Non, car le PIB mesure un flux de valeur ajoutée sur une période, et non directement ces stocks de patrimoine.

Explication

Le PIB est un indicateur de flux : il mesure la valeur ajoutée créée sur un territoire durant une période, sans mesurer directement les patrimoines qui conditionnent le bien-être futur. Une hausse de la production ne prouve donc pas à elle seule que ces stocks se sont accrus.

10. Quelle définition du développement durable est associée au rapport Brundtland de 1987 ?

Un développement qui accroît la production présente en donnant la priorité aux besoins des générations futures.
Un développement qui répond aux besoins présents en compensant les dommages environnementaux par la croissance économique.
Un développement qui préserve les ressources naturelles en maintenant inchangées les activités économiques présentes.
Un développement qui répond aux besoins présents sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.

Un développement qui répond aux besoins présents sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.

Explication

La définition du rapport Brundtland met en relation la satisfaction des besoins actuels et la capacité des générations futures à satisfaire les leurs. Préserver les ressources peut contribuer à cet objectif, mais la définition ne se réduit pas au maintien à l’identique des activités actuelles.

11. Quelle différence distingue la soutenabilité faible de la soutenabilité forte ?

La soutenabilité faible protège le capital naturel critique, tandis que la soutenabilité forte admet sa substitution par du capital produit.
La soutenabilité faible admet certaines substitutions entre capitaux, tandis que la soutenabilité forte protège le capital naturel critique difficilement remplaçable.
La soutenabilité faible exclut toute substitution entre capitaux, tandis que la soutenabilité forte remplace le capital naturel par du capital humain.
La soutenabilité faible porte sur les dimensions sociales, tandis que la soutenabilité forte porte sur les dimensions économiques.

La soutenabilité faible admet certaines substitutions entre capitaux, tandis que la soutenabilité forte protège le capital naturel critique difficilement remplaçable.

Explication

La soutenabilité faible accepte que certaines formes de capital se substituent les unes aux autres pour maintenir une richesse totale suffisante. La soutenabilité forte se distingue en protégeant les composantes critiques du capital naturel qui ne peuvent être remplacées de manière satisfaisante.

12. Quels éléments composent l’Agenda 2030 adopté par les Nations unies en 2015 ?

8 Objectifs de développement durable et 169 cibles
15 Objectifs de développement durable et 169 cibles
17 Objectifs de développement durable et 193 cibles
17 Objectifs de développement durable et 169 cibles

17 Objectifs de développement durable et 169 cibles

Explication

L’Agenda 2030 adopté en 2015 comprend 17 Objectifs de développement durable et 169 cibles. Le nombre de 193 correspond au nombre d’États membres des Nations unies, et non au nombre de cibles.

13. Quelle caractéristique distingue les Objectifs de développement durable des Objectifs du Millénaire pour le développement ?

Les ODD s’adressent aux économies avancées, tandis que les OMD étaient universels.
Les ODD concernent les pays à faible revenu comme les économies avancées.
Les ODD visent principalement les pays à faible revenu et leurs besoins fondamentaux.
Les ODD concernent les pays donateurs, tandis que les OMD ciblaient les pays bénéficiaires.

Les ODD concernent les pays à faible revenu comme les économies avancées.

Explication

Les ODD ont une portée universelle et concernent les pays à faible revenu comme les économies avancées. Les OMD étaient davantage centrés sur les besoins fondamentaux, plutôt que sur une couverture universelle comparable.

14. Quand une action produit-elle une externalité ?

Lorsqu’elle affecte un autre agent et que le marché compense intégralement cet effet.
Lorsqu’elle affecte directement un autre agent sans paiement ni compensation reflétant cet effet.
Lorsqu’elle modifie les coûts de son auteur et que celui-ci en assume toute la charge.
Lorsqu’elle modifie le prix d’un bien sans avoir d’incidence sur le bien-être d’autrui.

Lorsqu’elle affecte directement un autre agent sans paiement ni compensation reflétant cet effet.

Explication

Une externalité existe lorsqu’une action affecte directement le bien-être ou la production d’un autre agent sans paiement ni compensation reflétant cet effet. Si l’effet est intégralement compensé par un paiement, il ne correspond pas à cette définition.

15. Comment obtient-on le coût marginal social à partir du coût marginal privé ?

En retranchant du coût marginal privé le dommage marginal externe.
En remplaçant le coût marginal privé par le coût moyen de production.
En ajoutant au coût marginal privé le dommage marginal externe.
En ajoutant au dommage marginal externe le bénéfice marginal privé.

En ajoutant au coût marginal privé le dommage marginal externe.

Explication

Le coût marginal social comprend le coût marginal privé et le dommage marginal externe. Le coût marginal privé, à lui seul, ne tient pas compte de ce dommage.

16. Une entreprise ne supporte pas le dommage environnemental marginal lié à sa production. Quel effet cette externalité négative peut-elle avoir ?

Elle produit davantage que le niveau qui maximise le bien-être collectif.
Elle réduit sa production jusqu’à supprimer toute pollution.
Elle produit moins que le niveau qui maximise le bien-être collectif.
Elle choisit le niveau collectif en intégrant automatiquement le dommage.

Elle produit davantage que le niveau qui maximise le bien-être collectif.

Explication

Sans internalisation du dommage externe, l’entreprise ne prend pas en compte le coût imposé aux autres et produit davantage que le niveau maximisant le bien-être collectif. La prise en compte automatique du dommage correspondrait à une internalisation, absente dans cette situation.

17. Pourquoi le climat relativement stable à l’échelle mondiale constitue-t-il un exemple de bien public ?

Il est rival et facilement excluable.
Il est rival et difficilement excluable.
Il est non rival et facilement excluable.
Il est non rival et difficilement excluable.

Il est non rival et difficilement excluable.

Explication

Un bien public est non rival et difficilement excluable, propriétés illustrées par un climat relativement stable à l’échelle mondiale. Une ressource rivale et difficilement excluable relève plutôt de la catégorie des ressources communes.

18. Le PIB d’un pays augmente, tandis que sa pression environnementale augmente aussi, mais à un rythme plus lent. De quel phénomène s’agit-il ?

D’un découplage absolu, car toute hausse du PIB réduit la pression en niveau.
D’un découplage relatif, car la pression augmente moins vite que le PIB.
D’un découplage absolu, car la pression augmente moins vite que le PIB.
D’une absence de découplage, car la pression environnementale augmente.

D’un découplage relatif, car la pression augmente moins vite que le PIB.

Explication

Il s’agit d’un découplage relatif : la pression environnementale continue d’augmenter, mais moins vite que le PIB. Le découplage absolu suppose au contraire une baisse en niveau de la pression alors que le PIB augmente.

19. Quels facteurs l’identité de Kaya utilise-t-elle pour décomposer les émissions de CO₂ ?

La population, le PIB par unité d’énergie, l’énergie par unité de CO₂ et le revenu moyen.
La population, le PIB total, l’énergie par habitant et le CO₂ par unité de PIB.
La population, le PIB par habitant, l’énergie par unité de PIB et le CO₂ par unité d’énergie.
Le PIB par habitant, les émissions par habitant, l’énergie totale et la population active.

La population, le PIB par habitant, l’énergie par unité de PIB et le CO₂ par unité d’énergie.

Explication

L’identité de Kaya décompose les émissions en population, PIB par habitant, énergie consommée par unité de PIB et CO₂ émis par unité d’énergie. L’énergie par habitant et les émissions par unité de PIB ne sont pas les facteurs définis dans cette décomposition.

20. Que désigne le découplage entre l’activité économique et les pressions environnementales ?

Une évolution où les émissions diminuent parce que l’activité économique se contracte.
Une évolution où la croissance économique repose davantage sur l’usage d’énergie et de ressources matérielles.
Une évolution où la croissance économique dépend moins des émissions, de l’énergie ou des ressources matérielles.
Une évolution où le PIB et les émissions progressent au même rythme pendant plusieurs années.

Une évolution où la croissance économique dépend moins des émissions, de l’énergie ou des ressources matérielles.

Explication

Le découplage désigne une évolution où la croissance de l’activité devient moins dépendante de celle des émissions, de l’énergie ou des ressources matérielles. Une baisse des émissions causée par une contraction de l’activité ne décrit pas cette définition.

21. Un pays importe des biens dont la fabrication a lieu à l’étranger. Comment ces émissions sont-elles traitées dans les émissions territoriales et dans l’empreinte de consommation ?

Elles sont exclues des émissions territoriales et de l’empreinte de consommation du pays importateur.
Elles sont comptées dans les émissions territoriales et dans l’empreinte du pays où se trouve l’acheteur.
Elles sont liées à la consommation dans l’empreinte, mais comptabilisées à l’étranger dans les émissions territoriales.
Elles sont comptabilisées dans les émissions territoriales du pays importateur, mais exclues de son empreinte.

Elles sont liées à la consommation dans l’empreinte, mais comptabilisées à l’étranger dans les émissions territoriales.

Explication

L’empreinte de consommation inclut les émissions associées aux biens consommés, même lorsque leur production est délocalisée. Les émissions territoriales sont comptabilisées là où elles sont produites, donc celles des biens importés relèvent du territoire étranger.

22. Quelle combinaison caractérise la croissance verte ?

La réduction de la production économique et l’abandon des investissements dans les technologies à faibles émissions.
L’innovation technologique sans politiques environnementales ni réorientation des investissements.
La compensation des émissions par la consommation accrue de ressources et le maintien des technologies existantes.
L’innovation, les politiques environnementales et les investissements pour réduire l’intensité carbone et matérielle de l’économie.

L’innovation, les politiques environnementales et les investissements pour réduire l’intensité carbone et matérielle de l’économie.

Explication

La croissance verte mobilise conjointement l’innovation, les politiques environnementales et les investissements afin de diminuer l’intensité carbone et matérielle de l’économie. Une approche reposant sur l’innovation sans action publique ni réorientation des investissements ne correspond pas à cette définition.

23. Après une amélioration de l’efficacité énergétique d’un véhicule, une personne l’utilise davantage, ce qui augmente sa consommation totale de carburant. De quel phénomène s’agit-il ?

Du rebond indirect, car l’économie réalisée sert à acheter un autre bien consommateur de ressources.
D’un effet de substitution, car l’efficacité entraîne le remplacement du véhicule par un autre service.
D’un découplage absolu, car la consommation totale diminue malgré l’augmentation de l’usage.
Du rebond direct, car l’usage accru concerne le même service rendu par le véhicule.

Du rebond direct, car l’usage accru concerne le même service rendu par le véhicule.

Explication

Le rebond direct désigne l’augmentation de l’usage du même service après un gain d’efficacité, ici les déplacements en voiture. Le rebond indirect concerne plutôt l’emploi des économies réalisées pour acheter d’autres biens consommateurs de ressources.

24. Quelle idée les approches de décroissance ou de post-croissance contestent-elles au sujet du progrès technologique ?

Qu’il garantisse à lui seul un découplage absolu assez rapide et généralisé entre l’activité économique et les pressions environnementales.
Qu’il puisse être orienté vers des solutions plus propres par des politiques publiques et des investissements ciblés.
Qu’il puisse contribuer à réduire l’intensité matérielle de certaines productions dans des secteurs déterminés.
Qu’il puisse améliorer l’efficacité énergétique de certains équipements sans transformer les habitudes de consommation.

Qu’il garantisse à lui seul un découplage absolu assez rapide et généralisé entre l’activité économique et les pressions environnementales.

Explication

Les approches de décroissance ou de post-croissance mettent en doute la possibilité de garantir, par la seule innovation, un découplage absolu suffisamment rapide et généralisé. Elles ne nient pas pour autant que des technologies puissent améliorer l’efficacité dans certains secteurs.

25. Quel est l’objectif économique central d’une politique environnementale face aux externalités ?

Compenser les dommages environnementaux sans modifier les coûts auxquels font face les agents.
Faire supporter aux agents une partie du coût social lié aux conséquences de leurs décisions.
Remplacer les décisions des agents par une planification complète de la production et des échanges.
Faire prendre en charge par les pouvoirs publics l’ensemble des coûts privés de production.

Faire supporter aux agents une partie du coût social lié aux conséquences de leurs décisions.

Explication

La politique environnementale vise à internaliser les externalités en faisant intégrer aux agents une partie du coût social de leurs décisions. La compensation des dommages sans modification des coûts privés ne réalise pas cette internalisation.

26. Une règle impose aux usines d’atteindre un seuil d’émissions, mais leur laisse choisir entre plusieurs procédés techniques : de quel type de norme s’agit-il ?

D’une taxe pigouvienne, qui fixe le prélèvement associé au dommage marginal externe.
D’une norme technologique, qui prescrit le procédé que chaque usine doit installer.
D’un système de quotas échangeables, qui plafonne les émissions totales et permet la vente de droits.
D’une norme de performance, qui fixe le résultat attendu sans imposer une technologie particulière.

D’une norme de performance, qui fixe le résultat attendu sans imposer une technologie particulière.

Explication

Une norme de performance impose un résultat, comme un seuil d’émissions, tout en laissant le choix de la technologie. Une norme technologique, à l’inverse, prescrit une solution technique particulière.

27. Comment une taxe pigouvienne vise-t-elle à corriger une externalité négative ?

Elle impose un plafond global d’émissions et permet aux entreprises d’échanger des droits correspondants.
Elle rembourse les entreprises en fonction de la quantité de pollution qu’elles produisent.
Elle fixe une technologie de dépollution obligatoire pour chaque activité qui génère des émissions.
Elle ajoute au coût privé un prélèvement destiné à refléter le dommage marginal externe imposé à la collectivité.

Elle ajoute au coût privé un prélèvement destiné à refléter le dommage marginal externe imposé à la collectivité.

Explication

La taxe pigouvienne ajoute au coût privé un prélèvement conçu pour refléter le dommage marginal externe causé à la collectivité. Un plafond assorti de droits échangeables relève plutôt d’un système de quotas.

28. Dans un système de quotas échangeables, une entreprise réduit ses émissions à faible coût et dispose de droits excédentaires. Quel enchaînement décrit le fonctionnement du dispositif ?

L’autorité fixe un prix par tonne, puis l’entreprise reçoit un remboursement si elle dépasse ce montant.
L’autorité fixe un plafond pour chaque entreprise, puis interdit tout échange de droits entre elles.
L’autorité impose la même technologie à toutes les entreprises, puis les droits sont distribués selon leur production.
L’autorité fixe un plafond, puis l’entreprise peut vendre ses droits à une entreprise dont le coût de réduction est plus élevé.

L’autorité fixe un plafond, puis l’entreprise peut vendre ses droits à une entreprise dont le coût de réduction est plus élevé.

Explication

Le système fixe d’abord un plafond total et permet l’échange de droits ; une entreprise dont le coût de réduction est faible peut vendre ses quotas à une entreprise dont ce coût est élevé. Un prix fixé par tonne correspond plutôt à une taxe, qui ne détermine pas directement la quantité totale d’émissions.

29. Quel constat la Banque mondiale associe-t-elle aux instruments de tarification directe du carbone dans son rapport 2026 ?

Ils couvrent un peu plus de 29 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, et 87 politiques sont recensées.
Ils couvrent environ 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, et 29 politiques sont recensées.
Ils couvrent près de la moitié des émissions mondiales de gaz à effet de serre, et 87 politiques sont recensées.
Ils couvrent un peu plus de 29 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, et 107 politiques sont recensées.

Ils couvrent un peu plus de 29 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, et 87 politiques sont recensées.

Explication

Le rapport 2026 de la Banque mondiale indique une couverture légèrement supérieure à 29 % des émissions mondiales et recense 87 politiques de tarification directe. Le chiffre de 107 milliards concerne les recettes publiques, et non le nombre de politiques.

30. À quel niveau les recettes publiques issues de la tarification directe du carbone se sont-elles élevées en 2025 ?

Elles ont dépassé 202 milliards de dollars.
Elles ont dépassé 107 milliards de dollars.
Elles ont dépassé 29 milliards de dollars.
Elles ont dépassé 87 milliards de dollars.

Elles ont dépassé 107 milliards de dollars.

Explication

Les recettes publiques tirées de la tarification directe du carbone ont dépassé 107 milliards de dollars en 2025. Le chiffre de 87 correspond au nombre de politiques recensées, et non au montant des recettes.

31. À quelle date le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières de l’Union européenne est-il entré dans son régime définitif ?

Le 1er janvier 2026.
Le 1er janvier 2025.
Le 1er janvier 2027.
Le 1er juillet 2026.

Le 1er janvier 2026.

Explication

Le régime définitif du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières de l’Union européenne est entré en vigueur le 1er janvier 2026. Le 1er janvier 2025 précède cette entrée dans le régime définitif.

32. Une entreprise fortement émettrice présente un plan crédible de décarbonation de ses activités. Quel type de finance vise particulièrement cette trajectoire ?

La finance verte, qui cible des activités ayant un bénéfice environnemental identifiable
La finance à impact, qui mesure les effets sociaux et environnementaux des investissements
La finance durable, qui intègre les dimensions sociales et la gouvernance
La finance de transition, qui accompagne la décarbonation d’activités fortement émettrices

La finance de transition, qui accompagne la décarbonation d’activités fortement émettrices

Explication

La finance de transition accompagne une trajectoire crédible de décarbonation pour des activités fortement émettrices. La finance verte cible plutôt des activités présentant un bénéfice environnemental identifiable.

33. Qu’est-ce qui caractérise une obligation verte ?

Une dette dont le remboursement est garanti par la réalisation d’un bénéfice environnemental
Une dette dont le produit finance ou refinance des projets répondant à des critères environnementaux définis
Une dette destinée à financer des projets combinant des objectifs sociaux et environnementaux
Une dette dont les conditions financières évoluent selon des objectifs de performance durable

Une dette dont le produit finance ou refinance des projets répondant à des critères environnementaux définis

Explication

Une obligation verte affecte son produit au financement ou au refinancement de projets répondant à des critères environnementaux définis dans le cadre d’émission. Une obligation liée à la durabilité se distingue par des conditions financières liées à des objectifs de performance, sans affectation nécessaire des fonds à un projet précis.

34. Une entreprise souhaite émettre un titre dont les conditions financières sont liées à des objectifs de performance durable, sans réserver les fonds à des projets précis. Quel instrument correspond à cette description ?

Une obligation sociale, dont les fonds financent des projets à objectifs sociaux
Une obligation liée à la durabilité, dont les conditions financières dépendent d’objectifs de performance
Une obligation de durabilité, dont les fonds financent des projets verts et sociaux
Une obligation verte, dont les fonds financent des projets à critères environnementaux

Une obligation liée à la durabilité, dont les conditions financières dépendent d’objectifs de performance

Explication

Une obligation liée à la durabilité associe ses conditions financières à des objectifs de performance durable sans exiger l’affectation des fonds à un projet précis. Une obligation de durabilité, en revanche, finance des projets verts et sociaux.

35. Une entreprise obtient un bon score ESG. Quelle conclusion peut-on en tirer au sujet de son impact environnemental ?

Le score démontre que l’entreprise réduit ses émissions et améliore la qualité de l’environnement
Le score indique que l’entreprise finance des projets verts au moyen d’obligations dédiées
Le score évalue des dimensions environnementales, sociales et de gouvernance, sans prouver à lui seul un impact environnemental positif
Le score mesure la performance environnementale en excluant les enjeux sociaux et de gouvernance

Le score évalue des dimensions environnementales, sociales et de gouvernance, sans prouver à lui seul un impact environnemental positif

Explication

L’ESG évalue les dimensions environnementales, sociales et de gouvernance, mais un bon score ne garantit pas un impact environnemental positif. Un score ESG n’est donc pas, à lui seul, la preuve d’une réduction des émissions ou d’un bénéfice environnemental.

36. Deux projets ont les mêmes flux futurs et le même coût initial. Si le taux d’actualisation augmente, que devient la difficulté à satisfaire le critère de rentabilité ?

Elle dépend uniquement du risque de change du financement
Elle diminue, car les flux futurs prennent davantage de valeur aujourd’hui
Elle reste stable, car le coût initial ne change pas
Elle augmente, car la valeur actualisée des flux futurs diminue

Elle augmente, car la valeur actualisée des flux futurs diminue

Explication

Un taux d’actualisation plus élevé réduit la valeur actuelle des flux futurs et rend plus difficile le dépassement du coût initial. Le coût initial inchangé ne suffit donc pas à maintenir la rentabilité si les flux actualisés diminuent.

37. Un projet à fort impact attire peu d’investisseurs privés en raison de son profil risque-rendement. Quel mécanisme combine des ressources publiques ou concessionnelles avec des capitaux privés pour faciliter son financement ?

L’additionnalité, qui mesure les capitaux mobilisés grâce à un soutien public
La dette subordonnée, qui absorbe les pertes avant les tranches seniors
Le financement obligataire vert, qui réserve le produit à des projets environnementaux
Le financement mixte, qui associe ces ressources pour améliorer le profil risque-rendement

Le financement mixte, qui associe ces ressources pour améliorer le profil risque-rendement

Explication

Le financement mixte associe des ressources publiques, concessionnelles ou philanthropiques à des capitaux privés afin d’améliorer le profil risque-rendement d’un projet à fort impact. L’additionnalité désigne plutôt la mobilisation de capitaux qui ne seraient pas intervenus, ou pas aux mêmes conditions, sans soutien.

38. Un fonds public permet à des investisseurs privés d’engager des capitaux qui n’auraient pas été mobilisés sans son soutien. Quel principe cela illustre-t-il ?

Le financement mixte, qui associe des capitaux privés à des ressources publiques ou concessionnelles
L’additionnalité, qui correspond à la mobilisation de capitaux rendue possible par le soutien
La rentabilité, qui exige que les flux actualisés dépassent le coût initial
La couverture du risque de change, qui protège un remboursement libellé en devise étrangère

L’additionnalité, qui correspond à la mobilisation de capitaux rendue possible par le soutien

Explication

L’additionnalité correspond à la mobilisation de capitaux qui ne seraient pas intervenus, ou pas aux mêmes conditions, sans soutien public ou concessionnel. Le financement mixte décrit l’association de sources de capitaux, mais ne désigne pas à lui seul cet effet de mobilisation supplémentaire.

39. Une entreprise veut réduire les flux de matières de ses produits. Quelle approche distingue l’économie circulaire du modèle linéaire ?

Elle suit la séquence extraire, produire, consommer et jeter, tout en augmentant le volume de matières récupérées
Elle privilégie des leviers comme la réparation, le réemploi, le remanufacturage et le recyclage plutôt que la séquence produire puis jeter
Elle intervient principalement en fin de vie par le recyclage, sans agir sur la réparation ni le réemploi
Elle remplace la consommation de produits par la vente de leur usage ou de leur performance

Elle privilégie des leviers comme la réparation, le réemploi, le remanufacturage et le recyclage plutôt que la séquence produire puis jeter

Explication

L’économie circulaire cherche à réduire les flux de matières au moyen de leviers tels que la réparation, le réemploi, le remanufacturage et le recyclage. La séquence extraire, produire, consommer et jeter caractérise plutôt le modèle linéaire, et la vente de l’usage relève de l’économie de la fonctionnalité.

40. Un fournisseur conserve la propriété de ses équipements et facture à ses clients le service rendu par leur utilisation. Quel modèle économique applique-t-il ?

Le remanufacturage, qui restaure un produit pour lui donner une nouvelle vie
Le réemploi, qui remet en circulation un produit ou un composant déjà utilisé
La responsabilité sociale et environnementale, qui considère les conséquences des activités de l’entreprise
L’économie de la fonctionnalité, qui vend l’usage ou la performance plutôt que la propriété

L’économie de la fonctionnalité, qui vend l’usage ou la performance plutôt que la propriété

Explication

L’économie de la fonctionnalité consiste à vendre l’usage ou la performance d’un bien plutôt que sa propriété. Le réemploi concerne la remise en circulation d’un produit, tandis que le maintien de la propriété par le fournisseur n’est pas à lui seul une définition du réemploi.

41. Lorsqu’une entreprise applique sa responsabilité sociale et environnementale, quels effets de ses activités prend-elle en compte ?

Les conséquences sur les salariés, les clients, les fournisseurs, les territoires et l’environnement
Les conséquences sur les fournisseurs et les territoires, en excluant les enjeux liés aux salariés
Les conséquences sur les consommateurs et l’environnement, en laissant de côté les autres parties concernées
Les conséquences sur les actionnaires, les prêteurs, les marchés et les résultats financiers

Les conséquences sur les salariés, les clients, les fournisseurs, les territoires et l’environnement

Explication

La responsabilité sociale et environnementale conduit l’entreprise à considérer les effets de ses activités sur un ensemble de parties prenantes et sur l’environnement. La limiter aux consommateurs ou à certains partenaires omet notamment les salariés, les fournisseurs ou les territoires.

42. Quel ensemble de mesures correspond aux leviers d’une transition énergétique ?

Développer les combustibles fossiles, renforcer les infrastructures de transport et compenser les émissions produites
Décarboner l’électricité, développer les réseaux et le stockage, électrifier certains usages et améliorer l’efficacité énergétique
Remplacer les réseaux par des installations locales, limiter le stockage et réduire la consommation électrique
Électrifier tous les usages, accroître la production d’électricité et reporter l’amélioration de l’efficacité énergétique

Décarboner l’électricité, développer les réseaux et le stockage, électrifier certains usages et améliorer l’efficacité énergétique

Explication

La transition combine la décarbonation de l’électricité avec le développement des réseaux, du stockage et de la flexibilité, ainsi qu’avec l’électrification de certains usages et l’efficacité énergétique. L’augmentation de la production électrique sans amélioration de l’efficacité ne rend pas compte de cet ensemble de leviers.

43. Pourquoi les coûts de la transition énergétique peuvent-ils peser davantage sur certains ménages ou territoires ?

Parce qu’ils sont répartis de façon identique entre les ménages, quels que soient leur logement et leur lieu de résidence
Parce qu’ils varient selon le revenu, le logement, la localisation, les transports et l’emploi, avec des effets proportionnellement plus lourds pour certains groupes
Parce qu’ils touchent surtout les régions diversifiées, tandis que les territoires industriels carbonés sont moins exposés
Parce qu’ils dépendent principalement de la consommation d’électricité, sans lien notable avec le transport ou l’emploi

Parce qu’ils varient selon le revenu, le logement, la localisation, les transports et l’emploi, avec des effets proportionnellement plus lourds pour certains groupes

Explication

L’exposition dépend de plusieurs caractéristiques, dont le revenu, le logement, la localisation, les modes de transport et le secteur d’emploi, ce qui peut alourdir la charge relative des ménages modestes et de régions dépendantes d’industries carbonées. Une répartition identique ne tient pas compte de ces différences d’exposition.

44. Quelle conclusion le modèle de Solow tire-t-il du rôle de l’accumulation du capital dans la croissance par tête ?

Elle relève le niveau de vie, tandis que le progrès technique est nécessaire pour soutenir durablement la croissance par tête
Elle réduit le niveau de vie à court terme, tandis que le progrès technique maintient la croissance sans accumulation de capital
Elle relève le niveau de vie et garantit une croissance durable par tête, même sans progrès technique
Elle soutient durablement la croissance par tête, tandis que le progrès technique agit principalement sur le niveau de vie initial

Elle relève le niveau de vie, tandis que le progrès technique est nécessaire pour soutenir durablement la croissance par tête

Explication

Dans le modèle de Solow, l’accumulation du capital améliore le niveau de vie, mais le progrès technique est requis pour soutenir durablement la croissance par tête. L’accumulation du capital ne garantit donc pas à elle seule une croissance durable par tête.

45. Un projet de transition est techniquement réalisable, mais les investisseurs le jugent trop risqué et son financement trop coûteux. Quelles conditions économiques pourraient aider à le rendre accessible ?

Une hausse du coût du capital, une réduction de l’épargne disponible et une concentration des risques
Une confirmation de sa faisabilité technique, sans adaptation des conditions de financement
Une épargne mobilisable, un partage des risques et un coût du capital compatible avec le projet
Un financement reposant sur l’endettement, sans mécanisme de partage des risques ni considération du coût du capital

Une épargne mobilisable, un partage des risques et un coût du capital compatible avec le projet

Explication

La réalisation de la transition demande une épargne mobilisable, un partage des risques et un coût du capital compatible avec les projets. Confirmer la faisabilité technique ne suffit pas si le financement demeure économiquement inaccessible.

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Quelle référence est associée au modèle de croissance de Solow ?

Robert Solow, 1956.

Qu’est-ce qui permet au progrès technique d’accroître durablement dans le modèle de Solow ?

La production par travailleur.

Comment s’écrit la production agrégée dans le modèle de Solow ?

Y=F(K,AL)Y=F(K,AL)

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