QCM : Cycles et crises économiques (46 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Après la dépréciation de la monnaie d’un pays, une entreprise doit rembourser une dette libellée en euros. Que doit-elle prévoir pour obtenir les euros nécessaires ?

La même quantité de monnaie locale, quelle que soit la valeur de la monnaie.
Davantage d’euros, sans besoin supplémentaire de monnaie locale.
Davantage de monnaie locale pour acheter les euros dus.
Moins de monnaie locale pour acheter les euros dus.

Davantage de monnaie locale pour acheter les euros dus.

Explication

Quand la monnaie nationale se déprécie, l’emprunteur doit fournir davantage de monnaie locale pour obtenir la devise requise par son remboursement. Moins de monnaie locale correspondrait à une appréciation, et la quantité due en euros ne remplace pas le besoin de les acheter.

2. Un pays attire d’importants capitaux étrangers, mais les investisseurs les retirent rapidement et les marchés deviennent instables. Quelle conclusion convient le mieux ?

Les capitaux étrangers garantissent une stabilité durable aux marchés
Les retraits rapides renforcent la prévisibilité des financements
Les avantages financiers dépendent de la confiance et de la maîtrise des risques
La capacité de remboursement devient sans importance lorsque les capitaux affluent

Les avantages financiers dépendent de la confiance et de la maîtrise des risques

Explication

Les bénéfices de la globalisation financière ne sont pas automatiques : les capitaux peuvent être retirés rapidement et leurs mouvements déstabiliser les marchés. L’afflux de capitaux ne garantit donc pas la stabilité, et la confiance ainsi que la capacité de remboursement restent importantes.

3. Un pays émergent attire des capitaux étrangers et voit le crédit se développer. Les banques financent des projets incertains, tandis que les déficits courant et budgétaire persistent. Quelle vulnérabilité peut en résulter ?

Les déficits sont nécessairement résorbés par l’arrivée de capitaux étrangers.
La monnaie nationale se renforce grâce au financement des projets risqués.
L’accès au crédit réduit les engagements financiers du pays.
Les déficits peuvent fragiliser l’économie et peser sur la monnaie nationale.

Les déficits peuvent fragiliser l’économie et peser sur la monnaie nationale.

Explication

Les capitaux étrangers et le crédit peuvent financer des projets risqués et des déficits persistants, mais ceux-ci sont susceptibles de fragiliser l’économie et de peser sur la monnaie. Résorber les déficits, renforcer automatiquement la monnaie ou réduire les engagements confond financement et conséquences économiques.

4. Une entreprise voit l’inflation diminuer alors que ses dettes restent importantes. Quel enchaînement décrit l’effet sur ses investissements ?

Les taux réels augmentent, les dettes coûtent davantage et l’entreprise réduit ses investissements pour se désendetter
Les taux réels diminuent, les dettes coûtent davantage et l’entreprise réduit ses investissements pour se désendetter
Les taux réels augmentent, les dettes coûtent moins cher et l’entreprise accroît ses investissements
Les taux réels diminuent, les dettes coûtent moins cher et l’entreprise accroît ses investissements

Les taux réels augmentent, les dettes coûtent davantage et l’entreprise réduit ses investissements pour se désendetter

Explication

La baisse de l’inflation accroît les taux d’intérêt réels, alourdit le coût des dettes et conduit l’entreprise à consacrer une part de ses profits au remboursement, en réduisant ses investissements. L’option sur la baisse des taux réels confond inflation et taux réel, celle sur des dettes moins coûteuses inverse l’effet, et celle sur l’investissement accru néglige le désendettement.

5. Dans une économie où les salaires progressent plus vite que la productivité, quelle évolution commune aux crises des années 1930 et 1970 peut en résulter ?

Une augmentation de la part des profits des entreprises
Une hausse des gains de productivité plus rapide que les salaires
Une diminution de la part des profits des entreprises
Une baisse générale des prix à la consommation

Une diminution de la part des profits des entreprises

Explication

Lorsque les salaires augmentent par rapport aux gains de productivité, la part des profits diminue. L’augmentation des profits inverse le mécanisme, la hausse de productivité plus rapide contredit la situation décrite, et la baisse des prix concerne la déflation.

6. Après un krach, les ménages subissent des pertes et les entreprises vendent moins. Le coût des emprunts augmente aussi. Quelle chaîne de conséquences peut conduire à une récession ?

La consommation et les ventes reculent, la production et l’emploi augmentent, et le crédit plus cher freine l’activité.
La consommation et les ventes reculent, la production et l’emploi diminuent, et le crédit plus cher stimule les emprunts.
La consommation et les ventes augmentent, la production et l’emploi diminuent, et le crédit plus cher freine l’activité.
La consommation et les ventes reculent, la production et l’emploi diminuent, et le crédit plus cher freine l’activité.

La consommation et les ventes reculent, la production et l’emploi diminuent, et le crédit plus cher freine l’activité.

Explication

Les pertes peuvent réduire la consommation; les ventes plus faibles peuvent ensuite réduire la production et l’emploi, tandis que le crédit plus coûteux freine consommation et investissement, ce qui peut conduire à une récession. Une hausse de la consommation, de la production ou des emprunts contredit les mécanismes décrits.

7. Deux économistes interprètent une crise : l’un insiste sur une demande insuffisante, l’autre sur des profits insuffisants et une intervention excessive de l’État. Comment classer leurs analyses ?

La première analyse est libérale, la seconde keynésienne
La première analyse est keynésienne, la seconde libérale
Les deux analyses sont libérales
Les deux analyses sont keynésiennes

La première analyse est keynésienne, la seconde libérale

Explication

L’analyse keynésienne met principalement en cause l’insuffisance de la demande, alors que l’analyse libérale souligne le manque de profits et l’intervention excessive de l’État. L’interversion des courants ou l’attribution des deux explications à un seul courant confond leurs diagnostics.

8. Dans les années 1980, un pays ouvre ses marchés financiers en combinant déréglementation, décloisonnement et désintermédiation. Quel phénomène cette évolution contribue-t-elle à installer ?

Le cloisonnement des marchés nationaux
La globalisation financière
Le développement initial des eurodollars
L’encadrement financier de Bretton Woods

La globalisation financière

Explication

Dans les années 1980, l’ouverture des marchés par la déréglementation, le décloisonnement et la désintermédiation contribue à installer la globalisation financière. Bretton Woods correspond à l’encadrement et au cloisonnement des marchés, tandis que les eurodollars se développent dans les années 1960.

9. Des titres regroupent des crédits immobiliers liés au même marché. Après la chute de ce marché, plusieurs crédits deviennent défaillants au même moment. Quelle chaîne de conséquences est la plus probable pour les investisseurs ?

Ils découvrent un risque sous-estimé, perdent confiance et subissent une propagation des pertes
Ils bénéficient de remboursements plus sûrs, maintiennent leur confiance et réduisent les défauts
Ils réévaluent les titres avant les défauts, rétablissent la confiance et empêchent la contagion
Ils constatent que les risques ont été dispersés, renforcent leur confiance et limitent les pertes

Ils découvrent un risque sous-estimé, perdent confiance et subissent une propagation des pertes

Explication

Lorsque des crédits dépendant du même marché deviennent simultanément défaillants, le risque n’est pas réellement dispersé : les investisseurs découvrent des produits plus risqués que prévu, la confiance s’effondre et les pertes se propagent. L’indépendance supposée des prêts masque leur exposition commune, tandis qu’une baisse des taux ou une réévaluation préalable n’explique pas cette chaîne.

10. Une économie conserve ses règles de partage de la valeur ajoutée alors que les gains de productivité ralentissent. Quelle évolution en chaîne est attendue dans l’analyse régulationniste ?

Hausse relative des coûts, baisse des profits et des investissements, puis ralentissement de la croissance
Hausse relative des coûts, hausse des profits et des investissements, puis accélération de la croissance
Baisse relative des coûts, baisse des profits et des investissements, puis accélération de la croissance
Baisse relative des coûts, hausse des profits et des investissements, puis ralentissement de la croissance

Hausse relative des coûts, baisse des profits et des investissements, puis ralentissement de la croissance

Explication

Si les gains de productivité ralentissent tandis que les règles de partage persistent, les coûts augmentent relativement aux gains, ce qui réduit les profits et les capacités de financement, puis les investissements et la croissance. Une hausse des profits inverse le mécanisme, une baisse relative des coûts ne découle pas de la situation, et une accélération de la croissance contredit la chaîne décrite.

11. Une banque compte récupérer un prêt immobilier en revendant le logement saisi, mais le prix du logement chute sous le montant restant dû. Quelle conséquence découle de cette situation ?

La baisse du prix transforme le prêt immobilier en dépôt bancaire
La revente du logement peut ne pas suffire à couvrir la dette
La revente du logement rembourse nécessairement la totalité du prêt
Le blocage interbancaire augmente directement la valeur du logement

La revente du logement peut ne pas suffire à couvrir la dette

Explication

La protection espérée par la banque dépend du maintien d’un prix immobilier élevé : si le logement vaut moins que la dette, sa revente peut laisser une perte. La garantie n’assure donc pas le remboursement intégral, et ni un dépôt bancaire ni le blocage interbancaire ne décrivent ce mécanisme.

12. Quel économiste est associé à l’idée que des innovations remplacent d’anciennes activités, faisant disparaître certaines entreprises et en faisant émerger d’autres ?

Kitchin
Schumpeter
Keynes
Kondratieff

Schumpeter

Explication

La destruction créatrice, par laquelle les innovations remplacent certaines activités et peuvent relancer la croissance, est associée à Schumpeter. Kondratieff est associé aux vagues longues, Keynes à l’analyse macroéconomique et Kitchin aux cycles liés aux stocks.

13. Après l’éclatement d’une bulle, les banques doutent de la valeur de leurs actifs et des pertes de leurs partenaires ; dans le même temps, la construction ralentit. Quelle combinaison de conséquences est attendue ?

Les banques deviennent réticentes à se prêter, le marché interbancaire se bloque et le PIB subit le ralentissement de la construction
Les banques prêtent davantage entre elles tandis que l’incertitude stimule la construction
Les banques cessent d’évaluer leurs actifs et le ralentissement de la construction relève le PIB
Les banques accroissent leurs prêts réciproques et la construction soutient immédiatement le PIB

Les banques deviennent réticentes à se prêter, le marché interbancaire se bloque et le PIB subit le ralentissement de la construction

Explication

L’incertitude sur les actifs et les pertes des partenaires rend les banques méfiantes, ce qui freine les prêts interbancaires ; la baisse de la construction pèse aussi sur le PIB. L’incertitude ne stimule pas les prêts, et un ralentissement de la construction n’est pas un facteur de hausse du PIB.

14. Une entreprise cherche des capitaux en émettant un titre qui oblige l’émetteur à rembourser l’investisseur selon des conditions prévues. Quel titre émet-elle ?

Une action représentant une part du capital
Un prêt bancaire accordé à l’entreprise
Un fonds commun réunissant des valeurs mobilières
Une obligation constituant une créance

Une obligation constituant une créance

Explication

Une obligation est un titre de créance : l’investisseur prête de l’argent à l’émetteur, qui doit le rembourser selon les conditions prévues. Une action représente du capital et ne constitue pas une dette à rembourser comme un emprunt ; un prêt bancaire et un fonds collectif sont d’autres formes de financement.

15. Sur une année, les dépenses publiques d’un pays dépassent ses recettes, tandis que le total de ses emprunts non remboursés est mesuré à la fin de l’année. Quelle distinction décrit ces deux montants ?

Le déficit est un flux sur la période, la dette un stock à rembourser
Le déficit est un stock à rembourser, la dette un flux sur la période
Le déficit est l’ensemble des emprunts dus, la dette l’écart annuel
Le déficit et la dette sont deux mesures annuelles des recettes manquantes

Le déficit est un flux sur la période, la dette un stock à rembourser

Explication

Le déficit mesure un écart sur une période, alors que la dette correspond aux emprunts restant à rembourser et constitue un stock. L’idée d’un stock pour le déficit confond flux et stock; l’inversion des définitions attribue la mauvaise notion à chaque montant; qualifier la dette de flux annuel néglige son caractère accumulé.

16. Dans un cycle de Kondratieff, la production et les prix augmentent pendant une première période, puis la croissance ralentit et les prix peuvent baisser. Comment nomme-t-on ces deux phases, dans l’ordre ?

Phase B pendant les deux périodes
Phase A pendant les deux périodes
Phase A, puis phase B
Phase B, puis phase A

Phase A, puis phase B

Explication

La phase A est associée à une hausse de la production et des prix; la phase B correspond au ralentissement de la croissance et/ou à une baisse des prix. Inverser les phases attribue à chacune les caractéristiques de l’autre; conserver la phase A pendant le ralentissement néglige sa définition; conserver la phase B pendant la hausse confond sa caractéristique avec celle de la phase A.

17. Après l’éclatement d’une bulle immobilière, de nombreux emprunteurs cessent de rembourser leurs prêts. Quelle conséquence ce mécanisme peut-il avoir pour les banques ?

Une réduction immédiate des investissements des entreprises
Des pertes susceptibles de conduire certaines banques à la faillite
Une baisse directe du taux de change de la monnaie
Une hausse des profits bancaires grâce aux prêts impayés

Des pertes susceptibles de conduire certaines banques à la faillite

Explication

Les défauts de remboursement après l’éclatement d’une bulle entraînent des pertes bancaires et peuvent mener à des faillites. Une hausse des profits inverse l’effet des impayés, la baisse du change relève d’une autre catégorie de crise et la réduction des investissements est associée au mécanisme boursier décrit.

18. Les prix des logements d’un quartier grimpent bien au-delà de ce que justifient leurs caractéristiques, car les acheteurs espèrent les revendre plus cher. Quel phénomène décrit cette situation ?

Une revalorisation conforme aux caractéristiques des logements
Une baisse de la valeur des logements accompagnée de ventes forcées
Une abondance de liquidités sans hausse spéculative des prix
Une bulle immobilière

Une bulle immobilière

Explication

Une bulle immobilière se forme quand les prix dépassent progressivement la valeur justifiée par les caractéristiques des biens, notamment sous l’effet de l’espoir de revente. Une hausse fondée sur les caractéristiques n’est pas une bulle, tandis que la liquidité et les ventes forcées ne définissent pas ce phénomène.

19. Un prêteur évalue un candidat à l’emprunt comme présentant un risque élevé de ne pas rembourser. Comment qualifier le prêt envisagé ?

Un crédit garanti sans risque de défaut
Un crédit subprime
Un crédit prime
Un crédit à taux directeur

Un crédit subprime

Explication

Un crédit subprime est accordé à un emprunteur qui présente un risque élevé de défaut. Le crédit prime concerne des emprunteurs mieux garantis, et un taux directeur est un instrument de politique monétaire, non une catégorie de prêt.

20. Après une période où la production et la demande augmentent, l’activité se retourne, puis la production diminue avant de repartir. Quelle succession de phases décrit ce cycle économique ?

Expansion, crise, récession ou dépression, reprise
Expansion, récession ou dépression, crise, reprise
Crise, expansion, récession ou dépression, reprise
Expansion, crise, reprise, récession ou dépression

Expansion, crise, récession ou dépression, reprise

Explication

Le cycle comprend successivement l’expansion, la crise, la récession ou dépression et la reprise. Placer la récession avant la crise confond le retournement avec le recul qui le suit; placer la reprise avant ce recul inverse les phases; commencer par la crise omet l’expansion initiale.

21. Des invendus s’accumulent dans plusieurs entreprises. Quelle évolution décrit le mieux le mécanisme qui peut mener à une hausse du chômage ?

Baisse des prix et des profits, puis des salaires et revenus, recul de la demande et de la production, hausse du chômage
Baisse des prix et des profits, puis des salaires et revenus, hausse de la demande et de la production, recul du chômage
Baisse des prix et des profits, puis hausse des revenus et de la demande, hausse de la production et du chômage
Hausse des prix et des profits, puis des salaires et revenus, recul de la demande et de la production, hausse du chômage

Baisse des prix et des profits, puis des salaires et revenus, recul de la demande et de la production, hausse du chômage

Explication

Dans une crise de surproduction, les invendus font baisser les prix et les profits, puis les salaires et les revenus; la demande et la production diminuent, tandis que le chômage augmente. Faire monter les prix et les profits inverse le premier effet; faire croître les revenus et la demande rompt la chaîne; une hausse de la demande contredit le mécanisme cumulatif décrit.

22. Des entreprises produisent davantage de biens que les consommateurs ne peuvent en acheter. À quel type de crise cette situation correspond-elle ?

Une crise d’Ancien Régime de sous-production agricole
Une déflation définie par une baisse générale des prix
Une crise agricole provoquée par des récoltes insuffisantes
Une crise moderne de surproduction

Une crise moderne de surproduction

Explication

Une crise moderne est une crise de surproduction lorsque les entreprises produisent plus que les consommateurs ne peuvent acheter. La sous-production agricole et les récoltes insuffisantes caractérisent les crises d’Ancien Régime; la déflation désigne une baisse générale des prix, et non la cause de cette crise.

23. Des épargnants peuvent investir à l’étranger, et leurs fonds se dirigent vers les projets offrant les rendements les plus élevés. Quel avantage potentiel cela illustre-t-il ?

Une réduction automatique de l’endettement public
Une meilleure allocation de l’épargne
Une diminution garantie des coûts de financement
Une stabilité assurée des marchés financiers

Une meilleure allocation de l’épargne

Explication

La circulation internationale de l’épargne peut la diriger vers les pays et les investissements les plus rentables, améliorant ainsi son allocation. La baisse des coûts de financement et le financement des déficits sont d’autres effets possibles, tandis que la stabilité n’est pas garantie.

24. Les prix baissent fortement durant une crise, tandis qu’une autre combine hausse des prix et ralentissement économique : quelle caractérisation convient à chacune ?

Stagflation dans les deux périodes
Déflation dans les années 1930, stagflation dans les années 1970
Stagflation dans les années 1930, déflation dans les années 1970
Déflation dans les deux périodes

Déflation dans les années 1930, stagflation dans les années 1970

Explication

La déflation correspond à la forte baisse des prix caractéristique des années 1930, tandis que la stagflation associe hausse des prix et ralentissement économique dans les années 1970. L’inversion des termes confond les périodes, et appliquer un seul terme aux deux crises efface leur distinction.

25. Entre 2004 et 2006, la Réserve fédérale américaine relève progressivement ses taux directeurs d’environ 1 % à plus de 5 %. Pour un ménage ayant un crédit immobilier à taux variable, quelle conséquence peut en résulter ?

Ses remboursements peuvent diminuer et faciliter le paiement des mensualités
Son crédit devient automatiquement un prêt à taux fixe sans variation de coût
Ses mensualités restent nécessairement inchangées malgré la révision des taux
Ses remboursements peuvent augmenter et rendre le paiement des mensualités plus difficile

Ses remboursements peuvent augmenter et rendre le paiement des mensualités plus difficile

Explication

La hausse des taux directeurs accroît les remboursements de nombreux crédits à taux variable et peut empêcher certains ménages de payer. Une hausse des taux ne fait pas baisser ces remboursements ; l’effet décrit ne concerne pas une mensualité fixe inchangée ni une conversion automatique du prêt.

26. Une entreprise reçoit un prêt d’une banque et s’engage à rembourser le capital ainsi que des intérêts. De quel mode de financement s’agit-il ?

D’un financement direct par actions
D’un placement collectif en valeurs mobilières
D’un financement bancaire indirect
D’un financement direct par obligations

D’un financement bancaire indirect

Explication

Dans le financement bancaire indirect, la banque prête à l’entreprise, qui rembourse le prêt et les intérêts. L’émission d’obligations ou d’actions relève du financement direct par les marchés, tandis qu’un placement collectif regroupe l’épargne d’investisseurs.

27. Quel droit économique caractérise l’investisseur qui détient une action d’une entreprise ?

Le statut de copropriétaire d’un portefeuille collectif
Le statut de créancier lié à un prêt remboursable
Le statut d’actionnaire lié à une part du capital
Le statut de prêteur lié à une dette obligataire

Le statut d’actionnaire lié à une part du capital

Explication

Une action représente une part du capital de l’entreprise et confère à son détenteur le statut d’actionnaire. La créance et le prêt remboursable caractérisent plutôt une obligation ou un prêt, tandis que la copropriété d’un portefeuille relève d’un fonds commun de placement.

28. Des investisseurs jugent trop risqués les placements d’un pays et retirent leurs capitaux. Quelle évolution peut suivre pour le financement des déficits et la monnaie nationale ?

Les financements des déficits restent stables et la monnaie peut gagner de la valeur.
Les financements des déficits augmentent et la monnaie peut perdre de sa valeur.
Les financements des déficits diminuent et la monnaie peut gagner de la valeur.
Les financements des déficits diminuent et la monnaie peut perdre de sa valeur.

Les financements des déficits diminuent et la monnaie peut perdre de sa valeur.

Explication

La perte de confiance provoque des retraits de capitaux, ce qui réduit le financement des déficits et peut faire baisser la valeur de la monnaie. Une hausse des financements inverse l’effet du retrait, tandis qu’un gain de valeur monétaire ne correspond pas à la dépréciation possible.

29. Une crise financière commence dans un pays, puis des économies liées à ses marchés financiers rencontrent à leur tour des difficultés. Quel mécanisme explique cette propagation ?

La baisse du taux de change d’une monnaie transmet mécaniquement les difficultés
La hausse anticipée des profits entraîne des difficultés dans d’autres économies
Les défauts de paiement locaux limitent les difficultés au pays d’origine
Les liens entre marchés financiers transmettent les difficultés à d’autres économies

Les liens entre marchés financiers transmettent les difficultés à d’autres économies

Explication

Les liens entre marchés financiers peuvent transmettre une crise commencée dans un pays à d’autres économies. Une baisse de change ou des anticipations de profits ne décrivent pas ce mécanisme de contagion, et les défauts limités au pays d’origine ne rendent pas compte de la propagation.

30. Une entreprise étrangère reçoit des capitaux internationaux sous forme de prêts, d’achats de titres et de participations durables dans des entreprises. Que montrent ces trois formes de financement ?

Les capitaux peuvent prendre la forme de crédits, de placements et d’investissements directs
Les capitaux prennent la forme d’investissements directs, de taxes et d’épargne domestique
Les capitaux prennent la forme de placements, de transferts sociaux et de prêts nationaux
Les capitaux prennent la forme de crédits, de recettes fiscales et de dépenses publiques

Les capitaux peuvent prendre la forme de crédits, de placements et d’investissements directs

Explication

Les capitaux internationaux peuvent financer l’économie sous forme de crédits, de placements financiers en actions ou obligations et d’investissements directs à l’étranger. Les recettes fiscales, les dépenses publiques et les transferts sociaux ne figurent pas parmi ces trois formes.

31. Dans une économie, les ménages empruntent, les banques accordent ces prêts et des investisseurs financent leurs placements avec de l’argent emprunté. Pourquoi cette organisation fragilise-t-elle le système financier ?

Parce que les dettes s’appuient les unes sur les autres et transmettent les pertes entre acteurs
Parce que la hausse des prix réduit les engagements financiers de tous les acteurs
Parce que les banques remplacent les emprunts des ménages par des dépôts sans risque
Parce que les investisseurs détiennent des biens dont la valeur réelle ne peut pas varier

Parce que les dettes s’appuient les unes sur les autres et transmettent les pertes entre acteurs

Explication

Lorsque ménages, banques et investisseurs sont liés par des emprunts, les difficultés d’un acteur peuvent fragiliser les autres. La diversification des dettes ne supprime pas cette interdépendance, la hausse immobilière n’en est pas la cause centrale et les prêts ne mettent pas les investisseurs à l’abri.

32. Dans une analyse inspirée du cycle d’innovation de Kondratieff, une période se caractérise par un ralentissement durable de la croissance. À quelle phase correspond-elle ?

À une phase de croissance accélérée
À la phase A
À la phase B
À une phase de prospérité

À la phase B

Explication

Dans le cycle de Kondratieff, la phase B correspond à un ralentissement durable de la croissance, tandis que la phase A est une période de croissance et de prospérité. La prospérité et la croissance accélérée renvoient donc à la phase A, et la reprise conjoncturelle ne définit pas la phase B.

33. Un projet de régulation financière mise sur la responsabilité des acteurs, la transparence et la surveillance du marché, sans privilégier des règles internationales contraignantes. À quelle conception correspond-il ?

À la conception néo-keynésienne de la régulation financière
À une politique de sauvetage public des banques en crise
À la conception keynésienne de la régulation financière
À la conception libérale de la régulation financière

À la conception libérale de la régulation financière

Explication

La conception libérale privilégie la responsabilité des acteurs, la transparence et la surveillance du marché. Les approches keynésienne et néo-keynésienne réclament plutôt des règles contraignantes et des interventions publiques, tandis qu’un sauvetage bancaire désigne une mesure d’intervention.

34. Que désigne la globalisation financière ?

La création d’un marché mondial où capitaux et épargne circulent entre pays
La création d’un système centralisé qui dirige l’épargne des différents pays
La création d’un marché mondial où les biens circulent entre pays
La création d’un marché régional où capitaux et épargne circulent entre pays voisins

La création d’un marché mondial où capitaux et épargne circulent entre pays

Explication

La globalisation financière désigne la création d’un marché mondial des capitaux permettant la circulation des capitaux et de l’épargne entre les pays. Le commerce des biens relève d’un autre type de marché, une échelle régionale ne correspond pas à la dimension mondiale, et un contrôle centralisé n’est pas la définition donnée.

35. Que désigne la titrisation lorsqu’une banque transforme ses crédits en actifs négociables ?

La transformation de titres financiers en dépôts conservés par les banques
La transformation de crédits bancaires en titres vendus à des investisseurs
Le regroupement de banques pour financer directement des emprunteurs
La transformation de dépôts bancaires en crédits accordés aux ménages

La transformation de crédits bancaires en titres vendus à des investisseurs

Explication

La titrisation transforme des crédits bancaires en titres financiers susceptibles d’être vendus à des investisseurs. L’octroi de crédits concerne le financement initial, les dépôts ne sont pas les titres créés, et le regroupement de banques ne définit pas ce mécanisme.

36. Un analyste classe les crises financières en trois grandes catégories. Lesquelles doit-il distinguer ?

Les crises de change, immobilières et de liquidité
Les crises bancaires, de dette publique et immobilières
Les crises boursières, de liquidité et de dette publique
Les crises bancaires, boursières et de change

Les crises bancaires, boursières et de change

Explication

Les trois grandes catégories sont les crises bancaires, les crises boursières et les crises de change. La dette publique, l’immobilier et la liquidité peuvent être liés à des difficultés financières, mais ne remplacent pas ces catégories dans cette classification.

37. Une crise est déclenchée par un krach boursier en 1929, tandis qu’une autre est notamment associée à un choc pétrolier en 1973 : à quelles crises ces événements correspondent-ils ?

Le choc pétrolier déclenche la crise des années 1930, le krach marque celle des années 1970
Le krach déclenche la crise des années 1930, le choc pétrolier marque celle des années 1970
Le choc pétrolier déclenche les deux crises, tandis que le krach n’en marque aucune
Le krach déclenche les deux crises, tandis que le choc pétrolier n’en marque aucune

Le krach déclenche la crise des années 1930, le choc pétrolier marque celle des années 1970

Explication

Le krach boursier de 1929 déclenche la crise des années 1930, tandis que le choc pétrolier de 1973 marque notamment celle des années 1970. L’interversion des événements ou leur attribution à une seule crise confond les deux repères historiques.

38. Une mauvaise récolte réduit les quantités de nourriture disponibles. Quelle chaîne de conséquences peut alors conduire à une hausse du chômage artisanal ?

Baisse des achats artisanaux, hausse de la production artisanale, hausse de l’emploi et apparition des famines
Disettes et famines, baisse du prix des aliments, hausse des achats artisanaux, recul de la production artisanale et de l’emploi
Hausse du prix des aliments, hausse des achats artisanaux, hausse de la production artisanale et recul de l’emploi
Disettes et famines, hausse du prix des aliments, baisse des achats artisanaux, recul de la production artisanale et de l’emploi

Disettes et famines, hausse du prix des aliments, baisse des achats artisanaux, recul de la production artisanale et de l’emploi

Explication

La baisse de la production agricole entraîne disettes et famines, puis une hausse du prix des aliments; les ménages réduisent alors leurs achats artisanaux, ce qui fait baisser la production et l’emploi dans l’artisanat. La baisse du prix des aliments inverse le mécanisme; augmenter les achats artisanaux contredit la contrainte budgétaire décrite; une hausse de la production artisanale ne découle pas de la baisse des achats.

39. Après une multiplication par quatre du prix du pétrole, les ménages consacrent une part accrue de leur revenu à l’énergie et réduisent leurs autres achats. Dans l’enchaînement keynésien, quelle évolution s’ensuit ?

La demande et la production diminuent, tandis que le chômage augmente
La demande diminue, mais la production augmente et le chômage recule
La demande et la production augmentent, tandis que le chômage recule
La demande augmente, mais la production diminue et le chômage augmente

La demande et la production diminuent, tandis que le chômage augmente

Explication

La hausse des dépenses énergétiques réduit les achats d’autres produits, ce qui fait baisser la demande et la production et augmenter le chômage. Une production ou une demande en hausse inverse cette chaîne, tandis que la deuxième option associe à tort une production croissante à une demande en baisse.

40. Après des intempéries, les récoltes sont insuffisantes et les pénuries alimentaires se multiplient. De quel type de crise s’agit-il ?

Une déflation liée à une baisse générale des prix
Une crise d’Ancien Régime liée à une sous-production agricole
Une crise moderne liée à une surproduction des entreprises
Une crise moderne liée à des invendus industriels

Une crise d’Ancien Régime liée à une sous-production agricole

Explication

Une crise d’Ancien Régime est une crise de sous-production agricole, souvent liée à des récoltes insuffisantes causées par les intempéries ou les guerres. La surproduction et les invendus caractérisent les crises modernes, tandis que la déflation désigne une baisse générale des prix.

41. Dans la chronologie des crises émergentes des années 1990, quel pays est touché par une crise financière en 1998 ?

Le Brésil
Le Mexique
L’Asie
La Russie

La Russie

Explication

La crise financière de 1998 touche la Russie. Le Mexique est associé à 1994, l’Asie à 1997 et le Brésil à 1999.

42. Des investisseurs perdent confiance dans un pays où les capitaux circulent librement entre les frontières. Quel effet cette liberté peut-elle faciliter ?

La vente simultanée des titres grâce à la diffusion rapide de l’information.
L’achat de la monnaie nationale par la banque centrale avec ses réserves.
Le retrait rapide et massif des capitaux du pays.
L’entrée accrue de capitaux malgré la perte de confiance.

Le retrait rapide et massif des capitaux du pays.

Explication

La liberté de circulation des capitaux permet leur entrée et leur sortie rapides, facilitant ainsi leur retrait massif quand les investisseurs perdent confiance. La vente simultanée des titres relève de la rapidité de l’information, et le soutien de la monnaie relève d’une intervention de la banque centrale.

43. Des investisseurs anticipent une forte hausse des profits, ce qui pousse les cours des actions à des niveaux excessifs. Lorsque leurs anticipations se retournent, quelle suite d’événements caractérise une crise boursière ?

Les ventes font monter les cours et les entreprises accroissent leurs investissements
Les emprunteurs cessent de payer leurs prêts et les banques subissent des pertes
Les capitaux accentuent la baisse d’une monnaie et provoquent une crise de change
Les ventes font chuter les cours et les entreprises réduisent leurs investissements

Les ventes font chuter les cours et les entreprises réduisent leurs investissements

Explication

Quand les anticipations de profits se retournent, les investisseurs vendent leurs actions, les cours chutent et les entreprises peuvent réduire leurs investissements. La hausse des cours inverse le mécanisme, tandis que les impayés bancaires et la baisse d’une monnaie correspondent à d’autres crises.

44. Après une baisse des prix immobiliers, une banque saisit puis revend un logement dont la valeur est inférieure au crédit qui lui est associé. Quel résultat financier doit-elle anticiper ?

Un bénéfice, car la baisse du prix réduit le montant que la banque a prêté
Une perte, car le produit de la revente peut être inférieur au montant du crédit
Une hausse de la valeur du logement qui couvre le crédit restant
Un remboursement intégral, car la saisie efface l’écart entre dette et valeur

Une perte, car le produit de la revente peut être inférieur au montant du crédit

Explication

Si le logement vaut moins que le crédit associé, sa revente ne permet pas de récupérer toute la somme prêtée et la banque subit une perte. La baisse du prix n’efface pas la dette, et la saisie ne garantit pas un remboursement intégral.

45. À l’été 2007, un analyste observe un taux de non-remboursement des crédits subprimes supérieur à 15 %, alors que la moyenne américaine est d’environ 5 %. Quelle comparaison est correcte ?

Le taux subprime est d’environ 5 % et la moyenne américaine dépasse 15 %
Le taux subprime dépasse 15 % et est nettement supérieur à la moyenne d’environ 5 %
Le taux subprime correspond au taux directeur, supérieur à 5 %
Les deux taux sont voisins, autour de 15 %

Le taux subprime dépasse 15 % et est nettement supérieur à la moyenne d’environ 5 %

Explication

À l’été 2007, les défauts subprimes dépassent 15 %, contre environ 5 % en moyenne aux États-Unis : le taux subprime est donc nettement plus élevé. L’inversion des chiffres, l’assimilation au taux directeur et l’idée de taux voisins confondent des données distinctes.

46. Une banque revend rapidement les prêts qu’elle accorde et réduit ses vérifications sur les revenus des emprunteurs, car elle supportera moins leurs défauts de paiement. Quel mécanisme explique cette baisse de vigilance ?

Le remboursement anticipé des crédits par les emprunteurs
L’aléa moral lié au transfert des conséquences du risque
La hausse du coût de remboursement des prêts
La dispersion des risques entre plusieurs investisseurs

L’aléa moral lié au transfert des conséquences du risque

Explication

La revente des prêts peut réduire l’intérêt de la banque à évaluer soigneusement les emprunteurs, car elle ne supporte plus toutes les conséquences des défauts : c’est un aléa moral. La dispersion des risques concerne leur partage entre investisseurs, les taux d’intérêt et le remboursement anticipé ne décrivent pas cette baisse de vigilance.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 93 flashcards sur Cycles et crises économiques.

Quelles sont les quatre phases successives du cycle économique ?

L’expansion, la crise, la récession ou dépression, puis la reprise.

Qu’est-ce qui distingue le déficit public de la dette publique ?

Le déficit est un flux mesuré sur une période, tandis que la dette est un stock d’emprunts restant à rembourser.

Quelles évolutions caractérisent les phases A et B du cycle de Kondratieff ?

La phase A voit la production et les prix augmenter ; la phase B voit la croissance ralentir et/ou les prix baisser.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Cycles et crises économiques.

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