★ À maîtriser
📌 Le déficit public est un flux mesuré sur une période, tandis que la dette publique est un stock correspondant aux emprunts restant à rembourser.
📌 Le cycle de Kondratieff comporte une phase A de hausse de la production et des prix, puis une phase B de ralentissement de la croissance et/ou de baisse des prix.
Compléments
📌 Les bons du Trésor sont généralement des emprunts à court terme, tandis que les OAT servent à emprunter à moyen ou long terme.
Le cycle de Kitchin dure de 3 à 5 ans et concerne la gestion des stocks des entreprises.
Dans le cycle de Kitchin, les entreprises augmentent leurs stocks puis ralentissent la production lorsqu’elles en ont suffisamment.
Le cycle de Juglar dure de 7 à 11 ans et est lié aux investissements des entreprises.
Le cycle de Kondratieff dure environ 50 ans et est associé aux grandes vagues d’innovations.
Expansion → crise → récession ou dépression → reprise.
Dans une crise d’Ancien Régime, la baisse de la production agricole entraîne des disettes et des famines, la hausse du prix des aliments, puis une baisse des achats artisanaux, de la production artisanale et de l’emploi.
Dans une crise de surproduction, les invendus entraînent une baisse des prix et des profits, puis des salaires et des revenus, une nouvelle baisse de la demande, une réduction de la production et une hausse du chômage.
Sous-production agricole dans les crises d’Ancien Régime, surproduction dans les crises modernes.
★ À maîtriser
📌 La crise des années 1930 est déclenchée par le krach boursier de 1929, tandis que celle des années 1970 est notamment marquée par le choc pétrolier de 1973.
📌 La crise des années 1930 est déflationniste, tandis que la crise des années 1970 se caractérise par la stagflation.
Compléments
📌 La crise des années 1930 est marquée par une faible intervention initiale de l’État et un retour du protectionnisme, tandis que celle des années 1970 s’accompagne de l’intervention d’institutions financières internationales et d’une ouverture commerciale accrue.
📌 Le système productif tayloriste et fordiste est maintenu lors de la crise des années 1930, tandis que le mode de régulation fondé sur les gains de productivité et la consommation de masse est remis en cause dans les années 1970.
Déflation des années 1930, stagflation des années 1970.
★ À maîtriser
📌 L’analyse keynésienne explique principalement la crise par une demande insuffisante, tandis que l’analyse libérale met l’accent sur l’insuffisance des profits et l’intervention excessive de l’État.
Compléments
Au début des années 1980, les chômeurs et les travailleurs précaires disposent de moins de moyens pour consommer.
Les nouveaux pays industrialisés cités sont :
Les facteurs qui, selon les libéraux, réduisent les profits sont :
Les libéraux proposent de limiter l’intervention de l’État et de laisser davantage de liberté aux individus et aux entreprises.
Keynésiens : demande insuffisante ; libéraux : profits insuffisants et État trop présent.
★ À maîtriser
Dans l’analyse régulationniste, le ralentissement des gains de productivité alors que les règles de partage de la valeur ajoutée persistent entraîne une hausse relative des coûts, une baisse des profits et des capacités de financement, une réduction des investissements et un ralentissement de la croissance.
Lorsque l’inflation diminue, les taux d’intérêt réels augmentent, les dettes deviennent plus coûteuses et les entreprises consacrent une part importante de leurs profits à leur remboursement, ce qui réduit leurs investissements pour se désendetter.
📌 Dans l’analyse par le cycle d’innovation, la phase A de Kondratieff est une période de croissance et de prospérité, tandis que la phase B correspond à un ralentissement durable de la croissance.
Compléments
📌 Le mode de régulation fordiste associe production de masse et partage des gains de productivité, tandis que le mode de régulation patrimonial est davantage favorable aux détenteurs de capitaux et aux actionnaires.
Les Trente Glorieuses auraient été favorisées par la mécanique, l’électricité, l’aéronautique, le nucléaire, les services publics et l’OST.
À partir de 1973-1974, les effets positifs des innovations associées aux Trente Glorieuses s’épuisent progressivement, contribuant au ralentissement de la croissance et au développement du chômage.
Inflation en baisse → taux réels en hausse → dette plus lourde.
★ À maîtriser
Compléments
Dans les années 1960, des dollars détenus hors des États-Unis, appelés eurodollars, circulent dans des banques étrangères et favorisent les échanges internationaux de capitaux.
Dans les années 1970, les banques reçoivent notamment une partie de l’épargne des pays exportateurs de pétrole et peuvent prêter davantage à l’étranger.
📌 Dans le financement bancaire indirect, une banque prête à l’entreprise qui rembourse le prêt et les intérêts, tandis que dans le financement direct l’entreprise se finance sur les marchés en émettant notamment des actions ou des obligations.
Action = part du capital ; obligation = créance et dette à rembourser.
★ À maîtriser
La globalisation financière peut améliorer l’allocation de l’épargne en la dirigeant vers les pays et les investissements les plus rentables.
Les capitaux internationaux peuvent financer l’économie sous forme de crédits, de placements financiers en actions ou obligations, et d’investissements directs à l’étranger.
Les avantages de la globalisation financière ne sont pas automatiques, car les investisseurs peuvent retirer rapidement leurs capitaux, les pays doivent inspirer confiance, les pays endettés peuvent avoir du mal à rembourser et les mouvements de capitaux peuvent déstabiliser les marchés.
Compléments
📌 Les États peuvent attirer des capitaux étrangers pour financer une partie de leur déficit budgétaire, mais cela peut accroître leur endettement public et leur dépendance envers les investisseurs étrangers.
★ À maîtriser
Les trois catégories de crises financières sont :
Une crise bancaire peut suivre l’éclatement d’une bulle spéculative lorsque les emprunteurs ne remboursent plus leurs prêts, entraînant des pertes bancaires et parfois des faillites.
Une crise boursière peut survenir lorsque des anticipations de hausse des profits font monter excessivement les cours, puis que leur retournement provoque des ventes et une chute des actions, conduisant les entreprises à réduire leurs investissements.
📌 La conception libérale de la régulation financière privilégie la responsabilité des acteurs, la transparence et la surveillance du marché, tandis que la conception keynésienne et néo-keynésienne demande des règles internationales contraignantes et des interventions publiques en cas de crise.
Compléments
📌 La Banque mondiale finance le développement économique et contribue à réduire la pauvreté à long terme, tandis que le FMI contribue à la stabilité monétaire et financière internationale et aide à prévenir ou gérer les crises.
Prévenir par des règles ; guérir par des interventions en crise.
Mexique 1994 → Asie 1997 → Russie 1998 → Brésil 1999.
★ À maîtriser
Des investissements étrangers et un crédit accessibles peuvent financer des projets risqués et des déficits persistants des transactions courantes ou du budget, mais ces déficits peuvent fragiliser l’économie et peser sur la monnaie nationale.
Quand les investisseurs perdent confiance dans des placements risqués ou peu rentables, ils retirent leurs capitaux, les financements des déficits diminuent et la monnaie nationale peut perdre de sa valeur.
Lorsque la monnaie nationale se déprécie, les dettes libellées en devises deviennent plus lourdes pour les emprunteurs, qui doivent disposer de davantage de monnaie locale pour obtenir les devises nécessaires au remboursement.
Compléments
Le FMI encourage le financement privé du développement, notamment par les investissements directs à l’étranger, considérés comme plus efficaces que l’aide publique.
Les créanciers étrangers peuvent vendre leurs titres pour limiter leurs pertes et, lorsque les investisseurs vendent simultanément leurs actifs pour obtenir des liquidités, les cours chutent davantage.
Capitaux et projets risqués → perte de confiance → sorties de capitaux → monnaie en baisse.
★ À maîtriser
La liberté de circulation des capitaux permet leur entrée et leur sortie rapides d’un pays, ce qui facilite leur retrait massif lorsque les investisseurs perdent confiance.
Après un krach financier, les pertes des ménages peuvent réduire leur consommation, la baisse des ventes peut faire diminuer la production et l’emploi, et la hausse du coût du crédit peut freiner la consommation et l’investissement, conduisant à une récession.
Compléments
📌 Pour soutenir sa monnaie, une banque centrale peut acheter sa monnaie nationale sur le marché des changes avec des devises étrangères, mais cette intervention consomme des réserves de change qui peuvent s’épuiser rapidement.
Ventes d’actifs et crédit plus cher → consommation et investissement en baisse → récession.
★ À maîtriser
L’accumulation de dettes interdépendantes, où les ménages empruntent, les banques prêtent et les investisseurs utilisent eux-mêmes des capitaux empruntés, fragilise le système financier.
Aux États-Unis, les banques pensent pouvoir récupérer les prêts immobiliers en revendant les logements, mais cette protection dépend du maintien de prix immobiliers élevés et disparaît si la valeur du logement ne couvre plus la dette.
Après l’éclatement de la bulle immobilière, l’incertitude des banques sur la valeur de leurs actifs et les pertes de leurs partenaires les rend réticentes à se prêter entre elles, ce qui bloque le marché interbancaire et pèse sur le PIB lorsque la construction ralentit.
Compléments
Depuis la fin des années 1980, certains économistes, dont Maurice Allais, alertent sur l’accumulation des dettes dans l’économie mondiale.
Pendant les années 2000, l’abondance de liquidités se dirige notamment vers l’immobilier et les matières premières, faisant monter leur demande et leurs prix.
Les pays cités où les prix des logements augmentent fortement sont :
Prix immobiliers en hausse → emprunts facilités → retournement des prix → pertes.
★ À maîtriser
La Réserve fédérale américaine relève progressivement ses taux directeurs d’environ 1 % en 2004 à plus de 5 % en 2006, ce qui augmente les remboursements de crédits variables et empêche certains ménages de payer leurs mensualités.
Quand les prix immobiliers baissent, certains logements ne couvrent plus le montant des crédits associés, et les banques subissent des pertes en récupérant et en revendant ces biens.
À l’été 2007, le taux de non-remboursement des crédits subprimes dépasse 15 %, contre environ 5 % en moyenne aux États-Unis à la même époque.
Compléments
📌 Les crédits prime bénéficient de conditions plus avantageuses pour les emprunteurs présentant de meilleures garanties financières que les crédits subprimes, plus risqués et souvent assortis de taux moins favorables.
Après la crise boursière des valeurs Internet, les taux d’intérêt sont très bas à partir de 2001.
La hausse de la valeur d’un logement permettait à certains emprunteurs de contracter des crédits rechargeables et de s’endetter davantage.
Certains crédits immobiliers avaient un taux variable, de sorte que les mensualités pouvaient augmenter après une période initiale avantageuse.
Taux variables en hausse et logements en baisse → défauts de paiement.
★ À maîtriser
📌 La titrisation peut réduire la vigilance des prêteurs lorsque les banques revendent leurs crédits et ont alors moins intérêt à vérifier la capacité de remboursement des emprunteurs, ce qui constitue un aléa moral.
Compléments
Crédits revendus et regroupés → vigilance réduite et risques opaques → pertes propagées.
| Dimension | Années 1930 | Années 1970 |
|---|---|---|
| Déclencheur | Krach boursier de 1929 | Choc pétrolier de 1973 |
| Prix | Déflation | Stagflation |
| Commerce | Retour du protectionnisme | Ouverture internationale |
| Modèle productif | Taylorisme et fordisme maintenus | Mode de régulation remis en cause |
| Mode | Intermédiaire | Instrument |
|---|---|---|
| Financement bancaire indirect | Banque | Prêt remboursé avec intérêts |
| Financement direct | Marchés financiers | Actions ou obligations |
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1. Après la dépréciation de la monnaie d’un pays, une entreprise doit rembourser une dette libellée en euros. Que doit-elle prévoir pour obtenir les euros nécessaires ?
2. Un pays attire d’importants capitaux étrangers, mais les investisseurs les retirent rapidement et les marchés deviennent instables. Quelle conclusion convient le mieux ?
Mémorisez les concepts clés de Cycles et crises économiques avec 93 flashcards interactives.
Quelles sont les quatre phases successives du cycle économique ?
L’expansion, la crise, la récession ou dépression, puis la reprise.
Qu’est-ce qui distingue le déficit public de la dette publique ?
Le déficit est un flux mesuré sur une période, tandis que la dette est un stock d’emprunts restant à rembourser.
Quelles évolutions caractérisent les phases A et B du cycle de Kondratieff ?
La phase A voit la production et les prix augmenter ; la phase B voit la croissance ralentir et/ou les prix baisser.
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