QCM : Déductibilité des charges calculées — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction caractérise une charge décaissée par rapport à une charge calculée ?

Elle entraîne un paiement et son existence comme son montant sont certains
Elle constate une perte probable sans entraîner de sortie de trésorerie
Elle répartit le coût d’un actif sur sa durée d’utilisation prévue
Elle traduit une baisse de valeur susceptible de rester réversible

Elle entraîne un paiement et son existence comme son montant sont certains

Explication

Une charge décaissée correspond à une obligation certaine qui provoque effectivement un paiement. La charge calculée, au contraire, enregistre une diminution de valeur, un risque ou une perte probable sans décaissement.

2. Pourquoi les amortissements et les provisions sont-ils enregistrés comme des charges calculées ?

Ils enregistrent des achats d’immobilisations payés au cours de l’exercice
Ils constatent des paiements futurs dont le montant est déjà réglé
Ils servent à distinguer les produits d’exploitation des produits financiers
Ils permettent d’appliquer la prudence, l’indépendance des exercices et l’image fidèle

Ils permettent d’appliquer la prudence, l’indépendance des exercices et l’image fidèle

Explication

Les amortissements et les provisions sont des charges calculées qui contribuent au respect de plusieurs principes comptables fondamentaux. Elles ne correspondent pas à des paiements déjà effectués, contrairement aux charges décaissées.

3. Que signifie amortir une immobilisation ?

Répartir sa valeur sur la durée d’utilisation prévue par l’entreprise
Constater immédiatement toute baisse de valeur observée sur le marché
Reporter le paiement de son acquisition jusqu’à la fin de son utilisation
Enregistrer une perte probable dont le caractère irréversible reste incertain

Répartir sa valeur sur la durée d’utilisation prévue par l’entreprise

Explication

L’amortissement consiste à répartir la valeur d’un actif sur la période pendant laquelle l’entreprise prévoit de l’utiliser. Une dépréciation répond à une logique différente, car elle constate une baisse de valeur qui peut être réversible.

4. Quelle immobilisation peut faire l’objet d’un amortissement selon le principe applicable ?

Un terrain dont la valeur comptable reste stable pendant toute sa durée de détention
Un actif dont la perte de valeur est ponctuelle et peut être entièrement récupérée
Une immobilisation dont la valeur diminue irréversiblement avec l’usage et le temps
Un bien en stock dont la valeur varie selon les conditions de commercialisation

Une immobilisation dont la valeur diminue irréversiblement avec l’usage et le temps

Explication

L’amortissement concerne les immobilisations inscrites à l’actif qui se déprécient de façon irréversible sous l’effet de l’usage et du temps. Une perte réversible relève plutôt de la dépréciation que de l’amortissement.

5. Dans quelle situation l’amortissement d’un actif immobilisé est-il déductible fiscalement ?

Lorsque la dépréciation est irréversible, l’amortissement comptabilisé et la charge autorisée par la loi
Lorsque la valeur de l’actif baisse temporairement et que la dépense est exclue par la loi
Lorsque l’actif est utilisé par l’entreprise, même si aucune écriture d’amortissement n’est enregistrée
Lorsque l’actif est inscrit en stock et que son coût d’acquisition a été payé comptant

Lorsque la dépréciation est irréversible, l’amortissement comptabilisé et la charge autorisée par la loi

Explication

La déductibilité suppose simultanément une dépréciation irréversible, une comptabilisation de l’amortissement et l’absence d’exclusion légale. L’utilisation de l’actif ou le paiement de son prix ne suffit donc pas à rendre la charge déductible.

6. Quel traitement fiscal s’applique à l’amortissement des terrains, des biens en stock et des biens somptuaires ?

Il est déductible pour ces catégories, tandis que les véhicules particuliers sont entièrement exclus
Il n’est pas déductible pour ces catégories, tandis que les véhicules particuliers sont plafonnés
Il est exclu pour les terrains et les stocks, mais admis sans limite pour les véhicules particuliers
Il est déductible pour les terrains et les stocks, avec un plafond pour les biens somptuaires

Il n’est pas déductible pour ces catégories, tandis que les véhicules particuliers sont plafonnés

Explication

Les terrains, les biens comptabilisés en stock et les biens somptuaires ne permettent pas de déduire leur amortissement. Les véhicules particuliers relèvent d’un régime distinct, marqué par des limites de déductibilité plutôt qu’une exclusion générale.

7. Quelle distinction décrit correctement les bases comptable et fiscale d’amortissement d’une immobilisation ?

La base comptable dépend de la durée d’usage, tandis que la base fiscale dépend de la durée réelle d’utilisation.
La base comptable déduit la valeur résiduelle éventuelle, tandis que la base fiscale retient la valeur d’origine ou le prix de revient.
La base comptable et la base fiscale retiennent toutes deux la valeur résiduelle estimée à la mise en service.
La base comptable retient le prix de revient, tandis que la base fiscale déduit systématiquement la valeur résiduelle.

La base comptable déduit la valeur résiduelle éventuelle, tandis que la base fiscale retient la valeur d’origine ou le prix de revient.

Explication

La base comptable part de la valeur d’origine en tenant compte, si nécessaire, d’une valeur résiduelle, alors que la base fiscale repose sur la valeur d’origine ou le prix de revient. La confusion fréquente consiste à attribuer à la base fiscale la déduction de la valeur résiduelle, qui concerne la base comptable.

8. Une entreprise prévoit d’utiliser une machine pendant 8 ans, alors que sa durée fiscale d’usage est de 5 ans : quelle comparaison est correcte ?

La durée comptable est de 5 ans et la durée fiscale est de 8 ans, car la fiscalité suit l’utilisation observée.
Les deux durées sont fixées à 5 ans, car la durée fiscale détermine la durée comptable applicable.
Les deux durées sont fixées à 8 ans, car l’utilisation réelle prime sur la durée d’usage fiscale.
La durée comptable est de 8 ans et la durée fiscale est de 5 ans, car elles correspondent respectivement à l’utilisation réelle et à l’usage fiscal.

La durée comptable est de 8 ans et la durée fiscale est de 5 ans, car elles correspondent respectivement à l’utilisation réelle et à l’usage fiscal.

Explication

La durée comptable correspond à la durée réelle d’utilisation, ici 8 ans, tandis que la durée fiscale correspond à la durée d’usage, ici 5 ans. Inverser ces notions revient à confondre la réalité économique de l’utilisation avec la référence fiscale.

9. Quel critère détermine principalement le mode d’amortissement linéaire par rapport au mode variable ?

Le mode linéaire suit la durée d’usage fiscale, tandis que le mode variable suit la durée réelle d’utilisation.
Le mode linéaire dépend de la valeur résiduelle, tandis que le mode variable dépend de la valeur d’origine.
Le mode linéaire répartit l’amortissement selon le temps, tandis que le mode variable le répartit selon les unités d’œuvre.
Le mode linéaire répartit l’amortissement selon les unités produites, tandis que le mode variable le répartit selon le temps.

Le mode linéaire répartit l’amortissement selon le temps, tandis que le mode variable le répartit selon les unités d’œuvre.

Explication

Le mode linéaire répartit la charge en fonction des unités de temps et constitue le mode de droit commun, alors que le mode variable repose sur les unités d’œuvre. La production ou l’activité mesurée concerne donc le mode variable, et non le mode linéaire.

10. Quel est le taux linéaire correspondant à une durée réelle d’utilisation de 5 ans ?

15 %15\,\%
25 %25\,\%
20 %20\,\%
50 %50\,\%

$$20\,\%$$

Explication

Le taux linéaire se calcule par 1005=20 %\frac{100}{5}=20\,\% pour une durée de cinq ans. Un taux de 25 %25\,\% correspondrait à une durée de quatre ans et ne convient donc pas ici.

11. Dans quelle situation une immobilisation peut-elle relever de l’amortissement dégressif fiscal ?

Elle est acquise neuve, sa durée d’utilisation atteint au moins 2 ans et sa valeur comptable reste constante.
Elle est acquise d’occasion, sa durée d’utilisation est inférieure à 3 ans et son secteur est autorisé par le CGI.
Elle est fabriquée en interne, sa durée d’utilisation atteint au moins 3 ans et son prix varie selon la production.
Elle est acquise neuve, sa durée d’utilisation atteint au moins 3 ans et sa catégorie est autorisée par le CGI.

Elle est acquise neuve, sa durée d’utilisation atteint au moins 3 ans et sa catégorie est autorisée par le CGI.

Explication

L’amortissement dégressif fiscal est facultatif et concerne les biens acquis neufs, utilisés pendant au moins trois ans, appartenant à une catégorie autorisée par le CGI. Le caractère neuf du bien et la durée minimale de trois ans sont donc déterminants, contrairement aux critères proposés dans les autres réponses.

12. Quel coefficient faut-il appliquer au taux linéaire pour déterminer le taux dégressif d’un bien amortissable sur 6 ans ?

2,252{,}25
1,251{,}25
1,751{,}75
1,501{,}50

$$1{,}75$$

Explication

Pour une durée d’utilisation de 5 ou 6 ans, le coefficient dégressif est 1,751{,}75, à multiplier par le taux linéaire. Le coefficient 1,251{,}25 concerne les durées de 3 ou 4 ans, tandis que 2,252{,}25 concerne les durées supérieures à 6 ans.

13. Comment évolue la base de calcul des annuités dans un amortissement dégressif fiscal ?

La première annuité est calculée sur la valeur d’origine au prorata des mois, puis les suivantes sur la valeur résiduelle avant le passage au taux linéaire.
La première annuité est calculée sur la valeur résiduelle, puis les suivantes sur la valeur d’origine jusqu’à la dernière année.
Toutes les annuités sont calculées sur la valeur d’origine, avec un prorata mensuel maintenu pendant toute la durée d’utilisation.
Les annuités sont calculées sur les unités d’œuvre, puis la valeur d’origine remplace cette base lorsque l’activité diminue.

La première annuité est calculée sur la valeur d’origine au prorata des mois, puis les suivantes sur la valeur résiduelle avant le passage au taux linéaire.

Explication

Le calcul dégressif utilise la valeur d’origine pour la première annuité, ajustée selon les mois, puis la valeur résiduelle pour les annuités suivantes ; le taux linéaire prend ensuite le relais lorsqu’il devient au moins égal au taux dégressif. L’idée erronée consiste à conserver la valeur d’origine comme base de toutes les annuités.

14. Que représente l’amortissement dérogatoire par rapport à l’amortissement comptable ?

La perte de valeur réelle subie par un actif immobilisé
La fraction de l’amortissement comptable qui excède l’amortissement fiscal
La fraction de l’amortissement fiscal qui excède l’amortissement comptable
La différence entre la valeur vénale et la valeur nette comptable

La fraction de l’amortissement fiscal qui excède l’amortissement comptable

Explication

L’amortissement dérogatoire correspond à l’excédent de l’amortissement fiscal sur l’amortissement économique ou comptable. La perte de valeur réelle d’un actif relève plutôt de la dépréciation.

15. Une entreprise constate un amortissement fiscal de 18 000 € et un amortissement comptable de 12 000 € pour un bien. Quel est le montant de l’amortissement dérogatoire ?

30 000 €30\,000\ €
12 000 €12\,000\ €
6 000 €6\,000\ €
18 000 €18\,000\ €

$$6\,000\ €$$

Explication

L’amortissement dérogatoire se calcule par la différence entre l’amortissement fiscal et l’amortissement comptable, soit 18 000−12 000=6 000 €18\,000 - 12\,000 = 6\,000\ €. Le montant comptable ou fiscal pris isolément ne mesure pas cet écart.

16. Dans quel compte les amortissements dérogatoires sont-ils comptabilisés ?

Dans le compte 21, au titre des immobilisations corporelles
Dans les comptes 29, 39, 49 et 59, au titre des dépréciations
Dans le compte 145, au titre des provisions réglementées
Dans le compte 15, au titre des provisions pour risques et charges

Dans le compte 145, au titre des provisions réglementées

Explication

Les amortissements dérogatoires sont inscrits au compte 145 comme provisions réglementées. Cette classification ne signifie pas qu’ils constatent une dépréciation réelle du bien.

17. Quel traitement fiscal s’applique à l’amortissement d’un bien somptuaire ?

Il est déductible dans la limite d’un plafond déterminé par le chiffre d’affaires
Il est exclu des charges déductibles et doit être réintégré
Il est déductible dès lors que le bien figure à l’actif de l’entreprise
Il est transformé en dépréciation lorsque sa valeur actuelle diminue

Il est exclu des charges déductibles et doit être réintégré

Explication

L’amortissement des biens somptuaires n’est pas admis en déduction fiscale et doit être réintégré. La simple inscription du bien à l’actif ne suffit donc pas à rendre cette charge déductible.

18. Pour un véhicule de tourisme soumis à un plafond fiscal, quelle fraction du prix d’acquisition TTC est non déductible ?

La fraction calculée à partir de la valeur nette comptable après amortissement
La fraction située en dessous du plafond fiscal quel que soit le taux d’émission
La fraction située au-delà du plafond fiscal lié au taux d’émission de CO₂
La fraction correspondant à la totalité du prix d’acquisition hors taxes

La fraction située au-delà du plafond fiscal lié au taux d’émission de CO₂

Explication

La non-déductibilité concerne la partie du prix TTC qui dépasse le plafond fiscal déterminé notamment par les émissions de CO₂. Elle ne porte donc pas automatiquement sur l’intégralité du prix du véhicule.

19. Que constate une dépréciation d’actif ?

Un excédent d’amortissement fiscal sur l’amortissement comptable
Un passif dont l’échéance ou le montant reste incertain
Une dette certaine dont le règlement intervient à court terme
Une valeur actuelle devenue inférieure à la valeur nette comptable

Une valeur actuelle devenue inférieure à la valeur nette comptable

Explication

La dépréciation constate que la valeur actuelle d’un actif est inférieure à sa valeur nette comptable. Un passif incertain relève plutôt d’une provision pour risques et charges.

20. Comment définir une provision pour risques et charges ?

Un passif dont l’échéance ou le montant n’est pas fixé précisément
Une baisse mesurable de la valeur actuelle d’un actif immobilisé
Une charge certaine dont le montant est déterminé par une facture reçue
Un écart entre l’amortissement fiscal et l’amortissement comptable

Un passif dont l’échéance ou le montant n’est pas fixé précisément

Explication

Une provision pour risques et charges correspond à un passif présentant une incertitude sur son échéance ou son montant. Une baisse de valeur d’un actif constitue une dépréciation, et non une provision pour risques et charges.

21. À quelle condition une dépréciation d’immobilisation amortissable est-elle déductible ?

Lorsque l’immobilisation n’a fait l’objet d’aucun amortissement comptable antérieur
Lorsque la perte de valeur concerne un passif dont le montant reste incertain
Lorsque la valeur vénale dépasse la valeur nette comptable et que la perte est définitivement acquise
Lorsque la valeur vénale est inférieure à la valeur nette comptable et que la perte n’est pas irréversible

Lorsque la valeur vénale est inférieure à la valeur nette comptable et que la perte n’est pas irréversible

Explication

La déduction exige une valeur vénale inférieure à la valeur nette comptable ainsi qu’une perte de valeur non irréversible. Une perte définitivement irréversible ne répond pas à cette condition spécifique de déductibilité.

22. Quelle condition doit réunir une provision pour être déductible fiscalement ?

Elle doit couvrir une charge probable, précisément évaluée et liée à un événement déjà en cours à la clôture.
Elle doit correspondre à une dépense certaine, même si elle n’est pas enregistrée dans la comptabilité.
Elle doit concerner une perte éventuelle dont l’objet peut rester général jusqu’au paiement effectif.
Elle doit être constituée pour réduire le résultat imposable, indépendamment de la déductibilité de la charge.

Elle doit couvrir une charge probable, précisément évaluée et liée à un événement déjà en cours à la clôture.

Explication

La déduction exige notamment une charge ou une perte fiscalement déductible, précisément définie, probable, rattachée à des événements en cours à la clôture et effectivement comptabilisée. Une dépense certaine ou une provision insuffisamment définie ne satisfait pas ces conditions.

23. Laquelle de ces provisions peut être déductible si les conditions générales sont respectées ?

Une provision destinée à couvrir une perte résultant d’un changement de taux de change.
Une provision destinée à couvrir les risques assumés par l’entreprise pour elle-même.
Une provision destinée à couvrir une garantie accordée à un client.
Une provision destinée à couvrir une amende infligée à l’entreprise.

Une provision destinée à couvrir une garantie accordée à un client.

Explication

Une provision pour garantie client peut être déductible lorsque les conditions générales de déductibilité sont remplies. Les provisions relatives aux amendes, aux pertes de change ou au risque de propre assureur sont exclues de la déduction.

24. Quel est le traitement fiscal habituel de la reprise d’une provision dont la dotation avait été déduite ?

La reprise est normalement imposée uniquement si la charge initiale a été effectivement payée.
La reprise est normalement exclue du résultat imposable puisque la provision avait été comptabilisée.
La reprise est normalement traitée comme une nouvelle provision jusqu’à la clôture suivante.
La reprise est normalement comprise dans le résultat imposable de l’exercice concerné.

La reprise est normalement comprise dans le résultat imposable de l’exercice concerné.

Explication

La reprise d’une provision dont la dotation a réduit le résultat imposable est normalement imposable, afin de réintégrer le montant devenu sans objet ou réalisé. À l’inverse, la reprise d’une provision non déductible lors de sa dotation est en principe non imposable.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 55 flashcards sur Déductibilité des charges calculées.

Quelle différence principale entre charges décaissées et charges calculées ?

Les charges décaissées entraînent un paiement, les charges calculées non.

Que constatent les charges calculées sans décaissement ?

Une diminution de valeur, un risque ou une perte probable.

Pourquoi enregistre-t-on amortissements et provisions ?

Pour respecter les principes de prudence, indépendance des exercices et image fidèle.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Déductibilité des charges calculées.

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