★ À maîtriser
📌 Les charges décaissées sont certaines dans leur existence et leur montant et entraînent un paiement, tandis que les charges calculées ne donnent lieu à aucun décaissement et constatent une diminution de valeur, un risque ou une perte probable.
Compléments
Décaissée = paiement certain ; calculée = perte ou dépréciation évaluée
★ À maîtriser
📌 Seules les immobilisations inscrites à l’actif dont la valeur se déprécie irréversiblement du fait de l’usage et du temps sont amortissables.
Compléments
★ À maîtriser
Les trois conditions de déductibilité sont:
Les terrains, les biens comptabilisés en stock et les biens somptuaires ne permettent pas de déduire leur amortissement, tandis que les véhicules particuliers sont soumis à des limites de déductibilité.
Compléments
📌 Les amortissements non comptabilisés ou ne respectant pas l’obligation d’amortissement minimal selon le mode linéaire prévue par l’article 39 B du CGI ne sont pas déductibles.
Actif dépréciable, comptabilisé, non exclu
★ À maîtriser
📌 La base comptable d’amortissement correspond à la valeur d’origine diminuée, le cas échéant, de la valeur résiduelle, tandis que la base fiscale correspond à la valeur d’origine ou au prix de revient.
📌 La durée comptable correspond à la durée réelle d’utilisation, tandis que la durée fiscale correspond à la durée d’usage.
Compléments
📌 Lorsque la durée d’utilisation est supérieure à la durée d’usage, la différence peut générer un amortissement dérogatoire, tandis qu’une durée d’utilisation inférieure peut conduire à une réintégration.
Comptable = utilisation réelle ; fiscal = usage, VO
★ À maîtriser
📐 Formule — Pour une durée réelle d’utilisation de 5 ans, le taux linéaire est de .
Compléments
📌 Le mode linéaire applique un prorata temporis en nombre de jours, avec des mois de 30 jours et une année de 360 jours, tandis que le mode variable n’applique pas de prorata temporis mais réduit les unités d’œuvre selon la date de mise en service.
Linéaire = temps ; variable = unités d’œuvre
📌 L’amortissement dégressif fiscal est facultatif et réservé aux biens acquis neufs, dont la durée d’utilisation est au moins égale à 3 ans et qui appartiennent à une catégorie autorisée par le CGI.
Le taux dégressif est égal au taux linéaire multiplié par un coefficient : 1,25 pour 3 ou 4 ans, 1,75 pour 5 ou 6 ans et 2,25 au-delà de 6 ans.
🔄 Le calcul suit ces étapes: calculer la première annuité sur la valeur d’origine au prorata des mois, calculer les annuités suivantes sur la valeur résiduelle, comparer le taux linéaire aux années restantes au taux dégressif, remplacer le taux dégressif par le taux linéaire lorsqu’il devient supérieur ou égal
VO proratisée → valeur résiduelle → linéaire final
★ À maîtriser
L’amortissement dérogatoire est égal à .
Les amortissements dérogatoires sont comptabilisés comme des provisions réglementées au compte 145, même s’ils ne constatent pas une dépréciation véritable du bien.
Compléments
📌 Une dotation dérogatoire est enregistrée au débit du compte 68725 et au crédit du compte 145, tandis qu’une reprise dérogatoire est enregistrée au débit du compte 145 et au crédit du compte 78725.
Divergence comptable-fiscale → amortissement dérogatoire
★ À maîtriser
📌 L’amortissement des biens somptuaires est expressément exclu des charges déductibles et doit être réintégré.
📌 Pour un véhicule de tourisme, seule la fraction du prix d’acquisition TTC située au-delà du plafond fiscal lié au taux d’émission de CO₂ est non déductible.
Compléments
📌 Dans un bien décomposé, la structure et les composants ayant des utilisations différentes sont comptabilisés séparément et font l’objet de plans d’amortissement propres.
★ À maîtriser
📌 Une dépréciation d’immobilisation amortissable est déductible si la valeur vénale est inférieure à la valeur nette comptable et si la perte de valeur n’est pas irréversible.
Compléments
★ À maîtriser
Une provision est déductible si elle couvre une perte ou une charge fiscalement déductible, précisément définie dans son objet et son montant, probable, résultant d’événements en cours à la clôture et effectivement comptabilisée.
Une provision pour amende, pénalité, majoration, propre assureur ou perte de change n’est pas déductible, tandis qu’une provision pour rémunération, litige ou garantie client peut l’être si les conditions générales sont respectées.
La reprise d’une provision dont la dotation était déductible est normalement imposable, tandis que la reprise d’une provision dont la dotation était non déductible est non imposable.
Compléments
Déductible → précisée → probable → en cours → comptabilisée
| Élément | Charge décaissée | Charge calculée |
|---|---|---|
| Décaissement | Oui | Non |
| Origine | Achat ou frais certain | Dépréciation, risque ou perte probable |
| Justificatifs | Factures, quittances, documents bancaires | Plans, tests de dépréciation ou annexes fiscales |
| Amortissements | Provisions |
|---|---|
| Actif ou charge | Actif immobilisé dépréciable irréversiblement |
| Évaluation | Base, durée et mode conformes |
| Probabilité | Dépréciation irréversible |
| Formalités | Comptabilisation et annexe fiscale |
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1. Quelle distinction caractérise une charge décaissée par rapport à une charge calculée ?
2. Pourquoi les amortissements et les provisions sont-ils enregistrés comme des charges calculées ?
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Quelle différence principale entre charges décaissées et charges calculées ?
Les charges décaissées entraînent un paiement, les charges calculées non.
Que constatent les charges calculées sans décaissement ?
Une diminution de valeur, un risque ou une perte probable.
Pourquoi enregistre-t-on amortissements et provisions ?
Pour respecter les principes de prudence, indépendance des exercices et image fidèle.
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