QCM : Défaillances et politiques économiques (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment un marché contribue-t-il à orienter l’utilisation des ressources ?

Le prix répartit les ressources selon les décisions d’une autorité centrale.
Le prix transmet une information issue de la rencontre entre l’offre et la demande.
Le prix reflète les coûts de production sans signaler la demande des acheteurs.
Le prix fixe les quantités échangées indépendamment des offres et des demandes.

Le prix transmet une information issue de la rencontre entre l’offre et la demande.

Explication

La rencontre de l’offre et de la demande fait du marché un lieu où le prix informe les agents et oriente les ressources. Une planification centrale peut aussi répartir les ressources, mais ce mécanisme ne décrit pas le rôle du prix sur un marché.

2. Une hausse de la production entraîne une pollution que les échanges ne prennent pas en compte, si bien que les ressources sont mal utilisées. Comment qualifier cette situation ?

Une allocation efficace, car la production répond à une demande exprimée sur le marché.
Une asymétrie d’information, car certains agents connaissent mieux les prix que d’autres.
Une défaillance de marché, car le fonctionnement spontané ne produit pas une allocation efficace.
Une concurrence imparfaite, car les entreprises peuvent déterminer les quantités échangées.

Une défaillance de marché, car le fonctionnement spontané ne produit pas une allocation efficace.

Explication

Une défaillance de marché désigne une situation où le fonctionnement spontané du marché ne conduit pas à une allocation efficace des ressources. Une asymétrie d’information concerne un écart d’information entre agents, et ne définit pas à elle seule l’inefficacité décrite ici.

3. Quand peut-on parler d’asymétrie d’information entre des agents ?

Lorsque les agents ne disposent pas du même niveau d’information.
Lorsque les agents poursuivent des objectifs économiques divergents.
Lorsque les agents échangent des biens à des prix différents.
Lorsque les agents interviennent sur des marchés de tailles différentes.

Lorsque les agents ne disposent pas du même niveau d’information.

Explication

Il y a asymétrie d’information lorsque les agents disposent de niveaux d’information inégaux. Des prix ou des objectifs différents peuvent exister sans que les agents soient inégalement informés.

4. Sur le marché des voitures d’occasion, les acheteurs offrent un prix faible faute de distinguer les véhicules fiables des véhicules défectueux, et les vendeurs de voitures fiables se retirent. Quel phénomène cette situation illustre-t-elle ?

La certification, qui assure aux vendeurs une rémunération supérieure au prix du marché.
La transparence, qui permet aux acheteurs d’évaluer précisément la qualité des véhicules.
L’aléa moral, lié à un changement de comportement après la conclusion d’un contrat.
La sélection adverse, liée à l’information inégale au moment du choix des participants au marché.

La sélection adverse, liée à l’information inégale au moment du choix des participants au marché.

Explication

La sélection adverse peut amener les acheteurs à proposer un prix faible et les vendeurs de bons véhicules à quitter le marché. L’aléa moral se produit après la conclusion d’un contrat, et non lors du choix des participants au marché.

5. Après avoir souscrit une assurance, une personne prend davantage de risques parce qu’elle se sait couverte. De quel phénomène s’agit-il ?

D’un défaut de concurrence, provoqué par le contrôle du prix par une entreprise.
D’une défaillance de marché, provoquée par une allocation inefficace des ressources.
De la sélection adverse, provoquée par le départ de certains participants avant le contrat.
De l’aléa moral, provoqué par une modification du comportement après le contrat.

De l’aléa moral, provoqué par une modification du comportement après le contrat.

Explication

L’aléa moral apparaît après le contrat lorsqu’un agent change de comportement parce qu’il est assuré ou peu contrôlé. La sélection adverse concerne plutôt l’information inégale qui influe sur le choix des participants au marché.

6. Quel critère caractérise une situation de concurrence imparfaite ?

Les entreprises proposent des biens sans modifier les conditions du marché.
Une entreprise peut influencer le prix ou les quantités échangées.
Les ressources utilisées correspondent à une allocation efficace.
Les acheteurs et les vendeurs disposent tous du même niveau d’information.

Une entreprise peut influencer le prix ou les quantités échangées.

Explication

La concurrence est imparfaite lorsqu’une entreprise a la capacité d’influencer le prix ou les quantités. Une égalité d’information entre agents ne suffit pas à déterminer le degré de concurrence.

7. Quel énoncé distingue correctement un monopole d’un oligopole ?

Le monopole compte un seul offreur, tandis que l’oligopole en compte quelques-uns.
Le monopole désigne un marché sans offreur, tandis que l’oligopole en désigne un avec plusieurs.
Le monopole désigne un acheteur unique, tandis que l’oligopole en désigne plusieurs.
Le monopole compte quelques offreurs, tandis que l’oligopole en compte un seul.

Le monopole compte un seul offreur, tandis que l’oligopole en compte quelques-uns.

Explication

Un monopole comporte un seul offreur, alors qu’un oligopole en comporte quelques-uns. L’inversion de ces deux structures est une confusion fréquente, mais elle attribue à chacune la définition de l’autre.

8. Qu’est-ce qui caractérise une externalité dans l’activité d’un agent ?

Un transfert monétaire direct entre l’agent et les personnes touchées
Un effet sur d’autres agents sans compensation monétaire directe
Un changement de prix qui modifie la quantité demandée par les consommateurs
Un coût payé par l’agent qui produit le bien ou le service

Un effet sur d’autres agents sans compensation monétaire directe

Explication

Une externalité correspond à un effet de l’activité d’un agent sur d’autres agents sans compensation monétaire directe. Un coût payé par l’agent lui-même relève plutôt de ses coûts privés.

9. Une usine crée une pollution qui nuit aux habitants du voisinage. Quel instrument public peut viser à réduire cette externalité négative ?

Une aide financière aux habitants sans modifier les rejets de l’usine
Une campagne d’information destinée à augmenter la production de l’usine
Une taxe ou une norme visant à réduire les rejets polluants
Une subvention ou un investissement public destiné à accroître les rejets

Une taxe ou une norme visant à réduire les rejets polluants

Explication

Une taxe ou une norme peut réduire une externalité négative telle que la pollution. Une subvention ou un investissement public sert plutôt à encourager les externalités positives.

10. Quelle combinaison de caractéristiques définit un bien public, comme l’éclairage des rues ?

Il est rival et difficilement excluable
Il est non rival et non excluable
Il est non rival et facilement excluable
Il est rival et facilement excluable

Il est non rival et non excluable

Explication

Un bien public est à la fois non rival et non excluable, comme l’éclairage public. Un bien rival mais difficilement excluable correspond plutôt à un bien commun.

11. Des pêcheurs prélèvent des poissons dans une zone où l’accès est difficile à restreindre. Comment caractériser cette ressource ?

Comme un bien privé, rival et facilement excluable
Comme un bien commun, rival mais difficilement excluable
Comme un bien de club, non rival et facilement excluable
Comme un bien public, non rival et non excluable

Comme un bien commun, rival mais difficilement excluable

Explication

Les poissons sont un exemple de bien commun : leur prélèvement par certains réduit la quantité disponible pour les autres, tandis que l’exclusion est difficile. Un bien public est non rival, ce qui ne correspond pas à cette ressource.

12. Dans le cas de ValBio, quelle différence distingue le coût privé du coût social ?

Le coût privé inclut les dommages subis par les tiers, tandis que le coût social correspond aux dépenses de l’entreprise
Le coût privé est supporté par les tiers, tandis que le coût social comprend les dépenses de l’entreprise seule
Le coût privé est supporté par l’entreprise, tandis que le coût social inclut aussi les dommages subis par les tiers
Le coût privé et le coût social correspondent aux dommages subis par les tiers, mais diffèrent selon leur durée

Le coût privé est supporté par l’entreprise, tandis que le coût social inclut aussi les dommages subis par les tiers

Explication

Le coût privé est supporté par ValBio, alors que le coût social comprend ce coût privé et les dommages subis par les tiers. Inclure les dommages dans le coût privé inverse la distinction entre les deux notions.

13. Dans le cas de ValBio, comment les dommages annuels aux agriculteurs, pêcheurs, habitants et à la commune se comparent-ils au coût privé de traitement ?

Les dommages s’élèvent à 250 000 €, contre 250 000 € de coût privé de traitement
Les dommages s’élèvent à 250 000 €, contre 90 000 € de coût privé de traitement
Les dommages s’élèvent à 90 000 €, contre 90 000 € de coût privé de traitement
Les dommages s’élèvent à 90 000 €, contre 250 000 € de coût privé de traitement

Les dommages s’élèvent à 250 000 €, contre 90 000 € de coût privé de traitement

Explication

Les dommages annuels aux différentes parties touchées atteignent 250 000 €, tandis que le traitement coûte 90 000 € à l’entreprise. L’inversion de ces montants attribue à tort le coût de traitement aux dommages subis par les tiers.

14. Une taxe sur les rejets est fixée à un niveau inadapté, tandis que l’administration manque d’informations sur la pollution. Quels éléments illustrent des limites possibles de l’action publique ?

Une taxe mal calibrée et une information imparfaite sur les rejets
Un coût privé faible et une hausse de la demande pour les produits de l’entreprise
Une norme respectée et une réduction des dépenses de contrôle
Une baisse des dommages sociaux et une amélioration de la technologie de traitement

Une taxe mal calibrée et une information imparfaite sur les rejets

Explication

Une taxe mal calibrée et une information imparfaite sur les rejets figurent parmi les limites possibles de l’action publique. Une baisse des dommages sociaux et une amélioration technologique ne sont pas, en elles-mêmes, des limites de l’intervention.

15. Quel est l’objectif temporel principal d’une politique structurelle ?

Relancer rapidement la consommation afin de soutenir les ventes des entreprises
Compenser immédiatement une baisse des revenus des ménages par des transferts
Modifier durablement le fonctionnement économique pour favoriser la croissance d’un territoire
Réduire ponctuellement les dépenses publiques pour équilibrer le budget annuel

Modifier durablement le fonctionnement économique pour favoriser la croissance d’un territoire

Explication

Une politique structurelle agit à long terme et transforme durablement le fonctionnement de l’économie afin de créer un cadre propice à la croissance et au développement territorial. Une relance de la consommation vise plutôt un soutien à court terme de la demande.

16. Pour soutenir les entreprises et les ménages, quelle distinction l’État établit-il entre politiques de l’offre et politiques de la demande ?

Les politiques de l’offre soutiennent les ménages, tandis que les politiques de la demande soutiennent les entreprises.
Les politiques de l’offre soutiennent les entreprises, tandis que les politiques de la demande soutiennent les ménages.
Les politiques de l’offre réduisent l’emploi, tandis que les politiques de la demande organisent la concurrence.
Les politiques de l’offre encadrent les échanges extérieurs, tandis que les politiques de la demande financent les administrations.

Les politiques de l’offre soutiennent les entreprises, tandis que les politiques de la demande soutiennent les ménages.

Explication

Les politiques de l’offre s’adressent aux entreprises et les politiques de la demande aux ménages ; l’État peut agir dans les deux cas à court et à long terme. La confusion consiste à inverser les groupes soutenus par ces deux types de politiques.

17. Une entreprise publie des offres d’emploi pour recruter des salariés et produire des services : à quoi cela correspond-il ?

Au taux d’activité, qui mesure la part des personnes en emploi
À l’offre de travail, qui émane des ménages actifs
À la demande de travail, qui émane des entreprises
Au coût du travail, qui regroupe salaires et charges patronales

À la demande de travail, qui émane des entreprises

Explication

La demande de travail émane des entreprises et correspond aux offres d’emploi qu’elles proposent pour disposer de salariés et produire. L’offre de travail vient plutôt des ménages appartenant à la population active.

18. Une entreprise envisage d’embaucher davantage après une hausse de son activité : parmi quels facteurs évalue-t-elle sa demande de travail ?

La démographie, les migrations et la répartition des actifs entre les âges
La taille de la population active, le taux d’activité et la structure par âge
Le volume d’activité, la productivité, le coût du travail et les contraintes légales
Le niveau de consommation des ménages, l’épargne et les transferts sociaux

Le volume d’activité, la productivité, le coût du travail et les contraintes légales

Explication

La demande de travail dépend notamment du volume d’activité, de l’efficacité et de la productivité, du coût du travail, des possibilités de substitution entre capital et travail, ainsi que des contraintes légales et conventionnelles. La taille et la composition de la population active concernent plutôt l’offre de travail.

19. Qui est à l’origine de l’offre de travail dans l’économie ?

Les ménages appartenant à la population active
Les administrations qui fixent les règles du marché
Les consommateurs qui achètent des biens et des services
Les entreprises qui publient des offres d’emploi

Les ménages appartenant à la population active

Explication

L’offre de travail émane des ménages qui appartiennent à la population active. Les entreprises sont à l’origine de la demande de travail, et non de son offre.

20. Quelles personnes sont comptées dans la population active selon sa définition par âge et situation professionnelle ?

Les personnes de 15 à 64 ans qui ne travaillent pas et ne recherchent pas d’emploi
Les personnes de 15 à 64 ans qui travaillent ou recherchent un emploi
Les personnes de 15 à 64 ans qui travaillent, qu’elles cherchent un autre emploi ou non
Les personnes de tout âge qui travaillent ou recherchent un emploi

Les personnes de 15 à 64 ans qui travaillent ou recherchent un emploi

Explication

La population active comprend les personnes âgées de 15 à 64 ans qui ont un emploi ou en recherchent un. Les personnes de cette tranche d’âge qui ne travaillent pas et ne recherchent pas d’emploi ne sont pas incluses dans cette définition.

21. Dans une situation où les entreprises proposent moins d’emplois que les personnes souhaitant travailler, quelle situation apparaît ?

Le sous-emploi, car les salariés choisissent de réduire leur temps de travail.
Une pénurie de main-d’œuvre, car l’offre de travail est inférieure à la demande.
Le chômage, car la demande de travail est inférieure à l’offre de travail.
Le plein-emploi, car le nombre d’emplois proposés reste proche du nombre de candidats.

Le chômage, car la demande de travail est inférieure à l’offre de travail.

Explication

Le chômage apparaît lorsque la demande de travail est inférieure à l’offre de travail. Une pénurie de main-d’œuvre correspondrait au rapport inverse, avec davantage de demande de travail que d’offre.

22. Quel taux de chômage caractérise une situation de plein-emploi ?

Un taux proche de 5 %.
Un taux proche de 2 %.
Un taux proche de 10 %.
Un taux proche de 15 %.

Un taux proche de 5 %.

Explication

Le plein-emploi correspond à une situation où le taux de chômage est proche de 5 %. Un taux proche de 10 % s’éloigne de cette caractérisation.

23. Une personne travaille à temps partiel contre son souhait et voudrait davantage d’heures pour améliorer sa rémunération. À quelle situation cela correspond-il ?

Au chômage, qui désigne toute personne souhaitant augmenter ses heures de travail.
Au plein-emploi, qui correspond à un taux de chômage proche de 5 %.
À une pénurie de main-d’œuvre, qui désigne les emplois à durée déterminée.
Au sous-emploi, qui inclut le temps partiel subi et certaines formes d’emploi précaire.

Au sous-emploi, qui inclut le temps partiel subi et certaines formes d’emploi précaire.

Explication

Le sous-emploi comprend notamment les personnes à temps partiel qui souhaiteraient travailler davantage. Le plein-emploi renvoie plutôt à un taux de chômage proche de 5 %, et non à cette situation individuelle.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 64 flashcards sur Défaillances et politiques économiques.

Qu’est-ce qu’un marché ?

Un lieu réel ou virtuel de rencontre entre l’offre et la demande.

Quel rôle le prix joue-t-il sur un marché ?

Il transmet une information et oriente les ressources.

Qu’est-ce qu’une défaillance de marché ?

Une situation où le fonctionnement spontané du marché ne conduit pas à une allocation efficace des ressources.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Défaillances et politiques économiques.

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