QCM : Déontologie et évaluation comptable — 67 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est le rôle principal du Plan Comptable Général dans la normalisation comptable française ?

Il encadre principalement les comptes consolidés des groupes
Il remplace les normes IFRS pour les sociétés cotées
Il fixe les règles applicables aux comptes individuels
Il définit les seuils d’exemption des comptes consolidés

Il fixe les règles applicables aux comptes individuels

Explication

Le Plan Comptable Général constitue la référence centrale pour les règles applicables aux comptes individuels. Les comptes consolidés relèvent notamment du règlement ANC 20-01, ce qui distingue leur régime de celui du PCG.

2. Quel texte constitue l’actuel Plan Comptable Général applicable aux comptes individuels ?

Le règlement ANC 20-01 relatif aux comptes consolidés
L’ordonnance du 19 septembre 1945 sur la profession comptable
Le règlement ANC 2014-03 du 5 juin 2014, modifié en 2022
L’arrêté ministériel du 27 avril 1982 dans sa version initiale

Le règlement ANC 2014-03 du 5 juin 2014, modifié en 2022

Explication

L’actuel PCG repose sur le règlement ANC 2014-03 du 5 juin 2014, modifié par le règlement ANC 2022-06. Le règlement ANC 20-01 concerne les comptes consolidés, tandis que les autres textes cités ont un objet différent.

3. Quelle règle s’applique aux comptes des sociétés cotées et non cotées ?

Les comptes sociaux des sociétés cotées relèvent des IFRS, tandis que les comptes consolidés suivent le PCG
Les sociétés cotées peuvent choisir entre les normes françaises et les IFRS pour leurs comptes consolidés
Les comptes consolidés des sociétés cotées relèvent des IFRS, tandis que leurs comptes sociaux restent soumis au PCG
Les sociétés non cotées doivent appliquer les IFRS à leurs comptes consolidés et sociaux

Les comptes consolidés des sociétés cotées relèvent des IFRS, tandis que leurs comptes sociaux restent soumis au PCG

Explication

Les sociétés cotées appliquent obligatoirement les IFRS à leurs comptes consolidés, alors que les comptes sociaux restent soumis au PCG français. Les sociétés non cotées disposent d’un choix pour leurs comptes consolidés, mais pas pour leurs comptes sociaux.

4. Dans quelle situation un groupe peut-il être exempté d’établir des comptes consolidés ?

Lorsqu’il ne dépasse aucun seuil de chiffre d’affaires ou de bilan
Lorsqu’il reste sous le seuil d’effectif, quel que soit son chiffre d’affaires
Lorsqu’il choisit d’appliquer les normes françaises plutôt que les IFRS
Lorsqu’il ne dépasse pas deux des trois seuils réglementaires

Lorsqu’il ne dépasse pas deux des trois seuils réglementaires

Explication

L’exemption s’applique lorsque le groupe ne dépasse pas deux des trois seuils portant sur le chiffre d’affaires, le total du bilan et l’effectif moyen. Le choix entre normes françaises et IFRS ne détermine pas, à lui seul, l’existence de cette exemption.

5. À quoi sert principalement le cadre conceptuel en comptabilité ?

À enregistrer directement les opérations dans les comptes annuels
À guider la conception, l’interprétation et l’application des normes comptables
À déterminer les seuils financiers applicables aux comptes consolidés
À remplacer les lois nationales lorsque les règles comptables sont incomplètes

À guider la conception, l’interprétation et l’application des normes comptables

Explication

Le cadre conceptuel rassemble des objectifs, principes, règles et méthodes destinés à orienter la conception, l’interprétation et l’application des normes. Il ne remplace pas les lois nationales et ne constitue pas un mécanisme d’enregistrement comptable.

6. Que se passe-t-il lorsqu’une norme IFRS entre en conflit avec le cadre conceptuel ?

Le cadre conceptuel prévaut, car il constitue le niveau supérieur des normes comptables
La règle nationale est écartée dès qu’une norme IFRS traite le même sujet
L’entreprise choisit la règle qui présente le résultat financier le plus favorable
La norme IFRS prévaut, sous réserve du respect des lois et règlements nationaux

La norme IFRS prévaut, sous réserve du respect des lois et règlements nationaux

Explication

En cas de conflit, la norme IFRS prévaut sur le cadre conceptuel. Toutefois, les normes IFRS ne peuvent pas écarter les obligations imposées par les lois et règlements nationaux.

7. Que signifie l’image fidèle des comptes annuels ?

Qu’ils traduisent au plus près la réalité économique de l’entreprise
Qu’ils présentent une estimation prudente des profits et des pertes futurs
Qu’ils respectent formellement toutes les procédures comptables en vigueur
Qu’ils reproduisent les mouvements de trésorerie à leurs dates de règlement

Qu’ils traduisent au plus près la réalité économique de l’entreprise

Explication

L’image fidèle exige que les comptes traduisent le plus exactement possible la réalité économique du patrimoine, de la situation financière et du résultat. La conformité aux règles correspond plutôt à la régularité, tandis que les dates de règlement ne déterminent pas à elles seules la représentation comptable.

8. Comment le principe de prudence traite-t-il les pertes probables et les profits ?

Les profits probables sont comptabilisés avant les pertes pour refléter les perspectives économiques
Les pertes sont reportées jusqu’au paiement, tandis que les profits sont enregistrés à la facturation
Les pertes et les profits sont comptabilisés dès qu’une estimation fiable peut être établie
Les pertes probables sont comptabilisées dès qu’elles sont identifiées, tandis que les profits attendent leur réalisation

Les pertes probables sont comptabilisées dès qu’elles sont identifiées, tandis que les profits attendent leur réalisation

Explication

La prudence impose de reconnaître les risques de pertes dès qu’ils sont probables, mais de ne comptabiliser les profits qu’après leur réalisation effective. Une simple estimation fiable ne suffit donc pas à enregistrer un profit non réalisé.

9. Quelle contribution Luca Pacioli a-t-il apportée à l’histoire de la comptabilité ?

Il a institué en 1942 l’organisation française des experts-comptables et comptables agréés
Il a réglementé en 1945 l’exercice contemporain de la profession d’expert-comptable
Il a décrit en 1494 la partie double en la reliant au bilan et au compte Pro et Dano
Il a créé en 1881 la Société de comptabilité de France et ses niveaux de compétence

Il a décrit en 1494 la partie double en la reliant au bilan et au compte Pro et Dano

Explication

Luca Pacioli a formalisé en 1494 le principe de la partie double et l’a associé au bilan ainsi qu’au compte Pro et Dano. Les autres événements concernent l’organisation professionnelle française, apparue plusieurs siècles plus tard.

10. Quand l’Ordre des experts-comptables et des comptables agréés a-t-il été institué puis redéfini ?

Il a été institué par l’ordonnance du 19 septembre 1945, puis créé par la loi de 1942
Il a été fondé par le décret du 30 mars 2012, puis précisé par l’arrêté de mai 2012
Il a été institué par la loi du 3 avril 1942, puis redéfini en 1945
Il a été créé par la Société de comptabilité de France en 1881, puis réformé en 1942

Il a été institué par la loi du 3 avril 1942, puis redéfini en 1945

Explication

La loi du 3 avril 1942 a institué l’Ordre, puis l’ordonnance n° 45-2138 du 19 septembre 1945 en a redéfini le cadre. La Société de comptabilité de France et les textes de 2012 correspondent à d’autres étapes ou à d’autres aspects de la profession.

11. Quel texte a institué l’Ordre des experts-comptables en France ?

La loi du 24 juillet 1966 sur les sociétés commerciales
L’ordonnance n° 2023-1142 du 6 décembre 2023
Le décret du 1er janvier 2024 sur l’audit légal
L’ordonnance n° 45-2138 du 19 septembre 1945

L’ordonnance n° 45-2138 du 19 septembre 1945

Explication

L’ordonnance n° 45-2138 du 19 septembre 1945 a créé l’Ordre et fixé les grandes lignes de la profession. L’ordonnance de 2023 concerne la régulation de l’audit et non l’institution initiale de l’Ordre.

12. Quelle organisation représente l’Ordre des experts-comptables au niveau national ?

Le Conseil supérieur de l’Ordre des experts-comptables
La Haute Autorité de l’Audit chargée de la régulation
Le conseil régional compétent pour la circonscription concernée
L’assemblée générale ordinaire des sociétés commerciales

Le Conseil supérieur de l’Ordre des experts-comptables

Explication

Le Conseil supérieur représente l’Ordre au niveau national, tandis que les conseils régionaux interviennent dans leur circonscription. La Haute Autorité de l’Audit régule les commissaires aux comptes et n’assure pas cette représentation.

13. Laquelle de ces actions relève d’une mission de l’Ordre des experts-comptables ?

Certifier légalement les comptes annuels de toutes les sociétés
Nommer les commissaires aux comptes pour six années
Juger les infractions commises par les dirigeants d’entreprise
Contribuer à l’évolution et au redressement de l’économie du pays

Contribuer à l’évolution et au redressement de l’économie du pays

Explication

L’Ordre contribue à l’évolution et au redressement de l’économie, tout en promouvant la profession et en protégeant ses membres. La certification légale des comptes relève du commissaire aux comptes, et les autres fonctions citées appartiennent à d’autres autorités.

14. Quels éléments peuvent être examinés lors d’un contrôle qualité réalisé par un conseil régional ?

Les résultats commerciaux et la politique tarifaire du cabinet
Les dossiers de travail et le respect de l’indépendance
Les investissements personnels et le patrimoine immobilier du client
Les décisions de recrutement et les congés du personnel

Les dossiers de travail et le respect de l’indépendance

Explication

Le contrôle qualité porte notamment sur les dossiers de travail, l’indépendance et les incompatibilités afin de vérifier l’application des normes professionnelles. Les éléments commerciaux, patrimoniaux ou sociaux proposés ne constituent pas le cœur de ce contrôle.

15. Quelle autorité régule la profession de commissaire aux comptes depuis le 1er janvier 2024 ?

La Haute Autorité de l’Audit
La Compagnie nationale des commissaires aux comptes
L’Autorité des marchés financiers
Le Conseil supérieur de l’Ordre des experts-comptables

La Haute Autorité de l’Audit

Explication

Depuis le 1er janvier 2024, la Haute Autorité de l’Audit a succédé au Haut conseil du commissariat aux comptes comme autorité de régulation. La CNCC représente la profession auprès des pouvoirs publics, mais n’exerce pas cette fonction de régulation.

16. Quelle caractéristique définit la mission du commissaire aux comptes ?

Il s’agit d’une mission administrative de contrôle des déclarations fiscales
Il s’agit d’une mission légale de certification des comptes et de l’image fidèle
Il s’agit d’une mission contractuelle de tenue et de classement des comptes
Il s’agit d’une mission commerciale de conseil en gestion et financement

Il s’agit d’une mission légale de certification des comptes et de l’image fidèle

Explication

Le commissaire aux comptes exerce une mission légale de certification de la régularité, de la sincérité et de l’image fidèle des comptes. La mission contractuelle de l’expert-comptable se distingue de cette intervention imposée par la loi.

17. Quand une société commerciale doit-elle désigner un commissaire aux comptes au regard des seuils légaux ?

Lorsqu’elle emploie plus de 50 salariés sans considérer les autres seuils
Lorsqu’elle dépasse au moins deux des trois seuils prévus
Lorsqu’elle publie un bilan inférieur à 5 millions d’euros
Lorsqu’elle dépasse le seuil de chiffre d’affaires pendant un seul exercice

Lorsqu’elle dépasse au moins deux des trois seuils prévus

Explication

La désignation devient obligatoire lorsque la société franchit au moins deux des trois seuils relatifs au bilan, au chiffre d’affaires et à l’effectif. Le dépassement d’un seul seuil ne suffit donc pas à établir cette obligation.

18. Quelle est la première étape de la procédure d’alerte du commissaire aux comptes en cas de menace sur la continuité de l’exploitation ?

Convoquer immédiatement une assemblée générale avec un rapport spécial
Faire délibérer le conseil après avoir saisi le comité social et économique
Informer le président du conseil d’administration ou du directoire
Informer directement le président du tribunal de commerce

Informer le président du conseil d’administration ou du directoire

Explication

La procédure commence par l’information du président du conseil d’administration ou du directoire. Les délibérations du conseil, l’assemblée générale et l’information du tribunal interviennent dans les étapes ultérieures.

19. Comment le cadre de référence des missions de l’expert-comptable classe-t-il les interventions ?

En missions avec assurance, missions sans assurance et prestations non normalisées
En missions nationales, missions régionales et missions internationales
En missions annuelles, missions trimestrielles et missions ponctuelles
En missions judiciaires, missions fiscales et missions commerciales réglementées

En missions avec assurance, missions sans assurance et prestations non normalisées

Explication

Le cadre de référence distingue les missions normalisées avec expression d’assurance, celles sans expression d’assurance et les autres missions ou prestations non normalisées. Les autres regroupements proposés ne correspondent pas à cette classification.

20. Quel niveau d’assurance caractérise l’audit par rapport à la présentation et à l’examen limité ?

Les trois missions fournissent une assurance de même niveau sur les comptes
L’audit fournit une assurance modérée, tandis que les deux autres fournissent une assurance raisonnable
L’audit et l’examen limité fournissent une assurance raisonnable, contrairement à la présentation
L’audit fournit une assurance raisonnable, tandis que les deux autres fournissent une assurance modérée

L’audit fournit une assurance raisonnable, tandis que les deux autres fournissent une assurance modérée

Explication

La mission de présentation et l’examen limité donnent une assurance modérée, alors que l’audit fournit une assurance raisonnable. Cette différence tient au niveau d’assurance attaché à chaque type de mission.

21. Que fait l’expert-comptable dans le cadre d’une mission de compilation ?

Il recueille, classe et présente les informations sans fournir d’assurance
Il vérifie la régularité des comptes et formule une opinion d’audit
Il examine les déclarations pour garantir leur conformité juridique
Il contrôle les éléments probants afin de certifier les comptes

Il recueille, classe et présente les informations sans fournir d’assurance

Explication

La compilation consiste à mettre en forme des informations financières compréhensibles et exploitables sans contrôler les déclarations ni fournir d’assurance. Le contrôle des éléments probants et la certification relèvent plutôt d’une mission d’audit.

22. Quel comportement respecte l’exigence d’indépendance de l’expert-comptable ?

Déléguer l’évaluation des conflits d’intérêts à une personne extérieure au cabinet
Privilégier les intérêts du client lorsqu’ils diffèrent des règles professionnelles
Accepter une relation financière avec le client si la mission reste brève
Éviter un lien personnel, professionnel ou financier pouvant altérer son objectivité

Éviter un lien personnel, professionnel ou financier pouvant altérer son objectivité

Explication

L’expert-comptable doit préserver son objectivité en évitant tout lien susceptible d’entraver son indépendance. La durée de la mission ou l’intervention d’un tiers ne supprime pas automatiquement le risque créé par une relation compromettante.

23. Dans quelle situation l’expert-comptable peut-il interrompre sa mission avant son terme normal sans engager sa responsabilité envers le client ?

Lorsque la mission devient moins rentable pour le cabinet
Dès qu’une difficulté technique apparaît dans le dossier
En présence d’un motif juste et raisonnable, sans porter préjudice au client
Lorsque le client demande une modification mineure du contrat

En présence d’un motif juste et raisonnable, sans porter préjudice au client

Explication

L’interruption anticipée est possible pour un motif juste et raisonnable, comme une perte de confiance ou la méconnaissance d’une clause substantielle, à condition de ne pas nuire au client. Une simple baisse de rentabilité ou une difficulté technique ne suffit pas à caractériser ce motif.

24. Quelle distinction décrit correctement la responsabilité civile de l’expert-comptable envers son client et envers les tiers ?

Elle est contractuelle envers le client et délictuelle envers les tiers
Elle est délictuelle envers le client et contractuelle envers les tiers
Elle est disciplinaire envers le client et contractuelle envers les tiers
Elle est pénale envers le client et fiscale envers les tiers

Elle est contractuelle envers le client et délictuelle envers les tiers

Explication

Le client est lié à l’expert-comptable par un contrat, tandis que les tiers peuvent rechercher sa responsabilité délictuelle lorsqu’ils subissent un dommage causé par sa faute ou sa négligence. La responsabilité pénale ou disciplinaire ne correspond pas à cette distinction entre client et tiers.

25. Quelles catégories de responsabilité l’expert-comptable peut-il engager par son activité professionnelle ?

La responsabilité pénale, électorale, sociale et environnementale
La responsabilité civile, administrative, médicale et disciplinaire
La responsabilité commerciale, constitutionnelle, fiscale et arbitrale
La responsabilité civile, pénale, fiscale et disciplinaire

La responsabilité civile, pénale, fiscale et disciplinaire

Explication

L’activité de l’expert-comptable peut engager sa responsabilité civile, pénale, fiscale et disciplinaire. Les autres regroupements mélangent des catégories qui ne correspondent pas à l’ensemble des responsabilités professionnelles indiquées.

26. Un comptable salarié reçoit l’ordre de passer une écriture contraire à la loi ; quel effet son lien de subordination produit-il sur sa responsabilité ?

Il transfère la responsabilité au supérieur qui a donné l’ordre
Il transforme automatiquement l’infraction en faute disciplinaire
Il suspend sa responsabilité jusqu’à la validation des comptes
Il ne l’exonère pas de sa responsabilité civile ou pénale

Il ne l’exonère pas de sa responsabilité civile ou pénale

Explication

Le lien de subordination existe, mais il ne protège pas le salarié lorsqu’il exécute un ordre illégal : sa responsabilité civile ou pénale peut être engagée. La responsabilité ne disparaît donc pas du seul fait que l’ordre vient d’un supérieur.

27. À quel professionnel le Code de déontologie des commissaires aux comptes s’impose-t-il ?

Aux commissaires aux comptes exerçant dans une société d’audit
À tout commissaire aux comptes, quel que soit son mode d’exercice
Aux commissaires aux comptes intervenant auprès d’entités publiques
Aux commissaires aux comptes inscrits depuis plusieurs années

À tout commissaire aux comptes, quel que soit son mode d’exercice

Explication

Le Code de déontologie s’applique à tout commissaire aux comptes, indépendamment de la manière dont il exerce sa profession. Son champ d’application ne dépend donc ni du type de structure ni de l’ancienneté du professionnel.

28. Comment l’indépendance du commissaire aux comptes doit-elle être appréciée ?

En réalité et en apparence, afin de préserver des conclusions sans parti pris
Selon la seule absence de liens financiers avec l’entité contrôlée
À partir de la compétence technique et de l’expérience de l’équipe d’audit
En fonction de la rentabilité de la mission et de la satisfaction du client

En réalité et en apparence, afin de préserver des conclusions sans parti pris

Explication

L’indépendance doit exister à la fois dans les faits et dans l’apparence, afin d’écarter les partis pris, conflits d’intérêts, risques d’autorévision et influences personnelles ou professionnelles. L’absence de liens financiers ne suffit pas à elle seule à établir cette indépendance.

29. Jusqu’à quel moment le commissaire aux comptes doit-il maintenir son indépendance au cours d’une mission ?

Jusqu’à la signature de la lettre de mission par l’entité contrôlée
Jusqu’à la présentation des comptes provisoires à la direction
Jusqu’à la date d’émission de son rapport, après les travaux de contrôle
Jusqu’à la fin de la première phase d’évaluation des risques

Jusqu’à la date d’émission de son rapport, après les travaux de contrôle

Explication

L’indépendance doit être préservée pendant toute la mission, depuis l’exercice contrôlé et les travaux de contrôle jusqu’à l’émission du rapport. Elle ne cesse donc pas dès la signature de la lettre de mission ni après une première phase de travail.

30. Quelle attitude caractérise le scepticisme professionnel du commissaire aux comptes ?

Accepter les informations fournies par la direction lorsqu’elles paraissent cohérentes
Se concentrer sur les erreurs matérielles déjà signalées par les salariés
Privilégier l’hypothèse d’une fraude pour renforcer la portée du contrôle
Rechercher les anomalies significatives et évaluer de manière critique les éléments probants

Rechercher les anomalies significatives et évaluer de manière critique les éléments probants

Explication

Le scepticisme professionnel consiste à conserver une attitude critique, à rechercher les anomalies significatives dues à une erreur ou à une fraude et à examiner les éléments probants avec discernement. Il ne signifie ni accepter passivement les déclarations ni présumer systématiquement une fraude.

31. Dans quel ordre les étapes du traitement comptable d’une dépense publique se déroulent-elles ?

Ordonnancement, engagement, liquidation, paiement
Paiement, liquidation, engagement, ordonnancement
Liquidation, engagement, paiement, ordonnancement
Engagement, liquidation, ordonnancement, paiement

Engagement, liquidation, ordonnancement, paiement

Explication

Une dépense publique suit successivement l’engagement, la liquidation, l’ordonnancement puis le paiement. Le paiement intervient donc après la vérification et l’ordre de règlement, et non au début de la procédure.

32. Quelle répartition des rôles distingue l’ordonnateur du comptable public dans l’exécution d’une dépense ?

L’ordonnateur enregistre les recettes, tandis que le comptable établit le budget
L’ordonnateur contrôle et paie, tandis que le comptable décide et ordonne
L’ordonnateur vérifie les pièces, tandis que le comptable fixe le montant de la dépense
L’ordonnateur décide et ordonne, tandis que le comptable contrôle et paie

L’ordonnateur décide et ordonne, tandis que le comptable contrôle et paie

Explication

L’ordonnateur prend la décision et assure l’engagement, la liquidation et l’ordonnancement, tandis que le comptable public contrôle la régularité et effectue le paiement. Le comptable n’est donc pas l’autorité qui décide de la dépense.

33. Quelle caractéristique permet de qualifier un élément d’actif ?

Il constitue une charge comptable dont le montant reste difficile à évaluer
Il correspond à une dépense engagée, même sans ressource contrôlée
Il représente une obligation actuelle susceptible d’entraîner une sortie de ressources
Il est contrôlé par l’entité et peut produire des avantages économiques futurs

Il est contrôlé par l’entité et peut produire des avantages économiques futurs

Explication

Un actif est une ressource identifiable, contrôlée par l’entité du fait d’événements passés et susceptible de générer des avantages économiques futurs. Une dépense ou une obligation ne devient pas automatiquement un actif sans ressource contrôlée.

34. À quelles conditions une immobilisation est-elle inscrite à l’actif ?

Lorsque les avantages futurs sont probables et que le coût ou la valeur est évalué de façon fiable
Lorsque son acquisition est décidée, même si ses avantages futurs restent improbables
Lorsque son coût est estimé, même si aucun avantage économique futur n’est attendu
Lorsque l’entité prévoit de la vendre rapidement après son acquisition

Lorsque les avantages futurs sont probables et que le coût ou la valeur est évalué de façon fiable

Explication

L’inscription à l’actif exige la probabilité d’avantages économiques futurs et une évaluation suffisamment fiable du coût ou de la valeur. La seule décision d’achat ou une estimation incertaine ne satisfait pas ces deux conditions.

35. Dans quelle situation une immobilisation incorporelle acquise moyennant des redevances périodiques peut-elle être inscrite à l’actif ?

Lorsque l’actif est payé comptant et que sa durée d’utilisation est indéfinie
Lorsque les parties renoncent à déterminer la valeur des droits acquis
Lorsque les avantages futurs sont probables et que le coût est évalué de façon fiable
Lorsque les redevances sont variables et que leur paiement est juridiquement garanti

Lorsque les avantages futurs sont probables et que le coût est évalué de façon fiable

Explication

L’inscription à l’actif exige à la fois des avantages économiques futurs pour l’entité et une évaluation suffisamment fiable du coût ou de la valeur. Le caractère variable des redevances ne suffit pas, à lui seul, à remplir ces deux conditions.

36. Comment détermine-t-on la valeur d’entrée d’une immobilisation acquise moyennant des redevances périodiques ?

Par le montant de la première redevance multiplié par la durée juridique du contrat
Par sa valeur vénale à la date d’acquisition, estimée notamment par actualisation des redevances
Par le total nominal des redevances qui seront versées pendant toute la durée du contrat
Par la valeur comptable retenue par le fournisseur avant la conclusion du contrat

Par sa valeur vénale à la date d’acquisition, estimée notamment par actualisation des redevances

Explication

La valeur d’entrée correspond à la valeur vénale à la date d’acquisition, qui peut être obtenue par l’actualisation des redevances probables ou par l’évaluation retenue pour les droits d’enregistrement. Le total nominal des paiements ne tient pas compte de cette logique de valorisation à la date d’acquisition.

37. Une entreprise estime la valeur d’entrée d’une immobilisation acquise par redevances à 500 000 €, puis verse finalement davantage que prévu : quel traitement applique-t-elle à la valeur d’entrée ?

Elle remplace la valeur d’entrée par la moyenne des paiements prévus et réalisés
Elle suspend l’inscription de l’actif jusqu’à la détermination du montant définitif
Elle réévalue la valeur d’entrée à hauteur des paiements effectivement versés
Elle conserve la valeur d’entrée initiale en application du coût historique

Elle conserve la valeur d’entrée initiale en application du coût historique

Explication

Le principe du coût historique rend définitive la valeur d’entrée inscrite au bilan, même si les paiements réels diffèrent de l’estimation. Une différence entre paiements prévus et réalisés ne justifie donc pas une réévaluation de cette valeur.

38. Que désigne l’amortissement d’un actif en comptabilité ?

La constatation ponctuelle d’une baisse de valeur provoquée par un événement imprévu
La correction fiscale destinée à augmenter la charge déductible de l’exercice
La répartition systématique de son montant selon la consommation des avantages attendus
La réévaluation périodique de l’actif afin de rapprocher sa valeur du marché

La répartition systématique de son montant selon la consommation des avantages attendus

Explication

L’amortissement répartit systématiquement le montant de l’actif en fonction de l’utilisation et de la consommation attendue de ses avantages économiques. Une baisse ponctuelle et imprévue relève plutôt d’une dépréciation.

39. Une machine possède une valeur brute de 120 000 € et une valeur résiduelle mesurable de 20 000 € : quel est son montant amortissable ?

140 000 €140\,000\ \text{€}
100 000 €100\,000\ \text{€}
20 000 €20\,000\ \text{€}
120 000 €120\,000\ \text{€}

$$100\,000\ \text{€}$$

Explication

Le montant amortissable se calcule en soustrayant la valeur résiduelle significative et mesurable de la valeur brute, soit 120 000−20 000=100 000 €120\,000 - 20\,000 = 100\,000\ \text{€}. La valeur brute correspond au montant avant cette déduction.

40. Lorsqu’un indice de perte de valeur apparaît, quelle démarche permet de déterminer s’il faut constater une dépréciation ?

Comparer la valeur d’usage au prix d’acquisition sans tenir compte de la valeur vénale
Comparer la valeur nette comptable à la plus élevée des valeurs vénale et d’usage
Comparer la valeur brute au montant des amortissements déjà comptabilisés
Comparer les redevances futures à la valeur résiduelle estimée de l’actif

Comparer la valeur nette comptable à la plus élevée des valeurs vénale et d’usage

Explication

La valeur actuelle est la plus élevée entre la valeur vénale et la valeur d’usage, puis elle est comparée à la valeur nette comptable. Une dépréciation est constatée lorsque cette valeur actuelle lui est inférieure.

41. Quel est l’effet d’une dépréciation sur les amortissements des exercices suivants ?

La base d’amortissement est réduite et les dotations futures sont recalculées prospectivement
Les amortissements déjà comptabilisés sont annulés et la base initiale est conservée
La dépréciation est répartie rétroactivement sur tous les exercices antérieurs
Les dotations futures sont calculées sur la valeur brute sans tenir compte de la dépréciation

La base d’amortissement est réduite et les dotations futures sont recalculées prospectivement

Explication

Une dépréciation modifie prospectivement la base d’amortissement, qui devient la valeur nette diminuée de la perte constatée. Les amortissements antérieurs ne sont pas recalculés rétroactivement, contrairement à ce que suggère la deuxième proposition.

42. Lors de la cession d’une immobilisation, quels comptes enregistrent respectivement la sortie de sa valeur comptable et le prix de cession ?

Le compte 657 pour la valeur comptable et le compte 757 pour le prix de cession
Le compte 445 pour la valeur comptable et le compte 512 pour le prix de cession
Le compte 757 pour la valeur comptable et le compte 657 pour le prix de cession
Le compte 675 pour la valeur comptable et le compte 775 pour le prix de cession

Le compte 657 pour la valeur comptable et le compte 757 pour le prix de cession

Explication

La valeur comptable sortie lors de la cession est enregistrée au compte 657, tandis que le prix de cession constitue un produit enregistré au compte 757. Ces deux comptes correspondent donc à des éléments distincts de l’opération.

43. Selon le traitement du PCG, comment comptabilise-t-on un bien pris en crédit-bail pendant la période de location ?

Le bien reste hors actif du locataire et les redevances sont enregistrées en charges
Le bien est inscrit à l’actif dès la signature et les redevances réduisent la dette financière
Le bien est inscrit à l’actif pour sa valeur vénale et les redevances sont portées en capitaux propres
Le bien est comptabilisé en stock jusqu’à la levée de l’option et les redevances diminuent ce stock

Le bien reste hors actif du locataire et les redevances sont enregistrées en charges

Explication

Dans l’approche du PCG, le bien loué en crédit-bail ne figure pas à l’actif pendant la location et les redevances sont comptabilisées en charges. L’inscription à l’actif intervient lors de la levée de l’option, pour le prix contractuel de cession.

44. Quelle représentation du crédit-bail correspond à l’analyse économique d’IFRS 16 chez le locataire ?

Une immobilisation inscrite pour le prix final et une dette limitée aux redevances déjà échues
Un droit d’utilisation à l’actif et une obligation locative au passif, avec amortissement et charges financières
Une charge de redevance en résultat sans actif ni dette pendant toute la durée du contrat
Un actif financier chez le locataire et une provision représentant les paiements futurs

Un droit d’utilisation à l’actif et une obligation locative au passif, avec amortissement et charges financières

Explication

IFRS 16 traduit économiquement le contrat par un droit d’utilisation amortissable à l’actif et une obligation locative au passif, avec des dotations aux amortissements et des charges financières. L’enregistrement des redevances en charges sans actif ni dette correspond plutôt à l’analyse juridique du PCG.

45. Pour un bien mobilier acquis à l’issue d’un crédit-bail, comment détermine-t-on la plus-value comptable et fiscale lors de sa cession ?

Par la différence entre le prix de cession et le prix de levée d’option diminué des amortissements pratiqués
Par la différence entre le prix de cession et le prix d’origine diminué des seuls amortissements fiscaux
Par la différence entre le prix de cession et le prix de levée d’option augmenté des amortissements pratiqués
Par la différence entre le prix de cession et la valeur actuelle du bien à la date de cession

Par la différence entre le prix de cession et le prix de levée d’option diminué des amortissements pratiqués

Explication

La plus-value est calculée en retranchant du prix de cession le prix de levée d’option diminué des amortissements pratiqués. Pour ce type de bien, les résultats comptable et fiscal sont identiques, contrairement à certaines règles applicables aux biens immobiliers.

46. Quel élément distingue le calcul de la plus-value fiscale d’un bien immobilier acquis à l’issue d’un crédit-bail de celui d’un bien mobilier ?

Le prix de revient fiscal immobilier retient le prix d’origine du bien sans tenir compte du prix de levée d’option
Le prix de revient fiscal immobilier intègre les réintégrations opérées en plus des amortissements pris en compte
Le prix de revient fiscal immobilier repose sur la valeur actuelle du terrain et exclut les constructions amorties
Le prix de revient fiscal immobilier correspond au prix de cession diminué des amortissements comptables pratiqués

Le prix de revient fiscal immobilier intègre les réintégrations opérées en plus des amortissements pris en compte

Explication

Pour un bien immobilier, le calcul fiscal tient compte du prix de levée d’option, des réintégrations et des amortissements comptables et dérogatoires. Le seuil de calcul ne suit donc pas la formule applicable au bien mobilier, qui ne présente pas cette même prise en compte des réintégrations.

47. Comment détermine-t-on le résultat fiscal lors de la cession d’un ensemble immobilier acquis en crédit-bail ?

On calcule séparément le résultat du terrain et celui des constructions, puis on additionne les deux montants
On rattache l’intégralité du résultat au terrain, car sa valeur n’est pas diminuée par des amortissements
On rattache l’intégralité du résultat aux constructions, car elles constituent la partie amortissable du bien
On calcule un résultat global en appliquant un taux unique à la valeur totale de l’ensemble immobilier

On calcule séparément le résultat du terrain et celui des constructions, puis on additionne les deux montants

Explication

Le terrain et les constructions font l’objet de calculs fiscaux distincts, avant addition des résultats obtenus. Un calcul global ne permettrait pas de tenir compte des traitements différents liés notamment à l’amortissement des constructions.

48. Qu’est-ce qu’un composant dans une immobilisation corporelle ?

Une partie interchangeable du bien dont la comptabilisation intervient uniquement lors de sa cession
Une immobilisation indépendante acquise séparément, sans relation fonctionnelle avec l’élément principal
Un élément ayant une durée d’utilisation différente, comptabilisé séparément avec l’élément principal dès l’entrée du bien
Une dépense d’entretien enregistrée périodiquement, sans incidence sur la valeur initiale de l’immobilisation

Un élément ayant une durée d’utilisation différente, comptabilisé séparément avec l’élément principal dès l’entrée du bien

Explication

Un composant est une partie constitutive de l’immobilisation dont la durée d’utilisation diffère de celle de l’élément principal. Il est comptabilisé séparément dès l’entrée du bien, mais il reste lié à l’immobilisation principale.

49. Dans quel cas l’identification fiscale d’un composant peut-elle être écartée pour une immobilisation corporelle ?

Lorsqu’il représente moins de 1 % d’un bien meuble ou moins de 15 % d’un immeuble
Lorsqu’il représente moins de 15 % d’un immeuble ou moins de 1 % d’un bien meuble
Lorsqu’il représente moins de 15 % d’un bien meuble ou moins de 1 % d’un immeuble
Lorsqu’il représente moins de 5 % d’un bien meuble ou moins de 10 % d’un immeuble

Lorsqu’il représente moins de 15 % d’un bien meuble ou moins de 1 % d’un immeuble

Explication

Les seuils fiscaux diffèrent selon la nature du bien : 15 % pour un bien meuble et 1 % pour un immeuble, sous réserve des autres conditions prévues. La confusion entre ces deux pourcentages conduit à inverser le traitement des biens meubles et des immeubles.

50. Quel traitement fiscal s’applique aux dépenses de gros entretien ou de grandes révisions lorsque l’entreprise choisit une méthode comptable ?

La méthode des provisions est admise fiscalement, tandis que la méthode du composant reste un choix comptable
Aucune méthode n’est admise fiscalement, même si une option comptable a été retenue
La méthode du composant est admise fiscalement, tandis que la méthode des provisions relève du traitement comptable
Les deux méthodes sont admises fiscalement dès lors qu’elles sont appliquées de manière constante

La méthode des provisions est admise fiscalement, tandis que la méthode du composant reste un choix comptable

Explication

Comptablement, l’entreprise peut choisir entre une provision et l’approche par composant. Fiscalement, seule la méthode des provisions est autorisée, ce qui crée une différence avec le choix comptable.

51. Que caractérise une réévaluation des immobilisations ?

Une opération fiscale enregistrant directement en résultat la différence entre le coût d’entrée et la valeur actuelle
Une opération exceptionnelle retenant une valeur actuelle supérieure au coût d’entrée et générant un écart dans les capitaux propres
Une opération limitée aux immobilisations incorporelles dont la valeur de marché dépasse le coût historique
Une opération périodique diminuant la valeur d’origine lorsque les amortissements cumulés deviennent trop élevés

Une opération exceptionnelle retenant une valeur actuelle supérieure au coût d’entrée et générant un écart dans les capitaux propres

Explication

La réévaluation consiste à retenir une valeur actuelle supérieure au coût d’entrée et à inscrire la différence en écart de réévaluation dans les capitaux propres. Elle ne correspond donc ni à une simple correction des amortissements ni à une opération limitée aux immobilisations incorporelles.

52. Comment définir les frais d’établissement ?

Des dépenses engagées pour acquérir un brevet déjà protégé et exploité dans l’entreprise
Des dépenses liées à l’existence ou au développement global de l’entreprise, sans rattachement à une production déterminée
Des charges correspondant aux travaux de recherche d’une solution technique commercialisable
Des coûts directement attribuables à la fabrication d’un produit ou à la réalisation d’un service identifié

Des dépenses liées à l’existence ou au développement global de l’entreprise, sans rattachement à une production déterminée

Explication

Les frais d’établissement concernent des opérations qui conditionnent l’existence ou le développement de l’entreprise sans être rattachées à une production précise. Les coûts directement liés à une production déterminée relèvent d’une autre catégorie.

53. Quelle règle s’applique aux frais d’établissement inscrits à l’actif ?

Ils sont amortis selon un plan dans un délai maximal de cinq ans, tandis que les charges constituent la méthode de référence pour plusieurs frais initiaux
Ils sont exclus de l’actif dès leur engagement, car leur inscription en immobilisation est interdite par les règles comptables
Ils sont amortis sur une durée uniforme de dix ans, tandis que les frais de constitution doivent être immobilisés
Ils sont amortis sur leur durée réelle d’utilisation, même lorsque celle-ci dépasse dix ans, sans condition particulière

Ils sont amortis selon un plan dans un délai maximal de cinq ans, tandis que les charges constituent la méthode de référence pour plusieurs frais initiaux

Explication

Lorsqu’ils sont activés, les frais d’établissement sont amortis dans un délai maximal de cinq ans. Pour les frais de constitution, de transformation et de premier établissement, la comptabilisation en charges demeure la méthode de référence.

54. Quelle distinction faut-il établir entre les frais de recherche et les frais de développement ?

Les deux catégories sont immobilisées dès qu’un projet présente une perspective commerciale suffisamment favorable
Les deux catégories sont comptabilisées en charges, puis inscrites à l’actif lorsque le projet devient rentable
Les frais de recherche sont comptabilisés en charges, tandis que les frais de développement peuvent être immobilisés sous conditions
Les frais de recherche peuvent être immobilisés, tandis que les frais de développement sont comptabilisés en charges dans tous les cas

Les frais de recherche sont comptabilisés en charges, tandis que les frais de développement peuvent être immobilisés sous conditions

Explication

Les frais de recherche doivent être enregistrés en charges et ne peuvent pas être incorporés ultérieurement à une immobilisation incorporelle. Les frais de développement peuvent, sous certaines conditions, être inscrits à l’actif, ce qui les distingue des frais de recherche.

55. À quelles conditions des frais de développement peuvent-ils être immobilisés ?

Le projet doit concerner une recherche fondamentale, être techniquement achevé et présenter une durée d’utilisation inférieure à cinq ans
Le projet doit être rentable dès son lancement, ne nécessiter aucune ressource supplémentaire et avoir déjà fait l’objet d’une commercialisation
Le projet doit être individualisé, présenter de sérieuses chances de réussite technique et de rentabilité commerciale, et satisfaire aux six critères requis
Le projet doit être global, avoir déjà généré des ventes et être financé exclusivement par des ressources externes disponibles

Le projet doit être individualisé, présenter de sérieuses chances de réussite technique et de rentabilité commerciale, et satisfaire aux six critères requis

Explication

L’immobilisation suppose notamment la faisabilité technique, l’intention et la capacité d’utiliser ou de vendre le projet, les avantages économiques futurs, les ressources disponibles et une évaluation fiable des dépenses. Ces six critères s’appliquent à un projet individualisé ayant de sérieuses chances de réussite technique et de rentabilité commerciale.

56. Quelle caractéristique distingue un logiciel autonome d’un coût de développement ?

Il désigne une dépense de maintenance engagée après la mise en service
Il correspond à une dépense de formation liée au lancement d’un programme
Il est intégré à un projet global et dépend de sa durée d’utilisation
Il est acquis ou créé individuellement et possède une durée de vie propre

Il est acquis ou créé individuellement et possède une durée de vie propre

Explication

Un logiciel autonome est acquis ou créé séparément d’un projet plus vaste et possède sa propre durée de vie, ce qui justifie sa comptabilisation à l’actif. Un coût de développement relève d’un traitement différent et ne constitue pas, par définition, un logiciel autonome.

57. Lequel de ces éléments est inclus dans le coût de production d’un logiciel créé pour un usage interne ?

L’étude préalable menée avant la décision de production
La formation des utilisateurs avant le déploiement du logiciel
La maintenance assurée après la mise en fonctionnement
L’analyse organique réalisée pendant la conception détaillée

L’analyse organique réalisée pendant la conception détaillée

Explication

Le coût de production comprend notamment l’analyse organique, la programmation, les tests, les jeux d’essais et la documentation. La formation, la maintenance et l’étude préalable sont exclues de ce coût.

58. À quel moment la production d’un logiciel créé peut-elle commencer ?

Lorsque la formation des utilisateurs et la maintenance sont budgétées
Après la commercialisation du logiciel auprès des premiers clients
Lorsque la réussite technique paraît sérieuse et que l’entreprise veut l’utiliser durablement
Dès que l’idée du logiciel est formulée par le service informatique

Lorsque la réussite technique paraît sérieuse et que l’entreprise veut l’utiliser durablement

Explication

La production commence lorsque le projet présente de sérieuses chances de réussite technique et que l’entreprise a concrètement l’intention de le produire et de l’utiliser durablement. La simple formulation du projet ne suffit pas à déclencher cette étape.

59. Comment sont traitées les dépenses d’un logiciel créé avant puis après le début du processus de production ?

Elles sont toutes immobilisées dès la conception initiale du projet
Elles restent en charges avant le début, puis sont immobilisées après celui-ci
Elles sont toutes enregistrées en charges jusqu’à la mise en service finale
Elles sont immobilisées avant le début, puis restent en charges après celui-ci

Elles restent en charges avant le début, puis sont immobilisées après celui-ci

Explication

Les dépenses restent en charges tant que les conditions de production ne sont pas réunies, puis les dépenses engagées après le début du processus sont immobilisées. L’immobilisation ne remonte donc pas à la simple conception initiale.

60. Quel traitement convient à un site Internet limité à une vitrine publicitaire sans interaction avec les utilisateurs ?

Il est comptabilisé en charges et ne peut pas être immobilisé
Il est enregistré comme une marque créée au cours de l’exercice
Il est intégré au fonds commercial en raison de sa fonction publicitaire
Il est immobilisé comme un site actif participant aux ventes

Il est comptabilisé en charges et ne peut pas être immobilisé

Explication

Un site passif qui se limite à une vitrine publicitaire est comptabilisé en charges et ne peut pas être immobilisé. La participation aux commandes ou aux systèmes de l’entreprise caractérise au contraire un site actif.

61. Dans quelle situation un site Internet est-il qualifié de site actif ?

Lorsqu’il enregistre des commandes ou participe aux systèmes de l’entreprise
Lorsqu’il présente une vitrine publicitaire sans échange avec les visiteurs
Lorsqu’il diffuse des informations générales sur les produits de l’entreprise
Lorsqu’il contient des images destinées à renforcer l’identité visuelle

Lorsqu’il enregistre des commandes ou participe aux systèmes de l’entreprise

Explication

Un site actif enregistre des commandes de clients ou participe aux systèmes d’information ou commerciaux de l’entreprise. Une simple présentation publicitaire, même illustrée, correspond à un site passif.

62. Comment sont traitées les dépenses de recherche et de développement relatives à un site actif ?

La recherche et le développement sont passés en charges jusqu’à la première commande
La recherche et le développement sont immobilisés dès qu’un site actif est envisagé
La recherche est passée en charges, tandis que le développement peut être immobilisé sous conditions
La recherche est immobilisée, tandis que le développement est toujours passé en charges

La recherche est passée en charges, tandis que le développement peut être immobilisé sous conditions

Explication

Les dépenses de recherche sont obligatoirement comptabilisées en charges, alors que les dépenses de développement peuvent être immobilisées au compte 205 si toutes les conditions sont remplies. Le caractère actif du site ne suffit donc pas à lui seul.

63. Comment détermine-t-on le montant du fonds commercial acquis ?

Par la différence entre le prix total du fonds et la valeur des éléments identifiés
Par l’addition des dépenses de publicité et des frais de création du fonds
Par le montant des bénéfices attendus après l’achat du fonds de commerce
Par la valeur nominale des éléments incorporels évalués séparément à l’acquisition

Par la différence entre le prix total du fonds et la valeur des éléments identifiés

Explication

Le fonds commercial acquis représente les éléments incorporels non évalués et non comptabilisés séparément ; son montant est le prix total du fonds diminué de la valeur des éléments identifiés. Les bénéfices futurs ne constituent pas directement la formule de calcul.

64. Quels éléments composent le coût d’acquisition d’un stock ?

Le prix d’achat, les taxes non récupérables et les coûts directement attribuables à l’achat
Le prix d’achat, les dépenses de publicité et les charges financières liées à l’entreprise
Les réductions commerciales ajoutées au prix et les frais de fonctionnement du service achats
Le prix d’achat, les frais administratifs généraux et les coûts de formation du personnel

Le prix d’achat, les taxes non récupérables et les coûts directement attribuables à l’achat

Explication

Le coût d’acquisition inclut le prix après réductions commerciales, les droits et taxes non récupérables, ainsi que les frais directement attribuables comme le transport et la manutention. Les coûts administratifs généraux ne sont pas retenus dans ce coût.

65. Comment évalue-t-on un stock à la clôture lorsque sa valeur actuelle est inférieure à sa valeur d’entrée ?

On le retient pour sa valeur d’entrée sans constater de dépréciation
On le retient pour sa valeur actuelle et on constate une plus-value latente
On le retient pour sa valeur actuelle et on constate une dépréciation
On le retient pour la moyenne des deux valeurs et on constate un produit

On le retient pour sa valeur actuelle et on constate une dépréciation

Explication

À la clôture, le stock est évalué à la plus basse de sa valeur d’entrée et de sa valeur actuelle ; si la valeur actuelle est inférieure, une dépréciation est constatée. Une plus-value latente ne résulte pas de cette comparaison défavorable.

66. Quelle différence caractérise les titres de participation par rapport aux valeurs mobilières de placement ?

Les premiers sont détenus durablement pour leur utilité, les secondes visent un gain à brève échéance
Les premiers visent un gain rapide, les secondes servent durablement à contrôler une entreprise
Les premiers sont des stocks destinés à la revente, les secondes financent les immobilisations
Les premiers sont évalués fiscalement en FIFO, les secondes sont évaluées selon leur valeur nominale

Les premiers sont détenus durablement pour leur utilité, les secondes visent un gain à brève échéance

Explication

Les titres de participation sont détenus durablement pour leur utilité dans l’activité, notamment pour exercer une influence ou un contrôle. Les valeurs mobilières de placement sont acquises dans une perspective de gain à brève échéance.

67. Quel effet les variations latentes de valeur des titres ont-elles en principe sur le résultat à la clôture ?

Les plus-values latentes entraînent des produits, tandis que les moins-values latentes ne sont pas comptabilisées
Les moins-values latentes entraînent des dépréciations, tandis que les plus-values latentes ne sont pas comptabilisées
Les deux variations sont enregistrées immédiatement afin de refléter toute évolution de marché
Les moins-values et les plus-values sont compensées avant toute inscription dans les comptes

Les moins-values latentes entraînent des dépréciations, tandis que les plus-values latentes ne sont pas comptabilisées

Explication

Le principe de prudence conduit à constater les moins-values latentes par des dépréciations, tandis que les plus-values latentes ne sont en principe pas comptabilisées. Enregistrer symétriquement les deux variations ne respecte pas cette règle.

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