Fiche de révision : Écoles néoclassiques de Lausanne à Vienne

Plan du Cours

  1. Définitions et dénominations économiques
  2. Mercantilisme et physiocratie : richesse et agriculture
  3. Smith : division du travail, État et valeur
  4. Ricardo et la répartition des richesses
  5. Say et Malthus : débouchés et population
  6. Matérialisme historique et aliénation
  7. Marx : valeur travail, exploitation et crises
  8. Fondements de la pensée néoclassique
  9. Écoles néoclassiques, équilibres et valeur
  10. Externalités pigouviennes et détour de production
  11. Monnaie et ordre spontané chez Hayek
  12. Innovation et cycles chez Schumpeter
  13. Fondements de la révolution keynésienne
  14. Influences keynésiennes et courants économiques depuis Keynes
  15. Synthèse néoclassique et nouveaux keynésiens
  16. Salaire d’efficience et critiques du keynésianisme
  17. Hétérodoxies économiques contemporaines
  18. Information, jeux et économie empirique

1. Définitions et dénominations économiques

Notions clés & Définitions

  • Économie politique : Jean-Baptiste Say définit l’économie politique comme l’étude de la formation, de la distribution et de la consommation des richesses qui satisfont les besoins des sociétés dans son Traité d'économie politique (1803).
  • Économie : Lionel Robbins définit l’économie comme la science qui étudie le comportement humain en tant que relation entre des fins et des moyens rares à usage alternatif dans La nature et la signification de la science économique (1932).

Points essentiels

  • Xénophon forme le mot « économie » à partir de oikos, la maison, et nomos, l’administration, et l’emploie au sens de bonne gestion de la maison et de son personnel.

📌 Depuis les néoclassiques, le terme « science économique » est préféré à « économie politique » pour affirmer davantage le caractère scientifique du savoir économique, notamment en lien avec sa mathématisation.

  • Depuis 2009, l’Association française d’économie politique, créée par des hétérodoxes, existe à côté de l’Association française de sciences économiques, et l’opposition entre les deux termes conserve une portée symbolique.

Astuce mémo

« Économie politique » souligne la vie sociale et historique ; « science économique » affirme la scientificité et la mathématisation.

2. Mercantilisme et physiocratie : richesse et agriculture

Notions clés & Définitions

  • Mercantilisme : Politique économique visant à maximiser la richesse d’un pays, qui a prospéré du XVe au XVIIIe siècle.
  • Produit net : Pour les physiocrates, le produit net est la richesse créée par l’agriculture, seule activité capable de faire naître un surplus grâce au « don gratuit de la nature ».

★ À maîtriser

  • Les mercantilistes considèrent que la prospérité nationale provient des échanges et de l’effectif de la population, et défendent le protectionnisme par le soutien aux exportations et la limitation des importations.

📌 Contrairement aux mercantilistes, qui défendent les manufactures et les marchands, les physiocrates mettent au premier plan l’agriculture.

  • Dans le circuit de Quesnay, le revenu créé par l’agriculture circule entre trois classes : les agriculteurs, les propriétaires fonciers qui reçoivent des rentes et la classe improductive des artisans.

Compléments

📌 Les mercantilistes sont des conseillers du Prince plutôt que des économistes au sens scientifique, car ils ne poursuivent pas de visée scientifique.

  • Le bullionisme espagnol préconise l’enrichissement par les métaux précieux et fait dépendre la puissance de l’État de sa capacité à accumuler de l’or.

  • En Espagne, le pillage colonial a rapporté de l’or et de l’argent, mais l’accumulation de métaux précieux a fait monter les prix et ruiné l’agriculture et l’industrie.

  • Le colbertisme français considère que la véritable richesse provient du travail des sujets du monarque et préfigure l’interventionnisme étatique.

  • La physiocratie est une véritable école dotée d’un chef, François Quesnay, d’un texte de référence, le Tableau économique (1758), et de disciples tels que Mirabeau et Dupont de Nemours.

  • Vincent de Gournay exprime le libéralisme physiocratique par la formule « Il faut laisser faire les hommes et laisser passer les marchandises » (1752).

  • Contre le protectionnisme mercantiliste, Quesnay défend la liberté du commerce du blé et Turgot décrète la liberté d’importation et d’exportation des céréales.

Astuce mémo

L’Espagne accumule l’or, la France organise la production, l’Angleterre mise sur la mer.

3. Smith : division du travail, État et valeur

Notions clés & Définitions

  • Main invisible : Smith - La main invisible désigne le mécanisme par lequel la recherche de l’intérêt personnel conduit les individus à contribuer à la satisfaction de l’intérêt général, même sans le viser.

★ À maîtriser

  • Adam Smith (1723 - 1790), présenté comme le père de l’économie politique en tant que discipline autonome, publie Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations en 1776.

  • Selon Smith, la division du travail accroît la productivité en développant l’habileté des travailleurs par la répétition des tâches et les effets d’apprentissage.

  • Selon Smith, l’ampleur de la division du travail dépend de l’étendue du marché, car un marché trop petit ne permet pas d’échanger les surplus de production.

  • Pour Adam Smith, l’État-gendarme doit faire respecter la propriété privée et les règles de droit, sans mener de politique économique conjoncturelle.

  • La valeur d’usage correspond à l’utilité d’un bien et à la satisfaction qu’il procure, tandis que sa valeur d’échange correspond à la quantité de biens qu’il faut échanger pour l’obtenir.

  • Pour Smith, la rareté fonde la valeur des biens non reproductibles, tandis que la quantité de travail nécessaire à la production fonde celle des biens reproductibles.

  • Smith oppose au mercantilisme, qui défend les monopoles du commerce et le protectionnisme, un commerce international à somme positive fondé sur les avantages absolus et l’échange des surplus.

  • Selon Smith, chaque nation doit se spécialiser dans les productions pour lesquelles ses coûts sont plus faibles qu’à l’étranger, puis échanger ses surplus sans entrave.

Compléments

  • Marx emploie le terme « classiques » pour Smith et Ricardo, auxquels il reconnaît une intention scientifique et une rigueur intellectuelle, par opposition à l’« économie vulgaire » de Say.

  • Keynes appelle « classiques » les économistes du XIXe siècle tels que Smith, Ricardo et Mill, ainsi que les néoclassiques du début du XXe siècle, car ils défendent la loi des débouchés de Say et une approche dichotomique de la monnaie.

  • Schumpeter désigne comme classiques les économistes de Smith jusqu’aux années 1870, Marx compris, et leur attribue comme points communs la théorie de la valeur travail, une visée scientifique et une démarche macroéconomique.

  • Dans l’exemple de la manufacture d’épingles de Smith, la fabrication est divisée en 18 opérations, et un ouvrier peut produire 4 800 épingles par jour, contre moins de 20 s’il travaille seul et sans spécialisation.

📌 Pour Smith, la division du travail découle de l’échange : la spécialisation est possible parce que chacun peut échanger afin d’obtenir les biens qu’il ne produit pas.

  • Smith estime que la division du travail peut rendre les travailleurs stupides et aliéner leur esprit lorsqu’ils passent leur vie à accomplir un petit nombre d’opérations simples.

  • Smith défend le libéralisme économique en considérant que les individus peuvent poursuivre leurs intérêts propres sans intervention économique de l’État pour contribuer à l’intérêt général.

Astuce mémo

Marché étendu → spécialisation → gains de productivité.

4. Ricardo et la répartition des richesses

★ À maîtriser

  • Dans les travaux de David Ricardo (1772 - 1823), la valeur ajoutée se répartit entre les salariés, qui reçoivent un salaire fixé au niveau de subsistance, les propriétaires fonciers, qui reçoivent une rente, et les capitalistes, rémunérés par le profit. - Des principes de l'économie politique et de l'impôt, 1817

  • Selon Ricardo, l’augmentation de la population impose de cultiver des terres moins productives, ce qui accroît les coûts de production et le prix du blé, oblige à augmenter les salaires et réduit les profits jusqu’au blocage de la croissance, appelé état stationnaire. - David Ricardo, Des principes de l'économie politique et de l'impôt, 1817

📌 Selon Ricardo, tous les pays ont intérêt à se spécialiser dans les productions où leur productivité est relativement plus élevée que dans leurs autres productions, puis à échanger afin d’accroître les quantités de biens consommables. - David Ricardo, Des principes de l'économie politique et de l'impôt, 1817

📌 Dans la théorie quantitative de la monnaie, une hausse de la production nécessite une hausse proportionnelle de la masse monétaire pour maintenir constant le niveau général des prix, tandis qu’une hausse de la masse monétaire sans hausse préalable de la production entraîne une hausse des prix.

Compléments

  • Ricardo reprend à Smith la théorie de la valeur-travail, la distinction entre valeur d’usage et valeur d’échange, ainsi que la distinction entre biens reproductibles et non reproductibles. - David Ricardo, Des principes de l'économie politique et de l'impôt, 1817

📌 Dans la théorie quantitative de la monnaie, le niveau des prix relatifs dépend du rapport des coûts de production évalués en travail, tandis que le niveau général des prix dépend de la quantité de monnaie en circulation.

Astuce mémo

Terres moins productives → coûts et salaires en hausse → profits en baisse.

5. Say et Malthus : débouchés et population

Notions clés & Définitions

  • Monnaie neutre : Jean-Baptiste Say, Traité d'économie politique, 1803 - Instrument d’échange qui ne joue pas de rôle essentiel dans l’économie, où les produits s’échangent contre des produits et où la monnaie n’est pas demandée pour elle-même.

★ À maîtriser

  • Jean-Baptiste Say (1767 - 1832) attribue la valeur à la fois au coût de production et à l’utilité, c’est-à-dire à la satisfaction procurée au consommateur, contrairement à la tradition anglaise centrée sur le travail. - Traité d'économie politique, 1803

  • La loi des débouchés de Say affirme que toute offre crée sa propre demande, car un produit terminé ouvre un débouché pour la production. - Jean-Baptiste Say, Traité d'économie politique, 1803

  • Dans la loi de population de Thomas Robert Malthus (1766 - 1834), les subsistances progressent arithmétiquement tandis que la population progresse géométriquement, ce qui entraîne une tendance permanente à la surpopulation. - Essai sur le principe de population, 1798

  • Dans ses Principes d'économie politique (1820), Malthus conteste la loi des débouchés : à court terme, l’épargne peut être thésaurisée plutôt qu’investie, ce qui rend possible une crise de surproduction liée à l’insuffisance des débouchés. - Thomas Robert Malthus

Compléments

  • Pour Say, les services, comme ceux du médecin et du militaire, créent de la valeur parce qu’ils créent de l’utilité. - Jean-Baptiste Say, Traité d'économie politique, 1803

  • Pour Say, toute production crée des revenus d’égale valeur et toute épargne est investie parce que d’autres agents dépensent ce qui a été épargné. - Jean-Baptiste Say, Traité d'économie politique, 1803

📌 Dans les conditions de concurrence, Say juge impossible une crise générale de surproduction et s’oppose à l’intervention de l’État, sauf pour financer la recherche et l’éducation. - Jean-Baptiste Say, Traité d'économie politique, 1803

📌 Malthus s’oppose à l’aide publique aux pauvres, estimant qu’elle encourage les naissances et entretient la pauvreté, et propose d’abroger les lois sur les pauvres, notamment l’Acte de Speenhamland de 1795, abrogé en 1834. - Thomas Robert Malthus, Essai sur le principe de population, 1798

  • Malthus préconise les mesures suivantes (Thomas Robert Malthus, 1798) : la contrainte morale pour limiter le nombre de naissances, la baisse de la natalité, le mariage tardif, le célibat, l’école gratuite et obligatoire

  • Le néomalthusianisme défend la limitation des naissances comme moyen de réduire la réserve de main-d’œuvre et le chômage, d’augmenter les salaires et de prévenir les guerres attribuées au surpeuplement.

  • Après 1945, plusieurs pays mènent des politiques antinatalistes, notamment le Japon, l’Inde et la Chine, où la politique « un seul enfant par couple » est instaurée en 1979.

Astuce mémo

Subsistances arithmétiques, population géométrique.

6. Matérialisme historique et aliénation

Notions clés & Définitions

  • Matérialisme historique : Explication de la société par son mode de production, combinaison des forces productives (hommes et machines) et des rapports de production (esclavage, servage ou salariat), qui forme l’infrastructure, tandis que les formes juridiques, politiques et religieuses constituent la superstructure.
  • Aliénation du travailleur : Résulte de la division et de la marchandisation du travail : le travailleur est étranger au produit dont il est dépossédé, ne peut organiser son travail comme il le souhaite et ne voit dans l’activité productive qu’un moyen d’existence.

★ À maîtriser

  • Les modes de production se caractérisent ainsi :
    • Le mode antique repose sur l’esclavage
    • Le mode féodal repose sur le servage
    • Le mode capitaliste repose sur le salariat, où le travail humain devient une marchandise vendue sur un marché

Compléments

  • Pour Marx, l’acquisition de nouvelles forces productives transforme le mode de production et, par celui-ci, les rapports sociaux ; le moulin à bras est associé à la société du suzerain et le moulin à vapeur au capitalisme industriel.

Astuce mémo

Infrastructure productive en bas, superstructure juridique et politique au-dessus.

7. Marx : valeur travail, exploitation et crises

Notions clés & Définitions

  • Valeur-travail : La valeur d’une marchandise se mesure au temps de travail moyen socialement nécessaire à sa production.
  • Plus-value : Différence entre la valeur créée par la force de travail et la valeur payée à cette force de travail.
  • Taux d’exploitation : Rapport entre la valeur extorquée au travailleur et la valeur des biens de subsistance nécessaires à la reproduction de la force de travail.
  • Taux de profit : Rapport entre la plus-value et le capital.

★ À maîtriser

  • Marx critique l’économie politique classique comme une idéologie qui présente des lois naturelles tout en défendant les intérêts bourgeois, contrairement à sa prétention à une analyse scientifique de la société.

  • Marx rejette la loi des débouchés des classiques, car il considère que les crises sont inscrites dans la nature même du système capitaliste.

  • Le capitaliste paie la force de travail, rémunérée au salaire de subsistance nécessaire à sa reconstitution, et non le travail lui-même.

  • La composition organique du capital évolue lorsque le capitaliste investit davantage en capital constant, destiné aux machines, et moins en capital variable, destiné à acheter la force de travail.

  • Selon Marx, le capital constant ne crée pas de valeur et sa substitution au capital variable entraîne une baisse tendancielle du taux de profit.

  • Marx prévoit qu’à terme la répétition des crises conduit à la crise du système capitaliste, remplacé par le communisme, fondé sur l’appropriation collective des moyens de production et la disparition de l’État après une phase de dictature du prolétariat.

Compléments

  • Marx reprend des classiques anglais l’analyse scientifique de la société, la valeur-travail, les distinctions entre biens reproductibles et non reproductibles et entre valeur d’usage et valeur d’échange, ainsi que l’analyse de la lutte pour la répartition des revenus prolongée de Ricardo.

📌 La valeur d’une marchandise prend en compte le travail vivant, appelé travail direct par les classiques, et le travail mort nécessaire à la production des biens de production utilisés pour la fabriquer.

  • Le capitaliste cherche à réaliser un profit, qui provient du travail, marchandise créatrice de valeur lorsqu’elle est consommée.

  • La plus-value réinvestie dans la production alimente un processus d’accumulation.

  • La baisse du taux de profit peut bloquer l’accumulation et la substitution du capital constant au capital variable réduit les débouchés en développant le chômage.

  • L’armée industrielle de réserve permet à court terme de prolonger le capitalisme en faisant pression à la baisse sur les salaires, ce qui entraîne la paupérisation ouvrière, mais elle contribue à une crise de surproduction.

Astuce mémo

Plus de machines et moins de travail vivant → baisse tendancielle du taux de profit → crises.

8. Fondements de la pensée néoclassique

Notions clés & Définitions

  • Utilité marginale : Variation de l’utilité totale résultant d’une variation infinitésimale de la quantité consommée.
  • Science économique : Lionel Robbins - Pour les néoclassiques, la science économique étudie toute action combinant des moyens rares pour atteindre au mieux une fin, ce qui implique des choix sous contrainte et une maximisation sous contrainte.
  • Homo œconomicus : Figure de l’individu supposé rationnel et maximisateur, postulée par les néoclassiques.

★ À maîtriser

📌 Les néoclassiques remplacent la conception objective de la valeur fondée sur le travail par une théorie subjective de la valeur-utilité fondée sur l’utilité marginale et la rareté des biens.

📌 Les néoclassiques reprennent la loi de Say et considèrent les crises générales et durables impossibles, la dépression créant par le jeu du marché les conditions de la reprise.

Compléments

  • La révolution marginaliste caractérise l’approche néoclassique par le raisonnement à la marge.

  • L’utilité marginale est décroissante ; selon la loi de Gossen, la jouissance d’un bien diminue à mesure que la quantité détenue augmente, et le supplément d’utilité diminue jusqu’à s’annuler.

  • Les néoclassiques adoptent une méthodologie individualiste et un raisonnement microéconomique, abandonnant les aspects macroéconomiques de l’approche classique.

  • Classiques et néoclassiques défendent l’économie de marché, fondée sur la propriété privée et la liberté individuelle.

📌 À l’exception de Malthus et Hayek, classiques et néoclassiques adhèrent à la théorie dichotomique de la monnaie, selon laquelle la monnaie est neutre et une hausse de la masse monétaire sans hausse préalable de la production engendre de l’inflation.

  • Les classiques et les néoclassiques limitent l’intervention de l’État aux fonctions régaliennes et à la fourniture des biens collectifs.

Astuce mémo

Valeur objective par le travail chez les classiques, valeur subjective par l’utilité marginale chez les néoclassiques.

9. Écoles néoclassiques, équilibres et valeur

Notions clés & Définitions

  • Équilibre général : Un équilibre de plein emploi où l’offre égale la demande et qui peut être atteint simultanément sur tous les marchés ; il est stable.
  • Optimum de Pareto : Pareto - Une situation où il est impossible d’améliorer la situation d’un agent sans dégrader celle d’au moins un autre.

★ À maîtriser

  • L’école de Lausanne regroupe Walras et Pareto.

  • L’école de Cambridge regroupe Jevons, Marshall et Pigou.

  • L’école de Vienne regroupe Menger, Böhm-Bawerk, Hayek et Schumpeter.

  • Selon la loi de Walras, dans le modèle de concurrence pure et parfaite, si l’équilibre est réalisé sur n−1 marchés, il l’est aussi sur le n-ième marché.

  • La flexibilité des prix stabilise l’équilibre général : lorsque l’offre dépasse la demande, les prix baissent, et lorsque la demande dépasse l’offre, ils montent.

  • Dans le cours de Pareto, la concurrence pure et parfaite permet d’atteindre un équilibre optimal, tandis qu’un écart à ce modèle éloigne de l’optimum.

  • Marshall synthétise la théorie marginaliste et la théorie anglaise de la valeur en considérant que l’utilité et le coût de production contribuent tous deux à déterminer la valeur.

  • À courte période, les capacités de production étant données, les conditions de la demande influent sur le prix ; à longue période, le coût de production le détermine. - Marshall

Compléments

📌 En raison de l’originalité de ses auteurs, l’école de Vienne se situe aux frontières de l’orthodoxie néoclassique et certains distinguent l’école autrichienne de l’école néoclassique.

  • Léon Walras expose sa théorie de l’équilibre général dans Éléments d'économie politique pure, publié en 1874.

  • Sur chaque marché, le prix d’équilibre est recherché par un commissaire-priseur qui confronte l’offre et la demande au moyen du tâtonnement.

📌 Une situation est sous-optimale au sens de Pareto si tous les agents seraient d’accord pour la modifier, ou au moins ne s’opposeraient pas à sa modification.

📌 Un équilibre général walrassien est un optimum de Pareto, car réallouer les ressources ne peut accroître la satisfaction de certains individus sans réduire celle des autres.

  • Alfred Marshall présente sa synthèse théorique dans Principes d'économie politique, publié en 1906.

Astuce mémo

Les deux lames du ciseau — utilité et coût de production — déterminent ensemble la valeur.

10. Externalités pigouviennes et détour de production

Notions clés & Définitions

  • Externalité : Une situation où un acte de production ou de consommation influe positivement ou négativement sur l’utilité d’un autre agent sans passer par le marché ni par les prix.
  • Détour de production : Un allongement du délai entre l’effort réalisé par l’investisseur et la satisfaction finale qu’il obtient.
  • Défaillance du marché : Une situation qui peut justifier une intervention de l’État, mise en évidence par Pigou dans Économie du bien-être, publié en 1920.

★ À maîtriser

  • Les externalités entraînent une différence entre le coût privé et le coût social.

📌 Pour appliquer le principe du pollueur-payeur, Pigou propose une taxe pigouvienne destinée à internaliser les externalités.

📌 L’arbitrage intertemporel consiste à réduire sa satisfaction immédiate pour produire des biens de production et accroître le stock de capital, afin d’obtenir une satisfaction future plus importante.

Compléments

📌 L’État peut internaliser une externalité en donnant un prix à ce qui n’en avait pas auparavant.

  • Pour s’approvisionner en eau, fabriquer un seau demande un effort improductif initial, mais permet ensuite d’économiser du temps en réduisant les déplacements à un seul par jour.

Astuce mémo

Externalité → coût privé différent du coût social → taxe pigouvienne.

11. Monnaie et ordre spontané chez Hayek

★ À maîtriser

  • Pour Hayek, une émission excessive de monnaie allonge injustement le détour de production, provoque un surinvestissement puis un retour brutal du stock de capital à un niveau compatible avec les arbitrages intertemporels des agents.

  • Hayek attribue les crises à une politique monétaire expansive et préconise l’austérité et la discipline monétaire contre les politiques de relance keynésiennes.

  • Hayek défend un ordre social spontané issu des actions libres d’individus égaux en droit et considère justes les inégalités de situation produites par le marché.

Compléments

  • Friedrich Hayek reçoit le « prix Nobel » en 1974.

📌 Pour Hayek, l’État ne doit pas intervenir pour réduire les inégalités, car cette intervention conduit à la servitude ; son rôle est de garantir la liberté et les droits de propriété.

📌 Hayek explique les crises par le surinvestissement lié à une création monétaire excessive, tandis que Keynes les explique par l’insuffisance de l’investissement.

  • À la différence de Walras et Marshall, Hayek critique l’approche statique et accorde une grande importance au temps, comme Keynes.

  • Hayek remet en cause la neutralité de la monnaie : une hausse de la masse monétaire modifie les prix relatifs et réalloue les ressources entre les secteurs de l’économie.

Astuce mémo

Émission excessive → surinvestissement → crise et retour brutal à un stock de capital compatible.

12. Innovation et cycles chez Schumpeter

Notions clés & Définitions

  • Innovation : Une réorganisation des moyens de production existants pour améliorer leur efficacité et tirer l’économie de sa routine.
  • Destruction créatrice : Schumpeter - Le rajeunissement permanent mais irrégulier du système productif, où les anciennes activités peu innovantes déclinent et disparaissent tandis que de nouveaux systèmes de production se mettent en place.

★ À maîtriser

📌 Pour Schumpeter, la situation normale de l’économie est le déséquilibre créé par la fréquence des innovations, et non l’équilibre.

  • Une innovation procure à l’entrepreneur un monopole temporaire sur le nouveau marché et une rente de monopole, c’est-à-dire un surprofit.

  • Dans l’explication endogène des cycles de Schumpeter, l’innovation entraîne une concurrence imparfaite, stimule d’autres innovations, augmente les profits et les débouchés et ouvre une phase ascendante de croissance ; lorsque le monopole temporaire disparaît, les profits et les gains de productivité baissent jusqu’à ce qu’une récession pousse à de nouvelles innovations majeures.

Compléments

  • Joseph Schumpeter (1883 - 1950) publie Théorie de l'évolution économique en 1912.

  • Schumpeter est classé parmi les hétérodoxes avec Marx en raison de son caractère atypique.

  • L’entrepreneur prend des risques pour innover et bousculer la routine. - Schumpeter

  • Les entreprises doivent innover pour dégager un profit temporaire lié au monopole d’exploitation de l’innovation, tandis que celles qui n’innovent pas sont condamnées à disparaître. - Schumpeter

📌 Les innovations apparaissent en grappes comprenant des innovations majeures, qui bouleversent les manières de produire ou de consommer, et des innovations mineures, qui améliorent simplement l’existant.

  • Schumpeter relie les cycles Kondratieff aux innovations.

📌 Schumpeter prévoit que le « crépuscule de la fonction d'entrepreneur » conduira progressivement au remplacement du capitalisme par le socialisme et à l’avènement d’un circuit stationnaire.

  • Dans Capitalisme, socialisme et démocratie, publié en 1942, Schumpeter explique qu’annoncer la mort du capitalisme ne signifie pas souhaiter sa disparition.

Astuce mémo

Innovation → monopole temporaire et profits → imitation et baisse des profits → nouvelles innovations.

13. Fondements de la révolution keynésienne

★ À maîtriser

  • Contrairement aux classiques et aux néoclassiques, qui raisonnent à long terme, Keynes analyse l'économie à court terme.

  • Pour Keynes, l'incertitude est radicale et ne peut être ramenée à une probabilité, ce qui rend déterminantes les anticipations des agents.

  • Keynes substitue une analyse macroéconomique à la démarche microéconomique néoclassique et rejette l'idée que le comportement collectif soit réductible à la somme des comportements individuels.

  • À court terme, Keynes considère les prix comme rigides et l'ajustement comme portant sur les quantités, tandis que les classiques privilégient l'ajustement par les prix flexibles.

  • L'investissement keynésien dépend négativement du taux d'intérêt, tandis que l'épargne dépend positivement du revenu ; ils ne dépendent donc pas des mêmes variables.

  • Le paradoxe keynésien de l'épargne affirme que trop d'épargne peut réduire l'épargne, car c'est l'investissement qui fait l'épargne et non l'inverse.

  • Keynes explique le chômage par l'insuffisance de la demande effective, c'est-à-dire la demande globale anticipée par les entrepreneurs, et le considère comme involontaire.

  • Contrairement aux classiques, Keynes considère que la monnaie n'est pas neutre et peut influer sur l'économie réelle.

  • Comme le marché ne garantit pas que la demande effective atteigne un niveau compatible avec le plein emploi, Keynes rejette le laisser-faire et préconise l'intervention de l'État contre l'équilibre de sous-emploi.

Compléments

  • John Maynard Keynes (1883-1946), formé par Marshall et Pigou, publie la Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie en 1936 et rompt progressivement avec l'orthodoxie.

  • Dans un avenir incertain, la monnaie peut être détenue pour elle-même comme réserve, et pas seulement pour faciliter les transactions.

  • Une baisse individuelle du salaire peut réduire les coûts et favoriser l'embauche, tandis qu'une baisse généralisée des salaires diminue la demande globale et peut déprimer l'activité.

  • Quand l'offre dépasse la demande sur le marché des biens, la production puis l'emploi diminuent ; lorsque la demande dépasse l'offre, ils augmentent.

📌 Keynes décrit l'activité comme un circuit avec des fuites de revenu — épargne, impôts et importations — et des entrées de revenu — investissement, dépenses publiques et exportations.

  • Dans l'analyse de Keynes, le déséquilibre est possible et même probable, car rien ne garantit à court terme que toute épargne soit investie ou que les importations soient compensées par des exportations équivalentes.

  • Lorsque l'épargne dépasse l'investissement, la production et le revenu diminuent, ce qui réduit ensuite l'épargne ; l'ajustement passe par les quantités plutôt que par le taux d'intérêt.

Astuce mémo

L’individuel réduit les coûts ; le collectif peut réduire la demande

14. Influences keynésiennes et courants économiques depuis Keynes

★ À maîtriser

📌 Dans la guerre des deux Cambridge, les keynésiens de Cambridge au Massachusetts, comme P. Samuelson, défendent une synthèse entre modèles keynésiens et néoclassiques, tandis que les économistes de Cambridge en Angleterre, comme J. Robinson et N. Kaldor, défendent l'hétérodoxie keynésienne.

  • Depuis 1945, la pensée économique est marquée à la fois par la convergence des paradigmes keynésien et néoclassique et par la réaffirmation des orthodoxies et des hétérodoxies.

Compléments

  • La révolution keynésienne s'inspire notamment du mercantiliste William Petty, qui défend la monnaie active et la baisse des taux d'intérêt pour relancer l'activité.

  • Keynes revendique également l'influence de Thomas Malthus, qui remet en cause la théorie quantitative de la monnaie et la loi des débouchés.

  • Pendant l'entre-deux-guerres, l'école suédoise des finances publiques envisage un équilibre de sous-emploi ; Lindahl et Myrdal évoquent le paradoxe de l'épargne, tandis qu'Ohlin défend une politique conjoncturelle contracyclique.

  • La révolution keynésienne est aussi l'œuvre d'un groupe d'économistes comprenant Kaldor, Robinson et Kahn, qui élabore le principe du multiplicateur d'investissement.

📌 La révolution keynésienne est plus modérée que les approches de Marx et Schumpeter : Keynes ne prévoit pas la crise du capitalisme, mais étudie les conditions d'un fonctionnement efficace de l'économie de marché.

  • Contrairement à ce que suggère la conception de Kuhn, l'émergence du paradigme keynésien n'a pas fait disparaître le paradigme néoclassique.

  • Des libéraux comme M. Friedman renouvellent l'orthodoxie néoclassique et refusent toute concession aux keynésiens.

  • Parmi les hétérodoxies qui se perpétuent et se renouvellent figurent :

    • le marxisme
    • l'institutionnalisme
    • l'école de la régulation

Astuce mémo

Cambridge américain : synthèse ; Cambridge anglais : hétérodoxie

15. Synthèse néoclassique et nouveaux keynésiens

Notions clés & Définitions

  • Théorie du déséquilibre : Robert Clower, Edmond Malinvaud, théorie du déséquilibre - Ou théorie des équilibres à prix fixes, décrit une microéconomie non walrassienne où les marchés interdépendants ne sont pas simultanément en équilibre en raison de la lenteur de l'ajustement des prix relatifs.

★ À maîtriser

  • La synthèse néoclassique traite la théorie de Keynes comme un cas particulier du modèle néoclassique et domine la macroéconomie pendant les années 1950-1960.

  • John Richard Hicks et Alvin H. Hansen élaborent le modèle IS-LM pour étudier les conditions d'efficacité des politiques monétaire et budgétaire, en combinant la régulation néoclassique par le marché et la régulation keynésienne par la demande globale.

  • L'intérêt pour les nouveaux keynésiens renaît dans les années 1980, car la hausse du chômage ne s'accompagne pas d'une baisse des salaires et des prix, ce qui confirme l'absence de flexibilité immédiate défendue par Keynes.

📌 La théorie du déséquilibre distingue un chômage classique lié à une rentabilité insuffisante et un chômage keynésien lié à une demande globale insuffisante.

Compléments

  • La courbe de Phillips relie un faible taux de chômage à des hausses de salaire importantes. - Alban W. Phillips, Courbe de Philips

  • Paul A. Samuelson et Robert Solow prolongent les travaux de Phillips en décrivant une relation inverse entre inflation et chômage, qui crée un conflit entre stabilité des prix et plein emploi.

  • Samuelson qualifie de « cruel dilemme » le conflit entre stabilité des prix et plein emploi.

  • Les politiques conjoncturelles contracycliques dites keynésiennes des Trente Glorieuses s'inspirent des travaux sur la synthèse néoclassique et la courbe de Phillips.

  • La stratégie de stop and go relance l'activité lorsque le chômage se développe, au risque de l'inflation, puis applique une politique de rigueur lorsque l'inflation s'accélère.

  • Les nouveaux keynésiens donnent un fondement microéconomique aux analyses de Keynes.

  • Dans la théorie du déséquilibre, des échanges ont lieu à des prix qui ne sont pas des prix d'équilibre et certains ajustements s'effectuent donc par les quantités.

16. Salaire d’efficience et critiques du keynésianisme

Notions clés & Définitions

  • Salaire d’efficience : Un salaire supérieur au salaire d’équilibre que l’employeur peut verser pour motiver les travailleurs et accroître leur effort.

★ À maîtriser

  • Une baisse du salaire réel peut réduire la productivité, car l’effort fourni par le salarié augmente avec son salaire réel.

📌 Dans la théorie néoclassique, le salaire est égal à la productivité marginale du travailleur, tandis que la nouvelle microéconomie du travail considère que le salaire offert détermine en partie la productivité.

  • Dans les années 1980, la contre-révolution des détracteurs du keynésianisme s’impose comme la nouvelle orthodoxie.

  • Selon Milton Friedman, les agents forment des anticipations adaptatives à partir de leurs expériences et de leurs erreurs ; une relance monétaire peut donc agir à court terme, mais ne produit à long terme que de l’inflation.

  • La relance par la consommation peut être inefficace lorsque les agents consomment selon leur revenu permanent, valeur actualisée des revenus passés et des revenus futurs anticipés, plutôt que selon leur revenu courant.

📌 La nouvelle économie classique soutient que la monnaie est neutre même à court terme et que les politiques conjoncturelles sont sans effet réel lorsqu’elles sont parfaitement anticipées par les agents.

📌 Selon Arthur Laffer, au-delà d’un certain seuil non précisé, une hausse du taux d’imposition diminue les recettes fiscales.

  • Selon la théorie du cycle politico-économique, le gouvernement relance l’économie avant les élections pour réduire le chômage, puis mène une politique d’austérité après les élections.

Compléments

  • La nouvelle microéconomie du travail mobilise les instruments de la microéconomie pour expliquer la rigidité des salaires.

  • Un salaire supérieur au salaire d’équilibre peut résulter du comportement rationnel des agents plutôt que de rigidités institutionnelles.

  • Selon Milton Friedman, les agents sont victimes d’illusion monétaire à court terme, mais pas à long terme.

  • L’école des cycles réels considère les fluctuations cycliques comme la réponse optimale de l’économie à des chocs exogènes, ce qui remet en cause la légitimité de l’intervention étatique.

  • Sous Reagan, les taux d’imposition des plus riches sont fortement abaissés conformément à la doctrine de l’école de l’offre.

  • La théorie du marché politique décrit des décideurs qui mettent en œuvre des politiques économiques pour satisfaire les intérêts des agents ayant contribué à leur accession au pouvoir.

  • La théorie de la bureaucratie soutient que l’administration sert son propre intérêt plutôt que l’intérêt général.

Astuce mémo

Relance monétaire : effet temporaire chez Friedman, nul chez les nouveaux classiques

17. Hétérodoxies économiques contemporaines

★ À maîtriser

  • Les postkeynésiens Joan Robinson et Nicolas Kaldor refusent les tentatives de synthèse et considèrent la révolution keynésienne comme une rupture radicale avec la pensée néoclassique. - Joan Robinson, Nicolas Kaldor

  • Pour les postkeynésiens, le partage des revenus dépend du rapport de force entre groupes sociaux plutôt que des mécanismes de marché.

  • Robert Boyer et Michel Aglietta expliquent la crise de 1974 par l’épuisement du mode de régulation fordiste, fondé sur le partage des gains de productivité afin que la consommation de masse débouche sur la production de masse. - Robert Boyer, Michel Aglietta

Compléments

  • L’école française du capitalisme monopoliste d’État considère que l’État limite la baisse tendancielle du taux de profit en venant au secours d’un capital incapable d’assurer seul sa rentabilité.

  • La théorie de la régulation emprunte à quatre traditions : (Robert Boyer, Michel Aglietta) :

    • marxiste
    • keynésienne
    • schumpétérienne
    • institutionnaliste

18. Information, jeux et économie empirique

Notions clés & Définitions

  • Théorie de l’agence : Étude des comportements stratégiques en situation d’asymétrie d’information et des moyens par lesquels un principal incite les agents à révéler leurs informations et à ne pas agir de manière opportuniste.
  • Théorie des jeux : Théorie mathématique qui étudie les choix stratégiques d’agents dont les décisions interagissent.
  • Équilibre de Nash : John Nash, 1950 - Situation où la stratégie de chaque joueur est une meilleure réponse aux stratégies des autres et où aucun joueur ne peut améliorer son gain en changeant seul de stratégie.

★ À maîtriser

📌 Dans l’exemple de l’assurance automobile, l’impossibilité pour l’assureur de distinguer les bons conducteurs des mauvais avant le contrat peut entraîner une sélection adverse : une hausse du prix pousse les bons conducteurs à renoncer à s’assurer.

  • Dans le dilemme du prisonnier, deux complices interrogés séparément choisissent simultanément entre se taire et dénoncer ; se taire tous deux entraîne un an de prison chacun, dénoncer tous deux trois ans chacun, et dénoncer seul libère le dénonciateur tandis que l’autre reçoit cinq ans. - Albert Tucker

  • Dans le dilemme du prisonnier, dénoncer est la stratégie dominante de chaque joueur et la dénonciation mutuelle constitue l’unique issue logique du jeu.

  • La méthode d’Esther Duflo étudie une question précise en comparant un groupe témoin et un groupe expérimental constitués par tirage au hasard, puis évalue sur le terrain les effets d’approches de lutte contre la pauvreté.

Compléments

  • Dans l’exemple de l’assurance automobile, le risque moral désigne la baisse de vigilance de l’assuré après la souscription, puisque les dommages causés seront remboursés.

  • Un équilibre de Nash peut être sous-optimal, comme dans le dilemme du prisonnier, où les choix rationnels ne conduisent pas au meilleur résultat collectif.

  • Le dilemme du prisonnier peut formaliser la tragédie des biens communs et éclairer les incitations à former des ententes en duopole ou en oligopole.

  • L’économie empirique contemporaine associe modélisation et validation empirique, tandis que la microéconomie est décrite comme moins théorique qu’au début du XXe siècle.

Tableaux de synthèse

Divergences entre économistes classiques

DébatPremière positionSeconde position
Source de la valeurSmith et Ricardo : travailSay : utilité
SpécialisationSmith : avantages absolusRicardo : avantages comparatifs
Crises de surproductionSay : impossibles en concurrenceMalthus : possibles
Avenir du capitalismeSay : optimisteRicardo : état stationnaire

Les trois écoles néoclassiques

ÉcoleÉconomistes
LausanneWalras, Pareto
CambridgeJevons, Marshall, Pigou
VienneMenger, Böhm-Bawerk, Hayek, Schumpeter

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1. Quelle définition de l’économie politique Jean-Baptiste Say propose-t-il dans son ouvrage de 1803 ?

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Comment Jean-Baptiste Say définit-il l’économie politique dans son ouvrage de 1803 ?

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Dans quel ouvrage et en quelle année Jean-Baptiste Say définit-il l’économie politique ?

Dans le Traité d'économie politique, en 1803.

Comment Lionel Robbins définit-il l’économie dans son ouvrage de 1932 ?

La science étudiant le comportement humain comme relation entre des fins et des moyens rares à usage alternatif.

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