QCM : Économie des décisions techniques (16 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle question centrale l’économie étudie-t-elle lorsqu’elle analyse les choix d’une société ?

Comment une société fixe les prix sans étudier l’usage des ressources
Comment une société organise les entreprises sans considérer les règles collectives
Comment une société répartit les biens sans examiner leur production
Comment une société produit, répartit et utilise des ressources rares, et encadre ces choix

Comment une société produit, répartit et utilise des ressources rares, et encadre ces choix

Explication

L’économie étudie la production, la répartition et l’utilisation de ressources rares qui peuvent avoir d’autres usages, ainsi que les organisations et règles qui encadrent ces choix. La fixation des prix réduit son champ, la répartition seule omet la production, et l’étude des entreprises seule néglige les ressources rares et les règles.

2. Une méthode permet de fabriquer un produit avec un matériau plus léger, mais elle impose un coût supérieur à certains fournisseurs et retarde un autre projet. Que peut conclure le seul raisonnement technique ?

La méthode est faisable seulement si aucun projet n’est retardé
La méthode est préférable si son coût immédiat est inférieur
La méthode est faisable, sans établir qu’elle est préférable
La méthode est préférable dès lors qu’elle est faisable

La méthode est faisable, sans établir qu’elle est préférable

Explication

Le raisonnement technique établit ce qui est faisable, mais la préférence dépend aussi des renoncements, des personnes qui supportent les coûts et de l’horizon considéré. Dire qu’une méthode faisable est nécessairement préférable confond possibilité technique et choix économique; le coût immédiat seul ou l’absence de retard ne suffisent pas non plus.

3. Une entreprise choisit une option et abandonne plusieurs possibilités; laquelle détermine le coût d’opportunité de sa décision ?

La somme des valeurs de toutes les options abandonnées
Le montant de la dépense effectivement engagée
La valeur de la meilleure option à laquelle elle renonce
La valeur de l’option abandonnée la moins coûteuse

La valeur de la meilleure option à laquelle elle renonce

Explication

Le coût d’opportunité est la valeur de la meilleure option abandonnée, et non la somme d’options qu’il était impossible de réaliser toutes ensemble. La dépense engagée est une somme effectivement payée, tandis que l’option la moins coûteuse n’est pas nécessairement la meilleure option abandonnée.

4. Une commande urgente rapporte une marge de 150 000 €. Elle retarde un produit de trois mois, chaque mois de retard fait perdre 40 000 € de marge future, et une pénalité de 30 000 € s’applique. Quel est son coût d’opportunité ?

150 000 €
70 000 €
190 000 €
120 000 €

150 000 €

Explication

Le coût d’opportunité est 3×40 000+30 000=150 0003 \times 40\,000 + 30\,000 = 150\,000 €. Il correspond à la marge perdue pendant les trois mois et à la pénalité; 120 000 € omet la pénalité, 70 000 € ne compte qu’un mois et 190 000 € ajoute un mois de trop.

5. Une entreprise accepte une commande urgente sans facture supplémentaire, mais doit retarder un projet rentable. Quelle interprétation distingue correctement coût et dépense ?

Le coût peut être la valeur de la meilleure occasion abandonnée, sans dépense nouvelle
Le coût additionne la valeur de tous les projets retardés ou abandonnés
Le coût correspond à la somme effectivement payée pour réaliser la commande
Le coût correspond aux dépenses passées qui ne peuvent plus être récupérées

Le coût peut être la valeur de la meilleure occasion abandonnée, sans dépense nouvelle

Explication

Le coût d’opportunité mesure la valeur de la meilleure option abandonnée; il peut donc exister sans facture ni dépense nouvelle. La somme payée relève de la dépense, additionner toutes les occasions abandonnées confond les options, et les dépenses passées irrécupérables ne définissent pas ce coût.

6. Un projet a déjà entraîné des dépenses irrécupérables. Pour décider de le poursuivre ou de l’arrêter, quels éléments l’équipe doit-elle comparer ?

Ce qui reste à dépenser et ce que la poursuite rapportera
Les coûts futurs et le montant des dépenses passées
Le total déjà investi et le budget initial du projet
Les dépenses irrécupérables et les recettes déjà obtenues

Ce qui reste à dépenser et ce que la poursuite rapportera

Explication

La décision de poursuivre ou d’arrêter dépend de la comparaison entre les dépenses qui restent à engager et les recettes attendues; les coûts irrécupérables ne doivent pas peser sur ce choix. Les dépenses passées et le montant déjà investi sont précisément les éléments à écarter de cette comparaison.

7. Une équipe doit livrer dans deux semaines, mais ne peut pas augmenter ses effectifs avant trois mois. Quelle situation constitue une contrainte à court terme ?

La préférence du client pour une autre couleur
L’effectif disponible
Le coût déjà engagé dans le projet
Le niveau de qualité souhaité par l’équipe

L’effectif disponible

Explication

Une contrainte est une limite qu’on ne peut pas franchir à court terme, et l’effectif disponible en est un exemple. Une préférence, un objectif de qualité et une dépense passée ne sont pas en eux-mêmes des limites de capacité immédiates.

8. Une entreprise compare deux procédés de fabrication qui diffèrent par leur prix, leur durée de mise en œuvre, la qualité obtenue, le recours à un fournisseur externe et les emplois mobilisés. Quels critères sa décision technique doit-elle prendre en compte ?

Le coût, le délai, la qualité et la dépendance externe, hors emploi
Le coût et le délai, sans considérer les autres dimensions
Le coût, le délai, la qualité, la dépendance externe et l’emploi
La capacité de production et les compétences, sans comparer les effets

Le coût, le délai, la qualité, la dépendance externe et l’emploi

Explication

Une décision technique arbitre au moins entre le coût, le délai, la qualité, la dépendance vis-à-vis de tiers et l’emploi. Réduire l’analyse au coût et au délai, confondre critères et contraintes, ou écarter l’emploi omet une dimension pertinente.

9. Pour choisir entre deux solutions, une équipe expose les critères retenus, leur importance relative et le périmètre étudié. Quelle démarche décrit-elle ?

Un inventaire des contraintes sans délimiter la décision
Un arbitrage qui explicite critères, poids et périmètre
Un classement des critères selon leur seul nombre
Une recherche d’optimum sans expliciter les priorités

Un arbitrage qui explicite critères, poids et périmètre

Explication

Arbitrer consiste à rendre explicites les critères d’une décision, leur poids et le périmètre retenu, plutôt qu’à simplement rechercher un optimum. L’optimum abstrait, le simple dénombrement des critères et l’inventaire des contraintes ne décrivent pas cette démarche.

10. Une estimation indique qu’un investissement coûtera entre 80 000 et 120 000 euros, sans prétendre donner un montant exact. À quoi sert principalement cet ordre de grandeur ?

Valider définitivement la rentabilité de l’investissement
Calculer le montant exact à payer au centime près
Remplacer toute vérification quantitative ultérieure
Repérer une affirmation invraisemblable et hiérarchiser les enjeux

Repérer une affirmation invraisemblable et hiérarchiser les enjeux

Explication

Un ordre de grandeur, juste à un facteur deux ou trois près, aide à repérer les affirmations invraisemblables et à hiérarchiser les enjeux plutôt qu’à calculer au centime. Une estimation approximative ne donne ni le montant exact ni une validation définitive.

11. Une usine immobilise 10 000 pièces supplémentaires, achetées 50 € chacune. Le coût annuel de l’argent immobilisé est de 5 %, et celui du stockage, de l’assurance et de l’obsolescence est d’environ 10 %. Quel est le coût annuel approximatif de ce stock supplémentaire ?

Environ 75 000 € par an
Environ 750 000 € par an
Environ 7 500 € par an
Environ 25 000 € par an

Environ 75 000 € par an

Explication

Le stock vaut 10 000 × 50 € = 500 000 €. Les coûts annuels représentent environ 15 % de cette valeur, soit 75 000 €; 25 000 € oublie les coûts de stockage et 7 500 € ou 750 000 € résulte d’une erreur d’échelle.

12. Dans l’exemple du stock supplémentaire, une usine supporte un coût d’environ 0,75 € par pièce pour s’approvisionner auprès d’un fournisseur lointain. Quel écart de prix minimal rend ce fournisseur intéressant, sans compter le risque de rupture ?

Un prix supérieur d’au moins 0,75 € par pièce
Un prix inférieur d’au moins 0,075 € par pièce
Un prix inférieur d’au moins 75 € par pièce
Un prix inférieur d’au moins 0,75 € par pièce

Un prix inférieur d’au moins 0,75 € par pièce

Explication

Le fournisseur lointain n’est intéressant que si son prix est inférieur d’au moins 0,75 € par pièce, ce qui compense le coût annuel estimé par pièce. Le seuil de 0,075 € sous-estime ce coût, un prix supérieur inverse le sens de la comparaison et 75 € confond coût unitaire et total.

13. Pour comparer un atelier artisanal à une usine automatisée, quelle grille permet de faire apparaître les éléments essentiels de leur organisation productive ?

Les questions sur les matières, l’énergie, les machines et le savoir-faire
Les cinq questions sur les moyens, la propriété, les tâches, les décisions et la valeur
Les dimensions de survie, de compétences, de statut, de cohésion et de transmission
Les questions sur les coûts, les salaires, les délais, les stocks et les bénéfices

Les cinq questions sur les moyens, la propriété, les tâches, les décisions et la valeur

Explication

Les cinq questions transversales portent sur les moyens de production, la propriété, la répartition des tâches, les décisions et la valeur captée. Se limiter aux équipements confond la grille entière avec « avec quoi produit-on ? », tandis que les dimensions du travail et les indicateurs de rentabilité relèvent d’autres analyses.

14. Dans une chaîne de fabrication, une enquête suit la répartition des opérations entre des salariés, des ateliers, plusieurs entreprises et des pays. À quelle question transversale répond-elle ?

Qui fait quoi ?
Avec quoi produit-on ?
Qui capte la valeur ?
Qui possède ?

Qui fait quoi ?

Explication

La question « Qui fait quoi ? » examine comment les tâches sont réparties entre personnes, ateliers, entreprises et pays. « Qui possède ? » concerne les éléments détenus, « avec quoi produit-on ? » les moyens utilisés, et la captation de la valeur concerne ce que la production rapporte et sa répartition.

15. Quelles sont les cinq dimensions du travail envisagées comme fonctions simultanées dans les sociétés humaines ?

Survie, compétences, position sociale, cohésion collective et transmission
Survie, compétences, outils, organisation des tâches et transmission
Compétences, position sociale, décisions, transmission et captation de la valeur
Survie, productivité, propriété, cohésion collective et rémunération

Survie, compétences, position sociale, cohésion collective et transmission

Explication

Les cinq dimensions sont la survie, les compétences, la position sociale, la cohésion collective et la transmission. La productivité et la rémunération ne remplacent pas ces dimensions ; les outils, les tâches et la captation de la valeur appartiennent à la grille des questions transversales.

16. Dans une communauté où les personnes dépendent les unes des autres pour obtenir nourriture et logement, comment le travail contribue-t-il à leur survie ?

Il transmet des gestes et une mémoire qui assurent la continuité du métier
Il procure collectivement des moyens d’existence et la coopération compense la vulnérabilité individuelle
Il crée des règles réciproques et une solidarité entre les membres du collectif
Il procure un statut reconnu et la rareté des compétences renforce le pouvoir individuel

Il procure collectivement des moyens d’existence et la coopération compense la vulnérabilité individuelle

Explication

La dimension de survie tient aux moyens d’existence fournis collectivement et à la coopération productive qui compense la vulnérabilité individuelle. Le statut et la rareté du savoir-faire concernent la position sociale, la mémoire du métier la transmission, et les règles réciproques la cohésion collective.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 46 flashcards sur Économie des décisions techniques.

Que désigne l’économie comme objet d’étude ?

La production, la répartition et l’utilisation de ressources rares, ainsi que les organisations et règles qui encadrent ces choix.

Pourquoi la faisabilité technique ne suffit-elle pas à déterminer le meilleur choix ?

Le choix dépend des renoncements, des personnes qui supportent les coûts et de l’horizon retenu.

Qu’est-ce que le coût d’opportunité d’une décision ?

La valeur de la meilleure option abandonnée.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Économie des décisions techniques.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM