QCM : Financement et épargne des agents (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quand les emplois d’un agent dépassent ses ressources, quelle est sa situation financière ?

Il est à besoin de financement.
Il est à capacité de financement.
Il présente un solde de financement nul.
Il dispose d’un excédent d’épargne.

Il est à besoin de financement.

Explication

Des emplois supérieurs aux ressources signifient que l’agent doit trouver un financement pour couvrir l’écart. Une capacité de financement correspond au cas inverse, où les ressources dépassent les emplois.

2. Comment calcule-t-on le solde de financement des entreprises à partir de l’épargne et de l’investissement ?

En retranchant l’épargne de l’investissement : I−SI-S.
En additionnant l’épargne et l’investissement : S+IS+I.
En retranchant l’investissement de l’épargne : S−IS-I.
En divisant l’investissement par l’épargne : I/SI/S.

En retranchant l’investissement de l’épargne : $$S-I$$.

Explication

Le solde de financement est obtenu en soustrayant l’investissement de l’épargne, soit S−IS-I. La formule I−SI-S inverse les termes et mesure le solde dans le sens opposé.

3. Une hausse du taux de marge améliore l’EBE d’une entreprise. Quel effet cette évolution a-t-elle sur sa capacité de financement ?

Elle tend à l’accroître en augmentant l’épargne disponible.
Elle laisse l’épargne inchangée et agit sur les investissements.
Elle tend à la réduire en diminuant les ressources internes.
Elle augmente les dépenses d’exploitation et crée un besoin.

Elle tend à l’accroître en augmentant l’épargne disponible.

Explication

Une hausse du taux de marge augmente l’EBE et l’épargne disponible, ce qui renforce la capacité de financement. L’idée qu’elle réduirait les ressources internes inverse le mécanisme décrit.

4. Une entreprise veut mesurer son taux de marge à partir de son EBE et de sa valeur ajoutée. Quel calcul doit-elle effectuer ?

Additionner l’EBE et la valeur ajoutée, puis diviser par 100.
Diviser la valeur ajoutée par l’EBE, puis multiplier par 100.
Soustraire l’EBE de la valeur ajoutée, puis multiplier par 100.
Diviser l’EBE par la valeur ajoutée, puis multiplier par 100.

Diviser l’EBE par la valeur ajoutée, puis multiplier par 100.

Explication

Le taux de marge rapporte l’EBE à la valeur ajoutée et exprime ce rapport en pourcentage. Inverser le numérateur et le dénominateur ne donne pas le taux de marge.

5. Une entreprise achète une machine durable destinée à produire d’autres biens. Comment qualifier cette dépense ?

Une dépense d’exploitation à court terme.
Un investissement en capital fixe.
Un achat de consommation intermédiaire.
Une rémunération liée au travail salarié.

Un investissement en capital fixe.

Explication

L’achat d’un bien de capital fixe durable servant à produire d’autres biens constitue un investissement. Les consommations intermédiaires et les dépenses liées aux salariés relèvent plutôt de l’exploitation à court terme.

6. Une entreprise remplace une machine usée par une machine équivalente, sans accroître sa capacité ni sa productivité. De quel type d’investissement s’agit-il ?

D’un investissement de productivité.
D’un investissement de capacité.
D’un investissement de renouvellement.
D’un investissement d’extension de la production.

D’un investissement de renouvellement.

Explication

L’investissement de renouvellement remplace à l’identique un capital usé. Un investissement de capacité vise à augmenter le volume de production, tandis qu’un investissement de productivité repose sur un capital plus performant.

7. Selon le principe de l’accélérateur, si le coefficient du capital reste constant, comment l’investissement est-il relié à une hausse du revenu ?

Il varie avec le revenu total selon I=V/YI=V/Y.
Il reste indépendant de cette hausse selon I=V+ΔYI=V+\Delta Y.
Il diminue avec la hausse selon I=ΔY/VI=\Delta Y/V.
Il varie avec cette hausse selon I=V×ΔYI=V\times\Delta Y.

Il varie avec cette hausse selon $$I=V\times\Delta Y$$.

Explication

Le principe de l’accélérateur relie l’investissement à la variation du revenu par la formule I=V×ΔYI=V\times\Delta Y. La formule I=ΔY/VI=\Delta Y/V inverse le rôle du coefficient du capital et ne correspond pas à cette relation.

8. Une entreprise compare l’efficacité marginale de son capital au taux d’intérêt. Dans quelle situation la règle présentée l’incite-t-elle à investir ?

Lorsque le taux d’intérêt augmente, quelle que soit l’efficacité du capital.
Lorsque le taux d’intérêt dépasse l’efficacité marginale du capital.
Lorsque l’efficacité marginale du capital égale le taux d’intérêt.
Lorsque l’efficacité marginale du capital dépasse le taux d’intérêt.

Lorsque l’efficacité marginale du capital dépasse le taux d’intérêt.

Explication

L’entreprise investit lorsque l’efficacité marginale du capital est supérieure au taux d’intérêt, et l’investissement diminue quand le taux d’intérêt augmente. L’inégalité inverse ne satisfait pas le critère de rentabilité indiqué.

9. Lorsque les dépenses de l’État dépassent ses recettes, quelle situation en résulte ?

Une capacité de financement correspondant à un excédent public.
Un besoin de financement correspondant à un déficit public.
Un équilibre budgétaire où recettes et dépenses se compensent.
Une hausse des recettes publiques supérieure aux dépenses.

Un besoin de financement correspondant à un déficit public.

Explication

Des dépenses publiques supérieures aux recettes placent l’État en besoin de financement et correspondent à un déficit public. Un excédent public désigne au contraire une situation où les recettes dépassent les dépenses.

10. Quelle catégorie d’agents constitue la principale source de capacité de financement de l’économie grâce à son épargne ?

Les administrations publiques.
Les sociétés non financières.
Les ménages.
Les sociétés financières.

Les ménages.

Explication

Les ménages sont la principale source de capacité de financement de l’économie grâce à leur épargne. Les sociétés financières peuvent également avoir une capacité de financement, mais celle-ci est plus faible.

11. Quelle part du revenu correspond à l’épargne ?

La part utilisée pour rembourser les emprunts
La part consacrée aux achats de biens durables
La part qui n’est pas dépensée
La part reçue sous forme de revenus de la propriété

La part qui n’est pas dépensée

Explication

L’épargne désigne la fraction du revenu qui n’est pas dépensée. Les achats de biens et les remboursements mobilisent des ressources, mais ne définissent pas à eux seuls l’épargne.

12. Un ménage achète un logement destiné à la location et place une autre somme sur un livret A. Comment classer ces deux formes d’épargne ?

Les deux relèvent de l’épargne non financière puisqu’ils constituent un patrimoine
Le logement relève de l’épargne non financière et le livret A de l’épargne financière
Le logement relève de l’épargne financière et le livret A de l’épargne non financière
Les deux relèvent de l’épargne financière puisqu’ils peuvent procurer un rendement

Le logement relève de l’épargne non financière et le livret A de l’épargne financière

Explication

Un bien immobilier hors résidence principale constitue un capital matériel, alors qu’un livret A est un actif financier. Le fait qu’un logement puisse rapporter un revenu ne le transforme pas en actif financier.

13. Un ménage dispose d’une épargne brute de 6 000 euros et d’un revenu disponible brut de 30 000 euros. Quel est son taux d’épargne ?

50 %
20 %
24 %
5 %

20 %

Explication

Le taux d’épargne se calcule en divisant l’épargne brute par le revenu disponible brut, puis en multipliant par 100 : 6 00030 000×100=20%\frac{6\,000}{30\,000}\times 100=20\%. Le résultat de 5 % correspondrait au rapport inverse, sans conversion en pourcentage.

14. Selon la loi psychologique fondamentale de Keynes, que se passe-t-il lorsque le revenu augmente ?

La consommation augmente davantage que proportionnellement et l’épargne recule
La consommation augmente moins que proportionnellement et l’épargne progresse
La consommation et l’épargne augmentent dans la même proportion que le revenu
La consommation reste stable et l’épargne progresse au même rythme que le revenu

La consommation augmente moins que proportionnellement et l’épargne progresse

Explication

Pour Keynes, une hausse du revenu entraîne une hausse moins que proportionnelle de la consommation, ce qui accroît l’épargne. L’idée que la consommation augmente davantage que le revenu conduirait au contraire à une baisse de l’épargne.

15. Une personne reçoit une prime exceptionnelle, sans changement de son revenu habituel. Selon Friedman, quel effet cette hausse transitoire peut-elle avoir ?

Elle peut laisser l’épargne inchangée, car la consommation suit le revenu courant
Elle peut réduire l’épargne, car le revenu permanent baisse avec la prime
Elle peut accroître la consommation, car celle-ci dépend du revenu transitoire
Elle peut accroître l’épargne, car la consommation dépend du revenu permanent

Elle peut accroître l’épargne, car la consommation dépend du revenu permanent

Explication

Selon Friedman, les choix de consommation s’appuient sur le revenu permanent ; une hausse transitoire du revenu tend donc à augmenter l’épargne. L’assimiler à une hausse durable conduirait à surestimer son effet sur la consommation.

16. Le prix d’un seul produit augmente fortement, tandis que le niveau général des prix reste stable. Cette hausse constitue-t-elle une inflation ?

Non, car l’inflation correspond à une hausse généralisée du niveau des prix
Non, car l’inflation désigne une baisse durable du niveau des prix
Oui, car toute hausse marquée du prix d’un produit est une inflation
Oui, car l’inflation correspond à une hausse des revenus nominaux

Non, car l’inflation correspond à une hausse généralisée du niveau des prix

Explication

L’inflation est une augmentation généralisée du niveau des prix, et non la variation isolée du prix d’un bien. Une forte hausse d’un produit particulier ne suffit donc pas à caractériser l’inflation.

17. Après une hausse du taux d’intérêt réel, un ménage épargnant peut-il réduire la somme mise de côté tout en atteignant son objectif d’épargne ?

Non, car l’effet de revenu réduit le rendement et empêche d’atteindre l’objectif fixé
Non, car l’effet de substitution oblige à accroître l’épargne dans la même proportion que le taux réel
Oui, par l’effet de revenu, car une épargne plus rémunératrice permet d’atteindre l’objectif avec moins de versements
Oui, par l’effet de substitution, car une rémunération plus élevée rend l’épargne moins intéressante

Oui, par l’effet de revenu, car une épargne plus rémunératrice permet d’atteindre l’objectif avec moins de versements

Explication

L’effet de revenu peut permettre à un épargnant d’atteindre son objectif en mettant moins d’argent de côté lorsque le rendement réel augmente. L’effet de substitution joue dans l’autre sens en rendant l’épargne plus rémunératrice et en pouvant l’encourager.

18. Après correction des différences de comptabilisation, comment comparer les taux d’épargne des États-Unis et de l’Union européenne ?

Celui de l’Union européenne resterait nettement supérieur
Celui des États-Unis resterait nettement supérieur
Ils deviendraient impossibles à comparer en comptabilité nationale
Ils seraient quasiment identiques

Ils seraient quasiment identiques

Explication

Une fois les différences de comptabilisation corrigées, les deux taux seraient quasiment identiques. Les écarts observés avant correction ne signifient donc pas que l’un reste nettement supérieur.

19. En comptabilité nationale, l’achat d’une action déjà émise sur le marché secondaire est-il comptabilisé comme une épargne nouvelle ?

Non, il constitue une dépense de consommation des ménages
Oui, il transforme automatiquement le prix de l’action en épargne brute
Non, il transfère un actif existant entre détenteurs
Oui, il crée une nouvelle action qui augmente l’épargne

Non, il transfère un actif existant entre détenteurs

Explication

Une transaction sur le marché secondaire transfère un actif déjà existant et ne correspond pas à la création d’épargne nouvelle. L’achat d’une action déjà émise ne crée pas une nouvelle action.

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Quand un agent est-il en besoin de financement ?

Lorsque ses emplois dépassent ses ressources.

Comment s’écrit le solde de financement des entreprises ?

S−I=soldeS-I=\text{solde}

Que signifie un solde S−IS-I positif pour une entreprise ?

Une capacité de financement.

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