Fiche de révision : Firmes, État et politiques économiques

Plan du Cours

  1. Agents économiques et revenus des ménages
  2. Salaire minimum et différences salariales
  3. Redistribution, inégalités et pauvreté
  4. Consommation et comportements des ménages
  5. Épargne et arbitrages dans le temps
  6. Entreprises et intervention publique
  7. Taille et organisation des firmes
  8. Concurrence et structures de marché
  9. Production et investissement des entreprises
  10. Fonctions économiques de l’État
  11. Budget public et dette
  12. Politiques conjoncturelles et règles
  13. Réactivité monétaire de la FED et de la BCE
  14. Relances après les crises économiques
  15. Règles budgétaires et conjoncture
  16. Objectifs des politiques structurelles
  17. Stratégies européennes et facteurs de croissance

Repères chronologiques

  1. 1950Le SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti) a été créé en France et son montant était indexé sur les prix.
  2. 1970Le SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance) a été créé en France afin de garantir une participation des salariés les plus pauvres à la croissance par une indexation sur le pouvoir d’achat du salaire moyen.
  3. 2000La Stratégie de Lisbonne visait à faire de l’Europe l’économie de la connaissance la plus compétitive à l’échelle internationale.
  4. 2010Le plan stratégique Europe 2020 a fixé un objectif de taux d’emploi de 75 % et de dépenses de recherche et développement égales à 3 % du PIB.

1. Agents économiques et revenus des ménages

Notions clés & Définitions

  • Ménage : Ensemble d’individus ayant la même résidence principale, qui peut ne comprendre qu’une seule personne.
  • Revenus primaires : Revenus issus de la participation à l’activité productive, notamment par le travail, le prêt ou la location.
  • Unité institutionnelle : Agent économique regroupé avec d’autres dans un secteur institutionnel.

★ À maîtriser

📌 Les ménages ont pour fonction principale la consommation, les entreprises produisent et investissent, et les administrations publiques (APU) réalisent notamment des investissements directs dans les infrastructures.

Compléments

  • Les ménages représentent 74 % du PIB par leur fonction de consommation, selon le cours.

  • En France, le nombre de ménages est passé de 24 millions en 1999 à 30 millions en 2017, soit une hausse de 25 %, plus rapide que celle de la population, notamment en raison de l’évolution des modes de cohabitation.

2. Salaire minimum et différences salariales

★ À maîtriser

  • Dans la plupart des pays de l’OCDE, un salaire minimum interdit de rémunérer un salarié en dessous d’un montant fixé, et il constitue une réglementation des pouvoirs publics plutôt qu’un système redistributif.

📌 La perspective néoclassique considère le travail comme une marchandise échangée sur un marché où le salaire d’équilibre égalise l’offre des travailleurs et la demande des employeurs ; elle estime qu’un salaire minimum peut créer une rigidité et du chômage structurel.

📌 Selon la perspective keynésienne, le salaire minimum soutient la consommation, particulièrement celle des ménages modestes, ce qui accroît la demande globale et peut stimuler la production.

Compléments

  • Card et Krueger concluent que l’augmentation du salaire minimum étudiée dans le New Jersey a accru l’emploi, notamment dans la restauration rapide.

Astuce mémo

Salaire minimum plus élevé → revenu et demande peuvent augmenter, mais rigidité du marché et chômage structurel selon les néoclassiques.

3. Redistribution, inégalités et pauvreté

Notions clés & Définitions

  • Revenu de transfert : Aide monétaire ou en nature versée aux ménages pour alléger la charge financière de risques sociaux tels que la maladie, la vieillesse ou le chômage.
  • Revenu disponible : Revenu qu’un ménage peut dépenser après paiement des impôts directs et des cotisations sociales et réception des prestations sociales monétaires.

★ À maîtriser

📌 La protection sociale contributive dépend de cotisations préalables et relève d’une logique d’assurance, tandis que la protection non contributive est financée par l’impôt et relève d’une logique d’assistance.

📌 La pauvreté absolue est évaluée par un seuil associé à la survie biologique, tandis que la pauvreté relative est définie par rapport au revenu médian ; en Europe, le seuil retenu est inférieur à 60 % du revenu médian.

Compléments

  • Le rapport interdécile D9/D1 mesure le rapport entre le niveau de vie moyen des 10 % les plus riches et celui des 10 % les plus pauvres.

  • En 2018, le revenu moyen des 10 % les plus riches était environ 3,5 fois supérieur à celui des 10 % les plus pauvres en France.

Astuce mémo

Pauvreté absolue : seuil de survie ; pauvreté relative : position par rapport au revenu médian.

4. Consommation et comportements des ménages

Notions clés & Définitions

  • Consommation effective : Dépenses de consommation des ménages augmentées des dépenses individualisables des administrations publiques.
  • Fonction de consommation keynésienne : John Maynard Keynes, Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie, 1936 - Dans la fonction de consommation keynésienne, C=c′Y+C0C = c'Y + C_0, où CC est la consommation, YY le revenu courant, c′c' la propension marginale à consommer et C0C_0 la consommation incompressible.

★ À maîtriser

📌 Selon la loi de la demande néoclassique, une hausse du prix entraîne une baisse des quantités demandées, toutes choses égales par ailleurs.

📌 Les biens inférieurs sont moins consommés quand le revenu augmente, les biens normaux sont davantage consommés mais moins que proportionnellement au revenu, et les biens supérieurs sont davantage consommés plus que proportionnellement au revenu.

  • Keynes pose que la consommation augmente avec le revenu, mais moins que proportionnellement, car une partie du revenu supplémentaire est épargnée. - John Maynard Keynes, 1936

Compléments

  • Les biens de Giffen constituent une exception à la loi de la demande : dans l’exemple du cours, une hausse du prix du pain entraîne une hausse de sa consommation chez des familles pauvres faute de substitut possible.

5. Épargne et arbitrages dans le temps

Notions clés & Définitions

  • Épargne : Flux de richesses non consommées qui alimente le stock de patrimoine et correspond à une renonciation à consommer en vue d’une satisfaction future.

★ À maîtriser

📐 Formule - Dans l’approche keynésienne, l’épargne vérifie S=Y−CS=Y-C et la propension marginale à épargner vérifie S′=1−c′S'=1-c'. - Keynes, 1936

📌 Fisher considère l’épargne comme un arbitrage intertemporel influencé par le taux d’intérêt, tandis que Keynes la présente comme le résidu du revenu après consommation.

  • Selon Modigliani, l’épargne permet de lisser la consommation au cours de la vie : l’individu s’endette dans la jeunesse, épargne durant la vie active, puis réduit son épargne à la retraite. - Modifliani, The life cycle hypothesis of saving, 1963

Compléments

  • Le taux d’épargne des ménages en France était de 18,7 % en 2021 et leur taux d’épargne financière de 7,7 % la même année.

📐 Formule - Dans l’approche de Fisher, la valeur capitalisée évolue selon Vt+1=(1+i)VtV_{t+1}=(1+i)V_t et la valeur actualisée selon Vt=Vt+11+iV_t=\frac{V_{t+1}}{1+i}. - Irving Fisher, The theory of interest, 1930

Astuce mémo

Fisher : l’épargne dépend du taux d’intérêt ; Keynes : elle est le résidu du revenu après consommation.

6. Entreprises et intervention publique

Notions clés & Définitions

  • Entreprise : Unité économique juridiquement autonome qui utilise du capital, du travail et des consommations intermédiaires pour produire des biens et services marchands, généralement dans un but lucratif.
  • Bien collectif : Bien qui peut être consommé simultanément par plusieurs personnes sans rivalité et sans possibilité d’exclure l’accès ; le passager clandestin peut en bénéficier sans en payer le coût.
  • Monopole naturel : Situation où une seule entreprise peut produire toute la quantité à un coût préférable à celui d’une organisation concurrentielle, notamment lorsque les coûts fixes élevés permettent des économies d’échelle internes.

★ À maîtriser

📌 Une entreprise publique se distingue d’une entreprise privée par la détention publique plutôt que privée de son capital social.

Compléments

📌 Une société financière fournit des services financiers, y compris des assurances, tandis qu’une société non financière fournit des biens et services marchands non financiers.

  • Les vagues de nationalisation citées dans le cours comprennent celle de la Banque de France en 1945 et celles de 1981-1982 ; une vague de privatisations débute en 1986, avec notamment la vente de TF1 à Bouygues.

7. Taille et organisation des firmes

★ À maîtriser

  • La nomenclature de l’INSEE distingue quatre catégories d’entreprises :

    • les microentreprises de moins de 10 salariés
    • les PME de 10 à 250 salariés
    • les ETI de 250 à 5 000 salariés
    • les grandes entreprises de plus de 5 000 salariés
  • Alfred Chandler, dans « La main visible des managers » (1977), observe que l’organisation des firmes répond à leur développement et formule l’idée que « la structure suit la stratégie ».

📌 La firme unitaire (U) repose sur une organisation pyramidale où l’information remonte lentement, tandis que la firme multidivisionnelle (M) décentralise les décisions de court terme et réserve les décisions stratégiques de long terme à la direction générale.

📌 Berle et Means mettent en évidence la séparation entre actionnaires propriétaires, qui cherchent à maximiser le profit et les dividendes, et managers gestionnaires, qui cherchent à faire rayonner l’entreprise et à maximiser son chiffre d’affaires. - A. Berle & G. Means, The Modern Corporation and Private Property, 1932

Compléments

  • En France, les microentreprises représentent 2 700 000 des 3 000 000 entreprises, soit 96 %, tandis que les grandes entreprises représentent 0,2 % des entreprises, plus de 50 % des salariés et 63 % du chiffre d’affaires total.

Astuce mémo

La structure suit la stratégie ; la gestion l’emporte sur la stratégie.

8. Concurrence et structures de marché

Notions clés & Définitions

  • Concurrence pure et parfaite : Modèle où les prix sont déterminés par l’offre, la demande et le libre jeu de la concurrence, de sorte que les agents sont price-takers.
  • Pouvoir de marché : Capacité d’une entreprise à influencer les prix, notamment en les augmentant ou en les maintenant au-dessus du niveau concurrentiel.
  • Concurrence monopolistique : Chamberlin, 1930 - Situation où un producteur crée artificiellement un monopole grâce à la différenciation de ses produits, afin de se rapprocher des préférences des consommateurs et de capter leur surplus.

★ À maîtriser

  • La concurrence pure et parfaite suppose cinq conditions :

    • l’atomicité
    • l’homogénéité des produits
    • la transparence de l’information
    • la libre entrée et sortie du marché
    • la parfaite mobilité des facteurs de production
  • Les structures de marché se distinguent ainsi : un monopole comporte un seul offreur face à plusieurs demandeurs, un oligopole comporte quelques offreurs face à plusieurs demandeurs, un duopole comporte exactement deux offreurs face à plusieurs demandeurs, un monopsone comporte un acheteur face à plusieurs vendeurs

Compléments

  • Joe Bain distingue la différenciation verticale, objective et fondée sur la qualité, de la différenciation horizontale, subjective et fondée sur des caractéristiques comme le design, la couleur, le physique ou le logo. - Barriers to new competition, 1956

  • Les barrières à l’entrée structurelles découlent des caractéristiques du marché, comme des coûts fixes très élevés, tandis que les barrières stratégiques sont créées par les entreprises pour accroître leur pouvoir de marché.

Astuce mémo

Price-taker en concurrence parfaite, price-maker quand le pouvoir de marché apparaît.

9. Production et investissement des entreprises

Notions clés & Définitions

  • Investissement : Dépense destinée à acquérir un bien durable susceptible de fournir un bien ou un service dans le futur ; il est mesuré par la formation brute de capital fixe (FBCF).
  • Productivité globale des facteurs : Moyenne pondérée des productivités apparentes du capital et du travail.

★ À maîtriser

📐 Formule - La fonction de production s’écrit Y=F(K,L)Y = F(K,L), où Y désigne la production et K et L les facteurs de production capital et travail.

  • On distingue trois types d’investissements :
    • l’investissement de renouvellement remplace le capital obsolète
    • l’investissement de capacité augmente les capacités de production
    • l’investissement de productivité permet d’acquérir des biens plus productifs

📐 Formule - Le taux d’investissement correspond au rapport entre la FBCF et la valeur ajoutée : Taux d’investissement=FBCFVA\text{Taux d’investissement} = \frac{\text{FBCF}}{\text{VA}}.

  • La décision d’investir dépend notamment de :
    • les moyens financiers de l’entreprise
    • la demande anticipée
    • la propension au risque de l’entrepreneur
    • le cadre étatique et institutionnel

Compléments

  • En France en 2020, l’autofinancement couvre 88 % de la FBCF des entreprises.

Astuce mémo

Demande anticipée en hausse → capacités productives et investissement augmentent.

10. Fonctions économiques de l’État

Notions clés & Définitions

  • Fonction d’allocation : Consiste notamment à fournir des services collectifs et à corriger les défaillances du marché.
  • Fonction de redistribution : Corrige les inégalités issues de la répartition primaire des revenus au moyen des prélèvements obligatoires et des prestations sociales.
  • Fonction de stabilisation : La fonction de stabilisation vise à réguler l’activité économique par des politiques de relance en période de ralentissement ou de récession, et de rigueur ou d’austérité en période de surchauffe inflationniste.

★ À maîtriser

  • Richard Musgrave distingue trois fonctions économiques de l’État :
    • l’allocation
    • la redistribution
    • la stabilisation

Compléments

  • En 2020, les services fournis par les administrations publiques représentent 10 % de la production totale et 89 % de la production non marchande.

  • Pierre Rosanvallon décrit trois crises de l’État-providence :

    • la crise de financement
    • la crise d’efficacité
    • la crise de légitimité

Astuce mémo

A-R-S : allocation, redistribution, stabilisation.

11. Budget public et dette

Notions clés & Définitions

  • Budget de l’État : Établi chaque année par une loi de finances votée par le Parlement, qui définit les ressources et les charges de l’État pour l’année.
  • Dette publique : Stock des engagements financiers à court, moyen ou long terme de l’ensemble des administrations publiques, alimenté par les déficits publics.

★ À maîtriser

  • Les prélèvements obligatoires comprennent les impôts directs et indirects ainsi que les cotisations sociales ; en France, leur taux atteint 44,5 % du PIB en 2024, contre 34,6 % en moyenne dans les pays de l’OCDE.

📌 Le solde budgétaire compare les recettes et dépenses de l’État central, tandis que le solde public compare celles de l’ensemble des administrations publiques ; un solde négatif correspond à un déficit.

  • Les critères de Maastricht pour la dette et le déficit publics sont respectivement de 60 % du PIB et de 3 % du PIB.

Compléments

  • Les dépenses publiques comprennent :
    • les dépenses de fonctionnement
    • les dépenses d’équipement et d’investissement
    • les dépenses d’intervention
    • la charge de la dette

Astuce mémo

Le déficit est un flux annuel ; la dette est un stock accumulé.

12. Politiques conjoncturelles et règles

Notions clés & Définitions

  • Effet multiplicateur : Hausse plus que proportionnelle de la demande puis de la production provoquée par une hausse de l’investissement.
  • Anticipations rationnelles : John Muth, 1961 - Utilisation par les agents de l’information disponible pour prévoir les conséquences des politiques économiques, avec des erreurs nulles en moyenne.

★ À maîtriser

  • Le carré magique de Nicolas Kaldor associe quatre objectifs :
    • le plein emploi
    • la croissance économique
    • la stabilité des prix
    • l’équilibre extérieur

📌 Les politiques conjoncturelles agissent à court terme pour stabiliser les fluctuations économiques, tandis que les politiques structurelles cherchent à modifier durablement l’allocation des ressources ou le fonctionnement des institutions.

Compléments

  • Dans le consensus keynésien, les politiques de stop and go alternent relance en période de crise et rigueur en période de surchauffe, en privilégiant l’action discrétionnaire adaptée à la conjoncture.

📌 Pour Milton Friedman, les anticipations adaptatives permettent une baisse temporaire du chômage après une relance monétaire, mais le chômage revient à son niveau naturel avec une inflation plus élevée. - Inflation et système monétaire, 1968

  • Kydland et Prescott, dans « Rules rather than discretion » (1977), préconisent des règles économiques pour renforcer la crédibilité des pouvoirs publics, réduire l’incertitude et ancrer les anticipations des agents. - Kydland & Prescott

Astuce mémo

La discrétion s’adapte à la conjoncture ; la règle encadre l’action publique.

13. Réactivité monétaire de la FED et de la BCE

★ À maîtriser

  • La FED poursuit plusieurs missions, notamment le plein emploi et la stabilité des prix.

📌 La FED est présentée comme plus réactive que la BCE parce qu’elle s’adapte plus rapidement à la situation économique.

Compléments

  • Lors du krach électronique de 2000, Alan Greenspan a baissé les taux d’intérêt directeurs afin de relancer la croissance. - A.Greenspan

  • Patrick Artus souligne dans « Les incendiaires » (2007) l’importance et les impératifs d’élargir les objectifs de la BCE.

Astuce mémo

FED réactive, BCE plus lente

14. Relances après les crises économiques

★ À maîtriser

  • Après 2008, les États-Unis ont adopté un plan de relance budgétaire de 800 Md$, accompagné d’une recapitalisation bancaire et d’une baisse du taux directeur jusqu’à 0 %.

  • « Next Generation EU » est un plan de relance budgétaire dont la mise en place a coïncidé, pour la première fois, avec la suspension des règles budgétaires du PSC.

Compléments

  • Après 2008, les banques centrales européennes ont mis en place le « Quantitative Easing » (QE), qui consiste à acheter des titres financiers.

  • Après 2020, face au grand confinement, des mesures de relance de plus grande ampleur ont été mises en place.

Astuce mémo

Subprimes en 2008, confinement en 2020

15. Règles budgétaires et conjoncture

Points essentiels

📌 Sans aucune règle, les politiques discrétionnaires peuvent constituer un danger pour l’économie, tandis que des règles trop strictes peuvent freiner la croissance en rendant les politiques trop restrictives par rapport aux besoins économiques.

📌 Les règles budgétaires doivent s’adapter à la conjoncture : être moins rigides en période de crise et plus strictes en période de croissance.

Astuce mémo

Règles trop souples : danger ; trop strictes : frein

16. Objectifs des politiques structurelles

Notions clés & Définitions

  • Politiques structurelles : L’ensemble des actions et interventions des pouvoirs publics visant à modifier profondément les structures de l’économie et à améliorer durablement ses performances macroéconomiques.
  • Croissance potentielle : La croissance que l’économie peut maintenir à long terme lorsque l’ensemble des facteurs de production est mobilisé sans tension inflationniste.
  • Output gap : L’écart entre la croissance potentielle estimée et la croissance effective observée ; plus cet écart est élevé, plus l’économie se situe en dessous de son potentiel maximal.

Points essentiels

📐 Formule - La production s’écrit Y=A⋅F(L,K)Y = A \cdot F(L,K).

Astuce mémo

Mobiliser les facteurs → accroître la croissance potentielle

17. Stratégies européennes et facteurs de croissance

★ À maîtriser

  • Les objectifs chiffrés de la Stratégie de Lisbonne étaient un taux d’emploi de 70 % et des dépenses de recherche et développement égales à 3 % du PIB pour chaque État.

Compléments

  • Les objectifs « 20/20/20 » prévoyaient : que 20 % de la consommation énergétique de l’UE provienne d’énergies renouvelables, une réduction de 20 % des gaz à effet de serre, une diminution de 20 % de l’utilisation d’énergie primaire

  • Dans la fonction de production, A représente la productivité globale des facteurs et renvoie à la politique d’innovation à long terme, notamment à la recherche et développement.

  • La politique de l’emploi agit sur l’offre de travail L par :

    • la flexibilité du marché du travail
    • le coût du travail
    • la retraite
    • la formation de la main-d’œuvre

Astuce mémo

A-L-K : PGF, travail, capital

Tableaux de synthèse

Principales distinctions économiques

NotionDéfinitionHorizon ou portée
Firme unitaire (U)Organisation pyramidale centraliséeTransmission lente de l’information
Firme multidivisionnelle (M)Organisation décentraliséeDécisions stratégiques à long terme centralisées
Solde budgétaireRecettes moins dépenses de l’État centralFlux annuel
Solde publicRecettes moins dépenses de toutes les APUFlux annuel
Dette publiqueEngagements financiers cumulés des APUStock

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1. Concernant les fonctions des agents économiques :

2. Parmi les propositions suivantes concernant la composition d’un ménage, laquelle ou lesquelles sont exactes ?

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Quelle est la fonction principale des ménages ?

La consommation (74% PIB), puis l'épargne

Quel est le rôle des entreprises ?

Elles produisent et investissent.

Qu’est-ce qu’un ménage ?

Un ensemble d’individus ayant la même résidence principale.

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