QCM : Fondamentaux du financement traditionnel (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelles sont les quatre catégories d’entreprises définies par la LME ?

Les entreprises individuelles, les SARL, les SA et les SAS
Les microentreprises, les PME, les ETI et les travailleurs indépendants
Les microentreprises, les PME, les ETI et les grandes entreprises
Les microentreprises, les PME et les grandes entreprises

Les microentreprises, les PME, les ETI et les grandes entreprises

Explication

La LME distingue les microentreprises, les PME, les ETI et les grandes entreprises. Les formes juridiques comme les SARL et les SA ne sont pas ces catégories, tandis que les deux autres réponses omettent ou remplacent une catégorie.

2. Une entreprise compte 4 200 salariés, n’est pas une PME et affiche un chiffre d’affaires annuel de 1 400 millions d’euros. Quelle catégorie peut lui correspondre ?

Une petite ou moyenne entreprise
Une microentreprise
Une entreprise de taille intermédiaire
Une grande entreprise

Une entreprise de taille intermédiaire

Explication

Une ETI n’appartient pas à la catégorie des PME, emploie moins de 5 000 personnes et respecte ici le plafond de chiffre d’affaires de 1 500 millions d’euros. La réponse « PME » ignore la condition indiquant que l’entreprise n’en relève pas, et « grande entreprise » néglige les critères de l’ETI.

3. Une micro-entrepreneuse a dépassé 10 000 € de chiffre d’affaires au cours de chacune des deux dernières années civiles consécutives : quelle obligation s’applique ?

Créer un compte dédié après une seule année dépassant le seuil
Créer un compte dédié seulement si le total des deux années dépasse 10 000 €
Ouvrir un compte courant professionnel pour déposer un capital social
Créer un compte dédié à son activité

Créer un compte dédié à son activité

Explication

Les travailleurs indépendants, y compris les micro-entrepreneurs, doivent créer un compte dédié lorsque leur chiffre d’affaires a dépassé 10 000 € pendant deux années civiles consécutives. Le critère porte sur chacune de ces deux années, et non sur une seule année ou sur leur total cumulé.

4. Quel est le rôle principal de FIBEN dans les relations entre les entreprises et les acteurs du financement de l’économie ?

Un organisme qui accorde directement des prêts aux entreprises
Une agence privée qui attribue des notes aux entreprises
Une base de référence utilisée par les acteurs du financement
Un registre consacré aux seuls incidents de paiement

Une base de référence utilisée par les acteurs du financement

Explication

FIBEN est une base de données de référence destinée aux acteurs du financement dans leurs relations avec les entreprises. La réduction aux incidents de paiement confond une partie des informations examinées avec la fonction générale du fichier, tandis que l’octroi de prêts et la notation privée ne définissent pas FIBEN.

5. Une banque envisage d’accorder un crédit à une entreprise et veut aussi vérifier le risque associé à son portefeuille de prêts existant. À quoi FIBEN peut-elle lui servir ?

Calculer les fonds propres réglementaires de la banque
Décider elle-même de l’octroi du prêt et fixer son montant
Évaluer les besoins en fonds propres et la qualité des crédits
Vérifier uniquement la solvabilité du nouveau client

Évaluer les besoins en fonds propres et la qualité des crédits

Explication

Les adhérents consultent FIBEN pour leurs activités de crédit, pour évaluer les besoins en fonds propres et pour apprécier la qualité de leur portefeuille, notamment en repérant les financements risqués. Attribuer à FIBEN la décision de prêt, limiter son usage à un seul client ou lui faire calculer les fonds propres réglementaires de la banque confond des fonctions distinctes.

6. Une entreprise présente des comptes solides, mais son secteur se dégrade et elle dépend de quelques clients importants. Quels éléments la cotation Banque de France peut-elle prendre en compte en plus de ses comptes ?

Ses documents comptables, à l’exclusion de son marché et de ses partenaires
Son actionnariat, en excluant ses perspectives et sa communication
Ses engagements financiers, sans examiner ses relations commerciales
Son marché, ses clients et fournisseurs, ainsi que ses engagements financiers

Son marché, ses clients et fournisseurs, ainsi que ses engagements financiers

Explication

La cotation prend en compte plusieurs dimensions, notamment les engagements financiers, l’environnement et le marché, ainsi que les relations avec les clients et fournisseurs. La réduire aux comptes ignore ces facteurs; confondre relations commerciales et engagements financiers ou écarter les perspectives et la communication tronque également les critères considérés.

7. Une entreprise reçoit une subvention d’investissement et réalise un apport en capital social. Comment caractériser ces financements de haut de bilan ?

Des immobilisations inscrites à l’actif, en haut du bilan
Des dettes courantes inscrites au passif, en bas du bilan
Des ressources inscrites au passif, en haut du bilan
Des emprunts inscrits au passif, à rembourser aux prêteurs

Des ressources inscrites au passif, en haut du bilan

Explication

Les apports en capital social et les subventions d’investissement font partie des financements de haut de bilan, présentés au passif. Les classer en dettes à court terme ou en immobilisations confond leur nature ou leur emplacement; assimiler la subvention à un prêt introduit une obligation de remboursement qui ne définit pas ce financement.

8. Lors d’une liquidation, les actifs disponibles ne suffisent pas à rembourser toutes les dettes. Quel principe explique pourquoi les apporteurs de capitaux risquent davantage que les créanciers ?

Le remboursement des prêts est prioritaire sur la préservation des fonds propres
Les créanciers ne sont remboursés qu’après la distribution des fonds propres
Les apporteurs de capitaux sont remboursés selon le même rang que les créanciers
La préservation des fonds propres est prioritaire sur le remboursement des prêts

Le remboursement des prêts est prioritaire sur la préservation des fonds propres

Explication

Les créanciers bénéficient de la priorité de remboursement des prêts, tandis que la préservation des fonds propres vient après; les apporteurs supportent donc un risque supérieur. Donner la priorité aux fonds propres inverse cet ordre, et mettre apporteurs et créanciers au même rang efface la distinction de risque.

9. Lors de la constitution d’une société, que représente le capital social ?

L’apport initial et définitif des associés, destiné à rester durablement dans l’entreprise
Les bénéfices réalisés par la société et conservés pour financer son activité
Les sommes prêtées par les associés et remboursables selon les échéances prévues
Les fonds apportés et retirés par l’exploitant d’une entreprise individuelle

L’apport initial et définitif des associés, destiné à rester durablement dans l’entreprise

Explication

Le capital social est constitué par les apports initiaux et définitifs des associés et a vocation à rester durablement dans l’entreprise. Les bénéfices conservés relèvent du financement par les résultats, les sommes prêtées sont des emprunts et les apports de l’exploitant concernent l’entreprise individuelle.

10. Une société en activité a reçu des apports en capital de ses associés. Dans quelle situation ceux-ci peuvent-ils récupérer ces apports ?

Lors de la liquidation, même si aucun boni ne peut être dégagé, ou lors d’un retrait
Lors de la liquidation si un boni est dégagé, ou lors de la vente des titres reçus en échange
À tout moment, par un retrait des fonds de la société sans condition particulière
Après l’immatriculation, dès que le capital est débloqué pour financer l’activité

Lors de la liquidation si un boni est dégagé, ou lors de la vente des titres reçus en échange

Explication

Les associés récupèrent leurs apports lors de la vente des titres reçus en échange ou, à la liquidation, si un boni peut être dégagé. Un retrait libre pendant l’activité confond le capital avec des fonds disponibles, et le déblocage après immatriculation sert à financer la société, non à rembourser les associés.

11. Dans une entreprise individuelle, que permet de suivre le compte de l’exploitant ?

Le capital apporté par les associés lors de la constitution d’une société
Les prêts accordés à l’entreprise par ses créanciers
Les apports de fonds et les retraits effectués par l’exploitant
Les dépenses d’exploitation engagées par l’entreprise

Les apports de fonds et les retraits effectués par l’exploitant

Explication

Le compte de l’exploitant détaille les apports de fonds et les retraits effectués par l’exploitant dans son entreprise individuelle. Le capital des associés concerne une société, les prêts relèvent des créanciers et les dépenses d’exploitation ne décrivent pas ces mouvements personnels de fonds.

12. Une exploitante individuelle retire une partie des fonds qu’elle avait apportés à son entreprise. Quelle caractéristique de son compte permet ce mouvement ?

Il enregistre des apports qui ne peuvent être récupérés qu’après la vente de titres
Il représente un apport définitif qui doit rester dans l’entreprise jusqu’à sa liquidation
Il permet le retrait des fonds à condition de rembourser un créancier de l’entreprise
Il peut fluctuer dans les deux sens, et l’exploitante n’est pas tenue d’y laisser ses apports

Il peut fluctuer dans les deux sens, et l’exploitante n’est pas tenue d’y laisser ses apports

Explication

Contrairement au capital social, le compte de l’exploitant peut augmenter ou diminuer, et l’exploitante n’est pas tenue de laisser ses apports dans l’entreprise. L’apport définitif et la récupération par vente de titres concernent le capital social, tandis que le remboursement d’un créancier relève d’un emprunt.

13. Une collectivité verse définitivement une somme à une entreprise pour financer l’achat d’un équipement, sans exiger son remboursement. De quel type de financement s’agit-il ?

Un apport en capital-investissement
Une subvention d’investissement
Une subvention de fonctionnement
Un prêt de financement

Une subvention d’investissement

Explication

Une subvention d’investissement est une somme versée à titre définitif, généralement par une collectivité, pour financer un investissement et sans obligation de remboursement. La subvention de fonctionnement finance des charges, l’apport en capital-investissement implique une prise de participation, et le prêt doit être remboursé.

14. Une entreprise reçoit une subvention pour un équipement amorti linéairement sur quatre ans. Quelle part de la subvention intègre-t-elle chaque année au résultat ?

Un quart de la subvention
La totalité de la subvention
Un cinquième de la subvention
La moitié de la subvention

Un quart de la subvention

Explication

La subvention est intégrée au résultat au même rythme que l’amortissement du bien : sur quatre ans, la part annuelle est 14\frac{1}{4}, soit 25 %. Une intégration immédiate ignore l’étalement, tandis que les parts correspondant à deux ou cinq ans ne suivent pas la durée indiquée.

15. Lorsqu’un fonds de capital-investissement injecte des capitaux propres dans une entreprise, quel changement caractérise cet apport ?

Les produits augmentent et le fonds devient bénéficiaire d’une aide
Le capital social augmente et le fonds devient associé ou actionnaire
Les charges d’exploitation augmentent et le fonds devient fournisseur
La dette bancaire augmente et le fonds devient créancier

Le capital social augmente et le fonds devient associé ou actionnaire

Explication

L’apport de capital-investissement augmente le capital social, et le fonds devient actionnaire ou associé. Le fonds n’est donc ni un créancier comme dans un emprunt, ni un fournisseur ou un bénéficiaire de subvention.

16. Un fonds investit dans une entreprise et prévoit de revendre sa participation quelques années plus tard, après une hausse de sa valeur. Quel objectif et quel soutien complémentaire correspondent à cette démarche ?

Revendre une créance et éventuellement remplacer l’équipe dirigeante
Obtenir le remboursement du capital et éventuellement financer les charges courantes
Percevoir une subvention et éventuellement assurer la gestion quotidienne
Réaliser une plus-value et éventuellement apporter un accompagnement stratégique

Réaliser une plus-value et éventuellement apporter un accompagnement stratégique

Explication

Le fonds vise une plus-value en revendant sa participation lorsque la valeur de l’entreprise augmente, et peut aussi conseiller les dirigeants sur le plan stratégique. Le remboursement d’un prêt, la perception d’une subvention ou la gestion directe ne décrivent pas cet objectif.

17. Une jeune entreprise innovante n’a pas encore atteint son seuil de rentabilité, mais présente un fort potentiel de croissance. Quel type de capital correspond le mieux à son stade ?

Le capital-transmission
Le capital-risque ou capital-innovation
La subvention de fonctionnement
Le capital-développement

Le capital-risque ou capital-innovation

Explication

Le capital-risque, aussi appelé capital-innovation, finance notamment des entreprises innovantes en création ou en développement risqué, avant leur seuil de rentabilité, lorsqu’elles présentent un fort potentiel. Le capital-développement vise des entreprises déjà rentables, tandis que le capital-transmission sert à acquérir une entreprise existante.

18. Une entreprise rentable veut augmenter ses capacités de production et conquérir de nouveaux marchés. Quel type de capital répond à ce projet ?

Le capital-risque ou capital-innovation
Le capital-développement
La subvention de fonctionnement
Le capital-transmission

Le capital-développement

Explication

Le capital-développement accompagne des projets d’entreprises ayant atteint leur seuil de rentabilité, notamment l’augmentation de capacité et la conquête de marchés. Le capital-risque cible notamment des entreprises pas encore rentables, et le capital-transmission finance l’acquisition d’une entreprise existante.

19. Une associée avance temporairement des fonds à sa société, avec la possibilité de les récupérer à plus ou moins long terme. Quel type de compte reçoit ces sommes ?

Un compte d’emprunt bancaire
Un compte courant d’associé
Un compte de capital social
Un compte personnel de l’associée

Un compte courant d’associé

Explication

Le compte courant d’associé reçoit les sommes mises temporairement à la disposition de la société par un associé, qui peut les retirer ultérieurement. Le capital social correspond à un apport durable, tandis que le compte personnel et l’emprunt bancaire ne désignent pas cette avance d’associé.

20. Lors de l’établissement de son bilan, une société doit classer une somme laissée par un associé sur son compte courant. Où doit-elle la faire figurer ?

Parmi les créances à l’actif du bilan
Parmi les apports au capital social
Parmi les capitaux propres au passif du bilan
Parmi les dettes au passif du bilan

Parmi les dettes au passif du bilan

Explication

Bien qu’ils soient qualifiés de quasi-fonds propres, les comptes courants d’associés figurent parmi les dettes au passif du bilan. Les capitaux propres et le capital social correspondent aux apports en capital, tandis qu’une créance à l’actif serait une somme due à la société.

21. Lors de la création d’une SAS, où les associés doivent-ils déposer les apports en numéraire qui constituent le capital social ?

Auprès d’une banque ou d’un notaire
Sur le compte personnel du président
Auprès d’un fournisseur de la société
Auprès du greffe du RCS

Auprès d’une banque ou d’un notaire

Explication

Les apports en numéraire constituant le capital social d’une société comme une SAS doivent être déposés auprès d’une banque ou d’un notaire lors de sa création. Le compte personnel du président confond les fonds sociaux et privés, tandis que le greffe et un fournisseur ne sont pas les dépositaires prévus.

22. Une société reçoit un prêt d’une personne qui n’en est pas associée. Dans quelle situation cette personne peut-elle détenir un compte courant d’associé lié à ce prêt ?

Si le prêt respecte les conditions prévues par la loi
Si la personne est nommée dirigeante de la société
Si le prêt est transformé en apport au capital
Si la personne acquiert d’abord des parts sociales

Si le prêt respecte les conditions prévues par la loi

Explication

Une personne non associée peut prêter des fonds à une société dans les conditions prévues par la loi et détenir un compte courant d’associé. Exiger des parts sociales confond prêt et qualité d’associé, tandis qu’un apport au capital relève d’un mécanisme différent.

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Quelles sont les quatre catégories d’entreprises définies par la LME ?

Les microentreprises, les PME, les ETI et les grandes entreprises.

Combien de personnes une ETI emploie-t-elle au maximum ?

Moins de 5 000 personnes.

Quel chiffre d’affaires annuel maximal peut caractériser une ETI ?

1 500 millions d’euros.

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