QCM : Fondamentaux du marketing mix (29 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une marque vise une clientèle haut de gamme avec un produit premium, mais le vend en promotion permanente dans un supermarché. Quel risque cette combinaison crée-t-elle ?

Elle clarifie l’offre en rendant le positionnement plus accessible.
Elle modifie la cible sans affecter la cohérence de l’offre.
Elle renforce le prestige grâce à une forte visibilité en magasin.
Elle brouille l’offre et peut réduire la confiance des clients.

Elle brouille l’offre et peut réduire la confiance des clients.

Explication

Les quatre leviers doivent soutenir le même positionnement et s’adresser à la même cible ; leur décalage brouille l’offre et peut coûter la confiance. L’idée de clarification confond accessibilité et cohérence, celle du prestige applique mal l’effet d’une promotion, et le changement de cible ne supprime pas le décalage.

2. Qui a regroupé les leviers du marketing mix sous les quatre P en 1960 ?

Robert Lauterborn
Theodore Levitt
E. Jerome McCarthy
Philip Kotler

E. Jerome McCarthy

Explication

E. Jerome McCarthy a regroupé Produit, Prix, Place et Promotion sous les quatre P en 1960. Robert Lauterborn est associé à leur reformulation en quatre C, tandis que les deux autres noms ne correspondent pas à cette attribution.

3. Une équipe prépare un questionnaire en adoptant le point de vue du client plutôt que celui de l’entreprise. Quelle reformulation des quatre P convient à cette démarche ?

Produit, Coût, Commodité et Promotion.
Client, Coût, Communication et Promotion.
Client, Coût, Commodité et Communication.
Client, Prix, Place et Communication.

Client, Coût, Commodité et Communication.

Explication

La lecture en quatre C reformule Produit en Client, Prix en Coût, Place en Commodité et Promotion en Communication. Garder Prix ou Place maintient des leviers formulés du point de vue de l’entreprise ; remplacer Commodité par Promotion mélange les deux cadres.

4. Une entreprise vend un vélo et propose aussi une garantie, un service après-vente et une application de suivi. À quel niveau du produit appartiennent ces trois services ?

Au noyau du produit.
Au produit tangible.
À l’identité visuelle du produit.
Au produit augmenté.

Au produit augmenté.

Explication

La garantie, le service après-vente et l’application entourent l’offre : ils relèvent du produit augmenté. Le noyau désigne le bénéfice recherché, le tangible l’offre concrète et ses caractéristiques, et l’identité visuelle concerne les signes visuels de la marque.

5. Quel rôle joue principalement une marque pour l’acheteur ?

Elle décrit les caractéristiques matérielles et l’usage du produit.
Elle rassure, simplifie le choix et peut justifier un prix plus élevé.
Elle attire l’attention par des campagnes et des événements.
Elle protège l’offre contre les dommages pendant le transport.

Elle rassure, simplifie le choix et peut justifier un prix plus élevé.

Explication

La marque constitue une promesse qui rassure, simplifie le choix et justifie souvent un prix supérieur. Les caractéristiques matérielles relèvent du produit tangible, la protection physique de l’emballage, et les campagnes de la promotion.

6. Une entreprise suit les quatre étapes successives du cycle de vie d’un produit. Quelle phase vient après la maturité ?

La croissance
Le lancement
Le déclin
La maturité

Le déclin

Explication

Le cycle suit l’ordre lancement, croissance, maturité puis déclin. Placer la croissance après la maturité inverse deux phases, tandis que le lancement et la maturité interviennent plus tôt.

7. Une entreprise vient de commercialiser un produit encore peu connu et veut toucher ses premiers acheteurs convaincus par la nouveauté. Quelle priorité correspond à cette phase ?

Réduire la distribution et arrêter le produit
Se faire connaître et convaincre les pionniers
Défendre sa part de marché et fidéliser
Élargir la cible et multiplier les modèles

Se faire connaître et convaincre les pionniers

Explication

Au lancement, l’entreprise cherche à se faire connaître et à convaincre les pionniers. Élargir la cible relève de la croissance, tandis que défendre sa part de marché et fidéliser caractérise la maturité; arrêter le produit est associé au déclin.

8. Une entreprise regroupe plusieurs produits destinés au même besoin et au même univers. Comment désigne-t-on cet ensemble ?

Un segment de clientèle
Une gamme
Une ligne de produits
Une phase de maturité

Une gamme

Explication

Une gamme rassemble des produits liés par un même besoin, une même cible ou un même univers. Une ligne est une partie possible de cette gamme, un segment désigne des clients et la maturité est une phase du cycle de vie.

9. Une marque vend trois lignes de produits, avec quatre versions dans chacune, soit douze produits au total. Quelles sont respectivement la largeur, la profondeur par ligne et la longueur de cette gamme ?

12 lignes, 4 versions par ligne, 3 produits
3 lignes, 12 versions par ligne, 4 produits
3 lignes, 4 versions par ligne, 12 produits
4 lignes, 3 versions par ligne, 12 produits

3 lignes, 4 versions par ligne, 12 produits

Explication

La largeur compte les lignes, la profondeur les versions au sein d’une ligne et la longueur le nombre total de produits : ici, 3, 4 et 12. Intervertir largeur et profondeur confond lignes et versions; les autres erreurs confondent le total avec une mesure partielle.

10. Pour fixer le prix d’un nouvel article, une entreprise additionne ses coûts de production, de distribution et de communication, puis la marge visée. Quelle borne obtient-elle ?

Le prix de pénétration
Le plancher du prix
Le plafond du prix
Le repère concurrentiel

Le plancher du prix

Explication

Le plancher est déterminé par les coûts de production, de distribution et de communication auxquels s’ajoute la marge visée. Le plafond dépend de la valeur perçue, le repère vient des offres comparables et la pénétration est une stratégie de prix bas.

11. Des clients jugent qu’un produit de luxe leur apporte qualité, image et statut, et se déclarent prêts à payer jusqu’à un certain montant. À quoi correspond ce montant ?

Au repère concurrentiel
Au plancher du prix
Au prix d’écrémage
Au plafond du prix

Au plafond du prix

Explication

Le plafond correspond à ce que le client accepte de payer selon le bénéfice perçu, notamment la qualité, l’image ou le statut. Le plancher dépend des coûts et de la marge, le repère des offres comparables, et l’écrémage décrit une stratégie tarifaire.

12. Une entreprise connaît son plancher lié aux coûts, son plafond lié à la valeur perçue et veut conserver un positionnement haut de gamme. Comment doit-elle fixer son prix ?

Sous le plancher, pour rester dans les limites de valeur
Au-dessus du plafond, pour renforcer le positionnement
Entre le plancher et le plafond, selon le positionnement voulu
Au niveau du plancher, sans égard au positionnement

Entre le plancher et le plafond, selon le positionnement voulu

Explication

Le prix se situe entre le plancher des coûts et le plafond de la valeur perçue, en tenant compte du positionnement voulu. Dépasser le plafond méconnaît ce que le client accepte de payer, tandis que passer sous le plancher ou ignorer le positionnement ne respecte pas la règle.

13. Une marque lance un produit à un prix élevé, puis prévoit des baisses progressives pour toucher davantage de clients. Quelle stratégie décrit ce calendrier ?

L’écrémage
Le prix de prestige
L’alignement
La pénétration

L’écrémage

Explication

L’écrémage commence par un prix élevé au lancement puis prévoit une baisse progressive. Le prix de prestige signale la rareté et l’exclusivité par un prix très élevé, la pénétration démarre bas pour gagner rapidement des parts, et l’alignement suit les concurrents.

14. Une maison augmente le prix de son sac de luxe et constate que davantage de clients le désirent parce qu’il signale un statut social élevé. Quel phénomène décrit cette réaction ?

Une demande élastique
L’effet d’ancrage
L’effet Veblen
Un prix psychologique

L’effet Veblen

Explication

L’effet Veblen se produit lorsque le prix élevé renforce l’attrait d’un bien de luxe en signalant le statut. L’ancrage repose sur un prix de référence, la demande élastique réagit fortement à une baisse de prix, et le prix psychologique joue sur la perception d’un seuil.

15. Après une légère baisse du prix d’un produit, les ventes augmentent fortement. Comment caractériser sa demande ?

Elle est élastique
Elle relève de l’effet d’ancrage
Elle est inélastique
Elle relève de l’effet Veblen

Elle est élastique

Explication

Une demande est élastique lorsqu’une petite baisse de prix entraîne une forte hausse des ventes. Une demande inélastique change peu, l’effet Veblen concerne l’attrait accru lié à un prix élevé, et l’ancrage dépend d’un prix de référence.

16. Que désigne la distribution dans le parcours d’un produit vers son client ?

Les opérations de fabrication du produit avant sa mise en vente
Les moyens d’amener le produit au client, au bon endroit et au bon moment
Les moyens de faire connaître le produit par des messages promotionnels
Les méthodes de fixation du prix proposé au client

Les moyens d’amener le produit au client, au bon endroit et au bon moment

Explication

La distribution regroupe ce qui permet au produit d’arriver jusqu’au client au bon endroit et au bon moment. La promotion fait connaître l’offre, la fabrication produit le bien, et la fixation du prix relève d’une autre décision commerciale.

17. Une marque vend sur son propre site, tandis qu’un concurrent vend par l’intermédiaire d’un grossiste puis d’un détaillant. Comment classer ces deux circuits ?

Direct pour la marque et long pour le concurrent
Court pour la marque et long pour le concurrent
Direct pour la marque et court pour le concurrent
Long pour la marque et direct pour le concurrent

Direct pour la marque et long pour le concurrent

Explication

Le circuit direct relie la marque au client sans intermédiaire, tandis qu’un circuit avec plusieurs intermédiaires est long. Un circuit court comporte un seul revendeur, ce qui explique les confusions entre vente directe et vente par revendeur.

18. Une marque de produits courants cherche à être présente dans le plus grand nombre possible de magasins. Quelle intensité de distribution correspond à cet objectif ?

Le circuit long
La distribution sélective
La distribution intensive
La distribution exclusive

La distribution intensive

Explication

La distribution intensive vise à multiplier les points de vente pour rendre le produit largement disponible. La distribution sélective retient un nombre limité de points choisis, tandis que l’exclusive en utilise très peu pour préserver la rareté; un circuit long décrit le nombre d’intermédiaires.

19. Une cliente consulte un produit sur le site d’une enseigne, puis l’achète dans une boutique. Quelle organisation correspond à une expérience omnicanale ?

Permettre l’achat en ligne sans relier le parcours à la boutique
Assurer la cohérence des stocks, des prix, de l’image et des données client entre les canaux
Proposer plusieurs canaux sans harmoniser les stocks ni les prix
Maintenir une image cohérente tout en séparant les données client par canal

Assurer la cohérence des stocks, des prix, de l’image et des données client entre les canaux

Explication

L’omnicanal permet au client de passer d’un canal à l’autre tout en préservant la cohérence des stocks, des prix, de l’image et des données client. La simple multiplication des points de vente néglige cette cohérence, la séparation des données la fragmente, et un parcours en ligne non relié à la boutique ne coordonne pas les canaux.

20. Une boutique informe et conseille les visiteurs sans réaliser beaucoup de ventes directes. Quel rôle ce canal peut-il néanmoins jouer dans l’expérience de marque ?

Contribuer au conseil sans que sa qualité influence l’expérience de marque
Contribuer à l’information, au conseil et à la relation, ce qui façonne l’expérience de marque
Contribuer à l’information, mais pas à la relation avec les clients
Contribuer à la vente, le conseil relevant d’un canal distinct

Contribuer à l’information, au conseil et à la relation, ce qui façonne l’expérience de marque

Explication

Un canal peut remplir des fonctions d’information, de conseil et de relation, et sa qualité conditionne l’expérience de la marque. Réduire le canal à la vente confond ses fonctions, dissocier conseil et canal méconnaît leur lien, et nier l’effet de la qualité contredit son rôle dans l’expérience.

21. Quels éléments forment les six leviers de communication ?

Publicité, relations publiques, promotion des ventes, force de vente, parrainage et marchandisage
Publicité, relations publiques, promotion des ventes, distribution, sponsoring et marketing direct et digital
Publicité, relations publiques, promotion des ventes, force de vente, sponsoring et marketing direct et digital
Publicité, vente au détail, promotion des ventes, force de vente, sponsoring et marketing direct et digital

Publicité, relations publiques, promotion des ventes, force de vente, sponsoring et marketing direct et digital

Explication

Les six leviers comprennent la publicité, les relations publiques, la promotion des ventes, la force de vente, le sponsoring et le marketing direct et digital. La distribution ne remplace pas le sponsoring, la vente au détail ne remplace pas les relations publiques, et le marchandisage ne figure pas dans cette liste.

22. Une marque propose pendant une semaine des échantillons gratuits et un jeu-concours en magasin. Quel levier de communication utilise-t-elle ?

La publicité
La force de vente
Les relations publiques
La promotion des ventes

La promotion des ventes

Explication

Les échantillons et les jeux sont des offres temporaires caractéristiques de la promotion des ventes. La publicité repose sur des messages payés dans les médias, les relations publiques cherchent une visibilité gagnée, et la force de vente repose sur le conseil personnalisé.

23. Lorsqu’une équipe construit un message de marque, quelles sont les quatre questions auxquelles elle doit répondre ?

La cible, le ton, le canal et la preuve de distribution
La promesse, la preuve, le ton et le territoire d’expression
La promesse, le prix, le canal et le territoire d’expression
Le produit, le prix, la promotion et le lieu de vente

La promesse, la preuve, le ton et le territoire d’expression

Explication

Un message de marque précise le bénéfice promis, la preuve qui le rend crédible, le ton et l’univers d’expression. Le prix et le canal relèvent d’autres décisions, tandis que les quatre P ne remplacent pas ces éléments du message.

24. Une marque modifie son discours à chaque campagne et constate que le public peine à la reconnaître. Quel changement favoriserait le mieux sa mémorisation ?

Varier le message à chaque campagne pour éviter la répétition
Ajouter des détails différents à chaque prise de parole
Changer de territoire à chaque lancement pour toucher de nouveaux publics
Conserver un message simple et constant au fil du temps

Conserver un message simple et constant au fil du temps

Explication

La simplicité et la constance du message dans le temps facilitent la mémorisation de la marque. Varier chaque campagne ou multiplier les détails accroît les changements au lieu de stabiliser le discours.

25. Une entreprise envisage d’annoncer un bénéfice qu’elle ne peut pas réellement fournir. Quel risque découle de cette promesse ?

Une hausse de crédibilité grâce à une promesse ambitieuse
La défiance des clients et des sanctions
Une baisse de mémorisation sans perte de confiance
Une difficulté de distribution sans risque pour la réputation

La défiance des clients et des sanctions

Explication

Une promesse impossible à tenir expose la marque à la défiance et à des sanctions. La mémorisation concerne la simplicité et la constance du message, tandis qu’une promesse irréalisable ne renforce pas sa crédibilité.

26. Un fabricant accorde des remises aux distributeurs et demande à ses commerciaux de mettre ses produits en avant en rayon. Quelle stratégie applique-t-il principalement ?

Une stratégie pull créant la demande directement chez les clients
Une combinaison de push et de pull par définition
Une stratégie push passant par les intermédiaires
Une stratégie pull reposant sur la notoriété et la communauté

Une stratégie push passant par les intermédiaires

Explication

Le push fait progresser le produit par les intermédiaires, notamment grâce aux remises aux distributeurs, à la force de vente et à la mise en avant en rayon. Le pull crée directement la demande chez les clients, par exemple par la publicité ou une communauté.

27. Une marque développe une communauté et fait connaître son produit pour que les clients le réclament ensuite en magasin. Quelle stratégie décrit cette démarche ?

Une stratégie push qui fait avancer le produit par les distributeurs
Une stratégie push fondée sur la force de vente en magasin
Une stratégie de mise en rayon soutenue par des remises
Une stratégie pull qui attire la demande des clients

Une stratégie pull qui attire la demande des clients

Explication

Le pull crée directement la demande auprès des clients, notamment par la publicité, la notoriété ou une communauté, afin qu’ils demandent ensuite le produit au point de vente. Les remises aux distributeurs et la mise en rayon caractérisent plutôt le push.

28. Dans le modèle AIDA, quelles étapes décrivent l’action sur le client dans leur ordre ?

Attention, Intérêt, Désir, Action
Action, Intérêt, Désir, Attention
Intérêt, Attention, Action, Désir
Attention, Désir, Intérêt, Action

Attention, Intérêt, Désir, Action

Explication

AIDA décrit quatre étapes successives : capter l’attention, susciter l’intérêt, déclencher le désir, puis provoquer l’action. Placer le désir avant l’intérêt inverse l’ordre, et l’action n’est pas l’étape initiale.

29. Une campagne promet une expérience haut de gamme, mais le produit, le prix et la distribution ne correspondent pas à cette promesse. Quel effet cette incohérence risque-t-elle d’avoir ?

Une demande assurée grâce à la seule promesse publicitaire
Une crédibilité renforcée par le prix haut de gamme
Une perte de crédibilité de la communication
Une hausse de crédibilité si la campagne est répétée

Une perte de crédibilité de la communication

Explication

Une communication perd en crédibilité lorsqu’elle n’est pas soutenue par un produit, un prix et une distribution cohérents. Un prix élevé ou la répétition de la campagne ne répare pas à lui seul cette incohérence.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 77 flashcards sur Fondamentaux du marketing mix.

Qu’est-ce que le marketing mix ?

L’ensemble des leviers que l’entreprise contrôle pour atteindre sa cible.

Qui a regroupé les leviers du marketing mix sous les quatre P, et en quelle année ?

E. Jerome McCarthy, en 1960.

Que doivent soutenir les quatre P pour assurer la cohérence du marketing mix ?

Le même positionnement et la même cible.

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