Fiche de révision : Gestion Comptable et Financiè

📋 Plan du Cours

  1. Variation des stocks
  2. Amortissements des immobilisations
  3. Cession d’immobilisations
  4. Provisions et dépréciations
  5. Dépréciation des stocks et créances
  6. Dépréciation des titres financiers
  7. Provisions pour risques et charges
  8. Charges et produits d’avance
  9. Résultat et bilan de fin d’exercice
  10. Application d’inventaire complète
  11. Soldes intermédiaires de gestion

📖 1. Variation des stocks

🔑 Notions clés & Définitions

  • Variation des stocks : La variation des stocks correspond à l’ajustement des charges et des produits de fin d’exercice afin de refléter la valeur réelle des stocks détenus.
  • Inventaire intermittent : L’inventaire intermittent est un mode de fonctionnement où les stocks ne sont pas suivis via les comptes de stock tout au long de la période.
  • Comptes de stocks : Les comptes de stocks sont des comptes utilisés pour déterminer les soldes exacts en fin d’exercice, après inventaire.
  • Inventaire physique : L’inventaire physique est la vérification matérielle réalisée en fin de période pour valoriser les stocks de l’entreprise.
  • Ajout de régularisation : L’ajustement des écritures lie les charges et les produits aux variations constatées des stocks entre le début et la fin de période.

📝 Points essentiels

  • Les travaux d’inventaire visent à déterminer le résultat de l’année à partir des documents de synthèse en trouvant les soldes exacts des comptes.
  • Avec l’inventaire intermittent, les comptes de stocks ne sont pas utilisés pendant la période comptable.
  • Les achats et ventes d’éléments stockés sont enregistrés dans des comptes de gestion pendant la période.
  • En fin de période, un inventaire physique sert à valoriser les stocks.
  • Les opérations d’inventaire sont datées du dernier jour de l’exercice (ex. 31 décembre N) même si elles sont réalisées au 1er trimestre de N+1.

💡 Astuce mémo

Inventaire intermittent = pas de comptes de stocks en cours d’année ; on « rattrape » à la clôture via inventaire physique.

📖 2. Amortissements des immobilisations

🔑 Notions clés & Définitions

  • Amortissement pour dépréciation : L’amortissement pour dépréciation est la constatation comptable d’une diminution de valeur d’un actif résultant de l’usage, du temps ou d’une cause jugée irréversible.
  • Valeur d’origine : La valeur d’origine est la valeur d’entrée d’une immobilisation, égale au prix d’achat hors taxes plus les frais accessoires hors taxes.
  • Valeur comptable nette : La valeur comptable nette (VCN) est la valeur d’origine diminuée de la somme des amortissements déjà pratiqués.
  • Annuité d’amortissement : L’annuité d’amortissement est le montant d’amortissement calculé pour un exercice comptable.
  • Taux d’amortissement : Le taux d’amortissement est le pourcentage de dépréciation annuelle appliqué à l’immobilisation.

📝 Points essentiels

  • L’annuité d’amortissement est comptabilisée comme une charge calculée et non payée, permettant un étalement et un autofinancement via une économie d’impôt.
  • En amortissement linéaire, les annuités sont constantes (sauf mise en service/cession en cours d’année) et le calcul se fait au prorata temporis en jours.
  • Taux usuels (linéaire) : constructions 2 à 5%, mobilier de bureau 10%, matériel industriel 10%, véhicules de transport 20 à 25%.
  • Exemple linéaire : matériel mis en service le 1er juillet N, valeur 10 000€ HT, durée 5 ans, taux 20% ; première annuité = 10 000*20%*6/12 = 1 000€, puis 2 000€ par an.
  • En amortissement dégressif, les annuités se calculent sur les VCN successives avec un taux dégressif = taux linéaire * coefficient (1,5 si 3 ou 4 ans ; 2 si 5 ou 6 ans ; 2,5 si > 6 ans).
  • Le dégressif s’applique uniquement à des immobilisations neuves listées, amorties sur une durée d’au moins 3 ans, et on bascule sur l’annuité linéaire quand l’annuité dégressive devient inférieure à l’annuité constante.

💡 Astuce mémo

Dégressif = coefficient (1,5 / 2 / 2,5) puis “on bascule” vers le linéaire quand le dégressif tombe sous le linéaire.

📖 3. Cession d’immobilisations

🔑 Notions clés & Définitions

  • Amortissement complémentaire : L’amortissement complémentaire est la charge calculée pour couvrir l’utilisation de l’actif entre le dernier inventaire daté et la date de cession.
  • Produit de cession des actifs : Le produit de cession des actifs est le montant enregistré au crédit lors de la vente d’une immobilisation, via un compte dédié des opérations de cession.
  • TVA collectée : La TVA collectée correspond à la TVA due sur la vente et se comptabilise en parallèle du paiement reçu.

📝 Points essentiels

  • Lors d’une cession, on enregistre d’abord l’amortissement de la période entre le dernier inventaire et la date de vente.
  • À la date de cession, les amortissements cumulés servent à déterminer la valeur comptable nette, égale à la valeur d’origine moins les amortissements cumulés.
  • L’écriture de cession fait disparaître comptablement l’actif par la contrepartie de sa valeur d’origine au crédit du compte d’immobilisation et du montant de la VCN au débit du compte 675.
  • Le produit de la vente est enregistré au crédit du compte 775, avec la contrepartie en banque (exemple : 512) et la TVA collectée en compte 4457 (exemple : 20% du prix HT).

💡 Astuce mémo

Cession = Amortissement complémentaire (charges) → VCN (675) → Disparition de l’actif (immobilisation) → Vente (775 + banque + TVA).

📖 4. Provisions et dépréciations

🔑 Notions clés & Définitions

  • Provisions pour dépréciation : Les provisions pour dépréciation sont des écritures qui constatent, de façon estimée, une perte de valeur probable d’un élément d’actif plutôt qu’une perte irréversible.
  • Dotations aux amortissements et provisions : Les dotations sont des comptes de charges (DAP) utilisés pour constituer une provision ou en augmenter le montant lors de l’inventaire.
  • Reprises sur dotations et provisions : Les reprises sont des comptes de produits (RAP) utilisés quand une provision doit être diminuée après l’établissement des documents de synthèse.
  • Provision pour dépréciation des créances : La provision pour dépréciation des créances est une provision fondée sur le risque de non-recouvrement du portefeuille, évaluée sur les montants HT.
  • Provision pour dépréciation des titres : La provision pour dépréciation des titres est évaluée par comparaison valeur d’origine versus valeur d’inventaire, et ne retient que les moins-values potentielles.

📝 Points essentiels

  • Les amortissements traduisent une diminution de valeur irréversible et sont définitifs, tandis que les provisions servent à refléter une dépréciation non définitive ou estimée.
  • La provision se constate avec des DAP (681 exploitation, 686 financière, 687 exceptionnelle) et se corrige via des RAP (781 exploitation, 786 financière, 787 exceptionnelle).
  • Pour les créances, on isole les clients à risque en 416 puis on calcule la provision sur l’ensemble du portefeuille, en comparant la provision nécessaire à la provision existante.
  • La provision sur créances est déterminée sur les valeurs HT, car la TVA collectée concerne l’encaissement et le risque maximum retenu correspond au HT.
  • Pour les titres, la dépréciation se calcule par catégorie en comparant valeur d’origine et valeur d’inventaire, avec comptabilisation uniquement des moins-values potentielles et régularisation par complément ou reprise…

💡 Astuce mémo

Amortissement = baisse définitive; Provision = baisse estimée (on compare stock/créances/titres à la fin d’année puis on fait complément ou reprise).

📖 5. Dépréciation des stocks et créances

🔑 Notions clés & Définitions

  • Provision pour dépréciation des stocks : Une provision de dépréciation constate au bilan une baisse de valeur des stocks avant ou après l’inventaire, selon l’estimation faite sur les stocks finaux.
  • Compte 397 provision stocks : Le compte 397 sert à comptabiliser la provision pour dépréciation des stocks de marchandises lors des inventaires.
  • Clients douteux ou litigieux : Ce sont des clients présentant des difficultés de paiement, isolés comptablement afin de suivre séparément le risque de non-recouvrement.
  • Compte 416 clients douteux : Le compte 416 enregistre les clients douteux ou litigieux, permettant d’identifier le portefeuille à provisionner.

📝 Points essentiels

  • La provision sur stocks se calcule à l’inventaire sur le stock final constaté, puis à la période suivante on annule l’ancienne provision du stock initial et on comptabilise la nouvelle sur le stock final.
  • Le montant de la provision sur créances se détermine sur l’ensemble du portefeuille concerné (pas créance par créance) et fait l’objet d’une comparaison avec la provision déjà existante.
  • Les clients en difficulté sont transférés en compte 416 pour isoler l’information sur le risque de recouvrement.
  • Les créances sont provisionnées sur leur montant HT, car la TVA sur créances non encaissées n’est pas versée à l’État.
  • Si la provision nécessaire à l’inventaire est supérieure à celle existante, on enregistre un complément via 681 ; si elle est inférieure, on enregistre une reprise via 781.

💡 Astuce mémo

HT uniquement pour les créances : TVA gérée par l’État, donc la provision vise le risque maximal sur le HT.

📖 6. Dépréciation des titres financiers

🔑 Notions clés & Définitions

  • Titres de participation : Les titres de participation sont des titres immobilisés dont la valeur peut baisser, nécessitant une dépréciation par comparaison à leur valeur d’inventaire.
  • Valeurs mobilières de placement : Les VMP sont des titres financiers classés en placement, évalués à l’inventaire pour mesurer d’éventuelles moins-values justifiant une dépréciation.
  • Moins-value potentielle : Une moins-value potentielle correspond à une baisse de valeur estimée par rapport au coût d’origine, sans qu’elle soit nécessairement réalisée.
  • Principe de prudence : Le principe de prudence conduit à comptabiliser uniquement les baisses de valeur attendues, sans enregistrer les hausses seulement potentielles.
  • Provision de dépréciation : La provision de dépréciation est un montant comptable destiné à refléter la perte de valeur estimée des titres à l’inventaire.

📝 Points essentiels

  • La dépréciation des titres financiers se calcule en comparant la valeur d’origine à la valeur d’inventaire (valeur estimée ou valeur boursière).
  • Par prudence, seules les moins-values éventuelles sont enregistrées, les plus-values potentielles ne sont pas comptabilisées.
  • L’évaluation et le calcul se font catégorie par catégorie, avec une comparaison globale à l’inventaire (provision nécessaire versus provision existante).
  • Si la provision nécessaire est supérieure à la provision existante, on enregistre un complément via une dotation financière (686 DAP financières) contre la provision correspondante (291 ou 590).
  • Si la provision nécessaire est inférieure à la provision existante, on enregistre une reprise financière (786 RAP financières) sur la provision correspondante.

💡 Astuce mémo

Origine ↔ Invetaire : prudence = on baisse (moins-values) ; puis on ajuste (complément ou reprise).

📖 7. Provisions pour risques et charges

🔑 Notions clés & Définitions

  • Provision pour risques et charges : Provisions destinées à couvrir des risques et des charges dont la survenance est probable mais dont le montant exact ou le moment reste incertain.
  • DAP exceptionnelles : Compte de dotation servant à constituer une provision pour risques et charges lors de l’enregistrement comptable à l’inventaire.
  • RAP exceptionnelles : Compte de reprise servant à annuler une provision pour risques et charges quand le risque ou la charge ne se matérialise pas ou devient sans objet.
  • Compte 151 Provision pour risques : Compte utilisé pour comptabiliser une provision pour risques liés notamment à un litige, des amendes et pénalités ou une perte de change.
  • Compte 157 Provision pour charges : Compte utilisé pour une provision destinée à couvrir des charges à répartir sur plusieurs exercices.

📝 Points essentiels

  • Les comptes de dotation et de reprise sont respectivement 687 DAP exceptionnelles (constitution) et 787 RAP exceptionnelles (annulation).
  • La provision pour risques (litige, amendes et pénalités, perte de change) est créditée au compte 151.
  • La provision pour charges à répartir sur plusieurs exercices est créditée au compte 157.
  • Exemple Gamma : une anticipation d’indemnités de 1 000 € à payer suite à un litige entraîne une dotation 687 (débit) contre la provision 151 (crédit) pour 1 000 €.
  • Les provisions réglementées sont des provisions à caractère fiscal créées par des textes : elles sont comptabilisées via le compte 14 (ex. 143 et 145).

💡 Astuce mémo

687 = Dotation (on crée) ; 787 = Reprise (on retire).

📖 8. Charges et produits d’avance

🔑 Notions clés & Définitions

  • Charge constatée d’avance : Écriture de régularisation qui constate une partie d’une charge payée ou comptabilisée avant la période réellement concernée.
  • Fournisseurs factures à établir : Compte utilisé pour comptabiliser une dette envers un fournisseur quand la facture n’est pas encore reçue à la clôture.
  • TVA à régulariser : Compte de TVA servant à enregistrer la TVA liée à une opération dont la facture n’est pas encore arrivée à la date de clôture.

📝 Points essentiels

  • Si des marchandises sont reçues le 22 décembre pour 2000 € HT mais facturées en janvier (facture datée du 6 janvier N+1), l’achat est comptabilisé sur N avec une dette de 2400 € (facture à établir) et une TVA à…
  • Pour l’achat régularisé sans facture, on passe 607 et 4458 au débit, puis 408 au crédit pour la part TTC (2000 × 1,2).
  • Pour une assurance annuelle de 4000 € HT enregistrée le 7 juillet N couvrant 1er juillet N au 30 juin N+1, 6 mois relèvent de N+1 et 2000 € sont traités via une charge constatée d’avance.
  • La part d’assurance comptabilisée en charge sur N correspond aux 6 mois allant du 1er juillet au 31 décembre : 4000 − 2000 = 2000 €.

💡 Astuce mémo

Reçois avant la facture = dette à établir (408) + TVA à régulariser (4458) ; paye une période qui déborde = charge constatée d’avance pour la fraction future (486).

📖 9. Résultat et bilan de fin d’exercice

🔑 Notions clés & Définitions

  • Compte de résultat : Le compte de résultat retrace, sur l’exercice, les charges et les produits afin de déterminer le résultat après inventaire.
  • Résultat de l’exercice : Le résultat de l’exercice mesure l’écart entre les produits et les charges de la période, après prise en compte des écritures d’inventaire.
  • Bilan après inventaire : Le bilan après inventaire présente l’actif net et le financement (capitaux propres et dettes) après ajustements de fin d’exercice.
  • Bénéfice : Le bénéfice correspond au cas où les produits de l’exercice sont supérieurs aux charges.
  • Perte : La perte correspond au cas où les charges de l’exercice sont supérieures aux produits.

📝 Points essentiels

  • Le résultat se déduit de la comparaison Produits et Charges : bénéfice si Produits > Charges, perte si Charges > Produits.
  • Dans l’exemple 1, le compte de résultat après inventaire affiche TOTAL CHARGES = 238500 et TOTAL PRODUITS = 238500, donc résultat nul (aucune mention de bénéfice/perte).
  • Dans l’exemple 2, le compte de résultat après inventaire donne TOTAL CHARGES = 351095 et TOTAL PRODUITS = 343000, donc perte de 8095.
  • Le bilan après inventaire intègre les ajustements d’inventaire dans les rubriques d’actifs (stocks, banque, VMP, immobilisations nettes) et de passifs (capitaux propres et dettes, ainsi que provisions/charges constatées…

💡 Astuce mémo

Résultat = Produits − Charges (bénéfice si +, perte si −).

📖 10. Application d’inventaire complète

🔑 Notions clés & Définitions

  • Dépréciation des stocks : Dépréciation des stocks : correction de la valeur des stocks à la baisse lorsque leur valeur probable à la clôture est inférieure au coût comptable.
  • Amortissement dégressif : Amortissement dégressif : mode de calcul de l’amortissement avec un taux constant appliqué à la valeur nette, qui donne des annuités décroissantes sauf cas de sortie.
  • Provision pour créances clients : Provision pour créances clients : montant constaté pour couvrir le risque de non-recouvrement d’une partie de créances non ou mal recouvrables.
  • Provisions pour risques et charges : Provision pour risques et charges : passif comptable destiné à couvrir une charge future probable née d’un litige ou d’un événement en cours à la clôture.
  • Dépréciation des titres financiers : Dépréciation des titres financiers : réduction comptable de la valeur des titres immobilisés ou des VMP lorsque le cours de clôture est inférieur à la valeur comptable.

📝 Points essentiels

  • Dépréciation anticipée des stocks : 500 € pour les matières et 1 000 € pour les produits finis, comptabilisés via une dotation d’exploitation et des provisions pour dépréciation correspondantes.
  • Amortissements : méthode linéaire partout sauf matériel industriel ; pour les immobilisations données, annuités calculées à partir des taux et, pour le matériel industriel cédé, amortissement prorata temporis jusqu’au…
  • Cession non enregistrée du matériel industriel : comptabilisation de la perte/VCN et du produit de cession ; VCN comptable nette ressort à 7 135,42 € et produit encaissé retenu à 8 500 € HT, avec TVA collectée 1 700 €.
  • Provision clients douteux : complément total de 1 270 € à doter, avec Gamma provisionné à 720 € et Oméga à 550 €, selon les taux de recouvrement/provisionnement appliqués aux montants HT.
  • Dépréciation titres : titres de participation Béta (800 € à provisionner), VMP Epsilon (0 €) et VMP Alpha (450 €) via dotations financières et provisions correspondantes.
  • Provision litige : risque estimé à 1 200 € provisionné au 31 décembre N en passif, au moyen d’une dotation aux provisions pour risques et charges exceptionnelles.

💡 Astuce mémo

Stocks : 500 € (matières) + 1 000 € (produits) ; Risque procès : 1 200 € ; Clients : 720 € + 550 € → complément 1 270 € ; Titres : Béta 800 € + Alpha 450 €.

📖 11. Soldes intermédiaires de gestion

🔑 Notions clés & Définitions

  • Marge commerciale : La marge commerciale mesure la profitabilité de l’activité commerciale en comparant les ventes de marchandises et le coût d’achat des marchandises vendues.
  • Production de l’exercice : La production de l’exercice représente l’activité de production et se calcule en additionnant la production vendue, la production stockée et la production immobilisée.
  • Valeur ajoutée : La valeur ajoutée mesure la richesse créée par l’entreprise grâce à ses opérations d’exploitation, puis répartie entre ses partenaires économiques.
  • Excédent brut d’exploitation : L’excédent brut d’exploitation évalue la rentabilité de l’exploitation en se concentrant sur la production et la commercialisation, en excluant les effets de politique d’investissement et de financement.
  • Résultat d’exploitation : Le résultat d’exploitation mesure la rentabilité économique des opérations de gestion en partant de l’EBE et en ajustant avec produits et dotations d’exploitation.

📝 Points essentiels

  • Les SIG s’obtiennent par cascade : Marge commerciale → Production de l’exercice → Valeur ajoutée → Excédent brut d’exploitation → Résultat d’exploitation.
  • La valeur ajoutée s’interprète aussi via le poids économique de l’entreprise et via l’intégration de l’entreprise sur sa filière grâce au ratio Valeur ajoutée/Production de l’exercice.
  • L’EBE permet une comparaison de la performance industrielle et commerciale indépendamment de l’investissement et du financement.
  • Le résultat d’exploitation s’approxime par : EBE + reprises et transferts de charges d’exploitation + autres produits d’exploitation − dotations d’exploitation − autres charges d’exploitation.
  • Les exemples montrent que des SIG négatifs à partir de l’EBE traduisent une situation préoccupante car l’exploitation ne couvre pas la « rémunération » des charges de personnel et organismes sociaux.

💡 Astuce mémo

Marche de l’activité vers la rentabilité : Marge commerciale (commerce) → Production (activité) → Valeur ajoutée (richesse) → EBE (rentabilité exploitation) → Résultat d’exploitation (rentabilité économique).

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
31 décembre NDatation des enregistrements de l’inventaire (travaux comptables)
1er janvier NDébut d’exercice pris dans l’exemple d’application
1er décembre NDate de cession non enregistrée d’un matériel industriel (exercice d’application 2)
1er juillet NPériode d’assurance utilisée pour calculer la charge constatée d’avance (période N/ N+1)
20 mars N+1Date du jugement annoncée pour estimer un risque en provision

📊 Tableaux de synthèse

Amortissement linéaire vs dégressif

MéthodeBase de calculAnnuités
Linéairevaleur d’origineconstantes, calcul prorata temporis (en jours) sauf entrée/sortie en cours d’année
Dégressif (fiscal)VCN successivesdégressives avec taux dégressif = taux linéaire * coefficient (1,5 / 2 / 2,5), puis bascule vers linéaire quand…

Constater les soldes à la clôture : provision ou annulation

ÉlémentLogique de régularisationComptes cités
Provisions (dépréciations/amortissements)si provision nécessaire > existante : complément ; si nécessaire < existante : repriseDAP 681/686/687 ; RAP 781/786/787
Charges/produits à régularisercharges ou produits à constater par avance vs constatés d’avance (principe d’indépendance des exercices)ICNE via 1688 ; charges constatées d’avance via 486 ; (comptes mentionnés selon cas)

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre inventaire intermittent (pas de comptes de stocks en cours d’année) et inventaire physique (vérification et valorisation des stocks finaux en fin de période).
  2. Inverser la logique des SIG : l’EBE mesure l’exploitation, mais le résultat d’exploitation ajoute/reprend des éléments d’exploitation et peut devenir négatif même si l’EBE est positif.
  3. Penser que la provision (créances/titres/stocks) se calcule créance par créance : le cours précise un calcul sur l’ensemble du portefeuille (puis comparaison avec la provision existante).
  4. Oublier que les provisions pour créances se déterminent en montant HT : la TVA collectée est reversée à l’État (en cas de difficulté, risque maximum retenu HT).
  5. Se tromper de sens comptable entre DAP et RAP : une DAP (681/686/687) constitue, une RAP (781/786/787) annule/diminue après documents de synthèse.
  6. Appliquer une annuité linéaire au dégressif sans coefficient (1,5/2/2,5) et sans bascule vers l’annuité linéaire quand la dégressive devient inférieure à l’annuité constante.
  7. Rater la règle de datation des écritures d’inventaire : elles sont toujours datées du dernier jour de l’exercice, même si faites au 1er trimestre de N+1.

✅ Checklist Examen

  1. Identifier les 4 catégories de travaux d’inventaire (stocks, amortissements, provisions, régularisation charges/produits) et rappeler que les écritures sont datées du dernier jour de l’exercice.
  2. Expliquer comment constater la variation de stocks en inventaire intermittent via comptes de stocks (classe 3/35) et compte de variation de stocks (603/6031/6032/6037 pour marchandises).
  3. Pour les produits finis : distinguer le compte de stocks (35) et le compte de produit 71 (production stockée) et déterminer où placer l’écart stock initial/stock final dans le compte de résultat (charges vs produits).
  4. Définir valeur d’origine, VCN, annuité et taux ; puis calculer une première annuité au prorata temporis (linéaire) en jours/mois selon l’exemple.
  5. Choisir et appliquer amortissement linéaire vs dégressif : coefficient 1,5/2/2,5 puis bascule vers linéaire quand annuité dégressive < annuité constante.
  6. Enregistrer un amortissement : utiliser DAP 681/686/687 en débit et créditeurs d’amortissement (ex. 2801/2813/2815/2818) et comprendre l’affichage au bilan en négatif (valeur nette = origine - cumuls).
  7. Traiter une cession d’immobilisation : amortissement complémentaire entre dernier inventaire et date de cession (DAP 681), calcul VCN et écriture en 675, puis produit en 775 avec banque/TVA collectée (4457).
  8. Constituer/diminuer des provisions : distinguer provision (baisse estimée) vs amortissement (baisse irréversible), puis faire le schéma DAP (681/686/687) si complément et RAP (781/786/787) si reprise.
  9. Calculer la dépréciation des stocks et des créances en suivant les comptes cités (397, 416, 781/681, 781/781) et appliquer les règles spécifiques HT pour les créances.
  10. Réaliser la régularisation des charges et produits : traiter charges/produts à constater par avance (ex. ICNE 1688) et charges/produits constatés d’avance (ex. 486/487) via l’exemple de période qui déborde.
  11. Construire les SIG en cascade (Marge commerciale → Production → Valeur ajoutée → EBE → Résultat d’exploitation) et savoir interpréter les SIG négatifs à partir de l’EBE dans les commentaires du cours.

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Gestion Comptable et Financiè avec 11 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. En inventaire intermittent, que permet la variation des stocks à la clôture de l’exercice ?

2. Qu'est-ce que la variation des stocks en comptabilité ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Gestion Comptable et Financiè avec 9 flashcards interactives.

Variation des stocks — définition ?

Ajustement des charges et produits pour refléter la valeur réelle des stocks.

Variation des stocks

Ajustement des charges et produits en fin d'exercice.

Amortissement — rôle ?

Étaler la perte de valeur d’un actif sur sa durée d’utilisation.

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