Fiche de révision : Gestion des Dysfonctionnements Organisationnels

📋 Plan du Cours

  1. Performance socio-économique
  2. Coûts cachés
  3. Interaction structures comportements
  4. Dysfonctionnements organisationnels
  5. Performance sociale
  6. Performance économique
  7. Théorie socio-économique
  8. Dysfonctionnements spécifiques

📖 1. Performance socio-économique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Performance sociale : Production de valeur permettant la satisfaction des besoins qualitatifs physiologiques, psychologiques, sociologiques, économiques et politiques des individus ou groupes, décomposée en 6 domaines (conditions de travail, organisation, communication, gestion du temps, formation, mise en œuvre stratégique).
  • Performance économique : Capacité d’une organisation à produire de la valeur sous forme de ressources pour satisfaire des besoins qualitatifs, en combinant efficacité (atteinte des objectifs) et efficience (utilisation optimale des ressources).
  • Dysfonctionnement : Anomalie ou perturbation dans le fonctionnement d’une organisation, caractérisée par un écart entre le fonctionnement souhaité (orthofonctionnement) et le fonctionnement réel, souvent chronique et générant des coûts cachés (voir Henri Savall (1973) : la théorie socio-économique).
  • Coûts cachés : Coûts non mesurés ou mal pilotés liés aux dysfonctionnements, représentant entre 20 000 et 70 000 euros par collaborateur et par an, issus des insatisfactions ou actions déclenchées par ces dysfonctionnements (voir Savall (1978)).
  • Orthofonctionnement : Fonctionnement idéal ou souhaité d’une organisation, par opposition au dysfonctionnement, concept central dans la détection des coûts cachés.
  • Théorie socio-économique : Approche créée en 1973 par Henri Savall, considérant l’entreprise comme un système complexe d’interactions structures-comportements, dont la maîtrise permet d’améliorer la performance globale (voir Savall (1973)).

📝 Points essentiels

  • La performance socio-économique résulte de la capacité à concilier efficacité économique et développement social, en maîtrisant notamment les coûts cachés liés aux dysfonctionnements organisationnels.
  • La théorie socio-économique, développée par Henri Savall et l’ISEOR depuis 1975, considère l'entreprise comme un système d’interactions entre cinq types de structures et cinq types de comportements humains, dont l’interaction permanente génère le fonctionnement vivant de l’organisation.
  • Les dysfonctionnements, souvent chroniques, impactent la performance globale en augmentant les coûts cachés, qui peuvent être détectés et mesurés à partir des dysfonctionnements exprimés par les acteurs (méthode des coûts-performances cachés).
  • La performance sociale, déployée dans 6 domaines, vise à produire une valeur qui satisfait les besoins qualitatifs, tandis que la performance économique se concentre sur la création de valeur mesurable en ressources.
  • La performance socio-économique repose sur la maîtrise des coûts cachés, l’amélioration des conditions de vie au travail, et le développement d’un système d’information stimulant et intégré, permettant un pilotage efficace.

💡 À retenir

La performance socio-économique est la capacité d’une organisation à concilier durablement efficacité économique et développement social, en maîtrisant les dysfonctionnements et coûts cachés issus de son fonctionnement complexe.

📖 2. Coûts cachés

🔑 Notions clés & Définitions

  • Coûts cachés : coûts non mesurés par les indicateurs usuels, liés aux dysfonctionnements, insatisfactions ou anomalies dans le fonctionnement de l'entreprise, qui ne sont pas dénommés, mal mesurés ou mal pilotés (voir aussi "coûts non dénommés").
  • Origine des coûts cachés : dysfonctionnements chroniques et anomalies dans le fonctionnement de l'entreprise, résultant d'écarts entre le fonctionnement souhaité (orthofonctionnement) et le fonctionnement réel (voir "dysfonctionnements").
  • Gisement des coûts cachés : importance économique estimée entre 20 000 et 70 000 euros par collaborateur et par an, représentant une charge significative pour l'entreprise (voir "gisement").
  • Méthode historique de détection et calcul : approche basée sur l’analyse des dysfonctionnements exprimés par les acteurs, permettant de mesurer et de quantifier ces coûts cachés, développée depuis les années 1970 par Henri Savall (1976, 1978).
  • Coûts liés aux insatisfactions et actions : coûts engendrés par les insatisfactions des acteurs et les actions correctives déclenchées pour remédier aux dysfonctionnements, souvent non visibles dans les indicateurs classiques (voir "coûts liés aux insatisfactions").

📝 Points essentiels

  • La théorie socio-économique, créée par Henri Savall en 1973 et développée par l'Institut ISEOR depuis 1975, considère que l'entreprise est un système complexe où l’interaction entre structures (physiques, technologiques, organisationnelles, démographiques, mentales) et comportements humains génère un fonctionnement vivant.
  • Les dysfonctionnements, qui sont des anomalies ou perturbations chroniques, entraînent des coûts cachés, non identifiés par les indicateurs classiques, mais mesurables via la méthode des coûts-performances cachés.
  • Ces coûts représentent une part importante du coût global de l'entreprise, pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers d'euros par collaborateur chaque année.
  • La détection repose sur l’analyse des dysfonctionnements exprimés par les acteurs, permettant de calculer précisément ces coûts et d’élaborer des stratégies pour les réduire.
  • La méthode a permis de démontrer qu’il est possible d’identifier, de mesurer et de piloter ces coûts pour améliorer la performance globale, en particulier la performance socio-économique, qui conjugue efficacité économique et développement social.

💡 À retenir

Les coûts cachés, issus des dysfonctionnements chroniques dans l'entreprise, représentent une charge économique importante non visible dans les indicateurs classiques, mais détectable et mesurable grâce à la méthode des coûts-performances cachés, développée par Henri Savall.

📖 3. Interaction structures comportements

🔑 Notions clés & Définitions

  • Interaction entre structures et comportements : Processus dynamique où les cinq types de structures (physiques, technologiques, organisationnelles, démographiques, mentales) interagissent avec les cinq types de comportements humains (individuels, groupes d’activité, catégoriels, groupes de pression, collectifs), créant le fonctionnement vivant de l'entreprise. Selon Henri Savall (1973), cette interaction est la base du système complexe de l'entreprise.
  • Orthofonctionnement : État où le fonctionnement réel de l'entreprise correspond au fonctionnement souhaité, permettant une performance optimale. La différence entre ces deux états constitue un dysfonctionnement, comme défini dans la théorie socio-économique de Savall (1973).
  • Système d’Information Opérationnel et Fonctionnel Humainement Intégré et Stimulant (SIOFHIS) : Système combinant les dispositifs d'information, de coordination et de gestion, conçu pour stimuler la performance en intégrant les aspects humains et opérationnels, selon le modèle développé par Savall (1973).
  • Synchronisation : Dispositifs de coordination en temps réel permettant d’harmoniser structures et comportements pour assurer un fonctionnement cohérent et efficace, comme précisé dans le cadre du management socio-économique.
  • Toilettage : Maintenance périodique des structures, comportements et procédures pour prévenir leur dégradation, assurer leur conformité et optimiser le fonctionnement global, concept essentiel dans la gestion des dysfonctionnements chroniques.

📝 Points essentiels

  • L'entreprise est vue comme un système complexe où cinq types de structures (physiques, technologiques, organisationnelles, démographiques, mentales) interagissent avec cinq types de comportements humains (individuels, groupes d’activité, catégoriels, groupes de pression, collectifs). Cette interaction permanente constitue le fonctionnement vivant de l’organisation (Savall, 1973).
  • La différence entre le fonctionnement souhaité (orthofonctionnement) et le fonctionnement réel (dysfonctionnement) est au cœur de la gestion des dysfonctionnements, qui sont chroniques et engendrent des coûts cachés. La détection et la correction de ces écarts sont fondamentales pour améliorer la performance globale.
  • La performance de l'entreprise dépend de la capacité à synchroniser ces interactions via des dispositifs de coordination en temps réel (synchronisation) et à maintenir la cohérence par des pratiques de toilettage périodique.
  • Le SIOFHIS est un modèle intégrant l'information, la coordination et la stimulation humaine pour soutenir cette dynamique, en favorisant un orthofonctionnement durable.
  • La théorie socio-économique insiste sur l’importance de l’interaction structure-comportement pour comprendre et améliorer la performance globale, en évitant les dysfonctionnements chroniques qui génèrent coûts cachés.

💡 À retenir

L’efficacité d’une organisation repose sur l’interaction dynamique entre ses structures et comportements humains, et la gestion proactive de cette interaction, notamment par synchronisation et toilettage, est essentielle pour atteindre un orthofonctionnement optimal.

📖 4. Dysfonctionnements organisationnels

🔑 Notions clés & Définitions

  • Dysfonctionnement : anomalies, perturbations ou écarts entre le fonctionnement souhaité et le fonctionnement constaté, souvent chroniques, qui affectent la performance globale de l'organisation (source : théorie socio-économique, Henri Savall, 1973).
  • Dysfonctionnements organisationnels : perturbations spécifiques touchant les conditions de travail, l’organisation du travail, la communication, la gestion du temps, ou la mise en œuvre stratégique, pouvant entraîner des coûts cachés (source : module Diagnostic socio-économique, ISEOR).
  • Caractère chronique des dysfonctionnements : persistance prolongée de ces anomalies, générant des coûts cachés importants, impactant la compétitivité, la rentabilité, et la qualité globale de l’organisation (source : Henri Savall, 1973).
  • Impact des dysfonctionnements : influence négative sur la performance globale, notamment par l’augmentation des coûts cachés, la dégradation des conditions de travail, ou la réduction de l’efficacité stratégique (source : module Stratégie et Management socio-économique).
  • Diagnostic socio-économique quantitatif : méthode permettant d’identifier, de mesurer et de quantifier les dysfonctionnements organisationnels et leurs coûts cachés, en s’appuyant sur les données transmises par les acteurs de l’entreprise (source : ISEOR).

📝 Points essentiels

  • La théorie socio-économique, créée en 1973 par Henri Savall et développée par l’ISEOR depuis 1975, considère l’entreprise comme un système complexe où structures et comportements humains interagissent en permanence, générant des pulsations d’activités (source : module Stratégie et Management socio-économique).
  • Les dysfonctionnements résultent d’écarts entre le fonctionnement souhaité (orthofonctionnement) et le fonctionnement réel, souvent chroniques, et sont à l’origine de coûts cachés pouvant atteindre entre 20 000 et 70 000 euros par collaborateur et par an (source : Savall, Zardet, 1987).
  • Les dysfonctionnements organisationnels peuvent toucher divers domaines : conditions de travail (ex : nuisances physiques, horaires inadaptés), organisation du travail (ex : travail parcellisé, absence de contrôle intégré), gestion du temps (ex : manque de concertation), communication (ex : absence de dispositifs de liaison), ou mise en œuvre stratégique (ex : erreurs de stratégie, système d’information non stimulant).
  • Leur détection et leur mesure passent par un diagnostic socio-économique quantitatif, qui permet de quantifier les coûts cachés liés à ces anomalies, facilitant ainsi la mise en place d’actions correctives ciblées.
  • La persistance chronique de ces dysfonctionnements nuit à la performance globale, en augmentant les coûts, en dégradant la qualité de vie au travail, et en réduisant la compétitivité de l’organisation.

💡 À retenir

Les dysfonctionnements organisationnels, souvent chroniques, génèrent des coûts cachés importants et impactent négativement la performance globale de l’entreprise ; leur diagnostic précis est essentiel pour élaborer des stratégies correctives efficaces.

📖 5. Performance sociale

🔑 Notions clés & Définitions

  • Performance sociale : Résultats obtenus dans six domaines (conditions de travail, organisation, communication, gestion du temps, formation, mise en œuvre stratégique) qui satisfont les besoins qualitatifs des personnes et groupes, tout en améliorant leur conditions de vie au travail. Elle reflète la dimension humaine et sociale de l'entreprise (source : module Stratégie et Management socio-économique © ISEOR 2025).
  • Satisfaction des besoins qualitatifs : Répondre aux besoins physiologiques, psychologiques, sociologiques, économiques et politiques des individus ou groupes, condition essentielle pour une performance sociale efficace (source : même).
  • Amélioration des conditions de vie au travail : Condition nécessaire mais non suffisante pour la performance sociale, impliquant une attention à la qualité de vie et aux conditions physiques et relationnelles dans l'entreprise (source : même).
  • Lien entre performance sociale et qualité intégrale : La performance sociale contribue à la qualité globale de l'entreprise, intégrant dimension humaine et sociale, et est indissociable de la performance économique (source : même).
  • Management innovateur socio-économique : Approche managériale qui favorise la synergie entre performance sociale et économique, en développant notamment le potentiel humain et en maîtrisant les coûts cachés liés aux dysfonctionnements (source : même).

📝 Points essentiels

  • La performance sociale se décompose en six domaines clés : conditions de travail, organisation du travail, communication-coordination-concertation, gestion du temps concertée, formation intégrée, mise en œuvre stratégique.
  • Elle vise à produire de la valeur permettant la satisfaction des besoins qualitatifs, en tenant compte des aspects physiologiques, psychologiques, sociologiques, économiques et politiques.
  • La théorie socio-économique d’Henri Savall (1973) et l’Institut de recherche ISEOR (depuis 1975) soulignent que l'entreprise est un système complexe où l'interaction entre structures (physiques, technologiques, organisationnelles, démographiques, mentales) et comportements humains génère des dysfonctionnements chroniques, source de coûts cachés.
  • Ces dysfonctionnements, s'ils ne sont pas corrigés, impactent négativement la performance globale, la rentabilité, la compétitivité, et la qualité de vie au travail.
  • La maîtrise des coûts cachés et la mise en œuvre d’un management innovant socio-économique permettent d’améliorer simultanément performance sociale et économique, favorisant une performance socio-économique durable.
  • La performance socio-économique est la capacité à concilier efficacité économique et développement social, en intégrant la gestion des coûts cachés et en développant un système d’information stimulant (source : même).

💡 À retenir

La performance sociale, en intégrant la dimension humaine et sociale, est essentielle pour assurer la qualité globale de l'entreprise, en lien étroit avec la performance économique et la maîtrise des dysfonctionnements organisationnels.

📖 6. Performance économique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Performance économique : Capacité d'une organisation à produire de la valeur sous forme de ressources permettant d'acquérir des biens ou services pour satisfaire des besoins qualitatifs, en combinant efficacité (atteinte des objectifs) et efficience (utilisation optimale des ressources).
  • Résultats immédiats : Composante de la performance économique représentant les ressources créées à court terme, telles que le chiffre d'affaires ou les livrables.
  • Création de potentiel : Investissement dans le capital humain, la formation ou l'innovation, permettant de produire des résultats durables à moyen et long terme, selon Savall (2015).
  • Seuils de performance : Niveaux critiques pour l'entreprise, incluant le seuil de survie (équilibre budgétaire) et le seuil de développement, qui orientent le management stratégique socio-économique.

📝 Points essentiels

  • La performance économique résulte de la capacité à produire de la valeur en utilisant efficacement et efficience les ressources, dépendant du niveau de compétitivité de l'entreprise.
  • Elle se décompose en deux éléments : les résultats immédiats (court terme) comme le chiffre d'affaires, et la création de potentiel (moyen/long terme) via l'investissement dans le capital humain, la formation ou l'innovation.
  • La gestion stratégique doit équilibrer ces deux dimensions pour assurer la pérennité, en respectant les seuils de survie et de développement, ce qui constitue le dosage des seuils dans le management socio-économique.
  • La théorie socio-économique, créée par Henri Savall (1973), insiste sur l'importance de maîtriser les coûts cachés liés aux dysfonctionnements organisationnels, qui impactent la performance globale.
  • La performance économique ne peut être pleinement comprise sans considérer la performance socio-économique, qui intègre la dimension humaine et sociale dans une logique d'efficacité durable.

💡 À retenir

La performance économique repose sur la capacité à produire de la valeur en équilibrant résultats immédiats et potentiel à long terme, tout en maîtrisant les coûts cachés liés aux dysfonctionnements organisationnels pour assurer la compétitivité durable de l'entreprise.

📖 7. Théorie socio-économique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Théorie socio-économique (Henri Savall, 1973) : approche qui considère l'entreprise comme un système complexe d’interactions entre structures et comportements, permettant d’analyser ses dysfonctionnements et coûts cachés pour améliorer sa performance globale.
  • Dysfonctionnements : anomalies ou perturbations dans le fonctionnement de l'entreprise, résultant d’écarts entre le fonctionnement souhaité (orthofonctionnement) et le fonctionnement réel, souvent chroniques et générant des coûts cachés (voir section 4).
  • Coûts cachés : coûts non mesurés ou mal pilotés liés aux dysfonctionnements, représentant une perte économique importante (entre 20 000 et 70 000 euros par collaborateur/an) ; ils résultent de dysfonctionnements chroniques et anomalies dans le fonctionnement de l'entreprise (voir section 2).
  • Orthofonctionnement : état idéal ou fonctionnement souhaité de l'entreprise, en contraste avec le fonctionnement réel, permettant d’identifier les dysfonctionnements et de cibler les actions correctives (voir section 4).
  • Approche intégrée du management socio-économique : méthode qui vise à concilier performance économique et sociale en maîtrisant les coûts cachés et en améliorant la qualité globale, en s’appuyant sur la théorie de Savall et le système SIOFHIS (voir section 5).

📝 Points essentiels

  • La théorie socio-économique d’Henri Savall (1973) et son développement par l’ISEOR depuis 1975 proposent une vision de l’entreprise comme un système vivant où structures et comportements humains interagissent en permanence, créant des pulsations d’activités.
  • La détection des dysfonctionnements repose sur l’analyse des écarts entre le fonctionnement souhaité (orthofonctionnement) et le fonctionnement réel, permettant d’identifier des anomalies chroniques.
  • Ces dysfonctionnements, souvent invisibles avec les indicateurs classiques, génèrent des coûts cachés importants, qui peuvent être quantifiés grâce à la méthode des coûts-performances cachés, développée dans les années 1970.
  • La performance socio-économique résulte de la capacité à concilier durablement performance économique et performance sociale, en maîtrisant notamment ces coûts cachés.
  • La méthode s’appuie sur une approche systémique intégrant structures (physiques, technologiques, organisationnelles, démographiques, mentales) et comportements (individuels, groupes, catégoriels, groupes de pression, collectifs).
  • La performance économique est liée à la production de valeur et à la capacité à équilibrer résultats immédiats et potentiel à long terme, tandis que la performance sociale se mesure par la satisfaction des besoins qualitatifs dans 6 domaines clés (conditions de travail, organisation, communication, gestion du temps, formation, mise en œuvre stratégique).

💡 À retenir

La théorie socio-économique d’Henri Savall offre une approche systémique et intégrée pour diagnostiquer et corriger les dysfonctionnements de l’entreprise, en maîtrisant les coûts cachés pour améliorer durablement sa performance globale.

📖 8. Dysfonctionnements spécifiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Dysfonctionnement : anomalies, perturbations ou écarts entre le fonctionnement souhaité et le fonctionnement réel d’une organisation, souvent chroniques, générant des coûts cachés (selon Henri Savall, 1973).
  • Dysfonctionnements organisationnels : perturbations affectant la répartition des fonctions, méthodes, charge de travail, ou la communication interne, comme le travail parcellisé ou l’absence de règles claires.
  • Nuisances physiques : dysfonctionnements liés aux conditions de travail matérielles, telles que le manque de lumière ou la charge physique pénible, impactant la santé et la productivité.
  • Erreur stratégique : défaillance dans la définition ou la mise en œuvre des orientations stratégiques, pouvant entraîner une mauvaise allocation des ressources ou un mauvais positionnement du cabinet.
  • Coûts cachés : coûts non mesurés par les indicateurs classiques, liés aux dysfonctionnements chroniques, qui impactent la performance globale et la rentabilité de l’organisation (d’après Savall et Zardet, 1987).
  • Orthofonctionnement : état d’un système ou d’une organisation fonctionnant selon ses finalités et ses processus optimaux, en opposition au dysfonctionnement (voir théorie socio-économique).

📝 Points essentiels

  • La théorie socio-économique d’Henri Savall (1973) considère l'entreprise comme un système complexe où structures et comportements humains interagissent en permanence, créant un fonctionnement dynamique.
  • Les dysfonctionnements, qu’ils soient liés aux conditions de travail, à l’organisation ou à la gestion du temps, résultent d’écarts entre le fonctionnement souhaité (orthofonctionnement) et le fonctionnement réel, souvent chroniques.
  • Ces dysfonctionnements ont des impacts directs sur la performance économique et sociale, notamment par la génération de coûts cachés, qui peuvent atteindre entre 20 000 et 70 000 euros par collaborateur et par an (d’après Savall et Zardet, 1987).
  • La détection précise de ces dysfonctionnements permet de cibler des actions correctives spécifiques, telles que l’amélioration des dispositifs de communication, la formalisation de procédures ou la réorganisation du travail.
  • Dans un exemple concret comme un cabinet dentaire, les dysfonctionnements peuvent inclure des défauts dans le suivi des stocks, un manque de règles pour le rangement, ou des difficultés à respecter les délais, impactant la rentabilité et la qualité des soins.
  • La maîtrise des coûts cachés liés aux dysfonctionnements est essentielle pour améliorer la performance globale, en intégrant une démarche de diagnostic socio-économique.

💡 À retenir

Les dysfonctionnements spécifiques, qu’ils soient liés aux conditions de travail, à l’organisation ou à la gestion stratégique, engendrent des coûts cachés qui nuisent à la performance globale de l’entreprise. Leur diagnostic précis permet de mettre en œuvre des actions ciblées pour améliorer la rentabilité et la qualité.

📊 Tableaux de Synthèse

CritèrePerformance socio-économiqueCoûts cachésInteraction structures-comportements
Définition principaleCapacité à concilier efficacité économique et développement socialCoûts non mesurés liés aux dysfonctionnements et anomalies dans l’organisationProcessus dynamique d’interaction entre structures et comportements
Auteur cléHenri Savall (1973, 1975)Henri Savall (1973, 1976, 1978)Henri Savall (1973)
Composantes principalesPerformance sociale (6 domaines), performance économique, dysfonctionnementsDysfonctionnements chroniques, coûts non visibles, coûts par collaborateur (20 000-70 000 €)5 types de structures (physiques, technologiques, organisationnelles, démographiques, mentales) et 5 types de comportements (individuels, groupes, catégoriels, pression, collectif)
ObjectifAméliorer la performance globale par maîtrise des coûts cachés et dysfonctionnementsDétecter, mesurer, réduire coûts cachés via méthode coûts-performances cachésAssurer un fonctionnement cohérent et optimal par synchronisation et toilettage
ApprocheSystème complexe, interaction structures-comportements, gestion des dysfonctionnementsAnalyse des dysfonctionnements exprimés par acteurs, méthode de SavallModèle systémique, intégration des dispositifs d’information et de coordination

⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre coûts cachés et coûts visibles : les coûts cachés ne sont pas mesurés par les indicateurs classiques, contrairement aux coûts directs.
  2. Assimiler dysfonctionnement à simple erreur ponctuelle : il s’agit d’un état chronique ou structurel, souvent sous-jacent.
  3. Croire que la performance sociale se limite à la satisfaction immédiate des salariés : elle couvre aussi conditions de travail, communication, formation, etc.
  4. Confondre orthofonctionnement et dysfonctionnement : l’un est l’état idéal, l’autre l’écart chronique.
  5. Sous-estimer l’impact économique des coûts cachés : ils peuvent atteindre 70 000 € par collaborateur par an.
  6. Confondre interaction structures-comportements avec simple organisation : c’est un processus dynamique et systémique.
  7. Penser que la théorie socio-économique ne concerne que la gestion financière : elle intègre aussi le développement social et humain.

✅ Checklist Examen

  1. Connaître la définition de performance socio-économique selon Henri Savall et ses composantes principales.
  2. Expliquer la différence entre performance sociale et performance économique.
  3. Définir ce qu’est un dysfonctionnement dans une organisation et ses conséquences.
  4. Savoir ce que sont les coûts cachés et leur impact économique, en citant la fourchette de 20 000 à 70 000 euros par collaborateur.
  5. Décrire la méthode des coûts-performances cachés développée par Henri Savall pour mesurer ces coûts.
  6. Comprendre la théorie socio-économique d’Henri Savall et ses principes fondamentaux.
  7. Identifier les cinq types de structures et cinq types de comportements dans l’interaction organisationnelle.
  8. Expliquer le concept d’orthofonctionnement et sa relation avec le dysfonctionnement.
  9. Connaître le rôle du SIOFHIS dans la gestion de la performance.
  10. Savoir ce que signifie la synchronisation et le toilettage dans le contexte du management socio-économique.
  11. Être capable d’illustrer comment la maîtrise des dysfonctionnements et coûts cachés contribue à la performance globale.
  12. Connaître les auteurs clés : Henri Savall et l’ISEOR, et leurs concepts fondamentaux.

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Gestion des Dysfonctionnements Organisationnels avec 8 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Qu'est-ce que la performance socio-économique selon la théorie de Henri Savall ?

2. En quelle année Henri Savall a-t-il créé la théorie socio-économique ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Gestion des Dysfonctionnements Organisationnels avec 16 flashcards interactives.

Performance socio-économique — définition ?

Capacité à concilier efficacité économique et développement social.

Performance sociale — rôle ?

Satisfaire les besoins qualitatifs dans 6 domaines clés.

Performance économique — objectif ?

Produire de la valeur en utilisant efficacement les ressources.

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