Fiche de révision : Gestion des Stocks et Immobilisations IFRS et PCG

📋 Plan du Cours

  1. Stocks selon IFRS
  2. Évaluation stocks IFRS
  3. Stocks selon PCG
  4. Immobilisations corporelles IFRS
  5. Immobilisations incorporelles IFRS
  6. Dépréciation d’actifs IAS
  7. Retraitements IFRS/PCG
  8. Amortissements et dépréciations
  9. Informations financières

📖 1. Stocks selon IFRS

🔑 Notions clés & Définitions

  • Stocks (IAS 2) : Actifs détenus pour être vendus dans le cours normal de l’activité, en cours de production pour une telle vente, sous forme de matières ou fournitures destinées à être consommées dans le processus de production ou la prestation de services.
  • Valeur nette de réalisation (IAS 2) : Estimation du prix de vente dans le cours normal de l’activité, diminué des coûts estimés pour achever la production et réaliser la vente.
  • Champ d’application (IAS 2) : La norme s’applique à tous les stocks sauf : travaux en-cours de contrats de construction, instruments financiers, actifs biologiques et productions agricoles au moment de la récolte.
  • Exclusions : Les travaux en-cours générés par des contrats de construction, les actifs biologiques et productions agricoles au moment de la récolte, ainsi que certains instruments financiers.
  • Stocks évalués à la juste valeur diminuée des coûts de distribution : Pratique spécifique pour certains stocks comme produits agricoles, minerais, ou activités des commissionnaires, où la valeur nette de réalisation ou la juste valeur diminuée des coûts est utilisée.
  • Méthodes FIFO et coût moyen pondéré : Méthodes pour déterminer le coût des stocks fongibles. La même formule doit être appliquée à tous les stocks similaires.

📝 Points essentiels

  • Évaluation : Les stocks doivent être évalués au plus faible du coût et de la valeur nette de réalisation. Pour certains secteurs (produits agricoles, minerais), ils sont évalués directement à leur valeur nette ou à leur juste valeur diminuée des coûts.
  • Coûts des stocks : Incluent l’ensemble des coûts d’acquisition (prix d’achat, droits d’importation, taxes non récupérables, frais de transport), coûts de transformation (main d’œuvre directe, frais généraux liés à la production) et autres coûts nécessaires pour mettre les stocks en état.
  • Coûts non inclus : Dépenses anormales (déchets, pertes), coûts de stockage sauf si nécessaires au processus, frais administratifs non liés à la production, pertes de change liées à l’acquisition.
  • Comptabilisation en charges : Lorsqu’ils sont vendus ou dépréciés. La dépréciation doit ramener le stock à sa valeur nette de réalisation ; toute reprise est comptabilisée comme réduction des charges.
  • Retraitements IFRS : Lorsqu’évalués à leur valeur nette ou juste valeur diminuée des coûts, les différences sont constatées dans le résultat.

💡 À retenir

Les stocks selon IAS 2 doivent être évalués au plus faible entre leur coût et leur valeur nette de réalisation ou leur juste valeur diminuée des coûts de distribution, en utilisant une méthode cohérente pour tous les stocks similaires.

📖 2. Évaluation stocks IFRS

🔑 Notions clés & Définitions

  • Coûts d’acquisition des stocks : Prix d’achat, droits d’importation, taxes non récupérables, frais de transport, manutention et autres coûts directement imputables à l’acquisition. Déduction des rabais commerciaux, remises et autres éléments similaires (IAS 2).

  • Coûts de transformation des stocks : Coûts directement liés aux unités produites, comprenant main d’œuvre directe, frais généraux fixes et variables de production encourus pour transformer matières premières en produits finis (IAS 2).

  • Inclusion des coûts d’emprunts (IAS 23) : Dans certaines circonstances limitées, notamment pour stocks exigeant une longue période de préparation, les coûts d’emprunts peuvent être incorporés aux coûts des stocks.

  • Exclusion des coûts non imputables aux stocks : Montants anormaux de déchets, coûts de stockage sauf si nécessaires au processus de production, frais administratifs non contributifs, pertes de change liées à l’acquisition, coûts de commercialisation. Les coûts des éléments fongibles sont déterminés par FIFO ou coût moyen pondéré ; ceux non fongibles par identification spécifique (IAS 2).

  • Comptabilisation en charges : Lors de la vente, la valeur comptable des stocks est transférée en charges. Toute dépréciation ou perte doit être constatée en charges dans l’exercice. La reprise de dépréciation doit également être comptabilisée comme une réduction du stock (IAS 2).

  • Traitement des dépréciations et reprises : La dépréciation doit ramener la valeur du stock à sa valeur nette de réalisation si celle-ci est inférieure à la valeur comptable. La reprise doit augmenter la valeur du stock si la valeur nette de réalisation ou la juste valeur augmente (IAS 36).

📝 Points essentiels

  • Les stocks doivent être évalués au plus faible du coût et de la valeur nette de réalisation (VNR). Pour certains secteurs (produits agricoles, minerais), ils sont évalués à leur VNR ou juste valeur diminuée des coûts de distribution.

  • Le coût inclut tous les coûts directement attribuables pour mettre le stock dans l’état et l’endroit où il se trouve. Les coûts non imputables (déchets anormaux, stockage sauf nécessité) sont exclus.

  • Les méthodes comptables pour l’évaluation sont FIFO ou coût moyen pondéré. La méthode LIFO est interdite dans les comptes individuels mais autorisée en comptes consolidés.

  • Lorsqu’un stock est vendu, sa valeur comptable doit être transférée en charges dans l’exercice correspondant. La dépréciation ou perte doit aussi être enregistrée immédiatement.

  • En cas de changement de valeur (augmentation ou diminution), les ajustements doivent être enregistrés dans le résultat ou en réserve selon le cas.

💡 À retenir

Les stocks selon IFRS sont évalués au plus faible entre leur coût et leur valeur nette de réalisation, avec une prise en compte spécifique des coûts imputables et excluant ceux non liés à la production. La gestion rigoureuse des dépréciations et reprises est essentielle pour une évaluation fidèle.

📖 3. Stocks selon PCG

🔑 Notions clés & Définitions

Stocks (selon PCG) : Actifs détenus pour être vendus dans le cours normal de l’activité, en cours de production pour une telle vente, ou sous forme de matières ou fournitures destinées à être consommées lors du processus de production ou de prestation de services.

Coût d’acquisition (selon PCG) : Ensemble des coûts nécessaires pour mettre un stock à l’endroit et dans l’état où il doit se trouver. Inclut le prix d’achat, droits de douane, frais de transport, manutention et autres coûts directement imputables, après déduction des rabais et remises.

Option d’incorporation des coûts d’emprunts (PCG) : Possibilité, en France, d’intégrer ou non les coûts d’emprunts dans le coût des stocks. L’incorporation est optionnelle pour les stocks éligibles ; sinon, ces coûts peuvent être comptabilisés en charges.

Exclusion des coûts administratifs (PCG) : Ne sont pas inclus dans le coût des stocks : coûts administratifs ne contribuant pas à mettre les stocks en état, pertes de change liées à l’acquisition, frais de commercialisation, coûts d’éléments fongibles ou non fongibles spécifiques.

Interdiction de la méthode LIFO (comptes individuels) : La méthode LIFO est interdite pour l’évaluation des stocks en comptes individuels selon PCG.

Méthode LIFO (comptes consolidés) : La méthode LIFO est autorisée en comptes consolidés.

📝 Points essentiels

  • La norme PCG s’aligne largement sur les règles IFRS concernant l’évaluation des stocks.
  • La valeur du stock doit être comptabilisée au plus faible entre le coût d’acquisition et la valeur nette de réalisation.
  • Le coût comprend prix d’achat, droits de douane, frais de transport et autres coûts directement attribuables ; exclut les coûts administratifs.
  • Les coûts d’emprunts peuvent être incorporés aux stocks si le stock nécessite une longue période avant utilisation ou vente ; cette option est spécifique au PCG.
  • La méthode LIFO est interdite en comptes individuels mais autorisée en comptes consolidés.
  • Les éléments fongibles doivent utiliser la méthode FIFO ou du coût moyen pondéré ; pour éléments non fongibles, identification spécifique.

💡 À retenir

Le PCG privilégie une évaluation prudente des stocks au plus faible entre coût et valeur nette de réalisation, avec une possibilité limitée d’incorporation des coûts d’emprunts et une interdiction claire du LIFO en comptes individuels.

📖 4. Immobilisations corporelles IFRS

🔑 Notions clés & Définitions

  • Immobilisations corporelles (IAS 16) : Actifs corporels détenus par une entité pour être utilisés dans la production ou la fourniture de biens et services, pour être loués à des tiers ou à des fins administratives, dont l’utilisation prévue dépasse un exercice. (IAS 16)
  • Objectifs d’utilisation : Utiliser l’actif dans la production ou la fourniture de biens/services, pour la location ou à des fins administratives.
  • Durée d’utilisation prévue : Période durant laquelle l’actif est attendu à être utilisé par l’entité, supérieure à un exercice.
  • Comptabilisation et évaluation (IAS 16) : L’actif doit être comptabilisé lorsque il est probable que les avantages économiques futurs iront à l’entité et que son coût peut être évalué de manière fiable. La valeur initiale inclut le coût d’acquisition ou de construction, comprenant notamment le prix d’achat, droits de douane, frais de livraison, installation, honoraires professionnels.
  • Immeubles de placement (IAS 40) : Immobilisations détenues principalement pour générer des revenus locatifs ou une plus-value, traitées séparément selon IAS 40.
  • Amortissement (IAS 16) : Répartition systématique du montant amortissable d’un actif sur sa durée d’utilité, qui correspond à la période durant laquelle l’actif devrait générer des avantages économiques futurs.

📝 Points essentiels

  • La norme IAS 16 précise que la comptabilisation intervient lorsque les avantages économiques futurs sont probables et que le coût peut être évalué de façon fiable.
  • La valeur initiale comprend tous les coûts directement attribuables nécessaires pour mettre l’actif en état d’utilisation (ex : livraison, installation).
  • Les coûts non liés directement à l’acquisition ou à la mise en service (ex : coûts administratifs non spécifiques) ne sont pas inclus dans le coût de l’immobilisation.
  • La valeur résiduelle est estimée en fin de durée d’utilité ; si elle est nulle ou faible, cela influence le montant amortissable.
  • La norme distingue deux modèles pour la comptabilisation ultérieure : modèle du coût (valeur nette comptable = coût - amortissements cumulés) et modèle de la valeur réévaluée (juste valeur réévaluée moins amortissements).
  • Lors d’échange d’immobilisations, si la juste valeur peut être déterminée de façon fiable, elle doit servir d’évaluation ; sinon, on utilise la valeur nette comptable de l’actif donné en échange.

💡 À retenir

Les immobilisations corporelles selon IAS 16 doivent être comptabilisées à leur coût initial lorsque leur utilisation dépasse un exercice, puis amorties sur leur durée d’utilité selon un mode systématique ; leur évaluation ultérieure peut suivre soit le modèle du coût soit celui de la valeur réévaluée.

📖 5. Immobilisations incorporelles IFRS

🔑 Notions clés & Définitions

  • Immobilisations incorporelles : actifs non physiques détenus par une entité, destinés à être utilisés dans la production ou la fourniture de biens ou services, ou à des fins administratives, et dont on s’attend à ce qu’ils soient utilisés sur plus d’un exercice (IAS 38).
  • Critères de reconnaissance : un actif incorporel doit répondre à deux conditions pour être reconnu : il doit être probable que les avantages économiques futurs lui seront associés, et son coût ou sa juste valeur doit pouvoir être évalué de manière fiable (IAS 38).
  • Durée d’utilisation et amortissement : la durée d’utilisation correspond à la période pendant laquelle l’actif sera utilisé par l’entité, ou le nombre d’unités de production attendues. L’amortissement est la répartition systématique du montant amortissable sur cette durée (IAS 38).
  • Normes applicables : la norme IFRS IAS 38 encadre la comptabilisation, l’évaluation et les informations à fournir sur les immobilisations incorporelles.

📝 Points essentiels

  • La reconnaissance d’un actif incorporel nécessite que ses avantages économiques futurs soient probables et que son coût ou sa juste valeur soient évaluables de façon fiable.
  • La durée d’utilisation influence directement l’amortissement ; elle peut être déterminée soit par le temps prévu d’utilisation, soit par le nombre d’unités produites.
  • Les immobilisations incorporelles peuvent faire l’objet d’un amortissement systématique selon leur durée d’utilité.
  • La norme IAS 38 précise que certains actifs incorporels (ex : coûts de développement) peuvent être capitalisés si certaines conditions sont remplies.
  • La valeur comptable des actifs incorporels doit être revue pour déceler toute dépréciation éventuelle ; en cas de perte de valeur, une dépréciation doit être comptabilisée.
  • Les exemples courants incluent les logiciels, brevets, licences, droits d’auteur, fonds commercial (goodwill), etc.

💡 À retenir

Les immobilisations incorporelles sont reconnues si leurs avantages économiques futurs sont probables et leur coût fiable ; elles sont amorties selon leur durée d’utilité ou leur cycle de vie estimé.

📖 6. Dépréciation d’actifs IAS

🔑 Notions clés & Définitions

  • Principe de dépréciation (IAS 36) : Obligation pour une entité de vérifier si la valeur comptable d’un actif ne dépasse pas sa valeur recouvrable, et de comptabiliser une perte si c’est le cas.
  • Test de dépréciation : Procédure visant à déterminer si un actif a subi une perte de valeur en comparant sa valeur comptable à sa valeur recouvrable.
  • Indication de perte de valeur : Événement ou circonstance suggérant que la valeur comptable d’un actif pourrait excéder sa valeur recouvrable, nécessitant un test.
  • Valeur recouvrable : La plus élevée entre le prix de vente net d’un actif et sa valeur d’utilité (flux de trésorerie actualisés).
  • Perte de valeur : La différence entre la valeur comptable d’un actif et sa valeur recouvrable lorsque cette dernière est inférieure à la première.
  • Reprise de dépréciation : Récupération partielle ou totale d’une perte précédente si la valeur recouvrable augmente ultérieurement, dans la limite de la valeur comptable nette après dépréciation.
  • Impact sur résultat et bilan : La dépréciation est enregistrée en charges dans le résultat, réduisant le résultat net, tandis que la perte diminue la valeur comptable de l’actif au bilan.

📝 Points essentiels

  • La norme IAS 36 impose une vérification régulière des actifs pour détecter toute indication de perte de valeur.
  • La dépréciation doit être comptabilisée lorsque la valeur comptable excède la valeur recouvrable.
  • La méthode du test consiste à comparer la valeur comptable à la valeur recouvrable, calculée comme le maximum entre le prix de vente net et la valeur d’utilité actualisée.
  • La reprise de dépréciation est autorisée uniquement si les conditions permettant cette reprise sont réunies, et elle ne peut dépasser la diminution initiale enregistrée.
  • La dépréciation impacte directement le résultat (charges) et réduit la valeur nette des actifs dans le bilan.

💡 À retenir

La norme IAS 36 exige une évaluation régulière des actifs pour identifier toute perte potentielle, en comparant leur valeur comptable à leur valeur recouvrable, afin d’assurer une représentation fidèle des actifs dans les états financiers.

📖 7. Retraitements IFRS/PCG

🔑 Notions clés & Définitions

Retraitement des coûts d’emprunts incorporés aux stocks : Opération comptable visant à ajuster la valeur des stocks en intégrant ou en excluant les coûts d’emprunts selon la norme IFRS (IAS 23) ou le PCG, notamment lorsque ces coûts sont considérés comme actifs éligibles ou non.

Écritures de retraitement au bilan et au résultat : Opérations comptables enregistrant l’impact des retraitements, notamment l’inscription en stocks, dettes d’impôts différés, réserves ou résultat, pour refléter la méthode IFRS ou PCG.

Retraitement des marges internes sur stocks en consolidation : Ajustement visant à éliminer les bénéfices internes réalisés lors de ventes intra-groupe sur stocks, pour éviter une double comptabilisation dans les comptes consolidés.

Calcul des impôts différés liés aux retraitements : Évaluation de l’impact fiscal différé résultant des ajustements de valeur liés aux retraitements, généralement à un taux de 25%, intégrant la différence entre la valeur comptable et la valeur fiscale.

Impact des retraitements sur réserves et résultats consolidés : Effets sur le résultat et les réserves du groupe suite aux ajustements comptables liés aux retraitements, notamment via l’incorporation ou la dépréciation des stocks et marges internes.

📝 Points essentiels

  • Lorsqu’un coût d’emprunt est incorporé dans un stock selon IFRS (IAS 23), il doit faire l’objet d’un retraitement si cette pratique n’est pas conforme au PCG. La différence doit être ajustée par une écriture au bilan (stocks) et au résultat (retraitement financier).

  • La comptabilisation du coût d’emprunt dans les stocks selon IFRS nécessite une écriture de décalage : augmentation du stock (bilan) et reconnaissance d’un impôt différé (passif). La contrepartie est une charge financière dans le résultat.

  • Pour les stocks acquis en interne dans un groupe, un bénéfice interne peut apparaître lors de ventes intra-groupe. En consolidation, il faut le supprimer via un retraitement : réduction des marges internes, ajustement des réserves et imposition différée correspondante.

  • Les impôts différés liés aux retraitements sont calculés en appliquant un taux de 25% sur la différence entre la valeur comptable ajustée et la valeur fiscale. Ces impôts impactent à la fois le bilan (passif) et le résultat.

  • Les retraitements modifient directement le résultat et les réserves consolidées. Par exemple, l’incorporation des coûts d’emprunts augmente le stock et réduit le résultat si ces coûts étaient auparavant exclus.

  • Exemple chiffré : intégration de 7 500 € de coûts d’emprunts dans les stocks entraîne une augmentation du stock au bilan, une charge financière dans le résultat, puis un calcul d’impôt différé (1 875 €).

💡 À retenir

Les retraitements IFRS/PCG permettent d’assurer une cohérence comptable entre normes en ajustant notamment la valorisation des stocks et marges internes, tout en tenant compte de leur impact fiscal et financier.

📖 8. Amortissements et dépréciations

🔑 Notions clés & Définitions

  • Amortissement : Répartition systématique du montant amortissable d’un actif sur sa durée d’utilité, permettant d’étaler le coût de l’actif sur plusieurs exercices (IAS 16).
  • Montant amortissable : Coût d’un actif diminué de sa valeur résiduelle, représentant la partie du coût à répartir en amortissements.
  • Durée d’utilisation estimée : Période pendant laquelle un actif est prévu d’être utilisé par l’entité, soit la période d’exploitation, soit le nombre d’unités de production attendues (IAS 16).
  • Différence entre amortissement et dépréciation : L’amortissement concerne la répartition du coût d’un actif sur sa durée de vie ; la dépréciation concerne la perte de valeur d’un actif lorsque sa valeur recouvrable est inférieure à sa valeur comptable (IAS 36).
  • Traitement comptable des amortissements : Enregistrement périodique de charges d’amortissement, qui réduit la valeur comptable de l’actif et impacte le résultat. La méthode doit refléter l’utilisation économique de l’actif.
  • Lien avec IAS 16 et IAS 36 : IAS 16 définit la comptabilisation et l’évaluation des immobilisations corporelles, y compris leur amortissement ; IAS 36 traite de la dépréciation des actifs et du test de dépréciation.

📝 Points essentiels

  • L’amortissement est systématique, basé sur la durée d’utilité estimée, qui peut être déterminée par la période ou par le nombre d’unités produites.
  • Le montant amortissable est calculé en soustrayant la valeur résiduelle du coût initial ou de la juste valeur si réévaluée.
  • La durée d’utilisation doit être estimée avec prudence ; une modification nécessite une révision des charges d’amortissement.
  • La différence entre amortissement et dépréciation réside dans leur objectif : l’un étale le coût dans le temps, l’autre ajuste la valeur comptable en cas de perte de valeur.
  • Le traitement comptable consiste à enregistrer une charge périodique en résultat, en utilisant une méthode cohérente (linéaire ou autre).
  • Selon IAS 36, si la valeur recouvrable devient inférieure à la valeur comptable, une dépréciation doit être constatée ; cette perte peut être reprise si la situation s’améliore.

💡 À retenir

L’amortissement permet une répartition régulière du coût des immobilisations sur leur durée d’utilisation estimée, tandis que la dépréciation ajuste leur valeur en cas de perte de valeur durable. La norme IAS 16 encadre leur traitement, et IAS 36 leur contrôle par le test de dépréciation.

📖 9. Informations financières

🔑 Notions clés & Définitions

Stocks : Actifs détenus pour être vendus dans le cours normal de l’activité, en cours de production pour une telle vente, sous forme de matières ou fournitures devant être consommées lors du processus de production ou de services (IAS 2).
Valeur nette de réalisation : Estimation du prix de vente dans le cours normal de l’activité, diminué des coûts estimés pour achever et réaliser la vente.
Méthodes d’évaluation : La norme exige d’évaluer les stocks au plus faible du coût et de la valeur nette de réalisation. Le coût inclut l’ensemble des coûts d’acquisition, transformation et autres coûts directement imputables.
Coûts d’acquisition : Prix d’achat, droits d’importation, taxes non récupérables, frais de transport et manutention, déduction des rabais commerciaux.
Coûts de transformation : Main-d’œuvre directe, frais généraux fixes et variables liés à la production.
Méthodes comptables : FIFO ou coût moyen pondéré pour stocks fongibles ; identification spécifique pour éléments non fongibles.
Comptabilisation en charges : Lors de la vente ou si dépréciation, la valeur comptable est transférée en charges ; toute reprise de dépréciation est constatée comme produit.
Stocks donnés en nantissement : La valeur comptable doit être mentionnée dans les états financiers.

📝 Points essentiels

  • Les stocks doivent être évalués au plus faible du coût et de la valeur nette de réalisation.
  • Les coûts comprennent l’acquisition, la transformation et autres coûts directement imputables.
  • Les coûts d’emprunts peuvent être inclus dans le coût des stocks si les stocks nécessitent une longue période avant utilisation ou vente (IAS 23).
  • Les coûts non inclus dans le coût des stocks : déchets anormaux, stockage non nécessaire au processus, frais administratifs non liés à la production, pertes de change.
  • La méthode FIFO ou du coût moyen pondéré doit être appliquée uniformément pour des stocks similaires.
  • En cas de dépréciation, la valeur comptable doit être ajustée à la valeur nette de réalisation ; toute reprise doit apparaître en produit.
  • Les informations à fournir incluent notamment la méthode d’évaluation adoptée, la valeur totale et par catégorie, ainsi que les dépréciations.

💡 À retenir

Les stocks doivent être évalués au plus faible entre leur coût et leur valeur nette de réalisation, avec une transparence sur les méthodes comptables utilisées et leur impact dans les états financiers.

📊 Tableaux de Synthèse

CritèreIFRS (IAS 2, IAS 36, IAS 23)PCG
Évaluation des stocksPlus faible entre coût et valeur nette de réalisation ou juste valeur diminuée des coûtsPlus faible entre coût et valeur nette de réalisation
Coûts inclusPrix d’achat, droits d’importation, taxes non récupérables, frais de transport, coûts de transformation, coûts d’emprunts (limités)Prix d’achat, droits de douane, frais de transport, coûts de transformation, coûts d’emprunts (optionnel)
Coûts exclusDépenses anormales, coûts de stockage sauf nécessité, frais administratifs non liésCoûts administratifs non liés à la mise en stock, pertes de change liées à l’acquisition
Méthodes d’évaluationFIFO, coût moyen pondéré ; LIFO interdit en comptes individuelsFIFO, coût moyen pondéré ; LIFO interdit en comptes individuels
Valorisation spécifiqueStocks agricoles évalués à leur valeur nette ou juste valeur diminuée des coûtsMême principe que IFRS mais selon option et réglementation locale
Dépréciation et repriseDépréciation immédiate si valeur inférieure ; reprise si valeur augmenteMême principe que IFRS

⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre la valeur nette de réalisation avec la juste valeur : IFRS autorise la valorisation à la juste valeur diminuée des coûts pour certains stocks spécifiques.
  2. Oublier que la méthode LIFO est interdite en comptes individuels selon PCG mais autorisée en comptes consolidés.
  3. Confondre coûts inclus et coûts exclus : notamment les coûts administratifs et pertes de change.
  4. Négliger l’obligation d’évaluation au plus faible entre coût et valeur nette de réalisation.
  5. Mal appliquer la méthode FIFO ou coût moyen pondéré en cas d’éléments fongibles.
  6. Ignorer que certains stocks (biologiques, agricoles) ont une évaluation spécifique selon IFRS.
  7. Confondre évaluation à la date d’acquisition versus date de vente ou récolte.

✅ Checklist Examen

  1. Connaître la définition précise des stocks selon IAS 2.

  2. Savoir quelles catégories d’actifs sont exclues du champ d’application d’IAS 2 (travaux en-cours, actifs biologiques au moment de la récolte).

  3. Maîtriser le concept de valeur nette de réalisation et ses modalités d’application.

  4. Identifier les coûts inclus dans l’évaluation des stocks selon IFRS : prix d’achat, coûts de transformation, coûts d’emprunts limités.

  5. Connaître les méthodes FIFO et coût moyen pondéré pour l’évaluation des stocks fongibles.

  6. Comprendre l’interdiction du LIFO en comptes individuels selon IFRS et PCG.

  7. Savoir comment comptabiliser une dépréciation ou une reprise sur stock selon IAS 36.

  8. Connaître les différences principales entre IFRS et PCG concernant l’évaluation des stocks.

  9. Savoir que les stocks agricoles peuvent être évalués à leur juste valeur ou valeur nette diminuée des coûts.

  10. Maîtriser le traitement comptable des coûts non imputables (déchets anormaux, stockage inutile).

  11. Connaître le traitement spécifique des stocks lors de leur vente ou dépréciation.

  12. Revoir les principes fondamentaux pour l’évaluation des stocks selon IAS 2 et leur application pratique dans différents secteurs.

  13. Connaître la possibilité ou non d’intégrer les coûts d’emprunts dans le coût des stocks selon IFRS et PCG.

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Gestion des Stocks et Immobilisations IFRS et PCG avec 9 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Quelle est la cause principale de la réduction de la valeur comptable des stocks selon IFRS lors d'une baisse de leur valeur de marché ou de réalisation attendue?

2. Selon la norme IFRS IAS 2, comment doivent être évalués les stocks ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Gestion des Stocks et Immobilisations IFRS et PCG avec 18 flashcards interactives.

Stocks — définition ?

Actifs détenus pour vente ou production.

Valeur nette de réalisation — rôle ?

Estimation du prix de vente après coûts.

Champ d’application IAS 2

Stocks, sauf travaux en-cours, biologiques, agricoles.

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