QCM : Gestion financière publique et responsabilité — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est le trait distinctif principal d’un produit dérivé ?

Il représente une dette publique à court terme
Ses flux dépendent d’un actif sous-jacent et des conditions de marché
Il impose un remboursement à montant fixe à une date donnée
Il est toujours garanti par une valeur nominale identique

Ses flux dépendent d’un actif sous-jacent et des conditions de marché

Explication

Un produit dérivé tire ses paiements de la valeur d’un actif sous-jacent et des conditions prévues au contrat. Il ne correspond pas à une dette à remboursement fixe, contrairement à la deuxième proposition.

2. Quel est l’objet d’un swap de taux de change ?

Transformer une dépense budgétaire en recette fiscale
Convertir une dette à taux fixe en un emprunt obligataire
Fixer définitivement le capital à rembourser
Échanger des paiements liés à une dette entre deux devises

Échanger des paiements liés à une dette entre deux devises

Explication

Le swap de taux de change porte sur la devise et permet d’échanger des paiements liés à une dette libellée dans une monnaie contre des paiements dans une autre. Il vise donc le risque de change, pas le montant du capital.

3. Qu’est-ce qu’un engagement hors bilan ?

Une dette certaine déjà inscrite au passif de l’État
Une dépense obligatoire immédiatement payée par le comptable
Un emprunt négociable à plus d’un an
Une obligation potentielle dont la réalisation dépend d’un événement futur incertain

Une obligation potentielle dont la réalisation dépend d’un événement futur incertain

Explication

Un engagement hors bilan est suivi car il peut devenir une dépense, mais son occurrence ou son montant reste incertain. Il ne s’agit donc pas d’une dette certaine déjà comptabilisée au bilan.

4. Quel rôle joue une garantie d’emprunt accordée par l’État ?

Fixer le plafond annuel de variation de la dette
Remplacer les pensions des agents publics
Sécuriser le financement d’un emprunteur en cas de défaillance
Créer une nouvelle dette négociable pour l’État

Sécuriser le financement d’un emprunteur en cas de défaillance

Explication

La garantie d’emprunt est une promesse de paiement destinée à rassurer le prêteur si l’emprunteur fait défaut. Elle n’a pas pour objet de créer une dette négociable propre à l’État.

5. Comment se définit la dette négociable de l’État ?

Comme une dette remboursable en moins d’un an uniquement
Comme une dette qui ne peut jamais être revendue
Comme une dette exclue de toute autorisation budgétaire
Comme une dette à plus d’un an pouvant être échangée sur le marché

Comme une dette à plus d’un an pouvant être échangée sur le marché

Explication

La dette négociable correspond au segment de dette à plus d’un an, susceptible d’être échangé et revendu sur le marché. La dette de court terme, au contraire, est remboursable en moins d’un an.

6. Que fixe le plafond de variation nette dans la gestion de la dette de l’État ?

Le solde de trésorerie quotidien de l’État
Le montant des impôts futurs affectés aux retraites
Le niveau maximal des dépenses de fonctionnement
La progression nette annuelle du stock de dette négociable à long terme

La progression nette annuelle du stock de dette négociable à long terme

Explication

Le plafond de variation nette encadre la hausse nette annuelle du stock de dette négociable à long terme. Il ne concerne pas la trésorerie à court terme ni les dépenses de fonctionnement.

7. Que désigne la sincérité budgétaire ?

Une interdiction absolue de tout déficit public
Une présentation fidèle des ressources et des charges fondée sur des prévisions raisonnables
Un contrôle des comptes limité aux dépenses de personnel
Une règle allemande de frein à l’endettement

Une présentation fidèle des ressources et des charges fondée sur des prévisions raisonnables

Explication

La sincérité budgétaire impose que les documents budgétaires reflètent fidèlement la réalité financière et reposent sur des prévisions raisonnables. Elle ne prohibe pas par principe tout déficit.

8. Quel est le principe du frein à l’endettement allemand, appelé Schuldenbremse ?

Autoriser sans limite les emprunts en période de croissance
Supprimer toute certification des comptes publics
Encadrer le recours à l’emprunt par des limites constitutionnelles
Remplacer le budget par une simple autorisation de trésorerie

Encadrer le recours à l’emprunt par des limites constitutionnelles

Explication

Le Schuldenbremse est une règle constitutionnelle allemande qui limite le recours à l’emprunt. Elle vise donc à encadrer juridiquement l’endettement, et non à le libéraliser.

9. Quel principe européen limite le déficit public nominal à un certain seuil ?

Le seuil de 60 % du PIB
Le seuil de 90 % du PIB
Le seuil de 3 % du PIB
Le seuil de 1 % du PIB dans tous les cas

Le seuil de 3 % du PIB

Explication

Au niveau européen, le déficit public nominal doit être inférieur ou égal à 3 % du PIB. Le seuil de 60 % du PIB concerne la dette publique, pas le déficit nominal.

10. Que vise la règle d’or budgétaire au sens matériel ?

À confondre déficit structurel et déficit nominal
À autoriser un endettement sans plafond en cas de prévisions incertaines
À supprimer le contrôle du Conseil constitutionnel
À imposer une contrainte chiffrée ou une trajectoire d’équilibre des finances publiques

À imposer une contrainte chiffrée ou une trajectoire d’équilibre des finances publiques

Explication

La règle d’or budgétaire est une norme matérielle qui encadre l’endettement par une contrainte chiffrée ou une trajectoire d’équilibre. Elle ne supprime pas le contrôle juridictionnel et ne se confond pas avec le déficit nominal.

11. Quel est le rôle du principe de séparation entre ordonnateurs et comptables publics ?

Autoriser le comptable à engager librement les crédits disponibles
Supprimer tout contrôle avant le règlement des dépenses
Permettre à l’ordonnateur de tenir lui-même la caisse
Empêcher qu’une même personne décide de la dépense et exécute le paiement

Empêcher qu’une même personne décide de la dépense et exécute le paiement

Explication

Le principe de séparation interdit de cumuler les fonctions de décision et de paiement afin d’organiser une double vérification avant décaissement. Le comptable contrôle l’exécution, tandis que l’ordonnateur décide la dépense.

12. Que se passe-t-il lorsque l’ordonnateur exerce une réquisition face au refus du comptable ?

La dépense est automatiquement annulée
Le comptable devient seul responsable de la dépense
Le paiement est définitivement interdit
La responsabilité est transférée à l’ordonnateur qui impose l’exécution

La responsabilité est transférée à l’ordonnateur qui impose l’exécution

Explication

La réquisition permet à l’ordonnateur d’imposer la mise en paiement malgré le refus du comptable, en transférant la responsabilité. Ce mécanisme constitue une exception au blocage du comptable.

13. Quelle opération correspond à la vérification de la réalité de la dette et de son montant après le service fait ?

La liquidation de la dépense
L’engagement de la dépense
La réquisition de la dépense
L’ordonnancement de la dépense

La liquidation de la dépense

Explication

La liquidation consiste à vérifier la dette et à en déterminer le montant une fois le service fait constaté. L’ordonnancement vient ensuite pour donner l’ordre de payer.

14. Quel tempérament confie à un agent non comptable public la liquidation ou le maniement de certains fonds publics ?

La certification des comptes
Le contrôle à géométrie variable
La gestion de fait
La régie financière

La régie financière

Explication

La régie financière est un tempérament qui autorise un agent non comptable public à gérer certaines opérations financières. La gestion de fait, au contraire, correspond à une pratique irrégulière sans habilitation.

15. Quelle évolution la LOLF introduit-elle principalement dans la gestion publique ?

Le passage d’une logique de moyens à une logique de résultats
L’abandon de tout contrôle budgétaire
La suppression de la comptabilité générale
Le remplacement des objectifs par des autorisations permanentes

Le passage d’une logique de moyens à une logique de résultats

Explication

La LOLF oriente la gestion vers les résultats en fixant des objectifs et en reliant les moyens aux performances obtenues. Elle n’abolit pas le contrôle, mais le reconfigure.

16. Quel est l’objet du compte financier unique ?

Créer une comptabilité uniquement analytique
Fusionner le compte de gestion et le compte administratif
Remplacer le budget de l’État par un compte de trésorerie
Supprimer la certification des comptes locaux

Fusionner le compte de gestion et le compte administratif

Explication

Le compte financier unique fusionne le compte de gestion et le compte administratif afin de simplifier et unifier la présentation des comptes locaux. Il ne supprime pas la logique de contrôle des comptes.

17. Que désigne la responsabilité financière unifiée ?

Une immunité totale des gestionnaires publics
Un contrôle exercé uniquement par les élus locaux
Une responsabilité limitée aux seuls ministres
Un régime contentieux commun pour les ordonnateurs et les comptables

Un régime contentieux commun pour les ordonnateurs et les comptables

Explication

La responsabilité financière unifiée regroupe ordonnateurs et comptables dans un régime juridictionnel commun afin de simplifier le contentieux. Elle ne supprime pas la responsabilité, elle l’unifie.

18. Par quel mécanisme la procédure peut-elle être engagée devant le juge financier ?

Par le président de la République sur simple demande
Par le comptable public après paiement
Par le Parlement sans intervention juridictionnelle
Par le procureur général près la Cour des comptes ou par un déféré au ministère public

Par le procureur général près la Cour des comptes ou par un déféré au ministère public

Explication

Le contentieux est déclenché par l’initiative du procureur général ou par un déféré adressé au ministère public près la Cour des comptes. C’est le point de départ prévu par le régime unifié.

19. Dans quel cas l’immunité des ministres peut-elle céder devant le juge financier ?

Lorsqu’ils signent un décret réglementaire
Lorsqu’une gestion de fait est caractérisée
Lorsqu’ils votent un budget en séance
Lorsqu’ils répondent à une question parlementaire

Lorsqu’une gestion de fait est caractérisée

Explication

L’immunité ministérielle ne tient pas en cas de gestion de fait, car une telle situation peut ouvrir la voie à un déféré financier. Les autres actes relèvent de l’exercice normal des fonctions ministérielles.

20. Quelle affaire est associée à une condamnation au débet pour gestion de fait à hauteur de 11 millions d’euros ?

L’affaire Christian Nucci
L’affaire de la certification des comptes
L’affaire du frein à l’endettement
L’affaire des swaps de taux

L’affaire Christian Nucci

Explication

L’affaire Christian Nucci, liée au Carrefour du développement, est citée comme exemple de condamnation au débet pour gestion de fait. Les autres propositions renvoient à d’autres thèmes du cours.

21. Dans quelles hypothèses la responsabilité financière d’un ministre peut-elle être engagée devant le juge financier ?

Lorsqu’une gestion de fait est caractérisée
Lorsqu’il adopte une décision politique contestée
Lorsqu’il signe un acte réglementaire illégal
Lorsqu’il commet une simple erreur de prévision budgétaire

Lorsqu’une gestion de fait est caractérisée

Explication

L’immunité des ministres cède en cas de gestion de fait, ce qui peut ouvrir la voie à un déféré financier. Une simple erreur de prévision ou une décision politique ne suffit pas, à elle seule, à caractériser cette situation.

22. Quel cas relève de la gestion de fait lorsqu’une personne agit sans habilitation comptable ?

Elle approuve un budget local en conseil délibérant
Elle dirige des opérations de dépenses ou de recettes en provoquant le décaissement
Elle exécute une dépense après réquisition de l’ordonnateur
Elle contrôle la régularité d’une facture avant paiement

Elle dirige des opérations de dépenses ou de recettes en provoquant le décaissement

Explication

La gestion de fait vise l’ingérence d’une personne non comptable dans les opérations de dépenses ou de recettes, notamment lorsqu’elle provoque un décaissement. La réquisition, au contraire, reste un mécanisme prévu qui transfère la responsabilité à l’ordonnateur.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 22 flashcards sur Gestion financière publique et responsabilité.

Produits dérivés — définition ?

Contrats financiers dont les flux dépendent de l’actif sous-jacent.

Swap — rôle ?

Échanger des flux financiers pour couvrir ou transformer une exposition.

Swap d’intérêt — mécanisme ?

Échange de paiements d’intérêt pour gérer un taux fixe ou variable.

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