📋 Plan du Cours
- Gestion des prix et incoterms
- Transport international et choix
- Modes de transport et multimodal
- Tarification du transport
- Documents et assurances
- Risques et couverture
- Financement et risques financiers
- Douane et opérations douanières
📖 1. Gestion des prix et incoterms
🔑 Notions clés & Définitions
- Politique de prix : Ensemble des stratégies et décisions visant à fixer le prix d’un produit ou service en tenant compte d’objectifs commerciaux (conquête de marché, rentabilité), de la concurrence, des coûts, et du contexte juridique (Ducaud, 2023).
- Coût de revient export : Somme des coûts directs et indirects liés à la fabrication, au transport, et à la distribution d’un produit destiné à l’exportation, permettant de déterminer le prix minimum pour couvrir les dépenses (Ducaud, 2023).
- Incoterms : Règles codifiées par la Chambre de Commerce Internationale (ICC) depuis 1936, définissant les obligations du vendeur et de l’acheteur, la répartition des coûts et risques, et le lieu de livraison dans un contrat de vente internationale (ICC, 2020).
- Prix d’offre : Prix proposé par le vendeur lors de la négociation commerciale, intégrant la stratégie commerciale, la perception psychologique du client, et la compétitivité du marché (Ducaud, 2023).
- Prix psychologique : Prix perçu par le consommateur comme étant acceptable ou trop cher, influencé par la perception de la qualité, la tendance aux prix ronds ou aux prix légèrement inférieurs (Ducaud, 2023).
📝 Points essentiels
- La politique de prix doit équilibrer objectifs de conquête, rentabilité, et contraintes juridiques, tout en intégrant la perception psychologique du client et la concurrence (Ducaud, 2023).
- Le coût de revient export inclut tous les coûts liés à la fabrication, au transport international, et à la distribution, permettant de fixer un prix d’offre compétitif tout en assurant la rentabilité (Ducaud, 2023).
- Les incoterms jouent un rôle clé dans la répartition des coûts et des risques entre vendeur et acheteur, influençant directement le prix d’offre et la valeur en douane. La distinction entre vente au départ (risques transférés à l’acheteur dès la mise à disposition) et vente à l’arrivée (risques transférés au vendeur jusqu’au point de livraison) est fondamentale (ICC, 2020).
- Le prix psychologique doit être considéré dans la fixation du prix d’offre, notamment en utilisant des stratégies de prix légèrement inférieurs aux prix ronds ou en ajustant selon la perception de qualité et la sensibilité au prix du marché (Ducaud, 2023).
- La fixation du prix doit également tenir compte du prix de revient local (France ou export), des marges souhaitées, et de la stratégie globale du marketing (5P : produit, prix, place, promotion, people) (Ducaud, 2023).
💡 À retenir
La gestion efficace des prix repose sur une compréhension précise des coûts, des obligations contractuelles via les incoterms, et de la perception psychologique du marché, afin d’établir une stratégie compétitive et rentable.
📖 2. Transport international et choix
🔑 Notions clés & Définitions
- Choix de la solution de transport international : Sélection du mode ou combinaison de modes (maritime, aérien, routier, ferroviaire, multimodal) en fonction des contraintes techniques du produit, des quantités, des délais, et du coût global, afin d’optimiser la performance logistique (voir section 2.1).
- Contraintes techniques du produit : Caractéristiques spécifiques de la marchandise (fragilité, dangerosité, température, volume, poids) qui influencent le mode de transport adapté, la gestion des risques, et les conditions d’emballage (voir section 2.1).
- Quantités à transporter : Volume ou poids total de la marchandise, déterminant le choix du mode (ex : conteneur complet ou groupage) et la tarification (voir section 2.2).
- Impératifs commerciaux (fragilité, délais) : Exigences liées à la nature de la marchandise, notamment sa fragilité ou la nécessité de respecter des délais stricts, impactant la sélection du mode pour garantir la sécurité et la ponctualité (voir section 2.1).
- Coût global du transport : Somme de tous les coûts associés (tarification, manutention, assurance, surcharges), évalués en tenant compte de la rentabilité et de la compétitivité commerciale (voir section 2.2).
- Délais globaux de transport : Temps total nécessaire pour acheminer la marchandise du point de départ à la destination, incluant le transport principal, les opérations annexes, et les éventuelles attentes ou transbordements (voir section 2.1).
📝 Points essentiels
- Le choix de la solution de transport doit équilibrer coûts, délais, sécurité, et contraintes techniques du produit, en tenant compte des quantités à transporter et des impératifs commerciaux tels que la fragilité ou la nécessité de respecter des délais (voir section 2.1).
- La nature du produit impose des contraintes techniques spécifiques : par exemple, les marchandises fragiles ou périssables nécessitent des modes de transport adaptés (aérien pour la rapidité, réfrigéré pour la température) (voir section 2.1).
- La quantité à transporter influence le mode : un volume important favorise le maritime ou ferroviaire, tandis que de petites quantités ou des délais courts privilégient l’aérien ou routier (voir section 2.1).
- Le coût global doit intégrer non seulement le tarif de base mais aussi les coûts annexes (manutention, assurance, surcharges), en évaluant leur impact sur la rentabilité (voir section 2.2).
- Les délais globaux de transport doivent prendre en compte toutes les étapes, y compris les attentes portuaires, transbordements, et formalités douanières, pour respecter les impératifs commerciaux (voir section 2.1).
- La sélection du mode doit également considérer les contraintes techniques du produit, comme la nécessité d’un emballage spécifique ou de conditions particulières (température, pression) (voir section 2.1).
💡 À retenir
Le choix du mode de transport international doit être une démarche stratégique, intégrant coûts, délais, contraintes techniques du produit, et impératifs commerciaux, pour assurer une livraison efficace et rentable.
📖 3. Modes de transport et multimodal
🔑 Notions clés & Définitions
- Transport multimodal : Organisation du déplacement d’une marchandise en utilisant successivement plusieurs modes de transport (maritime, fluvial, aérien, ferroviaire, routier) sans rupture de charge, permettant une gestion intégrée du fret (source : Laurent DUCAU, 2023).
- Absence de rupture de charge : Situation où le transfert de marchandises entre différents modes de transport s’effectue sans déchargement complet, évitant ainsi la manipulation et le risque de détérioration ou de perte (source : Laurent DUCAU, 2023).
- Modes de transport : Moyens techniques permettant le déplacement des marchandises ou personnes, notamment maritime, fluvial, aérien, ferroviaire et routier, chacun ayant ses caractéristiques techniques et ses contraintes spécifiques (source : Laurent DUCAU, 2023).
- Transport postal : Cas particulier où le service de courrier ou colis est assuré par des opérateurs spécialisés, souvent avec une utilisation successive de plusieurs modes, mais avec des règles spécifiques de gestion et de livraison (source : Laurent DUCAU, 2023).
- Utilisation successive des modes à l’international : Pratique courante où plusieurs modes de transport sont combinés pour acheminer une marchandise d’un pays à un autre, souvent en enchaînant les étapes sans rupture de charge, pour optimiser coûts et délais (source : Laurent DUCAU, 2023).
📝 Points essentiels
- Le transport multimodal permet d’optimiser la gestion logistique en combinant plusieurs modes sans rupture de charge, ce qui réduit les coûts, les délais et les risques liés à la manutention (source : Laurent DUCAU, 2023).
- La gestion des opérations multimodales implique une coordination précise entre les différents acteurs (transitaires, opérateurs, compagnies) pour assurer la fluidité du transfert et la conformité aux réglementations internationales.
- La absence de rupture de charge est un enjeu majeur pour la sécurité et la réduction des coûts, notamment dans le contexte du commerce international, où la complexité des itinéraires exige une organisation rigoureuse.
- La différence entre modes réside dans leurs techniques, infrastructures et contraintes : par exemple, maritime pour le volume et le coût, aérien pour la rapidité, ferroviaire pour la capacité et la durabilité, routier pour la flexibilité.
- La gestion du transport postal constitue un cas particulier, avec des règles spécifiques, notamment en matière de délais, de poids et de sécurité, souvent intégrée dans une logique multimodale pour optimiser la livraison.
- La utilisation successive des modes à l’international est essentielle pour couvrir de longues distances, notamment en combinant maritime, ferroviaire et routier, tout en évitant la rupture de charge pour limiter les risques et coûts (source : Laurent DUCAU, 2023).
💡 À retenir
Le transport multimodal, en assurant une continuité sans rupture de charge, optimise la logistique internationale en combinant efficacement plusieurs modes de transport selon les contraintes techniques, économiques et temporelles.
📖 4. Tarification du transport
🔑 Notions clés & Définitions
- Tarification forfaitaire (Box rate) : Mode de tarification basé sur un prix fixe par conteneur ou unité de chargement, indépendamment du poids ou du volume réel, utilisé notamment en maritime pour les containers (voir exemple du FCL).
- Groupage et dégroupage : Technique consistant à regrouper plusieurs petites expéditions (groupage) ou à répartir une expédition groupée en plusieurs livraisons (dégroupage), permettant de bénéficier de tarifs préférentiels (voir diapo sur regroupement).
- Tarification à l’Unité Payante (UP) : Mode de tarification basé sur le poids ou le volume théorique de la marchandise, selon des règles spécifiques à chaque mode de transport (maritime, routier, aérien). La marchandise est facturée selon le poids brut ou le volume ramené au poids, en utilisant des règles de poids théorique (voir exemples de calculs).
- Poids théorique selon mode de transport : Normes établies pour déterminer si la marchandise est lourde ou légère, en fonction du mode de transport :
- Maritime : 1 tonne = 1 m³
- Routier : 1 tonne = 3 m³
- Aérien : 1 tonne = 6 m³
(voir exemples de calculs pour chaque mode).
- Exemples de calcul de tarification UP :
- Maritime : volume = poids (1m³ = 1t)
- Routier : volume / 3 = poids théorique
- Aérien : volume / 6 = poids théorique
(voir exemples pratiques pour illustrer la facturation).
📝 Points essentiels
- La tarification forfaitaire (Box rate) est couramment utilisée pour les containers en maritime, permettant de fixer un prix global pour un conteneur, facilitant la gestion des coûts (voir exemples de containers 20 ou 40 pieds).
- Le groupage permet de réduire les coûts en regroupant plusieurs expéditions dans un même conteneur ou plateforme, avec dégroupage à l’arrivée pour livrer les destinataires (voir diapo).
- La tarification à l’Unité Payante (UP) repose sur un calcul du poids ou volume théorique, selon des règles précises, afin d’assurer une facturation équitable et adaptée au mode de transport.
- La règle du poids théorique permet d’éviter la sous-facturation ou la surcharge : par exemple, en maritime, 1 tonne équivaut à 1 m³, tandis qu’en routier, 1 tonne équivaut à 3 m³, et en aérien, à 6 m³.
- La règle du payant pour permet au chargeur de choisir une tranche de poids supérieur pour bénéficier d’un tarif unitaire plus avantageux, en surévaluant fictivement le poids (voir exemples).
- La tarification doit prendre en compte la nature de la marchandise, le mode de transport, et les coûts annexes (surcharges, frais divers).
💡 À retenir
La tarification du transport repose sur des méthodes forfaitaires ou à l’Unité Payante, utilisant des règles de poids théorique spécifiques à chaque mode, afin d’assurer une facturation équitable, flexible et adaptée aux caractéristiques de chaque expédition.
📖 5. Documents et assurances
🔑 Notions clés & Définitions
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Bill of Lading (connaissement maritime) : Document émis par le transporteur maritime attestant de la réception des marchandises à bord et servant de titre de propriété, de contrat de transport et de reçu. Il précise les conditions de livraison et transfère les risques du vendeur à l’acheteur (source : douanes.gouv.fr).
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Assurance transport : Contrat par lequel une compagnie d’assurance couvre les risques liés au transport des marchandises, permettant d’indemniser le chargeur en cas d’avaries ou pertes. La responsabilité du transporteur étant limitée, cette assurance facilite la gestion des responsabilités (source : douanes.gouv.fr).
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Avaries communes : Risques affectant la totalité ou une partie de la cargaison, nécessitant une intervention collective des assureurs pour indemniser solidairement, notamment en cas de tempête ou accident majeur. Concernent principalement le transport maritime (source : douanes.gouv.fr).
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Code SH / HS : Système harmonisé de classification des marchandises utilisé pour déterminer la valeur en douane et appliquer les droits de douane. Le code SH est une nomenclature internationale codifiée par l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD) et intégré dans le TARIC pour l’Union européenne (source : douanes.gouv.fr).
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Documents douaniers : Ensemble de pièces nécessaires pour effectuer les opérations d’import-export, notamment la déclaration en douane, le code EORI, et la valeur en douane. Ces documents permettent de déterminer les droits et taxes applicables et de respecter la réglementation douanière (source : douanes.gouv.fr).
📝 Points essentiels
-
Le Bill of Lading est un document central dans le transport maritime, combinant fonction de contrat, de reçu et de titre de propriété, et il est souvent utilisé comme preuve en cas de litige (source : douanes.gouv.fr).
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La responsabilité limitée du transporteur impose souvent la souscription d’une assurance transport pour couvrir la valeur des marchandises en cas d’avarie ou de perte, notamment avec les incoterms CIP et CIF qui obligent le vendeur à assurer la marchandise (source : douanes.gouv.fr).
-
Les avaries communes concernent des risques majeurs comme naufrage ou incendie, et leur indemnisation est solidaire entre tous les assureurs de la cargaison, selon la convention maritime de Wisby et La Haye (source : douanes.gouv.fr).
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La classification douanière par le code SH/HS est essentielle pour calculer la valeur en douane, déterminer les droits de douane, et remplir les documents douaniers, en conformité avec le TARIC et le système SID/CIS (source : douanes.gouv.fr).
-
La valeur en douane est généralement basée sur la valeur CIF ou FOB, à laquelle s’ajoutent les coûts de transport et d’assurance jusqu’au point d’entrée dans l’Union européenne, conformément à l’article 71 du Code des douanes (source : douanes.gouv.fr).
💡 À retenir
Les documents de transport, notamment le Bill of Lading, et les assurances sont essentiels pour sécuriser la transaction et gérer les risques liés au transport international, en conformité avec la réglementation douanière et les conventions internationales.
📖 6. Risques et couverture
🔑 Notions clés & Définitions
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Risques liés au transport : dangers encourus durant le déplacement des marchandises, comprenant avaries, vol, dégradations, ainsi que les risques spécifiques à chaque mode de transport (maritime, aérien, routier, ferroviaire). Auteurs (DUCAU, 2023) : désignent l’ensemble des menaces affectant la marchandise durant son acheminement.
-
Avaries communes : dommages affectant l’ensemble ou une partie de la cargaison, nécessitant la sacrifice de certains biens pour sauver le reste, généralement en cas de tempête ou catastrophe majeure. Auteurs (DUCAU, 2023) : concernent la totalité ou une partie de la cargaison, indemnisés solidairement par tous les assureurs de la cargaison.
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Avaries particulières : dommages spécifiques à une marchandise ou à une partie de la cargaison, résultant d’accidents ou de manutentions (ex : casse, mouillure, vol). Auteurs (DUCAU, 2023) : concernent une partie précise de la cargaison, indemnisés selon la responsabilité du transporteur ou de l’assureur.
-
Couverture des risques de change : mécanismes financiers permettant de se prémunir contre la fluctuation des devises lors d’opérations internationales, notamment par des contrats de couverture ou des instruments dérivés. Auteurs (DUCAU, 2023) : visent à limiter l’impact des variations monétaires sur la rentabilité des opérations d’export/import.
-
Assurances liées au transport : contrats permettant d’indemniser le chargeur ou le transporteur en cas de pertes ou dommages durant le transport, souvent sur la base du CIF (coût, assurance, fret). Auteurs (DUCAU, 2023) : facilitent la gestion des risques en indemnisant les préjudices subis par la marchandise.
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Gestion des risques de non-paiement : stratégies et outils (crédit documentaire, assurance-crédit) pour se prémunir contre le défaut de paiement de l’acheteur, garantissant la sécurité financière de l’exportateur. Auteurs (DUCAU, 2023) : assurent la pérennité de l’activité commerciale face aux risques financiers.
📝 Points essentiels
-
La gestion des risques liés au transport inclut la prévention (choix du mode, emballage sécurisé) et la couverture (assurances, garanties financières). La sélection du mode de transport doit prendre en compte la nature de la marchandise, la fragilité, la valeur, ainsi que les délais et coûts.
-
Les avaries communes concernent tout ou partie de la cargaison et sont indemnisées solidairement par tous les assureurs impliqués, selon la convention maritime (ex : Convention de La Haye). Les avaries particulières, quant à elles, relèvent de la responsabilité spécifique du transporteur ou de l’assureur, en fonction du contrat.
-
La couverture des risques de change est essentielle pour stabiliser la rentabilité des opérations internationales, notamment via des instruments financiers comme les options ou les contrats à terme, permettant de limiter l’impact des fluctuations monétaires.
-
La responsabilité du transporteur est limitée en cas d’avarie, sauf en cas de faute ou de négligence. La souscription d’une assurance transport, souvent obligatoire avec les Incoterms CIP ou CIF, permet d’indemniser rapidement en cas de sinistre.
-
La gestion des risques de non-paiement repose sur des techniques telles que le crédit documentaire, l’assurance-crédit ou la lettre de change, permettant de sécuriser la transaction commerciale à l’international.
💡 À retenir
La maîtrise des risques liés au transport, combinée à une couverture adaptée (assurances, garanties financières), est essentielle pour sécuriser la chaîne logistique et préserver la rentabilité des opérations internationales.
📖 7. Financement et risques financiers
🔑 Notions clés & Définitions
- Financement de l'activité export : Ensemble des moyens financiers mobilisés pour soutenir et réaliser les opérations d'exportation, incluant les crédits, avances, et autres formes de capitaux spécifiques à l'international (voir AUTEUR (date)).
- Techniques de paiement : Méthodes utilisées pour régler les transactions internationales, telles que la lettre de change, le crédit documentaire, ou le paiement anticipé, permettant de sécuriser la transaction pour vendeur et acheteur (voir AUTEUR (date)).
- Couverture des risques financiers : Stratégies et instruments visant à se prémunir contre les pertes liées aux fluctuations monétaires, défaillances de paiement ou autres aléas financiers (voir AUTEUR (date)).
- Gestion des risques de non-paiement : Ensemble des actions et outils (crédit export, assurance-crédit) permettant de limiter ou transférer le risque que l'acheteur ne règle pas sa facture (voir AUTEUR (date)).
- Couverture des risques de change : Techniques (contrats à terme, options, swaps) permettant de se protéger contre la volatilité des taux de change impactant la rentabilité des opérations d’export (voir AUTEUR (date)).
📝 Points essentiels
- Le financement de l’export inclut des moyens spécifiques comme le crédit documentaire, qui garantit le paiement à la livraison, ou le crédit fournisseur, permettant de différer le paiement (voir AUTEUR (date)).
- Les techniques de paiement doivent être adaptées au contexte et au niveau de risque, avec une préférence pour celles qui sécurisent la transaction, notamment le crédit documentaire, considéré comme la méthode la plus sûre (voir AUTEUR (date)).
- La couverture des risques financiers est essentielle pour limiter l’impact des fluctuations monétaires et des défaillances de paiement, notamment via des instruments comme les contrats à terme ou les options de change (voir AUTEUR (date)).
- La gestion du risque de non-paiement passe par l’utilisation d’assurances-crédit, qui indemnisent en cas de défaillance de l’acheteur, ou par la mise en place de garanties bancaires (voir AUTEUR (date)).
- La couverture des risques de change permet de stabiliser la rentabilité des opérations internationales en utilisant des instruments dérivés, notamment les contrats à terme (forward) ou les options (voir AUTEUR (date)).
💡 À retenir
La maîtrise des techniques de paiement et des instruments de couverture est cruciale pour sécuriser et optimiser le financement des opérations d’export, tout en limitant l’exposition aux risques financiers et de change.
📖 8. Douane et opérations douanières
🔑 Notions clés & Définitions
- Missions de la douane : Organisation chargée de contrôler, percevoir les droits et taxes, et assurer la sécurité des échanges internationaux. Elle veille à la conformité réglementaire, lutte contre la fraude et le trafic illicite, et facilite la circulation des marchandises (source : référentiel TC2).
- Opérations douanières import-export : Ensemble des formalités administratives et techniques réalisées lors de l'entrée ou sortie de marchandises du territoire douanier. Elles incluent la déclaration en douane, le paiement des droits, la vérification physique, et la délivrance des documents douaniers (source : référentiel TC2).
- Nomenclature douanière (code SH/HS) : Système international de classification des marchandises, basé sur le Système Harmonisé (SH/HS), permettant d'identifier précisément les produits pour le calcul des droits et taxes. Le code SH est utilisé mondialement, avec une structure hiérarchique de 6 chiffres (source : douanes.gouv.fr).
- Systèmes d'information douaniers (SID/CIS, TARIC) : Plateformes informatiques permettant la gestion et le traitement des données douanières. Le SID (Système d’Information Douanier) facilite la déclaration et le contrôle des marchandises. Le TARIC (Tarif Intégré de la Communauté Européenne) fournit les droits et mesures applicables dans l’UE (source : douanes.gouv.fr).
- Valeur en douane : Montant utilisé pour le calcul des droits et taxes à l'importation, généralement basé sur la valeur CIF (coût, assurance, fret). Elle comprend le prix payé ou à payer pour les marchandises, ajusté selon les règles douanières (source : Code des douanes de l’Union).
- Code EORI : Numéro unique d’identification attribué aux opérateurs économiques pour toutes les opérations douanières dans l’Union Européenne, facilitant le suivi et la traçabilité des échanges (source : douanes.gouv.fr).
📝 Points essentiels
- La mission principale de la douane est de contrôler la légalité, la sécurité et la conformité des échanges internationaux tout en percevant les droits et taxes nécessaires pour financer les services publics. Elle lutte contre la fraude, le trafic illicite, et veille à la protection du marché intérieur.
- Lors des opérations douanières import-export, il est crucial de respecter la réglementation, notamment la déclaration en douane, la présentation des documents requis, et le paiement des droits. La déclaration doit mentionner la valeur en douane, qui sert de base au calcul des droits.
- La nomenclature SH/HS permet une classification uniforme des marchandises, essentielle pour déterminer les droits de douane, les mesures de restriction, et les statistiques commerciales. La structure en 6 chiffres facilite l’identification précise des produits.
- Les systèmes d'information douaniers comme le SID/CIS ou TARIC automatisent et simplifient la gestion des données, la déclaration, et le contrôle. Ils permettent également de connaître en temps réel les mesures tarifaires et non tarifaires applicables.
- Le code EORI est obligatoire pour toutes les opérations douanières dans l’UE, garantissant une identification unique et facilitant la traçabilité des échanges.
- La valeur en douane doit refléter la réalité économique pour assurer un calcul juste des droits, en intégrant tous les éléments du prix de la marchandise, tout en respectant les règles internationales (ex : méthode de valorisation selon l’OMD).
💡 À retenir
Les missions de la douane consistent à contrôler, sécuriser et taxer les échanges internationaux, en utilisant une nomenclature précise et des systèmes d'information performants pour garantir la conformité et la traçabilité des opérations import-export.
📊 Tableaux de Synthèse
| Critère / Notion | Gestion des prix et incoterms | Transport international et choix | Modes de transport et multimodal |
|---|
| Objectifs principaux | Fixer prix rentable et compétitif, équilibrer coûts et perception | Optimiser coûts, délais, sécurité, contraintes techniques | Organiser déplacement efficace en combinant modes |
| Notions clés | Politique de prix, coût de revient export, incoterms, prix psychologique | Solution de transport, contraintes techniques, quantités, coûts, délais | Transport multimodal, absence de rupture de charge, modes (maritime, aérien, ferroviaire, routier) |
| Rôle des auteurs | Ducaud (2023), ICC (2020) | Laurent DUCAU (2023) | Laurent DUCAU (2023) |
| Points essentiels | Comprendre coûts, obligations contractuelles, perception marché | Choix basé sur contraintes techniques, coûts, délais, quantités | Coordination entre modes, gestion sans rupture de charge |
| Facteurs influents | Concurrence, coûts, perception psychologique, stratégie marketing | Fragilité, rapidité, volume, contraintes techniques | Quantités, contraintes techniques, coûts, délais |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre incoterms de vente au départ et à l’arrivée, notamment sur le transfert de risques et coûts.
- Sous-estimer l’impact des contraintes techniques du produit sur le choix du mode de transport.
- Confondre coût de revient export et prix d’offre, en oubliant d’intégrer tous les coûts annexes.
- Négliger l’importance de la perception psychologique dans la fixation du prix, notamment prix psychologique.
- Confondre modes de transport (maritime, aérien, routier, ferroviaire) avec le transport multimodal.
- Omettre la gestion de la coordination entre plusieurs modes dans le transport multimodal.
- Sous-estimer les délais liés aux opérations annexes (transbordements, formalités douanières).
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition de la politique de prix selon Ducaud (2023) et ses objectifs.
- Maîtriser la notion de coût de revient export, en intégrant tous les coûts directs et indirects.
- Savoir citer et expliquer le rôle des incoterms, notamment leur influence sur la répartition des risques et coûts, selon ICC (2020).
- Comprendre le concept de prix psychologique et son impact sur la fixation du prix d’offre.
- Identifier les facteurs influençant le choix du mode de transport : contraintes techniques, quantités, délais, coûts.
- Connaître les caractéristiques principales des modes de transport : maritime, aérien, routier, ferroviaire.
- Expliquer le principe du transport multimodal et l’absence de rupture de charge, en citant Laurent DUCAU (2023).
- Savoir analyser le coût global du transport, incluant manutention, assurance, surcharges.
- Connaître les contraintes techniques spécifiques (fragilité, température, dangerosité) influençant le mode de transport.
- Comprendre la gestion des opérations multimodales et la coordination nécessaire entre acteurs.
- Maîtriser les notions de risques et de couverture dans le transport international.
- Connaître les principales opérations douanières et leur impact sur le transport international.
- Savoir distinguer les responsabilités et obligations dans les contrats de vente internationale selon les incoterms.
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