QCM : Gestion numérique des dossiers du personnel — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle affirmation décrit correctement les obligations de l’employeur concernant le dossier du personnel ?

Aucune obligation générale ne l’impose, mais les informations nécessaires doivent être collectées
Les informations peuvent être collectées uniquement après la signature du contrat
Un dossier complet est imposé dès le premier jour de chaque recrutement
La tenue d’un dossier est facultative, comme toute collecte liée à l’emploi

Aucune obligation générale ne l’impose, mais les informations nécessaires doivent être collectées

Explication

La loi n’impose pas de manière générale la tenue d’un dossier du personnel, mais l’employeur doit recueillir les informations nécessaires à la gestion du salarié et à ses obligations sociales. Confondre cette collecte obligatoire avec l’absence totale d’obligation conduirait à négliger des informations indispensables.

2. Quels documents peuvent être regroupés dans le dossier du personnel d’un salarié embauché ?

Les documents liés à la relation de travail avant l’embauche, pendant le contrat et après le départ
Les documents administratifs de l’entreprise, sans les éléments concernant le parcours du salarié
Les candidatures de personnes non recrutées, avec les pièces de tous les salariés du service
Les documents produits pendant le contrat, à l’exclusion des éléments antérieurs et postérieurs

Les documents liés à la relation de travail avant l’embauche, pendant le contrat et après le départ

Explication

Le dossier du personnel suit la relation de travail avant l’embauche, pendant le contrat et après le départ. Les documents d’un candidat non recruté constituent une situation distincte et ne se confondent pas avec le dossier d’un salarié embauché.

3. Lequel de ces ensembles correspond à des documents pouvant être collectés avant l’embauche ?

Un entretien annuel, une sanction et un relevé d’accident du travail
Une DPAE, des bulletins de paie et des demandes de congés
Une attestation de mutuelle, un avenant et un suivi de formation
Une pièce d’identité, un CV, des diplômes et un RIB

Une pièce d’identité, un CV, des diplômes et un RIB

Explication

Avant l’embauche, l’employeur peut notamment collecter une pièce d’identité, un CV, des diplômes et un RIB. Les autres ensembles regroupent principalement des documents produits pendant la relation de travail.

4. Quel document relève typiquement du dossier constitué pendant la relation de travail ?

Un diplôme présenté lors de la candidature
Un certificat de travail d’un ancien employeur
Un avenant au contrat de travail
Une lettre de motivation initiale

Un avenant au contrat de travail

Explication

Un avenant est établi pendant l’exécution du contrat et appartient donc aux documents pouvant figurer dans le dossier du salarié. La lettre de motivation, le diplôme et le certificat d’un ancien employeur sont des pièces antérieures à l’embauche.

5. Quel principe doit guider la sélection des données figurant dans un dossier du personnel ?

Ne conserver que les données nécessaires à la gestion administrative du salarié
Réunir les informations disponibles afin de prévenir chaque risque futur
Ajouter les données utiles à la vie privée comme aux décisions professionnelles
Conserver toute information susceptible d’éclairer la personnalité du salarié

Ne conserver que les données nécessaires à la gestion administrative du salarié

Explication

Le dossier doit se limiter aux données nécessaires à la gestion administrative du salarié dans le cadre de son contrat. Accumuler des informations simplement parce qu’elles pourraient sembler utiles méconnaît le principe de nécessité.

6. Quelle donnée doit être exclue du dossier lorsqu’elle n’a pas de lien avec l’emploi ?

Le suivi d’une formation professionnelle
Les activités politiques du salarié
La date de début du contrat
L’adhésion à la mutuelle de l’entreprise

Les activités politiques du salarié

Explication

Les activités politiques font partie des données personnelles sensibles à exclure lorsqu’elles sont sans lien avec l’emploi. La date de début du contrat, la formation et la mutuelle peuvent relever de la gestion professionnelle du salarié.

7. Comment l’accès aux données des salariés doit-il être organisé ?

Par un compte commun, lorsque plusieurs personnes traitent les mêmes dossiers
Selon la demande de chaque responsable, sans formaliser les droits attribués
Pour tous les salariés, afin de faciliter la circulation des informations internes
Selon les habilitations nécessaires, avec authentification et droits sécurisés

Selon les habilitations nécessaires, avec authentification et droits sécurisés

Explication

L’accès doit être limité aux personnes habilitées pour les traitements à réaliser et protégé par une authentification, une gestion des droits et des codes sécurisés. Un accès libre ou partagé ne permet pas de contrôler correctement les consultations.

8. Quelle durée de conservation s’applique aux bulletins de paie après le départ du salarié ?

Une durée illimitée imposée par les règles sociales et fiscales
Six ans selon le Code du travail et dix ans pour les contrôles fiscaux
Cinq ans selon le Code du travail et six ans pour les contrôles fiscaux
Trois ans selon le Code du travail et cinq ans pour les contrôles fiscaux

Cinq ans selon le Code du travail et six ans pour les contrôles fiscaux

Explication

Les bulletins de paie sont conservés cinq ans après le départ selon le Code du travail et six ans pour les contrôles fiscaux. Une conservation illimitée est conseillée pour répondre aux demandes d’anciens salariés, mais elle ne correspond pas à une durée légale générale imposée.

9. Quel ordre correspond généralement aux éléments d’un plan de nommage structuré ?

Objet précis, numéro de version, type de document, date au format JJMM AAAA
Type de document, date AAAAMMJJ, objet précis et court, numéro de version
Numéro de version, type de document, objet détaillé, date de modification
Date au format AAAAMMJJ, contenu intégral, auteur du document, extension

Type de document, date AAAAMMJJ, objet précis et court, numéro de version

Explication

Un plan de nommage associe généralement le type, la date au format AAAAMMJJ, un objet précis et court, puis le numéro de version. L’objet décrit le contenu du document, tandis que le type en indique la nature.

10. Quelle distinction décrit correctement la cotation et l’indexation d’un fichier ?

La cotation décrit le contenu par des mots-clés, tandis que l’indexation attribue un code alphanumérique
La cotation désigne l’auteur du fichier, tandis que l’indexation fixe sa date de création
La cotation indique la version du document, tandis que l’indexation détermine son extension
La cotation attribue un code de classement, tandis que l’indexation ajoute des mots-clés et des propriétés

La cotation attribue un code de classement, tandis que l’indexation ajoute des mots-clés et des propriétés

Explication

La cotation sert à attribuer un code alphanumérique de classement, alors que l’indexation décrit le contenu grâce à des mots-clés et des propriétés. La version, l’extension, l’auteur ou la date peuvent être des métadonnées, mais elles ne définissent pas cette distinction.

11. Quel principe distingue correctement les trois modes de classement des documents ?

L’alphabétique suit les sujets, le numérique les noms et le thématique les numéros
L’alphabétique suit les numéros, le numérique les sujets et le thématique les noms
L’alphabétique suit les dates, le numérique les noms et le thématique les formats
L’alphabétique suit les noms, le numérique les numéros et le thématique les sujets

L’alphabétique suit les noms, le numérique les numéros et le thématique les sujets

Explication

Le classement alphabétique s’appuie sur les noms, le classement numérique sur l’ordre des numéros et le classement thématique sur les sujets. Confondre le classement alphabétique avec le classement thématique revient à remplacer le critère du nom par celui du contenu.

12. Quelle organisation rend un plan de classement durablement efficace ?

Le rendre accessible, le mettre à jour et retirer les brouillons et doublons
Le limiter aux dossiers récents, le simplifier et supprimer les documents rarement consultés
Le réserver aux responsables, le figer et conserver toutes les versions intermédiaires
Le structurer par formats, le modifier ponctuellement et conserver les doublons utiles

Le rendre accessible, le mettre à jour et retirer les brouillons et doublons

Explication

Un plan de classement doit être accessible, régulièrement mis à jour, épuré des brouillons et doublons, tout en restant exhaustif. Le figer dans le temps empêcherait son adaptation aux besoins documentaires.

13. À quelle condition un document papier numérisé peut-il avoir la même valeur que l’original ?

La copie doit être accessible à tous les services et accompagnée d’un classement alphabétique
La copie doit être enregistrée dans un format courant et imprimée après chaque consultation
La copie doit être compressée pour réduire son volume et conservée sur plusieurs ordinateurs
La copie doit être fidèle au contenu et fiable quant à son intégrité dans le temps

La copie doit être fidèle au contenu et fiable quant à son intégrité dans le temps

Explication

La copie numérisée doit reproduire fidèlement le contenu et garantir son intégrité dans le temps. La multiplication des supports ou l’impression de la copie ne suffit pas à établir cette fiabilité.

14. Que désigne la dématérialisation dans la gestion des documents ?

La transformation ponctuelle d’un document papier en fichier informatique
La reproduction imprimée de fichiers numériques destinés aux collaborateurs
Le remplacement progressif des supports papier par des supports numériques
La conservation des documents papier dans une archive physique mieux organisée

Le remplacement progressif des supports papier par des supports numériques

Explication

La dématérialisation consiste à remplacer progressivement les supports papier par des supports numériques, qu’ils soient numérisés ou créés directement sous forme numérique. La transformation d’un document papier en fichier correspond plus précisément à la numérisation.

15. Quelles garanties permettent à une copie fiable d’avoir la même force probante que l’original ?

L’intégrité, l’authenticité, la conservation et la confidentialité
La lisibilité, la rapidité d’accès, la compression et la compatibilité
La signature manuscrite, l’impression, le classement et la circulation
La disponibilité, la duplication, l’archivage papier et la consultation libre

L’intégrité, l’authenticité, la conservation et la confidentialité

Explication

L’article 1379 du Code civil modifié en 2016 reconnaît cette force probante lorsque l’intégrité, l’authenticité, la conservation et la confidentialité sont garanties. La simple lisibilité ou la compatibilité technique ne constitue pas l’ensemble des garanties requises.

16. Quelle définition correspond à un SIRH ?

Une base de données consacrée au suivi comptable et financier de l’entreprise
Un outil de numérisation destiné à convertir les dossiers papier en fichiers administratifs
Un système de classement réservé aux contrats et aux documents réglementaires
Un ensemble de logiciels connectés couvrant les principales activités des ressources humaines

Un ensemble de logiciels connectés couvrant les principales activités des ressources humaines

Explication

Un SIRH regroupe des logiciels connectés couvrant notamment le recrutement, la paie, les contrats, les temps, les formations et les entretiens. Le réduire à la numérisation des dossiers ou au suivi des seuls contrats ne rend pas compte de son périmètre RH.

17. Quel effet un PGI ou un SIRH peut-il produire sur le suivi des activités RH ?

Il centralise les dossiers, mais exige la saisie manuelle de chaque rappel et de chaque échéance
Il automatise des tâches, génère des alertes, réduit les erreurs et facilite l’accès autorisé aux données
Il archive les documents papier, bloque les courriels et limite les informations aux services comptables
Il remplace les décisions des responsables, supprime les contrôles et rend les données accessibles à tous

Il automatise des tâches, génère des alertes, réduit les erreurs et facilite l’accès autorisé aux données

Explication

Un PGI ou un SIRH automatise des activités, génère des alertes et des courriels, réduit les erreurs et facilite l’accès aux données pour les personnes autorisées. L’accès n’est donc pas ouvert à tous, et l’outil vise précisément à alléger certaines saisies et certains suivis manuels.

18. Quel suivi peut être assuré par un PGI dans le cadre de la médecine du travail ?

Les types de visite, les avis d’aptitude, les convocations, les plannings et les alertes de rappel
Les bulletins de paie, les formations suivies, les entretiens annuels et les objectifs commerciaux
Les factures fournisseurs, les stocks, les commandes et les rapprochements bancaires
Les candidatures reçues, les contrats signés, les absences et les demandes de congés

Les types de visite, les avis d’aptitude, les convocations, les plannings et les alertes de rappel

Explication

Le PGI peut gérer les visites médicales, leurs types, les avis d’aptitude, les convocations, les plannings, les requêtes des salariés concernés et les alertes de rappel. Les autres propositions regroupent des activités RH ou financières qui ne décrivent pas ce suivi médical précis.

19. Quel organisme reçoit notamment les déclarations et les paiements de cotisations sociales ainsi que la déclaration sociale nominative ?

Le service de santé au travail
La CPAM
L’URSSAF
L’inspection du travail

L’URSSAF

Explication

L’URSSAF centralise les déclarations et paiements de cotisations sociales, ainsi que la déclaration sociale nominative. La CPAM intervient notamment pour les accidents du travail et les arrêts de travail, et non pour la gestion générale des cotisations.

20. Quelle responsabilité incombe à l’employeur concernant les visites médicales des salariés ?

Les organiser, les financer et appliquer les préconisations médicales
Déterminer le diagnostic et fixer les traitements nécessaires
Réaliser lui-même l’examen clinique et rédiger l’avis médical
Transmettre les arrêts de travail et gérer les remboursements de soins

Les organiser, les financer et appliquer les préconisations médicales

Explication

L’employeur organise et finance les visites, convoque les salariés dans les délais, conserve les documents et applique les préconisations du médecin du travail. L’examen médical et l’avis relèvent du professionnel de santé, ce qui exclut que l’employeur les réalise lui-même.

21. Quelle situation correspond à la définition d’un accident du travail ?

Un événement soudain lié au travail et ayant causé une lésion corporelle ou psychique
Une blessure survenue pendant un loisir personnel sans lien avec l’entreprise
Une gêne physique ancienne constatée lors d’un examen médical périodique
Une maladie apparaissant progressivement sans relation établie avec l’activité professionnelle

Un événement soudain lié au travail et ayant causé une lésion corporelle ou psychique

Explication

L’accident du travail est un événement soudain survenu par le fait ou à l’occasion du travail, avec une lésion et un lien direct avec celui-ci. Une maladie progressive ou une atteinte sans rapport professionnel ne répond pas à cette définition.

22. Dans quel délai le salarié doit-il signaler un accident du travail à son employeur ?

Dans les 5 jours ouvrés
Dans les 48 heures
Dans les 8 jours calendaires
Dans les 24 heures

Dans les 24 heures

Explication

Le salarié doit signaler l’accident à l’employeur sous 24 heures en indiquant notamment le lieu, les circonstances et les témoins éventuels. Le délai de 48 heures concerne la déclaration que l’employeur adresse ensuite à la CPAM.

23. Après avoir été informé d’un accident du travail, à quel organisme l’employeur doit-il adresser sa déclaration sous 48 heures ?

À l’URSSAF, par courrier simple ou via le portail de paie
Au salarié, par remise directe ou via le registre interne
À la CPAM, par courrier recommandé ou via net-entreprises.fr
Au service de santé au travail, par courriel ou téléphone

À la CPAM, par courrier recommandé ou via net-entreprises.fr

Explication

L’employeur déclare l’accident à la CPAM sous 48 heures, par lettre recommandée avec avis de réception ou en ligne sur net-entreprises.fr. Le salarié, lui, signale d’abord l’accident à l’employeur dans un délai de 24 heures.

24. Que prend en charge la CPAM après la reconnaissance du caractère professionnel d’un accident ?

Les soins courants à 50 % et une prime forfaitaire versée par l’employeur
Les frais de formation professionnelle et une pension immédiate de retraite
Les cotisations sociales de l’entreprise et les frais de déplacement du salarié
Les soins liés à l’accident à 100 % et des indemnités journalières en cas d’arrêt

Les soins liés à l’accident à 100 % et des indemnités journalières en cas d’arrêt

Explication

Après validation du caractère professionnel, la CPAM prend en charge à 100 % les soins liés à l’accident et verse des indemnités journalières si le salarié est en arrêt. Cette prise en charge ne correspond pas au financement des cotisations de l’entreprise ni aux frais sans lien direct avec l’accident.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 51 flashcards sur Gestion numérique des dossiers du personnel.

Quelle obligation légale générale impose à l'employeur de tenir un dossier du personnel ?

Il n'existe aucune obligation légale générale.

Que doit collecter l'employeur pour gérer les salariés et ses obligations sociales ?

Les informations nécessaires à la gestion individuelle et aux obligations envers les organismes sociaux.

Que rassemble le dossier du personnel ?

Les documents de la relation de travail avant, pendant et après le contrat.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Gestion numérique des dossiers du personnel.

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