QCM : Histoire de la pensée économique (57 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle conception de la prospérité nationale caractérise le mercantilisme au XVIIe siècle ?

L’association de la prospérité à la seule production agricole nationale
L’association de la consommation intérieure à la prospérité, indépendamment du commerce
L’association de la puissance politique et militaire du souverain au développement du commerce
L’association de la puissance religieuse à la limitation des échanges commerciaux

L’association de la puissance politique et militaire du souverain au développement du commerce

Explication

Le mercantilisme lie la prospérité du pays à la puissance politique et militaire du souverain ainsi qu’au développement du commerce. La production agricole seule, la puissance religieuse et la consommation intérieure isolée ne correspondent pas à cette conception.

2. Un gouvernement mercantiliste cherche à améliorer la balance commerciale de son pays. Quelle orientation économique devrait-il privilégier ?

Développer les importations et limiter les exportations
Maintenir les exportations et les importations à un niveau égal
Réduire les échanges extérieurs et stimuler le marché intérieur
Développer les exportations et limiter les importations

Développer les exportations et limiter les importations

Explication

La doctrine mercantiliste vise un excédent commercial en développant les exportations et en limitant les importations. Développer les importations inverse cette orientation, l’égalité des échanges ne crée pas d’excédent et le repli intérieur néglige le commerce extérieur.

3. Un État souhaite appliquer la politique mercantiliste pour accroître la production et les échanges de son pays. Quelle mesure correspond à cet objectif ?

Intervenir pour stimuler la production, les échanges et la conquête de marchés lointains
Concentrer l’action publique sur les marchés nationaux et réduire les échanges lointains
Se retirer de l’économie et laisser les échanges se développer sans intervention
Réglementer les importations sans soutenir la production ni la recherche de marchés

Intervenir pour stimuler la production, les échanges et la conquête de marchés lointains

Explication

Dans la doctrine mercantiliste, l’État intervient afin de stimuler la production et les échanges et de conquérir de nouveaux marchés, notamment lointains. Le retrait de l’État, le repli sur les marchés nationaux et une réglementation sans soutien productif omettent ces objectifs.

4. Dans un pays, la production industrielle augmente durablement dans le textile et la métallurgie, entraînant les autres secteurs de l’économie. Quel phénomène décrit cette situation ?

Un décollage économique tiré par la production industrielle
Une révolution agricole tirée par la production alimentaire
Une expansion commerciale tirée par les échanges extérieurs
Une transition démographique tirée par la croissance de la population

Un décollage économique tiré par la production industrielle

Explication

Le take off est un décollage marqué par une croissance soutenue de la production industrielle, notamment dans le textile et la métallurgie, qui entraîne l’ensemble de l’économie. La hausse agricole, commerciale ou démographique ne définit pas ce phénomène.

5. Quel parcours géographique suit le take off industriel après son commencement historique ?

Il commence en Angleterre, gagne l’Europe, puis l’Amérique du Nord et le Japon
Il commence en Angleterre, gagne le Japon, puis l’Europe et l’Amérique du Nord
Il commence en Angleterre, gagne l’Amérique du Nord, puis l’Europe et le Japon
Il commence en France, gagne l’Europe, puis l’Amérique du Nord et le Japon

Il commence en Angleterre, gagne l’Europe, puis l’Amérique du Nord et le Japon

Explication

Le take off commence en Angleterre entre 1780 et 1800, puis gagne le reste de l’Europe, l’Amérique du Nord et le Japon. Les autres parcours inversent l’ordre de diffusion ou attribuent le départ à la France.

6. Une exploitation remplace des terres en jachère par des cultures fourragères. Quel enchaînement contribue à augmenter sa production agricole ?

Davantage de fourrage accroît l’élevage, la nourriture et le fumier, ce qui augmente la production
Davantage de fourrage réduit la nourriture du bétail et augmente directement la production
Davantage de fourrage réduit l’élevage, la nourriture et le fumier, ce qui augmente la production
Davantage de fourrage accroît l’élevage, mais réduit le fumier, ce qui augmente la production

Davantage de fourrage accroît l’élevage, la nourriture et le fumier, ce qui augmente la production

Explication

Les cultures fourragères fournissent davantage de nourriture au bétail, favorisent l’élevage et augmentent le fumier disponible, ce qui accroît la production agricole. Réduire l’élevage, le fumier ou la nourriture du bétail inverse les liens de cette chaîne.

7. Au XVIIIe siècle, dans une région, les guerres, les famines et les épidémies reculent, tandis que l’hygiène, l’urbanisme et les subsistances s’améliorent. La natalité reste élevée. Quelle évolution démographique en résulte ?

Une transition démographique liée à la hausse de la mortalité
Une transition démographique liée à la baisse de la natalité
Une transition démographique liée à la baisse des subsistances
Une transition démographique liée à la baisse de la mortalité

Une transition démographique liée à la baisse de la mortalité

Explication

La baisse de la mortalité, alors que la natalité demeure élevée, entraîne une transition démographique; les améliorations des subsistances, de l’hygiène et de l’urbanisme y contribuent. La baisse de la natalité, la hausse de la mortalité et le recul des subsistances ne décrivent pas le mécanisme indiqué.

8. Quel enchaînement décrit la conception classique du rapport entre production et demande ?

La demande stimule l’offre, et la liberté des échanges favorise la production.
La liberté des échanges stimule la demande, qui détermine ensuite l’offre.
L’offre stimule la demande, et la liberté des échanges favorise la production.
La monnaie stimule l’offre, tandis que la demande détermine les échanges.

L’offre stimule la demande, et la liberté des échanges favorise la production.

Explication

Les classiques placent l’offre au moteur de la demande et défendent la liberté des échanges pour favoriser la production. L’inversion offre-demande correspond à la confusion avec Keynes ; faire de la demande le moteur de l’offre reprend cette même inversion, tandis que le rôle moteur de la monnaie n’est pas la thèse ciblée.

9. Dans un secteur, une concurrence accrue fait diminuer les prix. Quel enchaînement est attendu selon les classiques ?

La consommation augmente, puis la production diminue.
La production augmente, puis la consommation diminue.
La consommation augmente, puis la production augmente.
La consommation diminue, puis la production augmente.

La consommation augmente, puis la production augmente.

Explication

Pour les classiques, la concurrence fait baisser les prix, ce qui stimule la consommation puis la production. Une consommation en baisse inverse l’effet attendu ; faire précéder la production à la consommation omet l’ordre du mécanisme ; une production en baisse inverse son aboutissement.

10. Deux commerçants poursuivent leur intérêt personnel en échangeant les biens dont chacun a besoin. Quel résultat collectif peut découler de ces interactions selon Smith ?

Une harmonie collective peut émerger de leurs échanges.
Une harmonie collective découle d’une autorité qui impose les échanges.
Une harmonie collective exige qu’ils renoncent à leurs intérêts.
Une harmonie collective est empêchée par leurs intérêts divergents.

Une harmonie collective peut émerger de leurs échanges.

Explication

Chez Smith, des individus intéressés échangent parce qu’ils ont besoin les uns des autres, et leurs interactions peuvent produire une harmonie collective. Renoncer à l’intérêt personnel confond cette logique avec l’altruisme ; imposer les échanges ajoute une autorité extérieure ; le conflit inévitable contredit l’effet possible des interactions.

11. Sur un marché, les quantités demandées dépassent les quantités offertes. Quelle évolution du prix favorise l’ajustement ?

Le prix reste stable.
Le prix fluctue sans direction liée à l’écart.
Le prix baisse.
Le prix augmente.

Le prix augmente.

Explication

Lorsque la demande dépasse l’offre, les prix augmentent pour contribuer à satisfaire la demande. La baisse s’applique à l’excès d’offre ; un prix stable ou une fluctuation sans lien avec l’écart ne décrit pas la règle d’ajustement.

12. Sur un marché étudié selon la règle de Mill, l’offre est supérieure à la demande. Quelle évolution du prix contribue au retour à l’équilibre ?

Le prix augmente.
Le prix baisse.
Le prix augmente jusqu’à ce que l’offre s’accroisse.
Le prix reste inchangé.

Le prix baisse.

Explication

Pour Mill, lorsque l’offre dépasse la demande, le prix baisse et le marché tend vers l’équilibre. Une hausse du prix correspond à l’excès de demande ; l’absence de variation ne traduit pas l’ajustement ; accroître l’offre aggraverait le déséquilibre.

13. Des ménages augmentent leur épargne, que les producteurs empruntent pour acheter des machines. Selon Mill, quel enchaînement peut suivre ?

L’investissement en capital fixe réduit les emplois, puis les salaires soutiennent la production et la consommation.
L’épargne accroît directement la consommation, puis les producteurs réduisent leur investissement.
L’investissement crée des emplois, mais la hausse de la production réduit la consommation.
L’investissement en capital fixe crée des emplois, puis les salaires soutiennent la production et la consommation.

L’investissement en capital fixe crée des emplois, puis les salaires soutiennent la production et la consommation.

Explication

Chez Mill, l’épargne permet l’emprunt et l’investissement en capital fixe ; l’accumulation du capital crée des emplois et accroît la production, tandis que les salaires distribués soutiennent la consommation. Une baisse de l’emploi inverse le mécanisme ; la consommation directe confond épargne et dépense ; une consommation en baisse contredit l’effet de la distribution salariale.

14. Quelle thèse distingue la physiocratie des théories qui attribuent la création de valeur à l’industrie ?

Le commerce seul crée de la valeur, conformément au « gouvernement de la nature ».
La terre seule crée de la valeur, conformément au « gouvernement de la nature ».
L’industrie seule crée de la valeur, conformément au « gouvernement de la nature ».
La monnaie seule crée de la valeur, conformément au « gouvernement de la nature ».

La terre seule crée de la valeur, conformément au « gouvernement de la nature ».

Explication

La physiocratie signifie « gouvernement de la nature » et considère que seule la terre crée de la valeur. Attribuer cette création à l’industrie est la confusion documentée ; le commerce et la monnaie ne sont pas la source de valeur retenue par cette doctrine.

15. Quelle différence caractérise la théorie de la valeur de Jean-Baptiste Say par rapport aux classiques anglais ?

Pour Say, le travail fonde la valeur ; les classiques anglais privilégient l’utilité.
Pour Say, l’utilité fonde la valeur ; les classiques anglais privilégient le travail.
Pour Say, la terre fonde la valeur ; les classiques anglais privilégient le travail.
Pour Say, l’utilité fonde la valeur ; les classiques anglais privilégient la terre.

Pour Say, l’utilité fonde la valeur ; les classiques anglais privilégient le travail.

Explication

Say fait de l’utilité d’un bien la source de sa valeur, contrairement aux classiques anglais qui privilégient le travail. Attribuer le travail à Say inverse la distinction ; la terre relève de la thèse physiocratique ; attribuer l’utilité aux classiques anglais déplace la théorie de Say.

16. Quelle caractéristique distingue les néoclassiques des classiques malgré plusieurs principes économiques partagés ?

Le rejet de la loi de Say et de l’équilibre des marchés
Une nouvelle analyse de la valeur et de la répartition
L’abandon du libéralisme économique et de la monnaie quantitative
Une nouvelle analyse de la monnaie et de la loi des débouchés

Une nouvelle analyse de la valeur et de la répartition

Explication

Les néoclassiques partagent avec les classiques le libéralisme, la théorie quantitative de la monnaie et la loi de Say, mais s’en distinguent par leur analyse de la valeur et de la répartition. L’abandon du libéralisme, le rejet de la loi de Say et le changement d’analyse de la monnaie attribuent à tort la rupture aux principes communs.

17. Dans l’analyse néoclassique, que désigne l’utilité marginale d’un bien ?

La satisfaction retirée de la dernière unité consommée
La satisfaction cumulée de toutes les unités consommées
La valeur créée par le travail consacré à produire le bien
Le prix de marché attribué à chaque unité du bien

La satisfaction retirée de la dernière unité consommée

Explication

L’utilité marginale correspond à la satisfaction procurée par la dernière unité consommée. La satisfaction cumulée désigne l’utilité totale, tandis que la valeur du travail et le prix sont d’autres notions.

18. Une consommatrice ajoute plusieurs portions d’un même aliment à son repas. Quelle évolution correspond à la loi néoclassique de l’utilité marginale décroissante ?

La satisfaction totale augmente au même rythme à chaque portion ajoutée
La satisfaction totale diminue, mais chaque portion apporte un gain supérieur
La satisfaction totale reste stable, tandis que le gain marginal augmente
La satisfaction totale augmente, mais chaque portion apporte un gain moindre

La satisfaction totale augmente, mais chaque portion apporte un gain moindre

Explication

Avec des unités supplémentaires, l’utilité totale augmente, mais de moins en moins vite : l’utilité marginale décroît. Une baisse de l’utilité totale confond les deux mesures, un gain constant nie la décroissance, et un gain marginal croissant inverse la règle.

19. Sur un marché, les vendeurs proposent des produits identiques et les prix sont connus de tous, mais les entreprises en place peuvent empêcher de nouveaux concurrents d’entrer. Quelle condition de concurrence pure et parfaite fait défaut ?

La mobilité parfaite du capital et du travail
La liberté d’entrée et de sortie du marché
L’homogénéité des produits proposés
La transparence des techniques et des prix

La liberté d’entrée et de sortie du marché

Explication

La concurrence pure et parfaite suppose la liberté d’entrée et de sortie ; une barrière à l’arrivée de nouveaux concurrents viole cette condition. La mobilité concerne les facteurs de production, l’homogénéité les produits, et la transparence la connaissance des techniques et des prix.

20. Après le krach boursier américain de 1929, quel ensemble d’évolutions caractérise la crise qui se propage à l’échelle internationale ?

Hausse de la production et des prix, baisse du chômage et recul des échanges
Hausse de la production et des prix, hausse du chômage et hausse des échanges
Baisse de la production et des prix, hausse du chômage et recul des échanges
Baisse de la production et des prix, baisse du chômage et hausse des échanges

Baisse de la production et des prix, hausse du chômage et recul des échanges

Explication

La crise se traduit par une baisse de la production et des prix, une hausse du chômage et une réduction des échanges internationaux. Les autres combinaisons inversent ces évolutions sur la production, le chômage ou les échanges.

21. Une entreprise décide d’agrandir son usine parce qu’elle prévoit une demande suffisante pour écouler sa production. Quelle notion désigne cette demande anticipée ?

La demande satisfaite
L’offre effective
La dépense publique
La demande effective

La demande effective

Explication

La demande effective est celle qu’anticipent les entreprises et qui les pousse à investir dans de nouveaux moyens de production. Les ventes réalisées sont déjà observées, l’offre correspond aux biens proposés et la dépense publique est un levier de soutien distinct.

22. Face à des débouchés qu’elles jugent insuffisants, des entreprises réduisent leurs investissements et leurs embauches. Comment Keynes caractériserait-il le chômage qui en résulte ?

Un chômage structurel lié à un manque de travailleurs disponibles
Un chômage involontaire dû à une demande insuffisante
Un chômage volontaire lié au refus de salaires plus faibles
Un chômage frictionnel causé par le changement d’emploi

Un chômage involontaire dû à une demande insuffisante

Explication

Pour Keynes, l’effondrement de la demande effective réduit les anticipations de débouchés, l’investissement et les créations d’emplois, ce qui produit un chômage involontaire. Le chômage volontaire correspond à l’explication libérale liée au refus de salaires plus faibles ; les autres réponses ne décrivent pas ce mécanisme.

23. En période d’incertitude, quelle différence oppose la conception classique de la monnaie à celle de Keynes ?

Les classiques la voient comme une réserve de valeur, Keynes comme un voile des échanges
Les classiques la voient comme un facteur de production, Keynes comme une demande de biens
Les classiques lui attribuent un rôle psychologique, Keynes la voit comme un simple intermédiaire
Les classiques la voient comme un intermédiaire et un voile, Keynes lui attribue un rôle psychologique

Les classiques la voient comme un intermédiaire et un voile, Keynes lui attribue un rôle psychologique

Explication

Pour les classiques, la monnaie sert d’intermédiaire et masque l’échange réel de produits contre produits ; Keynes lui reconnaît un rôle psychologique majeur face à l’incertitude. Le rôle psychologique est attribué à tort aux classiques dans une réponse, tandis que la conception du simple voile est attribuée à tort à Keynes dans une autre.

24. Dans un contexte où les agents ne disposent pas d’informations fiables sur l’avenir, quelle attitude Keynes associe-t-il à cette incertitude radicale ?

Du pessimisme et de la méfiance envers l’avenir
De l’optimisme et de la confiance envers l’avenir
De l’indifférence et de l’absence d’anticipations
De la certitude et de la confiance envers les prévisions

Du pessimisme et de la méfiance envers l’avenir

Explication

L’incertitude radicale conduit, chez Keynes, les individus à être pessimistes et méfiants envers l’avenir. L’optimisme inverse cette réaction, l’information complète ne correspond pas à l’incertitude radicale, et la certitude sur l’avenir n’est pas la conclusion décrite.

25. Une personne hésite entre conserver une somme sous forme de monnaie ou acheter un bien réel ; quelle préférence correspond à la préférence keynésienne pour la liquidité ?

Choisir le bien réel pour faciliter les échanges
Partager nécessairement la somme entre les deux
Choisir la monnaie plutôt que le bien réel
Choisir le bien réel plutôt que la monnaie

Choisir la monnaie plutôt que le bien réel

Explication

La préférence pour la liquidité désigne le choix de la monnaie plutôt que d’un bien réel lorsque les individus peuvent choisir. Préférer le bien réel inverse cette définition, tandis que partager la somme ou choisir le bien pour faciliter les échanges ne la définit pas.

26. Pourquoi, dans l’analyse de Keynes, des agents peuvent-ils désirer détenir de la monnaie même lorsqu’ils n’envisagent pas immédiatement un achat ?

Parce que la monnaie ne sert qu’à faciliter les échanges
Parce qu’un bien réel constitue la forme recherchée de monnaie
Parce que la production transforme automatiquement la monnaie en consommation
Parce que la monnaie peut être recherchée pour elle-même

Parce que la monnaie peut être recherchée pour elle-même

Explication

Keynes considère que la monnaie peut être recherchée pour elle-même, et pas seulement pour faciliter les échanges. La réduire à un intermédiaire d’échange reprend la conception classique, tandis que les biens réels et la production ne fondent pas cette motivation.

27. Une entreprise distribue des revenus après avoir produit, mais les ménages inquiets les thésaurisent au lieu de les dépenser ; quelle conséquence cette situation met-elle en évidence ?

La thésaurisation peut empêcher les revenus de soutenir la demande, contrairement à la loi de Say
La thésaurisation accroît la consommation et soutient automatiquement la demande
La production assure l’emploi sans que la dépense des revenus importe
La distribution des revenus garantit l’écoulement de la production prévu par la loi de Say

La thésaurisation peut empêcher les revenus de soutenir la demande, contrairement à la loi de Say

Explication

Pour Keynes, en période de forte incertitude, les revenus issus de la production peuvent être thésaurisés au lieu d’être consommés, ce qui contredit l’idée que la production assure l’écoulement des débouchés. L’application de la loi de Say néglige cette possibilité, et l’épargne thésaurisée n’est pas une consommation.

28. Des entreprises révisent à la baisse leurs ventes anticipées ; quelle chaîne décrit le rôle de la demande effective dans cette situation ?

La production plus faible réduit d’abord la demande anticipée puis l’emploi
L’emploi plus faible augmente la demande anticipée puis la production
L’offre réalisée détermine la demande anticipée puis la production
La demande anticipée plus faible réduit la production puis l’emploi

La demande anticipée plus faible réduit la production puis l’emploi

Explication

La demande effective est la demande globale anticipée par les entreprises et détermine la production, puis l’emploi. Faire partir la chaîne de la production ou de l’emploi inverse le mécanisme, tandis que l’offre réalisée n’est pas la définition de la demande effective.

29. Dans une économie où le revenu est de 1 200 euros et l’épargne de 300 euros, quelle consommation découle de la relation entre revenu, consommation et épargne ?

1 500 euros
300 euros
900 euros
−900 euros

900 euros

Explication

La relation Y=C+SY = C + S implique C=Y−SC = Y - S ; ici, 1 200−300=9001\,200 - 300 = 900 euros. Ajouter l’épargne au revenu, prendre l’épargne pour la consommation ou inverser la soustraction ne respecte pas cette relation.

30. Le revenu d’un ménage varie, mais la part du revenu supplémentaire qu’il consacre à la consommation reste relativement stable ; quelle notion cela décrit-il ?

La propension marginale à consommer
La consommation totale des ménages
La propension marginale à épargner
La propension moyenne à consommer

La propension marginale à consommer

Explication

La propension marginale à consommer correspond à la part du revenu supplémentaire consommée et demeure relativement stable malgré les variations du revenu selon Keynes. La propension moyenne rapporte la consommation totale au revenu total ; une consommation totale constante ou la propension à épargner désignent autre chose.

31. Dans l’analyse d’un projet, que désigne l’efficacité marginale du capital ?

Le rendement d’un placement bancaire de même montant
Le coût total de réalisation du projet
Le rendement attendu du projet d’investissement
Le montant des intérêts versés sur un emprunt

Le rendement attendu du projet d’investissement

Explication

L’efficacité marginale du capital correspond au rendement attendu du projet. Le placement bancaire mesure le rendement de la somme placée, tandis que le coût et les intérêts ne désignent pas ce rendement attendu.

32. Une entreprise estime le rendement attendu d’un projet à 5 % alors que le taux d’intérêt est de 7 %. Quelle décision d’investissement correspond à la règle de comparaison ?

Réaliser le projet, car son rendement attendu dépasse le taux d’intérêt
Renoncer au projet, car le taux d’intérêt dépasse son rendement attendu
Renoncer au projet, car les deux taux sont nécessairement égaux
Réaliser le projet, car le taux d’intérêt dépasse son rendement attendu

Renoncer au projet, car le taux d’intérêt dépasse son rendement attendu

Explication

L’entreprise renonce à investir lorsque le taux d’intérêt dépasse l’efficacité marginale du capital. Réaliser le projet malgré un taux supérieur inverse le critère, et les deux taux ne sont pas égaux dans ce cas.

33. Deux économistes expliquent pourquoi un prêteur reçoit des intérêts : l’un invoque le renoncement à consommer aujourd’hui, l’autre le renoncement à garder son argent liquide. Quelle attribution est correcte ?

Les classiques invoquent la liquidité, Keynes la consommation présente
Les classiques invoquent le rendement du projet, Keynes la liquidité
Les classiques invoquent la liquidité, Keynes le rendement bancaire
Les classiques invoquent la consommation présente, Keynes la liquidité

Les classiques invoquent la consommation présente, Keynes la liquidité

Explication

Pour les classiques, l’intérêt rémunère la renonciation à consommer dans le présent ; pour Keynes, il rémunère la renonciation à la liquidité. Inverser ces deux explications ou les remplacer par le rendement d’un projet confond des notions distinctes.

34. Des entreprises prévoient une baisse de leurs ventes et ajustent leurs décisions à cette prévision. Comment distinguer les deux notions en jeu ?

La demande globale correspond aux ventes, la demande effective à leur anticipation par les entreprises
La demande globale correspond aux achats intermédiaires, la demande effective aux ventes
La demande globale correspond à l’anticipation, la demande effective aux ventes réalisées
La demande globale correspond aux prévisions des consommateurs, la demande effective aux ventes

La demande globale correspond aux ventes, la demande effective à leur anticipation par les entreprises

Explication

La demande globale désigne ce que les entreprises vendent, tandis que la demande effective est la demande globale anticipée par les entreprises. La prévision et les ventes réalisées sont donc inversées dans la première confusion, et les achats intermédiaires ou les prévisions des consommateurs ne définissent pas ces notions.

35. Le salaire nominal d’un salarié est de 2 400 euros et l’indice du niveau des prix est 1,2. Quel est son salaire réel selon la relation W/PW/P ?

2 398,8 euros
2 400 euros
2 000 euros
2 880 euros

2 000 euros

Explication

Le salaire réel rapporte le salaire nominal au niveau des prix : W/P=2 400/1,2=2 000W/P = 2\,400/1,2 = 2\,000 euros. Multiplier par l’indice, le soustraire ou conserver le montant nominal ne tient pas compte correctement du niveau des prix.

36. Une hausse de l’investissement entraîne une augmentation plus que proportionnelle de la production : quel mécanisme économique cela décrit-il ?

L’effet d’éviction des dépenses privées
La réponse proportionnelle de la production
Le multiplicateur d’investissement
L’accélérateur de l’investissement

Le multiplicateur d’investissement

Explication

Le multiplicateur d’investissement désigne le processus par lequel une hausse de l’investissement provoque une hausse plus que proportionnelle de la production. L’effet d’éviction concerne le recul de dépenses privées, tandis que l’accélérateur relie les variations de la demande à l’investissement.

37. Une hausse de l’investissement de 20 unités survient dans une économie où la propension marginale à consommer est de 0,75. Quelle variation de production le multiplicateur prévoit-il ?

5 unités
15 unités
80 unités
20 unités

80 unités

Explication

Le multiplicateur vaut k=11−0,75=4k = \frac{1}{1-0{,}75}=4, donc ΔY=4×20=80\Delta Y = 4 \times 20 = 80 unités. Le résultat de 15 applique directement la propension à consommer, celui de 5 inverse le calcul du dénominateur, et 20 omet le multiplicateur.

38. Après un investissement initial, une partie des revenus nouvellement distribués est consommée. Quelle séquence décrit la propagation du multiplicateur ?

L’épargne accroît la demande, puis la production et les revenus distribués
La production accroît d’abord la consommation, puis réduit les revenus distribués
La consommation accroît la demande, puis la production et les revenus distribués
La demande réduit l’investissement, puis la production et les revenus distribués

La consommation accroît la demande, puis la production et les revenus distribués

Explication

Dans la chaîne du multiplicateur, l’investissement distribue des revenus, dont une partie est consommée ; cette consommation stimule la demande, la production et de nouveaux revenus. L’épargne ne constitue pas le moteur immédiat de la demande, et la séquence ne commence pas par une baisse de l’investissement.

39. Une économie est au plein emploi. Une hausse des dépenses publiques accroît la demande de fonds prêtables et le taux d’intérêt réel ; quel effet peut en résulter ?

Des dépenses privées reculent sans production supplémentaire
La production augmente plus que proportionnellement à la dépense publique
Le financement devient moins coûteux et les investissements privés augmentent
Les dépenses privées progressent avec la hausse de l’épargne des ménages

Des dépenses privées reculent sans production supplémentaire

Explication

Au plein emploi, les dépenses publiques peuvent relever le taux d’intérêt, renchérir le financement et évincer certaines dépenses privées sans augmenter la production. Une hausse plus que proportionnelle de la production relève du multiplicateur, tandis que le coût du financement augmente plutôt qu’il ne baisse.

40. Une firme doit augmenter sa production de 12 unités pour répondre à la variation de sa demande. Si son coefficient marginal de capital est de 2, quel investissement le modèle de l’accélérateur prévoit-il ?

24 unités
6 unités
2 unités
14 unités

24 unités

Explication

La relation est I=vΔYI = v\Delta Y ; ici, I=2×12=24I = 2 \times 12 = 24 unités. Additionner donne 14, diviser par le coefficient donne 6, et utiliser le seul coefficient ignore la variation de production.

41. Quel rapport définit le Q de Tobin ?

Le capital fixe neuf rapporté au volume des ventes
Le prix du capital fixe neuf rapporté au prix du capital fixe existant
Le prix du capital fixe existant rapporté au prix du capital fixe neuf
Le prix des actions rapporté au coût de production des biens

Le prix du capital fixe existant rapporté au prix du capital fixe neuf

Explication

Le Q de Tobin compare la valeur du capital fixe existant, représentée par le prix des actions, au prix du capital fixe neuf. Inverser le rapport, remplacer le capital neuf par son coût de production ou le rapporter aux ventes change la définition.

42. Une entreprise constate que son Q de Tobin est supérieur à 1. Quelle décision d’investissement ce signal favorise-t-il ?

Acheter des équipements neufs pour accroître son capital productif
Vendre ses équipements afin de profiter d’une hausse des cours
Racheter une entreprise existante pour acquérir son capital productif
Reporter ses achats puisque les équipements neufs sont plus coûteux

Acheter des équipements neufs pour accroître son capital productif

Explication

Lorsque Q>1Q > 1, les équipements neufs coûtent moins cher que les actions représentant le capital existant, ce qui incite l’entreprise à investir en biens d’équipement neufs. Le rachat d’entreprises correspond plutôt au cas Q<1Q < 1 ; l’option sur le coût des équipements inverse la comparaison, et la vente d’équipements ne découle pas de cette règle.

43. Dans une entreprise, le Q de Tobin passe sous 1 : les équipements neufs sont alors plus chers que les actions. Quel choix est favorisé ?

Suspendre tout investissement jusqu’à ce que les cours remontent
Acheter des équipements neufs pour agrandir son stock de capital
Remplacer les actions existantes par des équipements neufs
Racheter une entreprise existante ou son capital productif

Racheter une entreprise existante ou son capital productif

Explication

Quand Q<1Q < 1, le prix des équipements neufs dépasse celui des actions, si bien que la firme préfère racheter des entreprises existantes ou leur capital productif. L’achat d’équipements neufs relève du cas opposé ; échanger des actions contre du neuf confond les deux formes d’investissement, et une suspension n’est pas la décision indiquée.

44. Une banque centrale abaisse ses taux directeurs. Quelle chaîne d’effets peut en résulter jusqu’à l’activité économique ?

Les banques empruntent davantage, réduisent les taux aux clients et accroissent les crédits, stimulant consommation et investissement
Les banques empruntent moins, relèvent les taux aux clients et réduisent les crédits, freinant consommation et investissement
Les banques empruntent davantage, relèvent les taux aux clients et réduisent les crédits, freinant consommation et investissement
Les banques empruntent moins, réduisent les taux aux clients et accroissent les crédits, stimulant consommation et investissement

Les banques empruntent davantage, réduisent les taux aux clients et accroissent les crédits, stimulant consommation et investissement

Explication

La baisse des taux directeurs facilite l’emprunt des banques secondaires, qui peuvent réduire les taux proposés aux clients et développer les crédits ; consommation et investissement sont alors stimulés. Les taux clients ne sont pas censés augmenter, davantage de crédits ne signifie pas une contraction de la consommation, et les banques secondaires ne fixent pas les taux directeurs.

45. En période de crise, un gouvernement augmente ses commandes aux entreprises et finance des travaux publics, quitte à creuser le déficit. Quel mécanisme keynésien justifie cette mesure ?

La réduction du déficit relance la demande effective et la production par l’effet multiplicateur
Les dépenses publiques relancent la demande effective et la production par l’effet multiplicateur
La baisse des prélèvements relance la demande effective et la production par l’effet multiplicateur
La baisse des taux directeurs relance la demande effective par le multiplicateur budgétaire

Les dépenses publiques relancent la demande effective et la production par l’effet multiplicateur

Explication

Pour Keynes, une hausse des dépenses publiques peut accroître la demande effective et la production par l’effet multiplicateur, même si elle entraîne un déficit budgétaire. La baisse des prélèvements est une mesure distincte, l’austérité n’est pas le mécanisme décrit, et l’effet multiplicateur évoqué porte ici sur les dépenses publiques.

46. Pourquoi l’indemnisation du chômage et les transferts sociaux peuvent-ils soutenir l’activité économique ?

Ils soutiennent la consommation des ménages démunis, puis la demande et l’offre
Ils financent directement les entreprises, puis réduisent les dépenses des ménages
Ils abaissent les taux bancaires, puis augmentent les crédits et l’investissement
Ils freinent la consommation des ménages, puis réduisent la demande et l’offre

Ils soutiennent la consommation des ménages démunis, puis la demande et l’offre

Explication

Les transferts sociaux, l’indemnisation du chômage et la protection sociale soutiennent la consommation des ménages démunis ; cette consommation soutient ensuite la demande et l’offre. Le financement direct des entreprises et la baisse des taux bancaires renvoient à d’autres mécanismes, tandis que la dernière proposition inverse la chaîne décrite.

47. Un ménage dispose d’un revenu de 2 400 euros et consomme 1 800 euros. Quelle est sa propension moyenne à consommer ?

600 euros
0,75
1,33
0,25

0,75

Explication

La propension moyenne à consommer est le rapport de la consommation au revenu : c=1800/2400=0,75c = 1800/2400 = 0,75. La réponse de 0,25 utilise l’épargne, celle de 1,33 inverse le rapport et 600 euros correspond à l’épargne plutôt qu’à une propension.

48. Un ménage consacre 72 % de son revenu à la consommation. Quelle est sa propension moyenne à épargner ?

72 %
18 %
144 %
28 %

28 %

Explication

Les propensions moyenne à consommer et à épargner sont complémentaires et leur somme vaut 100 % : s=100%−72%=28%s = 100\% - 72\% = 28\%. 72 % reprend la propension à consommer, tandis que 144 % additionne les deux parts.

49. Le revenu d’un ménage augmente de 500 euros et sa consommation augmente de 350 euros. Quelle est sa propension marginale à consommer ?

1,43
0,70
0,30
350 euros

0,70

Explication

La propension marginale à consommer rapporte le supplément de consommation au supplément de revenu : PmC=350/500=0,70PmC = 350/500 = 0,70. 1,43 inverse le rapport et 0,30 correspond ici à la part marginale épargnée.

50. Quand le revenu augmente, la part du budget consacrée à l’alimentation diminue tandis que celle consacrée aux biens de luxe augmente. Quelle interprétation correspond aux lois d’Engel ?

Élasticité inférieure à 1 pour les deux catégories de dépenses
Élasticité supérieure à 1 pour l’alimentation et égale à 1 pour les biens de luxe
Élasticité inférieure à 1 pour l’alimentation et supérieure à 1 pour les biens de luxe
Élasticité égale à 1 pour l’alimentation et inférieure à 1 pour les biens de luxe

Élasticité inférieure à 1 pour l’alimentation et supérieure à 1 pour les biens de luxe

Explication

Les lois d’Engel associent la diminution de la part alimentaire à une élasticité inférieure à 1 et la hausse de la part des biens de luxe à une élasticité supérieure à 1. L’élasticité égale à 1 caractérise plutôt les parts du logement et de l’habillement.

51. Un ménage choisit entre consommer aujourd’hui ou épargner pour consommer davantage plus tard. Dans la théorie néoclassique, quel rôle joue le taux d’intérêt dans ce choix ?

Il mesure la part du revenu consacrée à la consommation
Il détermine les anticipations de revenu du ménage
Il arbitre entre épargne liquide et épargne placée
Il arbitre entre consommation présente et consommation future

Il arbitre entre consommation présente et consommation future

Explication

Dans la théorie néoclassique, l’épargne reporte une consommation présente au profit d’une consommation future, et le taux d’intérêt guide cet arbitrage. L’arbitrage entre épargne liquide et épargne placée est la distinction associée à Keynes.

52. Un ménage conserve une partie de son épargne immédiatement accessible pour faire face à une dépense imprévue, sans recevoir de rémunération. Comment Keynes caractériserait-il cette épargne ?

Une épargne liquide et non rémunérée
Une consommation future déjà financée
Un arbitrage entre consommation présente et future
Une épargne placée et rémunérée

Une épargne liquide et non rémunérée

Explication

Pour Keynes, l’épargne liquide est immédiatement disponible mais non rémunérée, contrairement à l’épargne placée, rémunérée et mobilisable avec délai ou coût. L’épargne placée est donc le choix qui confond disponibilité immédiate et rémunération.

53. Dans une fonction de consommation keynésienne, la consommation autonome vaut 120 et la propension marginale à consommer vaut 0,8. Pour un revenu de 1 000, quelle consommation la fonction prévoit-elle ?

680
800
1 120
920

920

Explication

La fonction keynésienne est C=c′Y+C0C = c'Y + C_0 : C=0,8×1000+120=920C = 0,8 \times 1000 + 120 = 920. 800 omet la consommation autonome, tandis que 1 120 ajoute toute la consommation autonome au revenu sans appliquer la formule.

54. Un salarié reçoit une prime exceptionnelle qu’il ne prévoit pas de retrouver les années suivantes. Selon la distinction de Friedman, de quel type de revenu s’agit-il ?

Un revenu disponible régulier
Un revenu permanent
Un revenu transitoire
Une épargne placée

Un revenu transitoire

Explication

Friedman distingue le revenu permanent, estimé régulier par le consommateur, du revenu transitoire, exceptionnel ou temporaire. Une prime imprévue et non récurrente relève donc du revenu transitoire.

55. Dans une chronologie des premières innovations liées au chemin de fer, quelle séquence associe correctement les inventeurs et les dates ?

Watt construit une locomotive sur rails en 1769, Trevithick améliore la machine à vapeur en 1804, puis Stephenson une locomotive en 1814.
Trevithick améliore la machine à vapeur en 1769, Watt construit une locomotive sur rails en 1804, puis Stephenson une locomotive en 1814.
Watt améliore la machine à vapeur en 1769, Trevithick construit une locomotive sur rails en 1804, puis Stephenson une locomotive en 1814.
Watt améliore la machine à vapeur en 1769, Stephenson construit une locomotive sur rails en 1804, puis Trevithick une locomotive en 1814.

Watt améliore la machine à vapeur en 1769, Trevithick construit une locomotive sur rails en 1804, puis Stephenson une locomotive en 1814.

Explication

Watt fait breveter une amélioration de la machine à vapeur en 1769, Trevithick construit la première locomotive à vapeur sur rails en 1804, puis Stephenson construit une locomotive en 1814. Attribuer le brevet à Trevithick confond l’amélioration de la machine avec la locomotive; inverser Trevithick et Stephenson échange leurs dates; attribuer à Watt la locomotive sur rails confond son invention avec celle de Trevithick.

56. Dans une analyse du chômage des années 1930, un économiste affirme que des syndicats puissants et les allocations chômage freinent la baisse des salaires, et que les travailleurs peuvent réduire le chômage en acceptant un salaire réel inférieur. Quelle position défend-il ?

La position de Keynes, qui qualifie le chômage de volontaire.
La position libérale de Rueff et Pigou, qui qualifie le chômage d’involontaire.
La position libérale de Rueff et Pigou, qui qualifie le chômage de volontaire.
La position de Keynes, qui qualifie le chômage d’involontaire.

La position libérale de Rueff et Pigou, qui qualifie le chômage de volontaire.

Explication

Rueff et Pigou, économistes libéraux, attribuent le chômage aux syndicats et aux allocations et le jugent volontaire puisque les travailleurs pourraient accepter des salaires réels plus faibles. L’attribution à Keynes confond les deux diagnostics; l’explication par les entreprises substitue un autre facteur aux causes indiquées; le chômage involontaire correspond à la position de Keynes.

57. Dans une économie, la consommation vaut 520, l’investissement 140, les dépenses publiques 180, les exportations 90 et les importations 110. Quelle est la demande globale ?

1 0001\,000
1 0401\,040
640640
820820

$$820$$

Explication

La demande globale se calcule par DG=C+I+G+X−MDG = C + I + G + X - M : 520+140+180+90−110=820520 + 140 + 180 + 90 - 110 = 820. Ajouter les importations donne 1 0401\,040, omettre les dépenses publiques donne 640640, et soustraire les exportations plutôt que les importations donne 1 0001\,000.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 91 flashcards sur Histoire de la pensée économique.

Qu’associe le mercantilisme à la prospérité nationale ?

La puissance politique et militaire du souverain et le développement du commerce.

Quelle politique commerciale les mercantilistes préconisent-ils pour obtenir un excédent ?

Développer les exportations et limiter les importations.

Quel rôle économique l’État mercantiliste doit-il jouer ?

Intervenir pour stimuler la production et les échanges.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Histoire de la pensée économique.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM