QCM : Intervention de l’État dans l’économie (17 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une économie où le marché coordonne principalement les échanges mais où des inégalités persistent, quelle justification soutient l’intervention de l’État ?

La présence d’un marché rend inutile toute action publique.
Les inégalités démontrent que le marché fonctionne sans défaillance.
L’État intervient parce que le marché ne joue aucun rôle régulateur.
Les défaillances du marché, notamment les inégalités, peuvent la justifier.

Les défaillances du marché, notamment les inégalités, peuvent la justifier.

Explication

Le marché reste en principe le mécanisme central de régulation, mais ses défaillances, notamment les inégalités, peuvent légitimer l’action de l’État. Dire que le marché devient inutile confond intervention et remplacement du marché ; nier les défaillances ignore les inégalités ; affirmer que le marché ne régule rien inverse son rôle central.

2. Un gouvernement choisit de limiter l’action publique et de laisser les mécanismes du marché s’autoréguler. À quelle conception correspond ce choix ?

À la conception de l’État providence.
À la fonction de stabilisation de l’État.
À la fonction de redistribution de l’État.
À la conception de l’État gendarme.

À la conception de l’État gendarme.

Explication

L’État gendarme correspond à une conception libérale qui limite l’intervention publique et laisse le marché s’autoréguler. L’État providence renvoie à une intervention visant à corriger les insuffisances du marché ; la redistribution et la stabilisation sont des fonctions économiques, non cette conception de l’État.

3. Un État gendarme établit le périmètre de ses missions régaliennes. Quel ensemble doit-il retenir ?

La sécurité et la police, la justice, ainsi que la défense nationale.
La sécurité et la police, la justice, ainsi que la régulation économique.
La justice, la redistribution des revenus, ainsi que la défense nationale.
La sécurité et la police, l’éducation, ainsi que la défense nationale.

La sécurité et la police, la justice, ainsi que la défense nationale.

Explication

Les trois fonctions régaliennes de l’État gendarme sont la sécurité et la police, la justice et la défense nationale. L’éducation relève des services non marchands, la redistribution appartient à une autre fonction publique, et la régulation économique n’est pas l’une des trois missions régaliennes citées.

4. Dans un pays où le marché ne garantit ni le plein-emploi ni une répartition équitable des richesses, quelle conception justifie une intervention publique accrue ?

La conception de l’État gendarme.
La conception de l’État providence.
La conception d’un marché autorégulateur.
La conception d’un État limité aux missions régaliennes.

La conception de l’État providence.

Explication

L’État providence intervient parce que le marché ne garantit ni le plein-emploi ni une répartition équitable des richesses. L’État gendarme et les missions régaliennes correspondent à une action publique limitée, tandis que l’autorégulation ne répond pas aux insuffisances décrites.

5. Une collectivité finance une nouvelle école et une route, tout en intervenant pour corriger une défaillance du marché. Quelle fonction économique de l’État exerce-t-elle ?

La fonction d’allocation.
La fonction de versement des prestations sociales.
La fonction de redistribution.
La fonction de régulation ou de stabilisation.

La fonction d’allocation.

Explication

La fonction d’allocation comprend la production de services non marchands, comme l’éducation et les infrastructures, ainsi que la correction des défaillances du marché. La redistribution vise les inégalités de revenus ; la stabilisation mobilise des politiques économiques contre le chômage et l’inflation ; les prestations sociales relèvent de la redistribution.

6. Un gouvernement prélève des impôts et des cotisations sociales pour financer des prestations et réduire les écarts de revenus entre ménages. Quelle fonction met-il en œuvre ?

La fonction de redistribution.
La fonction de production de services publics.
La fonction d’allocation.
La fonction de régulation ou de stabilisation.

La fonction de redistribution.

Explication

La fonction de redistribution s’appuie sur les impôts et les cotisations sociales pour financer des prestations et réduire les inégalités de revenus entre ménages. L’allocation concerne les services non marchands et les défaillances du marché ; la stabilisation vise notamment le chômage et l’inflation ; produire des services publics relève de l’allocation.

7. Face à une hausse du chômage et à une inflation préoccupante, un gouvernement mobilise ses politiques budgétaire et monétaire. Quelle fonction économique exerce-t-il ?

La fonction d’allocation.
La fonction de régulation, ou de stabilisation.
La fonction de production non marchande.
La fonction de redistribution.

La fonction de régulation, ou de stabilisation.

Explication

La fonction de régulation, également appelée stabilisation, mobilise les politiques budgétaire et monétaire pour lutter contre le chômage et limiter l’inflation. La redistribution agit sur les inégalités de revenus, tandis que l’allocation concerne les services non marchands et la correction des défaillances du marché.

8. Une entreprise impose de nouvelles règles sur les horaires de travail et la sécurité des locaux. Quel rôle l’État exerce-t-il en fixant de telles exigences ?

Il encadre les marchés pour prévenir les abus de position dominante et les ententes.
Il partage le capital des entreprises entre l’État et des actionnaires privés.
Il produit des services non marchands, notamment dans les transports et l’éducation.
Il fixe des normes juridiques, notamment en droit du travail et en matière de sécurité.

Il fixe des normes juridiques, notamment en droit du travail et en matière de sécurité.

Explication

L’État régule par des normes juridiques qui couvrent notamment le droit du travail ainsi que la sécurité et l’environnement. La production de services non marchands relève de son rôle de producteur, l’encadrement des marchés vise les abus anticoncurrentiels, et le capital partagé caractérise une entreprise semi-publique.

9. Quels prélèvements composent les prélèvements obligatoires ?

Les cotisations sociales et les dépenses des collectivités.
Les impôts et les prestations sociales.
Les impôts et les cotisations sociales.
Les impôts et les emprunts publics.

Les impôts et les cotisations sociales.

Explication

Les prélèvements obligatoires sont constitués des impôts et des cotisations sociales. Les prestations sociales sont des versements, les dépenses des collectivités sont des dépenses publiques et les emprunts financent les déficits plutôt que de constituer ces prélèvements.

10. Un gouvernement augmente la progressivité de l’impôt sur le revenu afin de réduire l’écart entre les foyers les plus aisés et les plus modestes. Quel type de redistribution met-il en œuvre ?

La redistribution horizontale.
La redistribution verticale.
La couverture des risques au titre de la solidarité nationale.
Le financement des dépenses par les prélèvements obligatoires.

La redistribution verticale.

Explication

La redistribution verticale cherche à réduire les inégalités de revenus entre foyers aisés et modestes, notamment par la progressivité de l’impôt. La couverture des risques de la vie sans condition de ressources relève de la redistribution horizontale, tandis que financer les dépenses décrit un autre rôle des prélèvements.

11. Une politique accorde des allocations familiales et une couverture maladie sans condition de ressources afin de protéger les personnes contre les risques de la vie. De quel principe s’agit-il ?

La progressivité de l’impôt sur le revenu entre les foyers.
Le prélèvement obligatoire finançant les recettes publiques.
La redistribution horizontale fondée sur la solidarité nationale.
La redistribution verticale visant à réduire les écarts de revenus.

La redistribution horizontale fondée sur la solidarité nationale.

Explication

La redistribution horizontale couvre les risques de la vie sans condition de ressources, au nom de la solidarité nationale, par exemple avec les allocations familiales et l’assurance maladie. Réduire les écarts entre niveaux de revenus caractérise la redistribution verticale, et la progressivité fiscale est un moyen de celle-ci plutôt qu’une couverture des risques.

12. Pour établir le périmètre des dépenses publiques, quelles administrations faut-il prendre en compte ?

L’État central et les collectivités territoriales, sans les administrations sociales
Les collectivités territoriales et les administrations sociales, sans l’État central
L’État central et les administrations sociales, sans les collectivités territoriales
L’État central, les collectivités territoriales et les administrations de sécurité sociale

L’État central, les collectivités territoriales et les administrations de sécurité sociale

Explication

Les dépenses publiques couvrent les trois niveaux d’administration : l’État central, les collectivités territoriales et les administrations de sécurité sociale. Se limiter à deux de ces ensembles réduit à tort leur périmètre.

13. Une administration classe les principales ressources publiques par catégorie : quels prélèvements constituent essentiellement les recettes publiques ?

Les impôts et les prestations sociales versées
Les cotisations sociales et les dépenses publiques
Les impôts et les emprunts contractés
Les impôts et les cotisations sociales

Les impôts et les cotisations sociales

Explication

Les recettes publiques sont essentiellement constituées des prélèvements obligatoires, c’est-à-dire des impôts et des cotisations sociales. Les emprunts financent des besoins, tandis que les prestations et dépenses sont des sorties de fonds.

14. Sur une année donnée, les dépenses publiques d’un pays dépassent ses recettes publiques : quel phénomène décrit cet écart négatif annuel ?

Une dette publique
Un excédent public
Une recette publique
Un déficit public

Un déficit public

Explication

Le déficit public est le solde annuel négatif qui apparaît lorsque les dépenses dépassent les recettes. La dette publique désigne plutôt l’accumulation des emprunts contractés.

15. Après plusieurs années de déficits, une administration examine le montant total des emprunts contractés et accumulés pour les financer : à quoi correspond ce montant ?

Aux dépenses publiques annuelles
Au déficit public annuel
Aux recettes publiques cumulées
À la dette publique

À la dette publique

Explication

La dette publique est un stock d’emprunts accumulés par l’État et les administrations publiques pour financer des déficits successifs. Le déficit, lui, est un solde négatif mesuré sur une année.

16. Quelles sont les trois fonctions économiques de l’État distinguées par Richard Musgrave ?

L’allocation, la redistribution et la régulation ou stabilisation
La sécurité, la justice et la défense nationale
La redistribution, la concurrence et la stabilisation
L’allocation, la production publique et la fiscalité

L’allocation, la redistribution et la régulation ou stabilisation

Explication

La classification de Musgrave distingue l’allocation, la redistribution et la régulation, également appelée stabilisation. La sécurité, la justice et la défense sont des missions régaliennes ; la production publique relève de l’allocation, tandis que la fiscalité contribue notamment au financement des interventions.

17. Une société voit son capital détenu à 60 % par l’État et à 40 % par des investisseurs privés. Comment la classer ?

Une entreprise semi-publique à capital partagé
Une entreprise publique intégralement détenue par l’État
Une administration publique sans capital social
Une entreprise privée sans participation de l’État

Une entreprise semi-publique à capital partagé

Explication

Une entreprise semi-publique possède un capital partagé entre l’État et des actionnaires privés ; la majorité publique ne rend donc pas la détention intégrale. La détention intégralement étatique caractérise une entreprise publique au sens de la confusion relevée, tandis qu’une entreprise privée sans participation publique et une administration sans capital social ne correspondent pas à ce cas.

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Dans une économie de marché, quel mécanisme assure en principe la régulation centrale ?

Le marché.

Dans une économie de marché, que justifient les défaillances du marché, notamment les inégalités ?

L’intervention de l’État.

Qu’est-ce que l’État gendarme ?

Une conception libérale qui limite l’intervention de l’État et laisse le marché s’autoréguler.

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