QCM : Interactions sociales et stratégie (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel phénomène la théorie des jeux cherche-t-elle à analyser en économie et en mathématiques ?

La répartition des revenus selon les seules préférences individuelles
Les décisions de production déterminées par les coûts techniques
L’évolution des prix dans des marchés sans interaction stratégique
Les incitatifs, les gains, les pertes et les interactions stratégiques entre agents

Les incitatifs, les gains, les pertes et les interactions stratégiques entre agents

Explication

La théorie des jeux étudie les incitatifs et les résultats des interactions stratégiques entre personnes ou organisations. L’évolution des prix peut relever de l’analyse économique, mais elle ne définit pas à elle seule son objet.

2. Dans un ensemble de stratégies constituant un équilibre de Nash, que se passerait-il si un seul agent changeait de stratégie ?

Il améliorerait son résultat dès qu’il choisit une stratégie différente
Il rendrait les gains de tous les agents identiques
Il modifierait nécessairement les stratégies des autres agents
Il ne pourrait pas améliorer son sort par ce changement unilatéral

Il ne pourrait pas améliorer son sort par ce changement unilatéral

Explication

À l’équilibre de Nash, aucun agent ne peut améliorer son sort en changeant seul de stratégie. Un changement peut modifier son résultat, mais il ne lui procure pas pour autant une amélioration unilatérale.

3. Quelle caractéristique distingue un jeu séquentiel d’un jeu simultané ?

Les joueurs choisissent leurs actions sans tenir compte des gains
Les joueurs reçoivent des résultats identiques après leurs décisions
Les joueurs prennent leurs décisions au même moment sans ordre préalable
Les joueurs agissent l’un après l’autre selon un ordre fixé

Les joueurs agissent l’un après l’autre selon un ordre fixé

Explication

Un jeu séquentiel organise les actions des joueurs l’une après l’autre selon un ordre bien défini. Des décisions prises au même moment décrivent plutôt un jeu simultané.

4. Pour appliquer l’induction à rebours à un jeu séquentiel, par quelle étape faut-il commencer ?

Comparer les gains initiaux sans examiner les choix ultérieurs
Analyser les décisions finales, puis remonter vers les décisions initiales
Choisir d’abord les décisions initiales, puis ignorer les étapes finales
Remplacer l’ordre des décisions par des choix simultanés

Analyser les décisions finales, puis remonter vers les décisions initiales

Explication

L’induction à rebours consiste à résoudre le jeu en partant des décisions finales et en remontant jusqu’au début. Commencer par les choix initiaux sans examiner les étapes suivantes ne suit pas cette méthode.

5. Dans l’exemple des deux ours, quel comportement correspond à l’équilibre de Nash ?

Le Grand Ours grimpe seul et le Petit Ours reste au sol
Les deux ours grimpent ensemble tandis qu’ils se laissent faire
Les deux ours restent au sol et empêchent chacun l’autre de grimper
Le Petit Ours grimpe seul et le Grand Ours le laisse faire

Le Petit Ours grimpe seul et le Grand Ours le laisse faire

Explication

L’équilibre de Nash indiqué dans cet exemple est celui où le Petit Ours grimpe seul et où le Grand Ours le laisse faire. Le scénario où le Grand Ours grimpe seul inverse le rôle des deux ours.

6. Pourquoi le dilemme du prisonnier peut-il conduire à la trahison malgré l’intérêt collectif de coopérer ?

La trahison améliore à la fois le résultat individuel et le résultat collectif
Chaque joueur préfère la coopération individuelle, même si la trahison améliore le résultat collectif
Chaque joueur peut être individuellement incité à trahir, même si la coopération mutuelle améliore le résultat collectif
La coopération mutuelle réduit nécessairement les gains de chaque joueur

Chaque joueur peut être individuellement incité à trahir, même si la coopération mutuelle améliore le résultat collectif

Explication

Le dilemme oppose l’incitation individuelle à trahir au meilleur résultat collectif que permettrait la coopération mutuelle. Il ne signifie pas que la trahison améliore aussi le résultat collectif.

7. Dans la version du dilemme du prisonnier présentée, quel élément caractérise les décisions des joueurs ?

Elles sont simultanées, coordonnées par les joueurs et assorties d’une sanction
Elles sont successives, prises sans coordination et assorties d’une récompense pour la trahison
Elles sont successives, coordonnées par les joueurs et assorties d’une sanction
Elles sont simultanées, sans coordination ni punition de la trahison

Elles sont simultanées, sans coordination ni punition de la trahison

Explication

Dans cette version, les joueurs décident simultanément et ne se coordonnent pas, tandis qu’aucune punition ne sanctionne la trahison. Une sanction appliquée à la trahison décrirait une autre situation.

8. Dans le jeu de la chasse au cerf, quels équilibres de Nash et quels gains leur sont associés ?

Deux équilibres : la coopération donne (4,4), tandis que l’autre donne (1,1) ; le cerf est plus risqué mais plus rémunérateur.
Deux équilibres : la coopération donne (4,1), tandis que l’autre donne (1,4) ; le lièvre offre le gain potentiel supérieur.
Un seul équilibre : la coopération donne (4,4), et le choix du cerf ne comporte pas de risque supplémentaire.
Deux équilibres : la coopération donne (1,1), tandis que l’autre donne (4,4) ; le cerf est moins risqué et moins rémunérateur.

Deux équilibres : la coopération donne (4,4), tandis que l’autre donne (1,1) ; le cerf est plus risqué mais plus rémunérateur.

Explication

La chasse au cerf comporte deux équilibres de Nash, avec des gains respectifs de (4,4) et (1,1), et le choix du cerf associe un risque supérieur à un gain potentiel plus élevé. L’inversion des gains ne convient pas : c’est l’équilibre de coopération autour du cerf qui rapporte (4,4).

9. Quel auteur décrit des chasseurs qui peuvent délaisser la chasse collective au cerf pour poursuivre seuls un lièvre ?

John Locke, dans le Second traité du gouvernement civil, à propos de la propriété.
Thomas Hobbes, dans le Léviathan, à propos de la formation de l’autorité politique.
Adam Smith, dans La Richesse des nations, à propos de la division du travail.
Jean-Jacques Rousseau, dans le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes.

Jean-Jacques Rousseau, dans le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes.

Explication

Rousseau présente cet exemple dans le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, publié en 1755. Hobbes traite lui aussi de la coopération et de l’autorité politique, mais ce récit des chasseurs est attribué à Rousseau.

10. Selon Olson, comment la taille d’un groupe influe-t-elle sur l’organisation de l’action collective et sur la part individuelle du bénéfice commun ?

Dans un groupe plus grand, les coûts d’organisation et de coopération diminuent, tandis que la part relative reçue par chaque participant augmente.
Dans un groupe plus grand, les coûts de coopération restent stables, tandis que la part individuelle dépend principalement des sanctions sociales.
Dans un groupe plus grand, les coûts d’organisation augmentent, tandis que chaque participant reçoit une part relative plus importante du bénéfice commun.
Dans un groupe plus grand, les coûts d’organisation et de coopération augmentent, tandis que la part relative reçue par chaque participant diminue.

Dans un groupe plus grand, les coûts d’organisation et de coopération augmentent, tandis que la part relative reçue par chaque participant diminue.

Explication

Olson indique que l’augmentation de la taille du groupe accroît les coûts d’organisation et de coopération et réduit la part relative du bénéfice commun revenant à chaque participant. L’idée que cette part augmente inverse le rapport décrit par Olson.

11. Quel comportement caractérise un passager clandestin dans une action collective ?

Il coordonne les participants afin de réduire leurs coûts d’organisation.
Il reçoit une incitation sélective en échange de sa participation au groupe.
Il bénéficie de l’effort collectif sans contribuer à cet effort.
Il contribue à l’effort collectif sans bénéficier du résultat commun.

Il bénéficie de l’effort collectif sans contribuer à cet effort.

Explication

Le passager clandestin profite du résultat de l’effort collectif sans y contribuer. Un participant qui apporte une contribution en échange d’une incitation sélective ne correspond donc pas à cette définition.

12. Un groupe cherche à encourager ses membres à participer davantage à une action collective : quelle combinaison de mesures correspond aux leviers proposés ?

Remplacer les incitations sélectives et les sanctions sociales par une coordination informelle, tout en limitant le rôle des institutions.
Réduire les coûts, accroître les bénéfices et les incitations sélectives, renforcer les sanctions sociales, les institutions et la coordination, et développer les interventions gouvernementales.
Réduire les bénéfices communs, accroître les coûts de participation et remplacer la coordination par des contributions laissées au choix de chacun.
Maintenir les coûts et les bénéfices inchangés, puis compter sur l’élargissement du groupe pour rendre la coopération plus avantageuse.

Réduire les coûts, accroître les bénéfices et les incitations sélectives, renforcer les sanctions sociales, les institutions et la coordination, et développer les interventions gouvernementales.

Explication

Les leviers proposés combinent la réduction des coûts, l’augmentation des bénéfices, les interventions gouvernementales, les incitations sélectives, les sanctions sociales et le renforcement des institutions et de la coordination. Réduire les bénéfices et augmenter les coûts va à l’encontre de ces mesures.

13. Pourquoi les subventions agricoles peuvent-elles bénéficier d’un lobbying intense malgré des coûts supportés par une population bien plus large ?

Les bénéfices et les coûts sont concentrés chez les mêmes agriculteurs, ce qui rend le lobbying particulièrement difficile à organiser.
Les bénéfices sont répartis uniformément dans la population, tandis que les coûts sont concentrés chez quelques agriculteurs qui font du lobbying.
Les bénéfices sont concentrés chez un nombre limité d’agriculteurs, qui ont de forts incitatifs à faire du lobbying, alors que les coûts sont diffus dans la population.
Les bénéfices sont concentrés chez quelques agriculteurs, mais les coûts sont pris en charge par des groupes organisés de contribuables.

Les bénéfices sont concentrés chez un nombre limité d’agriculteurs, qui ont de forts incitatifs à faire du lobbying, alors que les coûts sont diffus dans la population.

Explication

Les agriculteurs qui reçoivent une part concentrée des bénéfices ont de forts incitatifs à défendre les subventions, tandis que leur coût est diffus dans l’ensemble de la population. La concentration des coûts chez les agriculteurs inverserait la répartition décrite.

14. Quelle distinction le cours établit-il entre les Américains qui déclarent travailler sur une ferme et ceux qui y vivent ?

Environ 2 % déclarent travailler sur une ferme, tandis qu’environ 2 % de la population y vit.
Environ 2 % déclarent travailler sur une ferme, tandis qu’environ 1 % de la population y vit.
Environ 1 % déclarent travailler sur une ferme, tandis qu’environ 2 % de la population y vit.
Environ 1 % déclarent travailler sur une ferme, tandis qu’environ 1 % de la population y vit.

Environ 1 % déclarent travailler sur une ferme, tandis qu’environ 2 % de la population y vit.

Explication

Les estimations distinguent environ 1 % de la population qui déclare travailler sur une ferme et environ 2 % qui y vit. L’inversion des deux pourcentages confond activité professionnelle et lieu de résidence.

15. Dans un parc, la fréquentation par une personne ne réduit pas la quantité de service disponible pour les autres. Quelle propriété cela illustre-t-il ?

L’exclusion, car l’accès au parc dépend d’une décision du gestionnaire.
La non-exclusion, car l’accès au parc est possible pour tous les visiteurs.
La rivalité, car chaque visiteur consomme une part du service disponible.
La non-rivalité, car l’usage ne diminue pas la quantité accessible aux autres.

La non-rivalité, car l’usage ne diminue pas la quantité accessible aux autres.

Explication

La non-rivalité décrit une consommation qui n’a pas d’effet sur la quantité disponible pour les autres. La non-exclusion concerne plutôt la possibilité d’accéder au bien, et non l’effet de l’usage sur sa quantité.

16. Après la production d’un bien public, quel élément caractérise sa non-exclusion ?

Tout le monde peut en bénéficier une fois le bien produit.
L’usage par une personne ne réduit pas la quantité disponible pour les autres.
Chaque bénéficiaire doit payer un tarif correspondant à son usage.
L’accès dépend de la quantité consommée par les autres bénéficiaires.

Tout le monde peut en bénéficier une fois le bien produit.

Explication

La non-exclusion signifie que tout le monde peut bénéficier du bien une fois celui-ci produit. L’absence d’effet de la consommation sur la quantité disponible décrit la non-rivalité, une propriété distincte.

17. Pourquoi une ressource commune risque-t-elle d’être surexploitée lorsque chacun décide individuellement de l’utiliser ?

Chaque utilisateur reçoit un bénéfice individuel alors que les coûts de l’exploitation sont partagés.
Chaque utilisateur assume seul les coûts alors que les bénéfices de l’exploitation sont partagés.
L’accès à la ressource est réservé aux personnes qui en financent collectivement la production.
L’usage de la ressource diminue les bénéfices individuels tout en laissant les coûts inchangés.

Chaque utilisateur reçoit un bénéfice individuel alors que les coûts de l’exploitation sont partagés.

Explication

La tragédie des biens communs apparaît lorsque chacun profite individuellement de l’utilisation tandis que les coûts sont répartis entre tous, ce qui encourage l’exploitation. Si les coûts étaient assumés par chaque utilisateur, l’incitation à transférer les coûts aux autres serait différente.

18. Un accord climatique peine à réduire les émissions parce que les pays craignent de supporter des coûts élevés tandis que d’autres profiteraient des efforts collectifs sans contribuer. Quels problèmes collectifs cette situation illustre-t-elle ?

La non-exclusion des biens publics, la baisse des coûts et la disparition du dilemme du prisonnier.
Les coûts élevés, le passager clandestin et les difficultés d’action collective.
Les coûts faibles, la rivalité entre consommateurs et la réduction des conflits redistributifs.
Les coûts partagés des biens communs, sans difficulté liée à la taille des groupes ni aux externalités.

Les coûts élevés, le passager clandestin et les difficultés d’action collective.

Explication

Les coûts élevés, le passager clandestin et les difficultés d’action collective font partie des obstacles à la réduction des émissions de CO2. La baisse des coûts et la disparition du dilemme du prisonnier ne correspondent pas aux difficultés recensées.

19. Une politique de réduction des émissions suscite des désaccords parce que ses coûts et ses bénéfices ne sont pas répartis de la même manière entre les groupes. Quel obstacle à l’action climatique cette situation représente-t-elle ?

Un problème de non-rivalité qui réduit la quantité d’émissions disponible.
Des conflits redistributifs qui compliquent la coordination des efforts.
Une baisse des coûts qui rend l’action collective moins avantageuse.
Une solution aux externalités négatives qui élimine les désaccords entre groupes.

Des conflits redistributifs qui compliquent la coordination des efforts.

Explication

Les conflits redistributifs figurent parmi les obstacles qui rendent la réduction des émissions de CO2 difficile. La non-rivalité porte sur la consommation d’un bien et ne décrit pas les désaccords concernant la répartition des coûts et bénéfices.

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Qu’analyse la théorie des jeux en économie et en mathématiques ?

Les incitatifs, les gains, les pertes et les interactions stratégiques.

À quelle condition un ensemble de stratégies constitue-t-il un équilibre de Nash ?

Aucun agent ne peut améliorer son sort en changeant unilatéralement de stratégie.

Comment les joueurs agissent-ils dans un jeu séquentiel ?

L’un après l’autre, selon un ordre fixe et bien défini.

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