QCM : Intervention de l’État dans l’économie (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une municipalité envisage de confier à une entreprise privée une mission fondamentale relevant de la responsabilité de l’État. Quelle caractéristique des fonctions régaliennes éclaire cette situation ?

Elles peuvent être déléguées sans réserve à des acteurs privés.
Elles relèvent des entreprises dès qu’une mission est fondamentale.
Elles relèvent de l’État et ne sont, en principe, pas déléguées au privé.
Elles concernent les services sociaux plutôt que les missions étatiques.

Elles relèvent de l’État et ne sont, en principe, pas déléguées au privé.

Explication

Les fonctions régaliennes sont des missions fondamentales placées sous la responsabilité de l’État et, en principe, non déléguées à des acteurs privés. L’assimilation aux services commerciaux confond leur nature, tandis que la délégation ordinaire ou sans réserve inverse le principe posé.

2. Un gouvernement répartit quatre missions entre ses organismes : police, armée, tribunaux et émission de monnaie. Quelle attribution correspond aux fonctions régaliennes traditionnelles ?

La police assure la sécurité intérieure, l’armée la sécurité extérieure, l’État rend la justice et les tribunaux émettent la monnaie.
L’armée assure la sécurité intérieure, la police la sécurité extérieure, les tribunaux rendent la justice et l’État émet la monnaie.
La police assure la sécurité extérieure, l’armée la sécurité intérieure, les tribunaux rendent la justice et l’État émet la monnaie.
La police assure la sécurité intérieure, l’armée la sécurité extérieure, les tribunaux rendent la justice et l’État émet la monnaie.

La police assure la sécurité intérieure, l’armée la sécurité extérieure, les tribunaux rendent la justice et l’État émet la monnaie.

Explication

Les missions traditionnelles associent police et sécurité intérieure, armée et sécurité extérieure, justice et émission monétaire. Inverser les rôles de la police et de l’armée confond les deux sécurités ; attribuer l’émission de monnaie aux tribunaux confond deux missions distinctes.

3. Un programme politique limite l’action de l’État aux missions régaliennes et à la protection de la concurrence et des échanges. Quelle conception de l’État décrit-il ?

L’État social, conception limitée aux assurances collectives.
L’État planificateur, conception centrée sur la redistribution.
L’État-gendarme, conception minimaliste de l’État.
L’État-providence, conception étendue de l’action sociale.

L’État-gendarme, conception minimaliste de l’État.

Explication

L’État-gendarme est une conception minimaliste, centrée principalement sur les fonctions régaliennes ainsi que sur la protection de la concurrence et des échanges. L’État-providence et l’État planificateur renvoient à une intervention économique et sociale plus étendue.

4. Un État élargit son rôle en régulant l’activité économique et en prenant en charge des missions sociales étendues. À quelle conception correspond cette évolution ?

À l’État arbitre, conception limitée aux échanges marchands.
À l’État-providence, conception interventionniste de l’État.
À l’État-gendarme, conception minimaliste de l’État.
À l’État monétaire, conception centrée sur l’émission de monnaie.

À l’État-providence, conception interventionniste de l’État.

Explication

L’État-providence désigne une conception interventionniste qui associe régulation économique et prise en charge de missions sociales plus étendues. La conception minimaliste et la protection des échanges seules correspondent plutôt à l’État-gendarme.

5. Face à un ralentissement économique et à une hausse des inégalités, un gouvernement planifie l’activité, redistribue les revenus, développe la protection sociale et agit sur la conjoncture. Quel ensemble de mesures met-il en œuvre ?

Les instruments de l’État-providence : planification, redistribution, protection sociale et régulation conjoncturelle.
Les fonctions régaliennes : police, armée, justice et émission de monnaie.
Les instruments monétaires : émission de monnaie, sécurité sociale et protection des contrats.
Les instruments de l’État-gendarme : concurrence, échanges et limitation de l’action économique.

Les instruments de l’État-providence : planification, redistribution, protection sociale et régulation conjoncturelle.

Explication

L’État-providence mobilise la planification, la redistribution, la protection sociale et la régulation de la conjoncture pour agir sur l’économie et la société. Les fonctions régaliennes concernent notamment la police et la justice, tandis que l’État-gendarme privilégie une action économique limitée.

6. Deux pays interviennent au-delà des fonctions régaliennes, mais l’un adopte des politiques nettement plus interventionnistes. Quel facteur permet d’expliquer cette différence ?

La différence entre les missions de police et celles de l’armée.
La décision de l’un des pays d’abandonner toute politique économique.
Le degré de confiance des gouvernants dans la capacité de l’État à réguler l’économie.
Le transfert du pouvoir d’émettre la monnaie à une banque centrale indépendante.

Le degré de confiance des gouvernants dans la capacité de l’État à réguler l’économie.

Explication

Tous les pays mettent en œuvre des politiques économiques dépassant les seules fonctions régaliennes, mais leur degré d’intervention varie selon la confiance des gouvernants dans la capacité de l’État à réguler l’économie. L’absence de politique économique et le transfert monétaire ne sont pas le facteur explicatif indiqué.

7. Pourquoi l’État assume-t-il la responsabilité de services comme la justice ou la protection contre certaines externalités ?

Parce qu’ils répondent à des missions régaliennes ou à des défaillances de la régulation marchande
Parce que la demande pour ces services reste trop faible pour attirer des usagers
Parce qu’ils sont nécessairement produits à un coût inférieur par les entreprises privées
Parce qu’ils visent principalement à accroître les recettes commerciales de l’État

Parce qu’ils répondent à des missions régaliennes ou à des défaillances de la régulation marchande

Explication

La responsabilité publique s’explique par les missions régaliennes ou par les défaillances de la régulation marchande. La rentabilité privée, les recettes commerciales et le niveau de demande ne définissent pas ces motifs.

8. Une commune confie à une société privée la gestion payante d’un service public, selon des obligations définies par l’État. De quel mode de gestion s’agit-il ?

D’une délégation de service public
D’une entreprise publique contrôlée par l’État
D’une privatisation du service public
D’une subvention versée à une association

D’une délégation de service public

Explication

La délégation de service public confie à une entreprise privée, à titre onéreux, la gestion d’un service selon un cahier des charges fixé par l’État. Une entreprise publique relève du contrôle majoritaire de l’État, tandis qu’une privatisation et une subvention désignent d’autres mécanismes.

9. L’État détient indirectement 54 % du capital social d’une entreprise. Comment cette entreprise est-elle qualifiée ?

Une entreprise publique
Une administration publique
Une entreprise semi-publique
Une entreprise privée délégataire

Une entreprise publique

Explication

Une entreprise est publique lorsque l’État en détient directement ou indirectement plus de la moitié du capital social. Une participation minoritaire correspond à une entreprise semi-publique, et la délégation concerne la gestion d’un service public.

10. Quels versements constituent des prélèvements obligatoires lorsqu’ils sont effectués par des personnes ou des entreprises aux administrations publiques pour financer leurs dépenses ?

Les impôts et les emprunts publics
Les cotisations sociales et les recettes commerciales
Les taxes locales et les dépenses de transfert
Les impôts et les cotisations sociales

Les impôts et les cotisations sociales

Explication

Les prélèvements obligatoires regroupent les impôts et les cotisations sociales versés aux administrations publiques pour financer leurs dépenses. Les emprunts et les recettes commerciales ne font pas partie de cette définition.

11. Pour comparer le poids de l’État dans deux économies de tailles différentes, quel indicateur rapporte impôts, taxes et cotisations sociales au PIB ?

Le montant des cotisations sociales par habitant
Le solde budgétaire rapporté aux recettes fiscales
La part des dépenses publiques dans le PIB
Le taux de prélèvements obligatoires

Le taux de prélèvements obligatoires

Explication

Le taux de prélèvements obligatoires rapporte les impôts, les taxes et les cotisations sociales au PIB et mesure ainsi le poids de l’État dans l’économie. La part des dépenses publiques dans le PIB est un autre indicateur, tandis que les deux autres choix ne correspondent pas à ce rapport.

12. Une étude inclut les dépenses de l’État, des communes et de la sécurité sociale. Quelle conception des dépenses publiques applique-t-elle ?

La mesure des recettes des administrations publiques
Le périmètre des seules dépenses budgétaires de l’État
Le sens strict
Le sens large

Le sens large

Explication

Au sens large, les dépenses publiques comprennent celles de l’État, des collectivités territoriales et des administrations de sécurité sociale. Le sens strict se limite aux dépenses financées par l’État; les entreprises privées et les recettes ne définissent pas ce périmètre.

13. Pour une année donnée, les administrations publiques dépensent davantage qu’elles ne perçoivent en recettes. Quel est le solde annuel correspondant ?

Un excédent public
Une dette publique
Un déficit public
Un déficit des entreprises publiques

Un déficit public

Explication

Le déficit public est le solde annuel négatif du budget des administrations publiques, lorsque les dépenses dépassent les recettes. La dette désigne les emprunts accumulés, l’excédent correspond à des recettes supérieures aux dépenses, et les entreprises publiques sont hors du périmètre défini.

14. Un gouvernement finance une partie de ses déficits successifs par des emprunts. Quel phénomène résulte de leur accumulation au fil des années ?

La diminution de la dette publique
La constitution de recettes publiques
La hausse du déficit annuel seulement
La formation de la dette publique

La formation de la dette publique

Explication

L’accumulation des déficits au fil des années forme la dette publique, correspondant à la part financée par emprunt. Le déficit est un solde annuel, les recettes fiscales ne sont pas des emprunts et les déficits financés par emprunt ne réduisent pas la dette.

15. Quel ordre de grandeur correspond aux effectifs réunis dans les fonctions publiques d’État, territoriale et hospitalière en France ?

Près de 3,5 millions d’agents
Près de 8 millions d’agents
Près de 800 000 agents
Près de 5,5 millions d’agents

Près de 5,5 millions d’agents

Explication

Les fonctions publiques d’État, territoriale et hospitalière rassemblent près de 5,5 millions d’agents. Le chiffre de 800 000 concerne les entreprises publiques, tandis que les autres valeurs ne correspondent pas à l’ordre de grandeur donné.

16. Dans une ville, un réseau d’eau exige des infrastructures coûteuses et étendues, dont l’utilisation devient plus efficace avec une production à grande échelle. Quelle situation économique cela caractérise-t-il ?

Un monopole naturel
Une libéralisation des services publics
Un monopole d’État
Un marché parfaitement concurrentiel

Un monopole naturel

Explication

Un monopole naturel apparaît lorsque l’ampleur des infrastructures d’un service en réseau rend indispensable une production à grande échelle pour en tirer le meilleur parti. Un monopole d’État désigne une organisation publique, la libéralisation ouvre un secteur à la concurrence et la concurrence parfaite ne décrit pas cette situation.

17. Un secteur auparavant exploité sous un monopole d’État est désormais ouvert à plusieurs entreprises concurrentes. Quel processus cette évolution illustre-t-elle ?

Le maintien d’un monopole d’État
La libéralisation des services publics
La régulation d’un service public
La privatisation des services publics

La libéralisation des services publics

Explication

La libéralisation des services publics consiste à ouvrir à la concurrence des secteurs auparavant gérés par un monopole d’État. La privatisation concerne le transfert de propriété, le maintien du monopole ne crée pas de concurrence et la régulation relève de la surveillance des règles du secteur.

18. Dans un secteur de service public, une institution indépendante organise la fourniture du service et veille au respect des règles de concurrence. De quel type d’organisme s’agit-il ?

Une entreprise publique de réseau
Une autorité de régulation
Un opérateur entrant sur le marché
Un ministère chargé du service

Une autorité de régulation

Explication

Une autorité de régulation est une autorité administrative indépendante qui organise la fourniture d’un service public et veille au respect des règles de concurrence. Une entreprise ou un opérateur fournit le service, tandis qu’un ministère n’est pas l’autorité indépendante définie ici.

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Que désignent les fonctions régaliennes ?

Les missions fondamentales placées sous la responsabilité de l’État.

Quel organisme assure la sécurité intérieure parmi les missions régaliennes ?

La police.

Quel organisme assure la sécurité extérieure parmi les missions régaliennes ?

L’armée.

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