QCM : Politiques environnementales et climat (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une association repère une pollution, en explique les causes, en démontre la gravité, la diffuse auprès du public, puis négocie des mesures avec les pouvoirs publics. Quelle étape vient après la justification et avant la mise en politique ?

La mise en politique du problème
La justification de sa gravité
L’identification de la situation
La popularisation du problème

La popularisation du problème

Explication

La construction suit l’ordre identification, cadrage, justification, popularisation, puis mise en politique : la diffusion auprès du public intervient donc après la justification. La justification consiste à établir la gravité, la mise en politique porte sur les propositions et négociations, et l’identification désigne le repérage initial.

2. Quand un problème public est pris en compte par les pouvoirs publics et peut donner lieu à des politiques publiques, de quel processus s’agit-il ?

La mise à l’agenda politique
Le cadrage du problème
La popularisation du problème
L’action publique

La mise à l’agenda politique

Explication

La mise à l’agenda politique correspond à la prise en compte d’un problème public par les pouvoirs publics, qui peut alors faire l’objet de politiques publiques. La popularisation le rend visible, l’action publique constitue une réponse des pouvoirs publics, et le cadrage met le problème en récit.

3. Lors d’un débat sur la taxonomie européenne, quelle orientation correspond aux enjeux environnementaux qui lui sont associés ?

Réduire les énergies fossiles et favoriser les renouvelables, le nucléaire et le gaz
Réduire les énergies renouvelables et favoriser les fossiles, le nucléaire et le gaz
Réduire la consommation d’énergie et préserver les ressources, sans orientation sur les sources
Réduire les énergies fossiles et favoriser les renouvelables, en excluant nucléaire et gaz

Réduire les énergies fossiles et favoriser les renouvelables, le nucléaire et le gaz

Explication

Les enjeux de la taxonomie sont de réduire l’extraction des énergies fossiles et de favoriser les énergies renouvelables, le nucléaire et le gaz. L’inversion des priorités énergétiques contredit cet objectif, exclure le nucléaire et le gaz omet deux sources mentionnées, et la préservation des ressources relève des accords de coopération climatique.

4. Une nouvelle infrastructure modifie le cadre de vie de riverains et perturbe les activités exercées à proximité, provoquant une opposition forte entre eux et ses promoteurs. Comment qualifier cette situation ?

Une coopération environnementale
Un accord climatique
Un conflit environnemental
Une taxonomie environnementale

Un conflit environnemental

Explication

Un conflit environnemental est une opposition forte déclenchée par un équipement, une politique de protection ou une infrastructure qui modifie l’environnement familier d’acteurs proches. La coopération désigne des relations concertées, la taxonomie classe des activités durables, et un accord climatique vise notamment la préservation des ressources ou la limitation des émissions.

5. Que désigne une approche bottom-up dans les négociations climatiques ?

Une démarche où les collectivités locales fixent les objectifs ensuite adoptés par les régions.
Une démarche où l’Union européenne détermine les objectifs que les pays doivent ensuite négocier.
Une démarche où les engagements internationaux sont repris par l’Union européenne puis par les États.
Une démarche où les contributions nationales servent de base aux négociations internationales.

Une démarche où les contributions nationales servent de base aux négociations internationales.

Explication

Dans une approche bottom-up, les États annoncent leurs contributions, qui fondent ensuite les négociations internationales. À l’inverse, l’approche top-down fait descendre les engagements du niveau international vers les États.

6. Quel instrument les pouvoirs publics peuvent-ils utiliser pour encourager les ménages ou les entreprises à investir dans des équipements favorables à l’environnement ?

Une taxe carbone calculée sur les émissions liées aux énergies fossiles
Une subvention destinée à réduire le coût de l’investissement
Une interdiction visant certains produits nuisibles à l’environnement
Une norme d’émission fixant un plafond obligatoire de pollution

Une subvention destinée à réduire le coût de l’investissement

Explication

La subvention est une aide financière publique qui incite à adopter un comportement ou un investissement favorable à l’environnement. Une norme d’émission impose une limite de pollution, mais ne constitue pas une aide financière à l’investissement.

7. Quelle fonction une taxe pigouvienne remplit-elle face à une activité économique qui engendre une externalité négative ?

Faire supporter un prélèvement fiscal à l’activité à l’origine de l’externalité
Fixer une norme juridique plafonnant les émissions de chaque entreprise
Financer une aide destinée aux producteurs qui réduisent leurs émissions
Compenser les ménages touchés par la hausse des coûts de production

Faire supporter un prélèvement fiscal à l’activité à l’origine de l’externalité

Explication

La taxe pigouvienne vise l’activité qui cause une externalité négative en lui appliquant un prélèvement fiscal. Une norme d’émission relève de la réglementation et agit en fixant une obligation plutôt qu’en taxant l’activité.

8. À quelle date la Commission européenne fixe-t-elle les règles du marché européen du carbone et le nombre de quotas disponibles ?

Chaque année, au moment où les entreprises restituent leurs quotas
En 1997, lors de l’adoption du protocole de Kyoto
Aucune date précise n’est indiquée pour cette décision dans le cours
À une date annuelle prévue par l’accord de Paris

Aucune date précise n’est indiquée pour cette décision dans le cours

Explication

Le cours précise le rôle de la Commission européenne dans la fixation des règles et du nombre de quotas, mais n’associe pas cette décision à une date précise ou à une échéance annuelle. La restitution des quotas, elle, a lieu chaque année et concerne les entreprises polluantes.

9. En quoi le risque de passager clandestin distingue-t-il la coopération climatique d’une action collective dont les bénéfices seraient réservés aux seuls participants ?

Un pays signataire doit financer les réductions d’émissions des pays qui refusent de participer.
Un pays peut profiter des réductions d’émissions des autres sans supporter le coût de réduire les siennes.
Un pays peut exclure les autres des bénéfices climatiques s’il diminue fortement ses émissions.
Un pays non signataire est automatiquement contraint d’appliquer les politiques décidées par les participants.

Un pays peut profiter des réductions d’émissions des autres sans supporter le coût de réduire les siennes.

Explication

Le climat étant un bien commun non excluable, un pays peut bénéficier des efforts des autres sans engager ses propres ressources pour réduire ses émissions. Dans une action collective aux bénéfices réservés aux participants, les non-participants ne pourraient pas profiter de ces gains.

10. Pourquoi l’accord de Paris prévoit-il des dispositions particulières pour les pays en développement ?

Pour leur permettre de ne pas participer aux objectifs climatiques tant qu’ils n’ont pas atteint un haut niveau de revenu
Pour compenser les pays développés, dont la croissance économique dépend davantage des énergies renouvelables
Pour tenir compte de leur niveau de développement et de la responsabilité historique des pays industrialisés dans les émissions accumulées
Pour tenir compte de leurs émissions par habitant, généralement supérieures à celles des pays développés

Pour tenir compte de leur niveau de développement et de la responsabilité historique des pays industrialisés dans les émissions accumulées

Explication

Ces dispositions reconnaissent les besoins des pays en développement ainsi que la responsabilité historique des pays industrialisés dans la concentration des gaz à effet de serre. L’idée que les émissions par habitant des pays en développement sont généralement supérieures est erronée : elles sont bien plus élevées dans les pays développés.

11. Pourquoi la mise à l’agenda politique d’un problème environnemental peut-elle ne pas se produire automatiquement ?

Parce que les pouvoirs publics doivent d’abord adopter une réglementation avant d’examiner le problème
Parce que sa visibilité dépend de la mobilisation d’acteurs et de l’attention des médias et de l’opinion publique
Parce que les scientifiques décident seuls quels problèmes peuvent faire l’objet d’une politique publique
Parce que les associations interviennent après la mise en œuvre des politiques, sans influencer le débat public

Parce que sa visibilité dépend de la mobilisation d’acteurs et de l’attention des médias et de l’opinion publique

Explication

La mise à l’agenda dépend de la mobilisation d’acteurs comme les associations, les scientifiques et les responsables politiques, ainsi que de la visibilité apportée par les médias et l’opinion publique. La réglementation peut être une réponse au problème, mais elle n’est pas une condition préalable à sa prise en compte.

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Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Politiques environnementales et climat.

Quelles sont les cinq étapes de construction d’une question environnementale ?

Identification, cadrage, justification, popularisation et mise en politique.

Quelles énergies la taxonomie européenne vise-t-elle à favoriser ?

Les énergies renouvelables, le nucléaire et le gaz.

Qu’est-ce qu’une question environnementale ?

Une préoccupation sociale concernant l’état du cadre naturel et les impacts des activités humaines sur l’environnement.

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