La construction d’une question environnementale suit cinq étapes : l’identification d’une situation problématique par des entrepreneurs de cause, le cadrage du problème, sa justification, sa popularisation, puis sa mise en politique par des propositions et des négociations visant l’inscription à l’agenda politique.
La mise à l’agenda politique n’est pas automatique : elle dépend de la mobilisation d’acteurs comme les associations, les scientifiques, les médias et les responsables politiques, ainsi que de la contribution des médias et de l’opinion publique à la visibilité des problèmes.
Identifier, cadrer, justifier, populariser, puis mettre en politique.
★ À maîtriser
Les enjeux de la taxonomie européenne sont :
Les accords de coopération visent à :
Compléments
📌 Les entreprises vertes et les partis politiques écologistes collaborent autour de la taxonomie, tandis que les industries gazières et les industries polluantes s’y opposent.
★ À maîtriser
📌 Dans une approche top-down, les engagements sont pris au niveau international, repris par l’Union européenne, puis mis en œuvre par chaque État, tandis que dans une approche bottom-up, les contributions nationales servent de base aux négociations internationales.
Les collectivités locales protègent l’environnement par des arrêtés municipaux et des réglementations départementales ou régionales, et sont les mieux placées pour traiter les problèmes propres à leur territoire.
L’Union européenne intervient de plus en plus dans l’action publique environnementale, notamment par la mise en œuvre du système européen d’échange de quotas.
L’échelle internationale est indispensable pour mettre en place des structures d’expertise et de négociation sur le climat, qui est un bien commun mondial, tandis que l’application des directives nécessite une intervention plus locale adaptée aux spécificités territoriales.
Compléments
L’approche bottom-up permet de mieux prendre en compte les situations et les engagements de chaque pays, et fait reposer les objectifs internationaux sur les contributions annoncées par les États.
La gestion de l’eau est assurée par les communes, tandis que les régions gèrent les transports interurbains, notamment les TER.
À l’échelle nationale, l’État et son administration centrale disposent de moyens financiers importants pour agir en faveur de l’environnement de manière identique sur l’ensemble du territoire national.
Top-down : des engagements internationaux aux États ; bottom-up : des contributions nationales aux négociations.
★ À maîtriser
Le coût d’une taxe peut pénaliser consommateurs et producteurs et susciter des résistances.
La taxe carbone peut pénaliser davantage les ménages modestes par rapport à leurs revenus, même s’ils émettent généralement moins de CO₂ que les ménages aisés.
Compléments
Une taxe carbone peut : réduire le pouvoir d’achat des ménages, augmenter les coûts de production des entreprises, ralentir l’activité économique
La réglementation peut être complexe à mettre en place et à contrôler, et elle n’incite pas toujours les agents à réduire leur pollution au-delà des obligations fixées.
La taxe renchérit les activités polluantes ; la réglementation fixe un minimum obligatoire.
★ À maîtriser
📌 Chaque année, les entreprises polluantes doivent restituer autant de quotas que leurs émissions réelles, sous peine d’une amende de 100 € par tonne manquante.
Compléments
📌 La Commission européenne fixe les règles du marché européen du carbone et détermine le nombre de quotas disponibles.
📌 Sur le marché carbone, les entreprises ayant des quotas en excédent les vendent, tandis que celles qui n’en ont pas assez en achètent.
Le marché des quotas peut : réduire les émissions de CO₂, inciter les entreprises à moins polluer, procurer un gain aux vendeurs de quotas, générer une recette fiscale, offrir aux entreprises une flexibilité d’échange
Le marché des quotas peut entraîner : la fuite d’entreprises vers des pays moins exigeants, une forte variabilité du prix des quotas, une inefficacité si les entreprises souhaitent polluer davantage, une inadéquation aux entreprises autres que les gros émetteurs
Les entreprises en excédent vendent leurs quotas ; celles qui en manquent les achètent.
★ À maîtriser
Compléments
Les États-Unis se sont retirés de l’accord de Paris après l’élection de Trump, illustrant une stratégie possible de passager clandestin.
En l’absence de sanctions contre les réductions d’émissions insuffisantes, un pays signataire peut choisir de ne pas appliquer les politiques nécessaires afin d’éviter leurs coûts économiques.
Les accords multilatéraux n’engagent que les pays qui les signent, et l’absence d’organisation mondiale rend la régulation des problèmes environnementaux peu efficace.
Bien commun sans exclusion → risque de passager clandestin.
★ À maîtriser
Compléments
Les émissions de gaz à effet de serre par habitant sont bien plus élevées dans les pays développés que dans les pays en développement, même si la Chine et l’Inde figurent parmi les pays les plus polluants.
L’accord de Paris prévoit des dispositions spécifiques pour les pays en développement, qui disposent de plus de temps pour réduire leurs émissions et bénéficient d’un fonds d’aide à la transition écologique de 100 milliards par an financé par les pays développés au nom de leur dette écologique.
Kyoto cible les pays industrialisés ; Paris engage tous les pays avec des dispositions spécifiques pour les PED.
| Approche | Sens des décisions | Logique |
|---|---|---|
| Top-down | International vers États | Les engagements internationaux sont repris à l’échelle européenne puis nationale. |
| Bottom-up | États vers international | Les contributions nationales servent de base aux négociations internationales. |
| Accord | Pays concernés | Engagement |
|---|---|---|
| Kyoto (1997) | Pays industrialisés signataires | Réduction des émissions |
| Paris (2015) | Tous les pays | Contenir le réchauffement entre 2 °C et 1,5 °C |
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1. Une association repère une pollution, en explique les causes, en démontre la gravité, la diffuse auprès du public, puis négocie des mesures avec les pouvoirs publics. Quelle étape vient après la justification et avant la mise en politique ?
2. Quand un problème public est pris en compte par les pouvoirs publics et peut donner lieu à des politiques publiques, de quel processus s’agit-il ?
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Quelles sont les cinq étapes de construction d’une question environnementale ?
Identification, cadrage, justification, popularisation et mise en politique.
Quelles énergies la taxonomie européenne vise-t-elle à favoriser ?
Les énergies renouvelables, le nucléaire et le gaz.
Qu’est-ce qu’une question environnementale ?
Une préoccupation sociale concernant l’état du cadre naturel et les impacts des activités humaines sur l’environnement.
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