QCM : Introduction à la macroéconomie (44 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que cherche à expliquer l’économie lorsqu’elle étudie l’utilisation des ressources rares ?

Comment augmenter les ressources disponibles sans tenir compte des besoins
Comment répartir les besoins entre les individus sans utiliser de ressources
Comment satisfaire au mieux les besoins des individus ou des sociétés avec des ressources limitées
Comment mesurer les échanges sans considérer les choix de société

Comment satisfaire au mieux les besoins des individus ou des sociétés avec des ressources limitées

Explication

L’économie analyse les choix nécessaires pour employer des ressources rares afin de répondre au mieux aux besoins. L’augmentation des ressources sans considération des besoins ne correspond pas à cette définition.

2. Quel ensemble de phénomènes relève de l’étude économique de la vie matérielle ?

La croissance, l’inflation et l’emploi
Les préférences, les institutions et les règles
L’épargne, la fiscalité et la monnaie
La production, les échanges et la consommation

La production, les échanges et la consommation

Explication

L’économie étudie la production, les échanges et la consommation associés à la production de la vie matérielle. La croissance, l’inflation et l’emploi sont plutôt des variables agrégées souvent étudiées en macroéconomie.

3. Une étude porte sur le PIB, l’inflation et l’emploi à l’échelle d’un pays : quelle branche de l’économie mobilise-t-elle ?

La macroéconomie, qui analyse les variables agrégées
La microéconomie, qui étudie principalement les échanges internationaux
La microéconomie, qui analyse les décisions individuelles des consommateurs
La macroéconomie, qui examine les choix d’un consommateur isolé

La macroéconomie, qui analyse les variables agrégées

Explication

Le PIB, l’inflation et l’emploi sont des variables agrégées relevant de la macroéconomie. L’analyse des comportements individuels des consommateurs correspond à la microéconomie.

4. Quel trait caractérise une économie planifiée ?

Un État omniprésent et une propriété privée très limitée des moyens de production
Un secteur financier dominant associé à une réglementation peu importante
Une régulation étatique importante associée à une protection sociale développée
Des échanges organisés principalement par la rencontre de l’offre et de la demande

Un État omniprésent et une propriété privée très limitée des moyens de production

Explication

L’économie planifiée se caractérise par une forte présence de l’État et une propriété privée très faible des moyens de production. L’organisation des échanges par l’offre et la demande caractérise plutôt l’économie de marché.

5. Dans quel système les échanges sont-ils organisés autour de la rencontre de l’offre et de la demande ?

Dans un modèle fortement financiarisé et peu réglementé
Dans une économie de marché
Dans un modèle fondé sur une forte pression fiscale et la flexisécurité
Dans une économie planifiée

Dans une économie de marché

Explication

Une économie de marché organise les échanges par la rencontre de l’offre et de la demande. Une économie planifiée se distingue par un rôle omniprésent de l’État dans l’organisation économique.

6. Quelle comparaison distingue correctement les modèles anglo-saxon et français ?

Le modèle anglo-saxon est libéral et peu réglementé, tandis que le modèle français donne un rôle important à l’État
Le modèle anglo-saxon repose sur la flexisécurité, tandis que le modèle français est fortement financiarisé
Le modèle anglo-saxon privilégie la régulation étatique, tandis que le modèle français limite l’intervention publique
Le modèle anglo-saxon donne un rôle central à la protection sociale, tandis que le modèle français est peu réglementé

Le modèle anglo-saxon est libéral et peu réglementé, tandis que le modèle français donne un rôle important à l’État

Explication

Le modèle anglo-saxon est présenté comme fortement financiarisé, libéral et peu réglementé, alors que le modèle français accorde une place importante à l’État. La flexisécurité est associée au modèle nord-européen, et non au modèle anglo-saxon.

7. Qu’est-ce qui définit un agent économique ?

Un individu ou un groupe constituant un centre de décision économique indépendant
Une organisation qui produit nécessairement des biens marchands à but lucratif
Une institution qui collecte l’épargne et distribue des crédits
Un groupe de personnes vivant sous le même toit et partageant leurs revenus

Un individu ou un groupe constituant un centre de décision économique indépendant

Explication

Un agent économique est un individu ou un groupe formant un centre de décision économique indépendant. La production marchande à but lucratif caractérise plutôt les entreprises non financières.

8. Quelles sont les cinq catégories d’agents économiques ?

Les entreprises non financières, les banques, les ménages, les marchés et les administrations
Les consommateurs, les producteurs, les investisseurs, les salariés et les administrations
Les ménages, les entreprises non financières, les institutions financières, les administrations et le reste du monde
Les ménages, les entreprises publiques, les banques, les associations et les collectivités locales

Les ménages, les entreprises non financières, les institutions financières, les administrations et le reste du monde

Explication

Les cinq catégories sont les ménages, les entreprises non financières, les institutions financières, les administrations et le reste du monde. Les marchés ne constituent pas l’une de ces catégories d’agents.

9. Une personne célibataire vivant seule constitue-t-elle un ménage ?

Non, car un ménage est défini par la consommation commune de plusieurs individus
Oui, car un ménage peut être constitué d’une seule personne vivant sous le même toit
Non, car un ménage doit réunir plusieurs personnes partageant un logement
Oui, si cette personne partage ses revenus avec une autre unité de décision

Oui, car un ménage peut être constitué d’une seule personne vivant sous le même toit

Explication

Un ménage peut être formé d’un individu seul ou d’un groupe vivant sous le même toit. L’idée qu’il doit nécessairement compter plusieurs personnes est une confusion.

10. Quelle distinction décrit correctement les entreprises non financières et les administrations ?

Les entreprises non financières fournissent surtout des services non marchands financés par l’impôt, tandis que les administrations vendent des biens à but lucratif
Les entreprises non financières régulent les marchés et protègent les ménages, tandis que les administrations poursuivent un but lucratif
Les entreprises non financières produisent des biens ou services marchands à but lucratif, tandis que les administrations fournissent surtout des services non marchands financés par des prélèvements obligatoires
Les entreprises non financières collectent l’épargne et créent de la monnaie, tandis que les administrations produisent des biens marchands

Les entreprises non financières produisent des biens ou services marchands à but lucratif, tandis que les administrations fournissent surtout des services non marchands financés par des prélèvements obligatoires

Explication

Les entreprises non financières ont pour fonction de produire des biens ou services marchands dans un but lucratif, tandis que les administrations proposent principalement des services non marchands financés par des prélèvements obligatoires. La production non marchande financée par l’impôt correspond aux administrations, et non aux entreprises non financières.

11. Que désigne l’« oikonomia » chez Aristote ?

Les règles organisant la gestion du domaine familial
Les échanges commerciaux entre différentes cités
Les pratiques visant l’accumulation de richesses personnelles
La répartition des fonctions politiques dans la cité

Les règles organisant la gestion du domaine familial

Explication

Chez Aristote, l’oikonomia concerne les règles de gestion du domaine familial. La chrématistique, en revanche, est orientée vers l’enrichissement.

12. Quelle distinction sépare l’oikonomia de la chrématistique ?

L’oikonomia organise le domaine familial, tandis que la chrématistique vise l’enrichissement
L’oikonomia organise les échanges entre cités, tandis que la chrématistique règle la vie politique
L’oikonomia concerne le travail agricole, tandis que la chrématistique régit les échanges familiaux
L’oikonomia vise l’enrichissement, tandis que la chrématistique organise le domaine familial

L’oikonomia organise le domaine familial, tandis que la chrématistique vise l’enrichissement

Explication

L’oikonomia renvoie à la gestion du domaine familial, alors que la chrématistique désigne une activité orientée vers l’enrichissement. Les associer aux fonctions inverses constitue la confusion entre ces deux notions.

13. Quelle description correspond à l’ensemble des mercantilismes ?

Plusieurs courants espagnol, français et anglais développés du XVe au XVIIIe siècle
Un courant espagnol unique apparu au XVe siècle et diffusé jusqu’au XVIIe siècle
Plusieurs courants français et anglais développés du XVIe au XIXe siècle
Un courant européen unifié développé du XIIIe au XVIe siècle

Plusieurs courants espagnol, français et anglais développés du XVe au XVIIIe siècle

Explication

Les mercantilismes regroupent des courants espagnol, français et anglais apparus entre le XVe et le XVIIIe siècle. Les réduire à un courant espagnol unique ne rend pas compte de cette diversité nationale.

14. Quel objectif caractérise le bullionisme espagnol ?

Développer les manufactures en mobilisant le travail national
Limiter les importations afin d’obtenir une balance commerciale favorable
Accroître la production agricole pour dégager un surplus de richesse
Accumuler des métaux précieux pour accroître la richesse

Accumuler des métaux précieux pour accroître la richesse

Explication

Le bullionisme espagnol recherche l’accumulation de métaux précieux. Le développement du travail et des manufactures caractérise plutôt le mercantilisme français.

15. Quelle politique correspond au mercantilisme français des XVIe et XVIIe siècles, notamment au colbertisme industriel ?

Fonder la richesse sur le surplus produit par l’agriculture
Limiter les importations de blé pour favoriser une balance commerciale excédentaire
Faire de l’accumulation de métaux précieux le principal ressort de la richesse
Faire du travail et du développement des manufactures des sources de richesse

Faire du travail et du développement des manufactures des sources de richesse

Explication

Le mercantilisme français met en avant le travail et le développement des manufactures comme sources de richesse. L’accumulation de métaux précieux correspond plutôt au bullionisme espagnol.

16. Dans la physiocratie, quelle est la source principale de la richesse ?

La nature et l’agriculture, plutôt que les métaux précieux
L’accumulation de métaux précieux, plutôt que la production agricole
Le développement des manufactures, plutôt que les ressources naturelles
La limitation des importations, plutôt que la production des terres

La nature et l’agriculture, plutôt que les métaux précieux

Explication

La physiocratie situe la source de la richesse dans la nature et l’agriculture, et non dans les métaux précieux. Cette dernière conception est associée au bullionisme.

17. Quel économiste a dirigé les physiocrates et modélisé l’économie dans le Tableau économique ?

Aristote
François Quesnay
Jean-Baptiste Colbert
Thomas Mun

François Quesnay

Explication

François Quesnay est le principal chef de file des physiocrates et a représenté l’économie dans son Tableau économique. Colbert est associé au mercantilisme français et non à cette école.

18. Quelles classes le Tableau économique distingue-t-il ?

Les commerçants, les propriétaires fonciers et les fonctionnaires de l’État
Les agriculteurs, les artisans et les travailleurs salariés
Les propriétaires fonciers, les agriculteurs productifs et la classe stérile
Les propriétaires fonciers, les manufacturiers productifs et la classe commerçante

Les propriétaires fonciers, les agriculteurs productifs et la classe stérile

Explication

Le Tableau économique distingue les propriétaires fonciers, les agriculteurs qui forment la classe productive et la classe stérile. La classe productive y est définie par l’agriculture, et non par les manufactures.

19. Dans l’analyse physiocratique, qu’est-ce que le produit net ?

La valeur des métaux précieux accumulés, qui fonde la prépondérance des propriétaires
La différence entre importations et exportations, qui fonde la prépondérance des commerçants
Le surplus généré par l’agriculture, qui fonde la prépondérance de la classe productive
Le revenu tiré des manufactures, qui fonde la prépondérance de la classe industrielle

Le surplus généré par l’agriculture, qui fonde la prépondérance de la classe productive

Explication

Le produit net est le surplus que génère l’agriculture, ce qui explique la place centrale de la classe productive dans l’analyse physiocratique. Le revenu manufacturier ne constitue pas ce surplus agricole.

20. Quelle orientation économique caractérise les classiques comme Adam Smith, David Ricardo et Jean-Baptiste Say ?

Ils souhaitent que l’État fixe les prix et répartisse les revenus.
Ils défendent le libre-échange et un État limité aux fonctions régaliennes.
Ils préconisent la propriété collective et la planification des échanges.
Ils défendent le protectionnisme et une direction étatique de la production.

Ils défendent le libre-échange et un État limité aux fonctions régaliennes.

Explication

Les classiques privilégient le libéralisme et le libre-échange, tout en limitant l’intervention de l’État à ses fonctions régaliennes. Les mercantilistes, à l’inverse, favorisent une intervention économique plus dirigée.

21. Dans quel ouvrage publié en 1776 Adam Smith présente-t-il la division du travail comme un facteur majeur de la richesse ?

Principes d’économie politique et de l’impôt
Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations
Traité d’économie politique
Le Capital

Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations

Explication

Dans cet ouvrage de 1776, Smith met en avant la division du travail comme facteur majeur de formation de la richesse. Les Principes d’économie politique et de l’impôt sont associés à l’analyse de Ricardo.

22. Une manufacture répartit une tâche entre des ouvriers spécialisés. Selon Smith, par quels mécanismes cette organisation peut-elle accroître la productivité ?

Par la hausse des salaires, la réduction des échanges et l’augmentation des stocks de matières premières.
Par l’habileté acquise, le temps économisé entre les tâches et l’invention de machines performantes.
Par la baisse des prix, la concentration des ateliers et la diminution de la demande.
Par la rotation fréquente des ouvriers, l’allongement des tâches et le contrôle étatique des machines.

Par l’habileté acquise, le temps économisé entre les tâches et l’invention de machines performantes.

Explication

La spécialisation améliore l’habileté des ouvriers, réduit le temps perdu lors des changements de tâche et favorise l’invention de machines performantes. Une hausse des salaires ne constitue pas l’un des mécanismes avancés pour expliquer ces gains.

23. Que désigne la « main invisible » chez Adam Smith ?

La répartition planifiée des ressources par une autorité publique centrale.
L’action de l’État qui garantit l’application des lois et finance certains biens collectifs.
La coordination spontanée par laquelle la recherche des intérêts particuliers peut contribuer à l’intérêt général.
La coopération volontaire des producteurs pour fixer ensemble les prix du marché.

La coordination spontanée par laquelle la recherche des intérêts particuliers peut contribuer à l’intérêt général.

Explication

La main invisible désigne un ordre économique spontané où la recherche des intérêts particuliers peut contribuer à l’intérêt général. L’application des lois et le financement de certains biens collectifs relèvent plutôt du rôle de l’État gendarme.

24. Quel problème David Ricardo analyse-t-il dans ses Principes d’économie politique et de l’impôt, publiés en 1817 ?

La répartition des revenus entre salariés, propriétaires fonciers et capitalistes.
La sous-rémunération des ouvriers et les crises de surproduction capitalistes.
La formation spontanée de l’ordre économique à partir des intérêts individuels.
L’opposition entre la progression arithmétique des subsistances et la croissance de la population.

La répartition des revenus entre salariés, propriétaires fonciers et capitalistes.

Explication

Ricardo analyse la répartition des revenus entre les salariés, les propriétaires fonciers et les capitalistes. L’opposition entre la progression des subsistances et celle de la population est associée à Malthus.

25. Comment le mécanisme décrit par Ricardo peut-il conduire à l’état stationnaire ?

La population pousse à cultiver des terres moins fertiles, ce qui renchérit le blé et les salaires, réduit les profits et freine l’investissement.
L’amélioration des terres fait baisser les coûts et le prix du blé, ce qui augmente les profits jusqu’à stabiliser la production.
La population réduit la demande de blé, ce qui diminue les salaires, accroît les profits et accélère l’investissement.
La hausse des profits provoque une baisse des salaires, qui réduit la population et fait disparaître les échanges.

La population pousse à cultiver des terres moins fertiles, ce qui renchérit le blé et les salaires, réduit les profits et freine l’investissement.

Explication

La croissance démographique conduit à exploiter des terres moins fertiles, ce qui élève les coûts, le prix du blé et les salaires, puis réduit les profits et l’incitation à investir. L’état stationnaire désigne une croissance proche de zéro, et non simplement la baisse des profits qui y conduit.

26. Un pays produit deux biens moins efficacement qu’un partenaire, mais son retard est moindre dans la production du textile. Que recommande la théorie des avantages comparatifs de Ricardo ?

Qu’il se spécialise dans le textile, où il est le moins désavantagé relativement.
Qu’il produise les deux biens pour réduire sa dépendance envers son partenaire.
Qu’il se spécialise dans le bien où son retard de productivité est le plus marqué.
Qu’il abandonne les échanges et protège ses producteurs par des droits de douane.

Qu’il se spécialise dans le textile, où il est le moins désavantagé relativement.

Explication

Selon les avantages comparatifs, un pays a intérêt à se spécialiser dans les productions pour lesquelles il est le meilleur ou le moins mauvais. Cette logique ne commande pas de choisir le bien dans lequel son désavantage est le plus important.

27. Quelle proposition résume la loi de Say, présentée dans le Traité d’économie politique en 1817 ?

Les produits s’échangent contre des produits et toute offre génère sa propre demande.
La consommation des ménages détermine la production, qui s’adapte à la demande préexistante.
Les crises de surproduction résultent nécessairement d’une hausse des salaires ouvriers.
La population croît plus vite que les ressources, ce qui menace les subsistances.

Les produits s’échangent contre des produits et toute offre génère sa propre demande.

Explication

La loi de Say affirme que les produits s’échangent contre des produits et que toute offre génère sa propre demande. Le risque de ressources insuffisantes face à la croissance de la population correspond à l’analyse de Malthus.

28. Quelle différence Malthus établit-il entre l’évolution des subsistances et celle de la population ?

Les subsistances et la population progressent toutes deux selon un rythme exponentiel.
Les subsistances et la population progressent toutes deux selon un rythme arithmétique.
Les subsistances progressent selon un rythme exponentiel, tandis que la population augmente selon un rythme arithmétique.
Les subsistances progressent selon un rythme arithmétique, tandis que la population augmente selon un rythme exponentiel.

Les subsistances progressent selon un rythme arithmétique, tandis que la population augmente selon un rythme exponentiel.

Explication

Malthus oppose une progression arithmétique des subsistances à une croissance exponentielle de la population, ce qui peut entraîner pauvreté et famine. Inverser ces deux rythmes revient à confondre les trajectoires qu’il attribue aux ressources et à la population.

29. Pourquoi Marx associe-t-il la sous-rémunération du travail aux crises de surproduction ?

Elle limite le pouvoir d’achat ouvrier, ce qui peut empêcher l’écoulement de la production.
Elle réduit les coûts de production, ce qui entraîne une baisse générale de l’offre.
Elle augmente les revenus des capitalistes, ce qui supprime les débouchés commerciaux.
Elle accroît le pouvoir d’achat ouvrier, ce qui provoque une pénurie durable de produits.

Elle limite le pouvoir d’achat ouvrier, ce qui peut empêcher l’écoulement de la production.

Explication

Pour Marx, la sous-rémunération du travail limite le pouvoir d’achat des ouvriers et peut ainsi contribuer aux crises de surproduction. Une hausse du pouvoir d’achat ouvrier ne correspond pas au mécanisme qu’il décrit.

30. Quelle évolution du capitalisme Marx prévoit-il et quelle organisation souhaite-t-il lui substituer ?

Une baisse tendancielle du taux de profit devrait être corrigée par une société où les moyens de production appartiennent aux seuls travailleurs industriels.
Une baisse tendancielle du taux de profit et des crises pourraient mener à son remplacement par une société communiste où les moyens de production appartiennent à tous.
Une stabilité du taux de profit devrait conduire à renforcer le capitalisme en confiant les moyens de production à l’État.
Une hausse tendancielle du taux de profit et des crises pourrait mener à son remplacement par une société où les moyens de production restent privés.

Une baisse tendancielle du taux de profit et des crises pourraient mener à son remplacement par une société communiste où les moyens de production appartiennent à tous.

Explication

Marx prévoit une baisse tendancielle du taux de profit et des crises de surproduction susceptibles de conduire à la disparition du capitalisme, qu’il souhaite remplacer par une société communiste où les moyens de production sont la propriété de tous. Une propriété réservée aux seuls travailleurs industriels ne correspond pas à cette définition.

31. Quel est l’objet principal étudié par l’école de Lausanne associée à Léon Walras et Vilfredo Pareto ?

L’équilibre général des marchés interdépendants, puis la notion d’optimum
Le marché du travail et les préférences des consommateurs, puis les courbes d’indifférence
La valeur-utilité et l’analyse psychologique du comportement individuel
Les structures de marché définies par le nombre d’offreurs et de demandeurs

L’équilibre général des marchés interdépendants, puis la notion d’optimum

Explication

L’école de Lausanne analyse l’équilibre général en tenant compte des interdépendances entre marchés, puis étudie l’optimum. L’étude des courbes d’indifférence et des préférences des consommateurs caractérise plutôt l’école de Cambridge.

32. Une étude modélise les décisions de consommateurs et d’entreprises comme des choix rationnels individuels : quelle approche néoclassique correspond à cette démarche ?

Une analyse historique des transformations des institutions économiques
Une analyse principalement microéconomique des décisions des agents
Une analyse psychologique centrée sur la valeur-utilité des biens
Une analyse macroéconomique des phénomènes globaux de l’économie

Une analyse principalement microéconomique des décisions des agents

Explication

L’approche néoclassique décrite ici est principalement microéconomique et représente les agents comme des individus rationnels qui choisissent la meilleure décision. L’analyse macroéconomique porte plutôt sur l’économie considérée dans son ensemble.

33. Quelle contribution caractérise l’école de Vienne associée à Karl Menger et Friedrich Hayek ?

L’élaboration d’un modèle de marché fondé sur cinq hypothèses de concurrence
L’approfondissement de la valeur-utilité et de l’analyse psychologique des individus
L’analyse du chômage et des préférences à l’aide de courbes d’indifférence
L’étude de l’équilibre général des marchés et de leurs interdépendances

L’approfondissement de la valeur-utilité et de l’analyse psychologique des individus

Explication

L’école de Vienne approfondit la valeur-utilité et l’analyse psychologique du comportement individuel. L’équilibre général des marchés est associé à l’école de Lausanne, et non à cette école.

34. Selon la conception néoclassique, que devient l’utilité marginale lorsqu’un consommateur consomme une unité supplémentaire d’un bien ?

Elle augmente, car chaque unité supplémentaire apporte une utilité plus forte
Elle dépend de la quantité de travail nécessaire à la production du bien
Elle diminue, car chaque unité supplémentaire apporte une utilité moindre
Elle reste constante, car chaque unité apporte une utilité identique

Elle diminue, car chaque unité supplémentaire apporte une utilité moindre

Explication

La valeur néoclassique repose sur l’utilité retirée de la consommation, et l’utilité marginale décroît lorsqu’on ajoute des unités du bien. La quantité de travail relève d’une autre conception de la valeur, distincte de cette approche.

35. À quoi sert le modèle de concurrence pure et parfaite dans l’analyse néoclassique ?

À garantir que les prix réels ajustent efficacement l’offre et la demande
À fournir un repère théorique pour comparer les marchés réels à cinq hypothèses
À classer les marchés en fonction du seul nombre de producteurs présents
À décrire une forme de marché observée lorsque plusieurs entreprises se font concurrence

À fournir un repère théorique pour comparer les marchés réels à cinq hypothèses

Explication

La concurrence pure et parfaite est un modèle de référence qui permet de confronter les marchés réels à cinq hypothèses, dont l’atomicité et la transparence de l’information. Elle ne garantit pas que les marchés réels satisfont ces hypothèses.

36. Dans l’analyse néoclassique, comment le prix contribue-t-il à réguler un marché ?

En reflétant directement l’utilité totale ressentie par les consommateurs
En résultant de la confrontation entre l’offre et la demande
En s’ajustant selon le nombre d’intermédiaires présents sur le marché
En étant fixé par les pouvoirs publics selon les coûts de production

En résultant de la confrontation entre l’offre et la demande

Explication

Dans l’analyse néoclassique, le prix régule le marché par la confrontation de l’offre et de la demande. Il ne correspond pas, dans cette proposition, à un prix fixé par les pouvoirs publics.

37. Quel ouvrage Keynes publie-t-il en 1936 dans le contexte de la grande crise des années 1930 ?

Les Principes d’économie politique et de taxation
La Richesse des nations et le commerce des peuples
La Théorie générale de l’emploi et de la monnaie
Les Principes de l’économie politique et de l’impôt

La Théorie générale de l’emploi et de la monnaie

Explication

Keynes publie en 1936 la Théorie générale de l’emploi et de la monnaie, dans le contexte de la grande crise des années 1930. Les autres titres proposés ne sont pas l’ouvrage indiqué pour cette publication.

38. Une équipe étudie ensemble le chômage, la croissance, l’inflation et l’équilibre extérieur d’un pays : de quelle approche relève cette étude ?

De la macroéconomie, qui analyse l’économie considérée comme un tout
De l’analyse de l’entreprise, qui porte sur les choix d’un seul producteur
De la microéconomie, qui analyse les décisions individuelles des agents
De l’analyse des marchés, qui porte sur les échanges d’un seul bien

De la macroéconomie, qui analyse l’économie considérée comme un tout

Explication

La macroéconomie étudie les phénomènes globaux concernant l’économie dans son ensemble, notamment le chômage, la croissance et l’inflation. L’étude des comportements individuels relève plutôt de la microéconomie.

39. Pourquoi Keynes conteste-t-il l’idée que le marché assure spontanément l’équilibre ?

Parce que les rigidités et les imperfections peuvent freiner l’ajustement des prix
Parce que la concurrence empêche les entreprises de modifier leurs prix
Parce que l’épargne des ménages fixe directement le niveau des salaires
Parce que les variations de la demande modifient toujours les coûts de production

Parce que les rigidités et les imperfections peuvent freiner l’ajustement des prix

Explication

Keynes souligne que les rigidités et les imperfections peuvent empêcher les prix d’ajuster efficacement l’offre et la demande. La présence de rigidités, plutôt qu’une concurrence qui empêcherait nécessairement les changements de prix, fonde cette critique.

40. Dans le modèle présenté, si C=0,75C = 0{,}75 et si l’investissement augmente de 2020 unités, quelle est la variation de production ΔY\Delta Y ?

Une augmentation de 6060 unités
Une augmentation de 8080 unités
Une augmentation de 55 unités
Une augmentation de 2020 unités

Une augmentation de $$80$$ unités

Explication

Le multiplicateur vaut K=11−0,75=4K = \frac{1}{1-0{,}75} = 4, donc ΔY=4×20=80\Delta Y = 4 \times 20 = 80 unités. Une hausse de production de 2020 unités correspondrait à un multiplicateur de 11, et non à celui obtenu avec cette propension à dépenser.

41. Quel phénomène économique, associé au premier choc pétrolier de 1973, combine inflation et chômage de masse ?

La stagflation, qui accompagne la fin des Trente Glorieuses
La récession, qui associe baisse des prix et plein emploi
La déflation, qui accompagne une forte croissance économique
La reprise, qui associe hausse des prix et baisse du chômage

La stagflation, qui accompagne la fin des Trente Glorieuses

Explication

La stagflation désigne la coexistence de l’inflation et du chômage de masse, apparue dans le contexte du premier choc pétrolier et de la fin des Trente Glorieuses. La récession peut s’accompagner de chômage, mais elle ne se définit pas par la combinaison d’inflation et de chômage caractéristique de la stagflation.

42. Pourquoi Milton Friedman juge-t-il inefficaces les relances budgétaires expansives et inflationnistes les politiques monétaires expansives à long terme ?

La relance budgétaire réduit les exportations, tandis que l’expansion monétaire accroît durablement la production réelle
La relance budgétaire augmente l’épargne privée, tandis que l’expansion monétaire diminue durablement les prix
La relance budgétaire subit l’effet d’éviction, tandis que l’expansion monétaire entraîne une hausse des prix à long terme
La relance budgétaire freine la concurrence, tandis que l’expansion monétaire provoque une baisse des salaires nominaux

La relance budgétaire subit l’effet d’éviction, tandis que l’expansion monétaire entraîne une hausse des prix à long terme

Explication

Friedman associe l’inefficacité de la politique budgétaire expansive à l’effet d’éviction et considère que l’expansion monétaire génère de l’inflation à long terme. L’idée d’une augmentation durable de la production réelle par l’expansion monétaire ne correspond pas à cette critique.

43. Quelle équation exprime la relation quantitative de la monnaie entre masse monétaire, vitesse de circulation, prix et transactions ?

M×T=P+VM \times T = P + V
M×P=V×TM \times P = V \times T
M+V=P+TM + V = P + T
M×V=P×TM \times V = P \times T

$$M \times V = P \times T$$

Explication

L’équation quantitative présentée relie le produit de la masse monétaire par sa vitesse de circulation au produit du niveau des prix par le volume des transactions. L’expression M×P=V×TM \times P = V \times T associe les variables autrement et ne représente pas cette relation.

44. Dans le modèle monétariste où la vitesse de circulation et le volume des transactions sont constants, quel effet suit une hausse de la masse monétaire ?

La vitesse de circulation augmente, tandis que les prix et les transactions restent stables
Le niveau des prix augmente, tandis que la vitesse et les transactions restent stables
Le volume des transactions augmente, tandis que la vitesse et les prix restent stables
Le niveau des prix diminue, tandis que la vitesse et les transactions restent stables

Le niveau des prix augmente, tandis que la vitesse et les transactions restent stables

Explication

Avec une vitesse de circulation et un volume des transactions constants, une hausse de la masse monétaire se traduit par une hausse du niveau des prix. Une hausse des transactions ne correspond pas à ce modèle, qui traite leur volume comme constant.

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Que cherche à expliquer l’économie concernant l’usage des ressources rares ?

La manière de satisfaire au mieux les besoins.

Quels phénomènes liés à la vie matérielle l’économie étudie-t-elle ?

La production, les échanges et la consommation.

Qu'étudie la macroéconomie ?

Les grandes variables agrégées.

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