QCM : Chap 1 + Chap 2 Part 1 — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objectif général de la science lorsqu’elle étudie le monde qui nous entoure ?

Produire des règles morales destinées à orienter les comportements individuels
Comprendre son fonctionnement afin de formuler des prévisions et des recommandations fondées
Remplacer l’observation du réel par des opinions partagées entre spécialistes
Décrire les événements passés sans chercher à en expliquer les mécanismes

Comprendre son fonctionnement afin de formuler des prévisions et des recommandations fondées

Explication

La science cherche à comprendre le fonctionnement du monde pour pouvoir produire des prévisions et des recommandations reposant sur un raisonnement scientifique. La simple description des événements ne suffit pas à caractériser cette démarche explicative et prédictive.

2. Dans quelle acception l’économie désigne-t-elle une réalité sociale plutôt qu’une discipline scientifique ?

Lorsqu’elle désigne le système social organisé autour des activités économiques
Lorsqu’elle désigne une prévision concernant l’évolution des marchés
Lorsqu’elle désigne une méthode de vérification appliquée aux hypothèses
Lorsqu’elle désigne un ensemble de théories sur les comportements humains

Lorsqu’elle désigne le système social organisé autour des activités économiques

Explication

L’économie comme système social correspond à la réalité économique observée dans la société. Les théories, méthodes et prévisions relèvent plutôt de l’économie comme système de pensée scientifique.

3. Quelle distinction oppose correctement la réfutabilité et le scepticisme organisé dans la démarche scientifique ?

La réfutabilité mesure l’utilité d’une théorie, tandis que le scepticisme organisé détermine sa popularité
La réfutabilité confronte une théorie au réel, tandis que le scepticisme organisé la soumet à l’examen des pairs
La réfutabilité confronte une théorie aux pairs, tandis que le scepticisme organisé la compare aux données du réel
La réfutabilité établit une vérité définitive, tandis que le scepticisme organisé protège les théories admises

La réfutabilité confronte une théorie au réel, tandis que le scepticisme organisé la soumet à l’examen des pairs

Explication

La réfutabilité, associée à Karl Popper, consiste à confronter une théorie au réel, tandis que le scepticisme organisé, associé à Robert Merton, implique l’examen critique par les pairs. Cette double exigence explique pourquoi une vérité scientifique reste susceptible d’être remise en question.

4. Pourquoi la rareté impose-t-elle une contrainte aux individus dans leurs choix économiques ?

Parce que les ressources possèdent une valeur identique quel que soit leur usage
Parce que l’abondance des ressources empêche les individus de comparer leurs préférences
Parce que les besoins sont limités par rapport aux ressources et conduisent à moins de décisions
Parce que les ressources sont limitées par rapport aux besoins et peuvent avoir plusieurs usages

Parce que les ressources sont limitées par rapport aux besoins et peuvent avoir plusieurs usages

Explication

La rareté existe lorsque les ressources disponibles sont insuffisantes par rapport aux besoins et qu’elles peuvent être affectées à des usages alternatifs. Elle oblige donc les individus à effectuer des arbitrages.

5. Quelle définition de la science économique correspond à la formulation de Lionel Robbins ?

Elle étudie les préférences individuelles comme une relation entre les revenus et les habitudes de consommation
Elle étudie le comportement humain comme une relation entre des fins et des moyens rares à usages alternatifs
Elle étudie la production nationale comme une relation entre les prix et les quantités échangées
Elle étudie les institutions politiques comme une relation entre les citoyens et les administrations publiques

Elle étudie le comportement humain comme une relation entre des fins et des moyens rares à usages alternatifs

Explication

Pour Lionel Robbins, l’économie analyse les choix humains entre des fins et des moyens rares susceptibles de recevoir différents usages. Cette définition met au centre la rareté et l’arbitrage entre objectifs.

6. Une personne choisit une formation non rémunérée plutôt qu’un emploi temporaire rémunéré ; quel élément représente son coût d’opportunité ?

La durée consacrée à l’examen des différentes formations disponibles
Le montant effectivement payé pour s’inscrire à la formation suivie
Le bénéfice marginal attendu d’une compétence acquise pendant la formation
La valeur de l’emploi temporaire auquel elle renonce en choisissant la formation

La valeur de l’emploi temporaire auquel elle renonce en choisissant la formation

Explication

Le coût d’opportunité correspond à la valeur de la meilleure alternative abandonnée, ici le revenu associé à l’emploi temporaire. Il se distingue du coût monétaire directement payé pour suivre la formation.

7. Comment les institutions influencent-elles les choix individuels dans l’analyse économique ?

Elles remplacent les préférences individuelles par des décisions prises par les entreprises
Elles établissent les règles du jeu qui structurent les incitations auxquelles les individus réagissent
Elles garantissent que les ressources disponibles répondent à tous les besoins exprimés
Elles décrivent les échanges réalisés sans modifier les contraintes rencontrées par les agents

Elles établissent les règles du jeu qui structurent les incitations auxquelles les individus réagissent

Explication

Les institutions sont des règles du jeu qui organisent les incitations et influencent ainsi les décisions individuelles. Elles ne suppriment pas les préférences ni les contraintes, mais structurent le cadre dans lequel les choix sont effectués.

8. Quelle démarche permet à un économiste de traiter méthodiquement une question de recherche ?

Identifier les décideurs, leurs objectifs, leurs contraintes et leurs institutions, puis confronter des prédictions testables aux données
Mesurer les contraintes budgétaires, puis déduire directement les comportements futurs sans analyser les institutions
Comparer plusieurs opinions théoriques, puis choisir celle qui paraît la plus cohérente sans examiner les données statistiques
Décrire les résultats observés, puis retenir l’explication qui correspond le mieux aux opinions des décideurs concernés

Identifier les décideurs, leurs objectifs, leurs contraintes et leurs institutions, puis confronter des prédictions testables aux données

Explication

L’économiste identifie les éléments du problème, étudie les effets d’une modification de paramètre, formule des prédictions testables et les confronte aux données statistiques. Une explication non soumise aux données ne respecte pas cette méthode de recherche.

9. Dans l’exemple du SMIC, dans quelle situation une hausse du salaire minimum peut-elle réduire les embauches ?

Lorsque le coût du travail supplémentaire dépasse le bénéfice marginal attendu de l’embauche
Lorsque le salaire minimum cesse de constituer une institution encadrant les relations de travail
Lorsque la hausse du salaire minimum réduit directement les compétences disponibles sur le marché
Lorsque le bénéfice marginal d’un salarié dépasse le coût total de son emploi

Lorsque le coût du travail supplémentaire dépasse le bénéfice marginal attendu de l’embauche

Explication

Une hausse du SMIC augmente le coût du travail et peut conduire l’employeur à embaucher moins si ce coût dépasse le bénéfice marginal attendu d’un salarié. Le SMIC est l’institution qui influence cette contrainte, tandis que le coût du travail en constitue un effet économique.

10. Quelle distinction décrit correctement le domaine respectif de la microéconomie et de la macroéconomie ?

La microéconomie mesure les prix agrégés, tandis que la macroéconomie observe les préférences individuelles.
La microéconomie étudie les décisions individuelles, tandis que la macroéconomie examine l’économie globale.
La microéconomie étudie la croissance nationale, tandis que la macroéconomie analyse les choix des ménages.
La microéconomie décrit les politiques publiques, tandis que la macroéconomie étudie les échanges entre entreprises.

La microéconomie étudie les décisions individuelles, tandis que la macroéconomie examine l’économie globale.

Explication

La microéconomie porte sur les décisions des agents et leurs interactions, alors que la macroéconomie concerne les phénomènes affectant l’économie dans son ensemble. Confondre la croissance nationale avec la microéconomie inverse précisément ces deux niveaux d’analyse.

11. Laquelle de ces propositions correspond à l’une des conceptions historiques du domaine économique ?

L’économie comme science des relations entre les acteurs.
L’économie comme science des phénomènes psychologiques individuels.
L’économie comme science des transformations techniques industrielles.
L’économie comme science des institutions politiques nationales.

L’économie comme science des relations entre les acteurs.

Explication

La science des relations fait partie des quatre conceptions historiques du domaine économique, avec la richesse matérielle, les prix et les choix. Les phénomènes psychologiques individuels peuvent être étudiés en économie, mais ils ne constituent pas l’une des quatre conceptions mentionnées.

12. Une étude mesure les effets observables d’une hausse d’impôt sans recommander de réforme : de quelle approche relève-t-elle ?

De l’analyse normative, car elle évalue une décision publique.
Du paradigme hétérodoxe, car elle refuse les données observées.
De l’analyse positive, car elle décrit les effets constatés.
De la méthode inductive, car elle formule une préférence politique.

De l’analyse positive, car elle décrit les effets constatés.

Explication

L’analyse positive décrit le monde tel qu’il est à partir de l’observation, ce qui correspond à la mesure des effets d’une hausse d’impôt. Une analyse normative formulerait plutôt une recommandation sur la politique à adopter.

13. Quelle démarche part d’hypothèses abstraites, construit une théorie, puis la confronte aux observations ?

L’analyse normative appliquée.
La méthode inductive contextualisée.
L’approche positive descriptive.
La méthode hypothético-déductive.

La méthode hypothético-déductive.

Explication

La méthode hypothético-déductive commence par des hypothèses abstraites et soumet ensuite la théorie obtenue à l’épreuve du réel. La méthode inductive suit le chemin inverse en partant d’observations répétées pour construire des théories liées aux contextes.

14. Un bien procure une satisfaction particulière à son utilisateur, indépendamment de son prix : de quel type de valeur s’agit-il ?

De la valeur productive.
De la valeur monétaire.
De la valeur d’usage.
De la valeur marchande.

De la valeur d’usage.

Explication

La valeur d’usage correspond à la satisfaction procurée par un bien à celui qui l’utilise. La valeur marchande renvoie au prix, tandis que la valeur productive provient du travail mobilisé pour produire le bien.

15. Quelle association entre une origine de la valeur et sa définition est correcte ?

Valeur productive : elle exprime la préférence du consommateur.
Valeur marchande : elle mesure la satisfaction procurée.
Valeur d’usage : elle correspond au prix observé.
Valeur productive : elle provient du travail.

Valeur productive : elle provient du travail.

Explication

La valeur productive est définie par son origine dans le travail. Le prix caractérise la valeur marchande et la satisfaction caractérise la valeur d’usage, ce qui rend les deux associations inversées incorrectes.

16. Quel élément sert principalement à mesurer la valeur dans la théorie objective de la valeur ?

L’intensité de la demande individuelle
Les coûts de production observables
La vitesse de variation des préférences
Le degré de satisfaction du consommateur

Les coûts de production observables

Explication

La théorie objective, aussi appelée théorie de la valeur-travail, relie la valeur aux coûts de production observables et au travail. La satisfaction du consommateur relève plutôt de la théorie subjective de la valeur.

17. Dans quelle œuvre Adam Smith présente-t-il la division du travail et la spécialisation comme des sources de richesse ?

Principes de l’économie politique et de l’impôt
Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations
Le Capital
Traité d’économie politique

Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations

Explication

Adam Smith développe cette analyse dans Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, publié en 1776. Le Traité d’économie politique est associé à Jean-Baptiste Say et porte sur une conception différente de la production.

18. Quelle opposition décrit correctement les conceptions de Smith, Ricardo et Marx concernant les revenus de production ?

Smith privilégie les propriétaires terriens, Ricardo défend l’harmonie et Marx répartit les revenus entre classes
Smith ne voit pas de conflit, Ricardo oppose plusieurs groupes et Marx privilégie les travailleurs
Smith analyse les préférences, Ricardo mesure l’utilité et Marx explique les prix par la rareté
Smith oppose les travailleurs et les capitalistes, Ricardo nie les conflits et Marx privilégie les propriétaires

Smith ne voit pas de conflit, Ricardo oppose plusieurs groupes et Marx privilégie les travailleurs

Explication

Smith considère la répartition des revenus comme non conflictuelle, Ricardo y voit une opposition impliquant travailleurs, capitalistes et propriétaires terriens, tandis que Marx met l’accent sur la rémunération des travailleurs. Les autres réponses attribuent à ces auteurs des conceptions étrangères à cette distinction.

19. Sur quoi repose principalement la détermination de la valeur dans la théorie subjective ?

La quantité de travail incorporée au produit
L’utilité selon les préférences individuelles
La répartition des revenus entre les classes
Les coûts de production mesurés objectivement

L’utilité selon les préférences individuelles

Explication

La théorie subjective explique la valeur par l’utilité et la satisfaction individuelles, qui varient selon les préférences de chacun. Les coûts de production et la quantité de travail appartiennent plutôt aux approches objectives de la valeur.

20. Selon Jean-Baptiste Say, que produit principalement l’activité productive ?

Une redistribution automatique des revenus
Une augmentation de l’utilité des biens
Une création matérielle indépendante des besoins
Une baisse générale de l’utilité marginale

Une augmentation de l’utilité des biens

Explication

Pour Say, la production crée ou augmente l’utilité plutôt qu’elle ne crée de la matière. L’idée d’une valeur fondée sur le travail renvoie davantage à la théorie de la valeur-travail.

21. Quels facteurs influencent la vitesse de décroissance de l’utilité marginale et, par conséquent, la valeur et le prix ?

Les conflits entre travailleurs et propriétaires
La spécialisation et la division du travail
La rareté et les préférences individuelles
La durée et l’intensité du processus productif

La rareté et les préférences individuelles

Explication

Dans l’approche subjective, la rareté et les préférences individuelles influencent l’évolution de l’utilité marginale, ce qui agit sur la valeur et le prix. La spécialisation concerne plutôt l’analyse smithienne de la production et de la richesse.

22. Comment Alfred Marshall distingue-t-il les déterminants du prix selon l’horizon temporel ?

À court terme, les coûts dominent davantage ; à long terme, l’usage devient le facteur principal
À court terme, les préférences disparaissent ; à long terme, la rareté cesse d’influencer les prix
À court terme, le travail détermine le prix ; à long terme, les revenus de production le remplacent
À court terme, l’usage domine davantage ; à long terme, les coûts de production pèsent davantage

À court terme, l’usage domine davantage ; à long terme, les coûts de production pèsent davantage

Explication

Marshall estime que le prix reflète davantage la valeur d’usage à court terme et davantage les coûts de production à long terme. Les autres réponses inversent cette relation ou introduisent des facteurs qui ne correspondent pas à sa synthèse.

23. Comment le paradoxe de l’eau et du diamant met-il en évidence une distinction entre valeur et prix ?

Un bien très utile peut avoir un prix inférieur à celui d’un bien plus rare
Un bien abondant possède nécessairement une valeur marchande supérieure
Le prix d’un bien dépend directement de la quantité de matière qu’il contient
La valeur d’usage et le prix évoluent toujours dans la même direction

Un bien très utile peut avoir un prix inférieur à celui d’un bien plus rare

Explication

Le paradoxe montre que la valeur d’usage élevée de l’eau ne lui garantit pas un prix supérieur à celui du diamant, notamment en raison de l’utilité marginale et de la rareté. Le prix ne correspond donc pas nécessairement à la valeur d’usage globale.

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Qu'est-ce que produit la science ?

La science produit des connaissances sur le monde qui nous entoure.

Que désigne le terme économie ?

L'économie désigne un système social ou un système de pensée scientifique.

Quelle condition Karl Popper associe-t-il à une théorie scientifique ?

La réfutabilité face au réel.

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