QCM : Introduction au contrôle de gestion et gouvernance — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objectif principal du contrôle organisationnel ?

Orienter et stabiliser les comportements pour les rendre conformes aux objectifs de l’organisation
Vérifier que chaque tâche est exécutée sans écart par rapport aux normes légales
Produire des états financiers normalisés destinés aux actionnaires externes
Mesurer uniquement la rentabilité des investissements des actionnaires

Orienter et stabiliser les comportements pour les rendre conformes aux objectifs de l’organisation

Explication

Le contrôle organisationnel regroupe les mécanismes qui orientent et stabilisent les comportements afin qu’ils restent conformes aux besoins et objectifs de l’organisation. La production d’états financiers relève plutôt de la comptabilité financière.

2. Dans la distinction proposée entre les niveaux de contrôle, où se situe le contrôle de gestion ?

Entre la planification stratégique et le contrôle opérationnel
En dehors du pilotage interne de l’organisation
Uniquement au niveau de l’exécution des tâches
Au même niveau que la planification stratégique

Entre la planification stratégique et le contrôle opérationnel

Explication

Le contrôle de gestion est situé entre la planification stratégique et le contrôle opérationnel : il sert aux décisions tactiques et à la mise en œuvre des stratégies. Il ne se confond donc ni avec la stratégie ni avec le contrôle des tâches.

3. Quelle est la fonction principale de la comptabilité de gestion ?

Mesurer uniquement la valeur boursière de l’entreprise
Remplacer complètement la comptabilité financière dans les rapports annuels
Publier des informations normalisées destinées aux parties prenantes externes
Fournir aux managers des informations internes pour piloter la gestion

Fournir aux managers des informations internes pour piloter la gestion

Explication

La comptabilité de gestion est une comptabilité interne destinée aux managers, notamment pour aider au pilotage via des outils comme le calcul des coûts. La comptabilité financière, elle, vise l’information externe normalisée.

4. Quand le bénéfice résiduel est-il créateur de valeur ?

Lorsqu’il est négatif, car le risque est alors mieux rémunéré
Lorsqu’il est positif, ce qui revient à avoir un ROI supérieur au CMPC
Lorsqu’il est supérieur au chiffre d’affaires
Lorsqu’il est nul, car l’entreprise couvre exactement son capital

Lorsqu’il est positif, ce qui revient à avoir un ROI supérieur au CMPC

Explication

Le bénéfice résiduel est positif lorsque la performance d’exploitation dépasse la rémunération minimale attendue du capital, ce qui revient à un ROI supérieur au CMPC. Un bénéfice résiduel négatif traduit au contraire une destruction de valeur.

5. Que décompose la pyramide du ROI ?

Le coût du capital en dette et en capitaux propres
La valeur boursière en dividendes et plus-values
Le retour sur investissement en taux de marge et en rotation des actifs
Le résultat net en charges fixes et charges variables

Le retour sur investissement en taux de marge et en rotation des actifs

Explication

La pyramide du ROI exprime le ROI comme le produit du taux de marge et de la rotation des actifs. Elle relie ainsi le compte de résultat au bilan.

6. Quand l’effet de levier financier est-il favorable ?

Lorsque les actifs investis sont égaux au chiffre d’affaires
Lorsque le ROI est supérieur au taux d’intérêt de la dette
Lorsque le ROI est inférieur au taux d’intérêt de la dette
Lorsque la dette est nulle

Lorsque le ROI est supérieur au taux d’intérêt de la dette

Explication

L’effet de levier est positif si le ROI dépasse le coût de la dette, car l’endettement amplifie alors la rentabilité financière. S’il est inférieur au taux d’intérêt, le levier devient négatif.

7. Comment obtient-on un coût complet ?

En imputant uniquement les coûts fixes aux produits
En additionnant les charges directes et une quote-part des charges indirectes
En ne retenant que les charges variables liées au volume
En calculant la différence entre les ventes et les achats

En additionnant les charges directes et une quote-part des charges indirectes

Explication

Le coût complet incorpore toutes les charges incorporables, y compris une part des charges indirectes imputée aux objets de coût. Il ne se limite donc pas aux seules charges directes.

8. Dans la méthode ABC, quel rôle joue l’inducteur de coût ?

Il répartit les charges fixes selon le chiffre d’affaires
Il sert de base d’imputation en reflétant la cause d’apparition du coût
Il mesure la marge commerciale d’un produit
Il remplace la notion d’activité par la notion de centre de responsabilité

Il sert de base d’imputation en reflétant la cause d’apparition du coût

Explication

L’inducteur de coût est la variable qui traduit la cause d’apparition du coût et sert de base d’imputation des activités vers les produits. C’est ce lien causal qui distingue l’ABC d’une répartition arbitraire.

9. Qu’est-ce qu’une section homogène dans la méthode des sections homogènes ?

Un ensemble d’activités choisi uniquement selon l’organigramme
Un regroupement d’activités où les charges sont analysées de façon relativement homogène
Un service dans lequel toutes les charges sont directes
Une unité qui ne traite que des activités administratives

Un regroupement d’activités où les charges sont analysées de façon relativement homogène

Explication

La méthode des sections homogènes repose sur des regroupements d’activités aux caractéristiques homogènes, afin de répartir les coûts de manière cohérente. Le découpage doit refléter le processus réel, pas seulement l’organigramme.

10. À quoi doit servir une unité d’œuvre pertinente ?

À remplacer le calcul des charges indirectes par un simple forfait
À modéliser le coût de la section avec une bonne corrélation entre activité et coût
À mesurer la seule quantité produite sans lien avec le coût
À répartir les coûts en fonction du prix de vente

À modéliser le coût de la section avec une bonne corrélation entre activité et coût

Explication

Une unité d’œuvre pertinente doit représenter correctement l’activité de la section et présenter une corrélation satisfaisante avec son coût. C’est cette relation qui permet de transférer les coûts indirects de façon cohérente.

11. Dans la méthode ABC, quel enchaînement décrit le mieux la logique d’imputation des coûts ?

Centres de responsabilité → dividendes → actionnaires
Charges fixes → marges → résultat
Ressources → activités → produits
Produits → activités → ressources

Ressources → activités → produits

Explication

En ABC, les ressources sont consommées par des activités, puis les coûts des activités sont imputés aux produits. Les autres propositions inversent ou déforment cette causalité.

12. Quel est le rôle principal d’un inducteur de coût dans la méthode ABC ?

Calculer le bénéfice résiduel d’une division
Répartir uniformément toutes les charges indirectes entre les produits
Remplacer la totalité des centres d’analyse
Mesurer la cause d’apparition d’un coût pour imputer les activités

Mesurer la cause d’apparition d’un coût pour imputer les activités

Explication

L’inducteur de coût sert de base d’imputation parce qu’il reflète la cause de consommation des ressources. Il ne répartit pas les charges de manière uniforme et ne remplace pas les centres d’analyse.

13. Pour une décision donnée, pourquoi peut-il être pertinent de ne pas analyser certains coûts fixes ?

Parce qu’ils sont toujours impossibles à mesurer
Parce qu’ils deviennent automatiquement des coûts variables
Parce qu’ils restent inchangés et n’influencent pas cette décision
Parce qu’ils doivent être imputés à tous les produits

Parce qu’ils restent inchangés et n’influencent pas cette décision

Explication

Si les coûts fixes ne changent pas selon la décision étudiée, leur analyse n’apporte pas d’information utile à ce choix. Les autres réponses confondent pertinence décisionnelle et nature comptable des coûts.

14. Quelle idée résume le mieux la notion de pertinence des coûts ?

La pertinence dépend surtout du nom de la méthode choisie
Tout coût calculé reste valable pour n’importe quelle décision
Un coût n’a de sens que par rapport à la décision qu’il sert à éclairer
Les coûts pertinents sont forcément les coûts complets

Un coût n’a de sens que par rapport à la décision qu’il sert à éclairer

Explication

La pertinence dépend de l’usage prévu des chiffres et de la décision à prendre. Un même calcul peut être utile dans un cas et trompeur dans un autre.

15. Dans le direct costing simple, comment sont traitées les charges fixes ?

Elles ne sont pas réparties au produit
Elles sont transformées en coûts variables
Elles sont intégralement imputées à chaque produit
Elles sont réparties selon des inducteurs d’activité

Elles ne sont pas réparties au produit

Explication

Le direct costing simple laisse les charges fixes hors du coût des produits. Ce principe le distingue d’une logique d’imputation complète.

16. Quel énoncé caractérise le mieux le seuil de rentabilité ?

Le niveau d’activité où le résultat est nul
Le moment où les charges fixes sont égales aux charges variables
Le point où le chiffre d’affaires devient maximal
Le niveau de production où le coût variable disparaît

Le niveau d’activité où le résultat est nul

Explication

Le seuil de rentabilité correspond au point mort, c’est-à-dire au niveau d’activité où l’entreprise couvre exactement ses charges. Il ne s’agit ni de la disparition du coût variable ni d’un maximum de chiffre d’affaires.

17. Quelle est la fonction principale du contrôleur de gestion dans l’organisation ?

Certifier les comptes auprès des investisseurs
Remplacer systématiquement le dirigeant dans les décisions stratégiques
Produire, suivre et interpréter les informations utiles au pilotage
Fixer seul les objectifs de l’entreprise

Produire, suivre et interpréter les informations utiles au pilotage

Explication

Le contrôleur de gestion alimente le pilotage par des budgets, des écarts, du reporting et des procédures. Il n’est pas l’équivalent d’un auditeur ni du décideur stratégique unique.

18. Pourquoi dit-on que le contrôle de gestion peut exister sans contrôleur dédié ?

Parce qu’il dépend uniquement de l’audit légal
Parce qu’il s’agit d’un processus de pilotage avant d’être un poste
Parce qu’il se limite à la vérification comptable externe
Parce qu’il ne concerne que le contrôle des stocks

Parce qu’il s’agit d’un processus de pilotage avant d’être un poste

Explication

Le contrôle de gestion désigne d’abord un mode de pilotage interne, qui peut être distribué dans l’organisation. La présence d’un contrôleur n’est donc pas une condition de son existence.

19. Dans le modèle cognitif de la gouvernance, quel mécanisme est central pour améliorer la coordination ?

La suppression de toute divergence d’intérêts financiers
L’augmentation automatique des charges de contrôle
Le remplacement des actionnaires par les salariés
L’alignement des schémas mentaux

L’alignement des schémas mentaux

Explication

Le modèle cognitif insiste sur l’apprentissage, l’innovation et surtout l’alignement des schémas mentaux pour réduire le conflit cognitif. Cet alignement facilite la coordination et la création de valeur.

20. Quel est l’objectif principal des principes G20-OCDE de gouvernance ?

Définir un plan comptable unique mondial
Remplacer les conseils d’administration par l’État
Imposer des règles pénales identiques à tous les pays
Fixer des bonnes pratiques pour améliorer la gouvernance d’entreprise

Fixer des bonnes pratiques pour améliorer la gouvernance d’entreprise

Explication

Les principes G20-OCDE constituent un cadre non contraignant de bonnes pratiques visant à améliorer la gouvernance, l’efficience et la stabilité. Ils ne sont pas un dispositif pénal ni un plan comptable.

21. Quel est le rôle principal du comité d’audit dans la gouvernance de l’entreprise ?

Remplacer le conseil d’administration dans toutes les décisions stratégiques
Élaborer directement les états financiers et fixer les normes comptables internes
Décider du niveau de dividende versé aux actionnaires chaque année
Renforcer le contrôle des comptes en surveillant l’audit externe et les pressions du management

Renforcer le contrôle des comptes en surveillant l’audit externe et les pressions du management

Explication

Le comité d’audit est chargé de renforcer le contrôle des comptes, notamment en surveillant l’audit externe, les conflits et les pressions du management. Il ne se substitue pas au conseil d’administration ni aux services comptables.

22. Comment définit-on la qualité de l’audit ?

La probabilité pour l’auditeur de découvrir une anomalie et de la révéler
La capacité de l’auditeur à réduire le délai de publication des comptes
Le degré de conformité des comptes aux préférences des actionnaires
La capacité de l’entreprise à éviter toute estimation comptable

La probabilité pour l’auditeur de découvrir une anomalie et de la révéler

Explication

La qualité de l’audit correspond à la probabilité de détecter une anomalie puis de la signaler. Elle repose donc sur la compétence et l’indépendance de l’auditeur, et non sur la rapidité de publication des comptes.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 22 flashcards sur Introduction au contrôle de gestion et gouvernance.

Contrôle organisationnel — définition ?

Mécanismes orientant et stabilisant comportements.

Contrôle de gestion — rôle ?

Pilote interne pour atteindre les objectifs.

Management control — sens ?

Pilotage et maîtrise de la gestion.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Introduction au contrôle de gestion et gouvernance.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM