📋 Plan du Cours
- Fonctionnement marché actions
- Types d’actions
- Cotation des actions
- Indicateurs performance actions
- Théorie efficience marché
- Rapport rentabilité/risque
- Arbitrage risque/rentabilité
- Mesure risque spécifique
📖 1. Fonctionnement marché actions
🔑 Notions clés & Définitions
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Marché des actions : Segment des marchés financiers où s'achètent et se vendent des titres de propriété appelés actions. Il permet aux entreprises de lever des fonds en émettant des actions, et aux investisseurs de participer à la propriété et aux bénéfices de ces entreprises. Gérard Edjiyato (2024) : « Le marché des actions est un segment des marchés financiers où s'achètent et se vendent des titres de propriété appelés actions. »
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Introduction en bourse (IPO) : Processus par lequel une entreprise privée devient publique en proposant ses actions à la vente au public pour la première fois. Il comprend plusieurs étapes : sélection d'une banque d'affaires, évaluation, préparation des documents, roadshow, fixation du prix, offre publique et cotation. Gérard Edjiyato (2024) : « L'émission d'actions, souvent réalisée lors d'une introduction en bourse (IPO), est un processus par lequel une entreprise privée devient publique en proposant ses actions à la vente au grand public pour la première fois. »
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Principaux acteurs du marché des actions : Incluent les investisseurs (particuliers, institutionnels), les courtiers (intermédiaires facilitant l'achat/vente), et les régulateurs (AMF, Banque de France) qui assurent la conformité et la transparence des opérations. Gérard Edjiyato (2024) : « Les acteurs du marché (investisseurs, courtiers, régulateurs) jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement des marchés financiers. »
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Fonctionnement des bourses principales : Les principales bourses comme NYSE, NASDAQ, Euronext, facilitent la cotation et l’échange des actions. Elles utilisent des systèmes de cotation en continu ou au fixing, selon la liquidité et la nature des titres. Gérard Edjiyato (2024) : « Les bourses principales (NYSE, NASDAQ, Euronext) permettent la cotation et l’échange des actions, avec des systèmes adaptés à la liquidité des titres. »
📝 Points essentiels
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Le marché des actions permet la mobilisation de capitaux pour les entreprises et offre aux investisseurs une participation dans la propriété et les bénéfices. La valeur d’une action peut varier selon la valeur nominale, la valeur d’émission, la valeur vénale et la valeur boursière, cette dernière étant déterminée par l’offre et la demande en bourse.
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Lors d’une IPO, l’entreprise doit suivre plusieurs étapes clés : sélection d’une banque d’affaires, évaluation, préparation des documents, roadshow, fixation du prix, offre publique, puis cotation. Ces étapes assurent la transparence et la réussite de l’émission.
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Les principaux acteurs du marché jouent des rôles complémentaires : les investisseurs cherchent à maximiser leur rendement, les courtiers facilitent la transaction, et les régulateurs garantissent la régularité et la transparence du marché.
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La cotation en bourse peut se faire en continu, permettant des échanges tout au long de la journée, ou au fixing, lors de moments précis. La sélection du système dépend de la liquidité du titre.
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La valeur boursière d’une action est influencée par l’offre et la demande, et reflète la perception du marché sur la valeur de l’entreprise. Elle peut différer de la valeur nominale ou de la valeur comptable.
💡 À retenir
Le marché des actions est un espace essentiel pour la mobilisation des capitaux et la participation des investisseurs à la propriété des entreprises, fonctionnant selon des processus précis d’émission, avec des acteurs spécialisés et des systèmes de cotation adaptés à la liquidité des titres.
📖 2. Types d’actions
🔑 Notions clés & Définitions
- Actions ordinaires : Titres de propriété représentant une part du capital social d’une entreprise, conférant à leur détenteur un droit de vote lors des assemblées et une participation aux bénéfices sous forme de dividendes variables. Selon Edjiyato (date), elles donnent la possibilité d’élire les membres du conseil d’administration et de voter les décisions majeures.
- Actions privilégiées : Titres de propriété qui confèrent un droit de propriété sur l’entreprise, mais avec des droits de vote souvent limités ou variables. Elles garantissent généralement un dividende fixe, souvent à perpétuité, ce qui les distingue des actions ordinaires. Selon Edjiyato (date), elles offrent une priorité dans le paiement des dividendes et en cas de liquidation.
- Dividendes variables (actions ordinaires) : Dividendes dont le montant fluctue en fonction des résultats de l’entreprise, reflétant la performance économique. Edjiyato (date) précise que cette variabilité est liée à la politique de distribution de l'entreprise.
- Dividende fixe (actions privilégiées) : Dividende garanti et constant versé aux actionnaires privilégiés, indépendamment des résultats de l’entreprise, souvent à perpétuité. Selon Edjiyato (date), cette caractéristique constitue une sécurité pour ces investisseurs.
- Droits de vote (actions ordinaires) : Pouvoir de participer aux décisions lors des assemblées générales, notamment l’élection des membres du conseil d’administration. Edjiyato (date) souligne que ce droit est proportionnel au nombre d’actions détenues.
- Droits de vote variables (actions privilégiées) : Possibilité pour certains actions privilégiées d’avoir un droit de vote, mais généralement moins étendu ou conditionnel, selon la société. Edjiyato (date) indique que cette variabilité dépend des statuts de l’entreprise.
📝 Points essentiels
- Les actions ordinaires sont négociables, donnent un droit de vote et une participation aux bénéfices variable, ce qui en fait le principal instrument de propriété pour les investisseurs en bourse. Leur dividende n’est pas garanti, mais leur potentiel de rendement est élevé en cas de succès de l’entreprise.
- Les actions privilégiées confèrent une priorité dans le paiement des dividendes et en cas de liquidation, mais leur droit de vote est souvent limité ou variable. Leur dividende est généralement fixe, ce qui offre une sécurité accrue aux investisseurs.
- La distinction entre ces deux types d’actions repose principalement sur la nature des droits attachés : pour les ordinaires, le droit de vote et la variabilité des dividendes ; pour les privilégiées, la priorité dans le paiement et la stabilité du dividende.
- La valeur des actions peut être évaluée selon plusieurs critères : valeur nominale, valeur d’émission, valeur vénale, et valeur boursière (cours de marché). La valeur nominale est fixée lors de la création, la valeur d’émission lors de l’augmentation de capital, et la valeur boursière fluctue selon l’offre et la demande.
- La cotation en bourse peut se faire en continu ou au fixing, selon la liquidité de l’action, avec des systèmes d’ordres variés (limité, marché, déclenchement).
💡 À retenir
Les actions ordinaires offrent une participation dynamique aux bénéfices et au pouvoir de décision, tandis que les actions privilégiées privilégient la sécurité du revenu par un dividende fixe et une priorité en cas de liquidation.
📖 3. Cotation des actions
🔑 Notions clés & Définitions
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Cotation en continu : Système où les actions sont échangées en permanence tout au long de la journée de trading, avec des prix fluctuant en fonction de l’offre et de la demande. Utilisé pour les actions liquides. (Gérard Edjiyato, 2024)
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Cotation au fixing : Système où les transactions se réalisent à des moments précis, généralement à l’ouverture et à la clôture du marché, à des prix déterminés par confrontation des ordres. Utilisé pour les actions moins liquides. (Gérard Edjiyato, 2024)
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Préouverture : Période avant l’ouverture officielle du marché (7h15-9h00), durant laquelle tous les ordres d’achat et de vente sont enregistrés dans le carnet d’ordres, permettant d’établir le prix d’ouverture. (Gérard Edjiyato, 2024)
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Ouverture : Moment où le marché commence à échanger activement (9h00), avec exécution immédiate des ordres trouvant leur contrepartie. (Gérard Edjiyato, 2024)
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Clôture : Fin de la séance de cotation (17h35), moment où les ordres sont exécutés au prix de clôture, déterminant le cours de clôture. La préclôture (17h30) sert à fixer ce prix. (Gérard Edjiyato, 2024)
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Ordre à cours limité : Ordre d’achat ou de vente avec un prix maximum (achat) ou minimum (vente), non exécuté si le prix du marché ne correspond pas à cette limite. (Gérard Edjiyato, 2024)
📝 Points essentiels
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La cotation en continu permet une négociation fluide et instantanée, adaptée aux marchés liquides, en utilisant des systèmes où les prix évoluent en temps réel selon l’offre et la demande. La séance commence à l’ouverture (9h), avec une période de préouverture (7h15-9h00) pour enregistrer les ordres sans exécution immédiate, puis la séance de trading active, et enfin la clôture (17h35) avec fixation du prix de clôture.
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La cotation au fixing est caractérisée par des moments précis de transaction, souvent à l’ouverture et à la clôture, avec des prix fixés par confrontation des ordres. Elle est privilégiée pour les actions moins liquides ou pour certains marchés spécifiques.
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La séance de cotation comprend plusieurs phases : la préouverture (enregistrement des ordres), l’ouverture (exécution immédiate), la préclôture (fixation du prix de clôture), et la clôture (exécution des ordres au prix de clôture).
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Les principaux types d’ordres en bourse incluent :
- Ordre à cours limité : maîtrise du prix d’exécution, non exécuté si le prix limite n’est pas atteint.
- Ordre au marché : exécution immédiate au prix du marché, sans limite.
- Ordre à la meilleure limite : transformé en ordre à cours limité au prix de la meilleure offre ou demande.
- Ordre à déclenchement : s’active lorsque le prix atteint un niveau prédéfini.
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La détermination du cours de cotation lors d’une séance au fixing ou en continu repose sur la confrontation des ordres d’achat et de vente, en respectant leur priorité (prix, ordre chronologique), pour fixer un prix d’équilibre ou de clôture.
💡 À retenir
La cotation en continu permet une négociation dynamique et fluide pour les actions liquides, tandis que la cotation au fixing fixe les prix à des moments précis, souvent pour des marchés moins liquides. La maîtrise des types d’ordres et du déroulement de la séance est essentielle pour comprendre la formation du cours en bourse.
🔑 Notions clés & Définitions
- Bénéfice net par action (BNPA) : Résultat net comptable divisé par le nombre d’actions en circulation, indicateur de performance économique qui mesure la capacité bénéficiaire de l’entreprise. Edjiyato (date) souligne son importance pour évaluer la rentabilité de l’entreprise.
- Return on Equity (RoE) : Rentabilité des capitaux propres, calculée en rapportant le bénéfice net aux capitaux propres (capital social + réserves). Edjiyato (date) indique que c’est une mesure clé de la performance économique, reflétant l’efficacité de la gestion des fonds propres.
- Taux de rendement (dividend yield) : Rapport entre le dividende annuel par action et le prix de l’action, indiquant la performance financière sous forme de rendement du dividende. Edjiyato (date) précise qu’il permet de comparer la rentabilité des actions en fonction des dividendes versés.
- Price Earning Ratio (PER) : Ratio du prix de marché d’une action sur le bénéfice par action (BPA), indicateur de valorisation et de performance économique. Edjiyato (date) souligne qu’il relie la performance financière à l’évaluation du marché.
- Price-to-book ratio : Rapport entre la valeur de marché d’une action et sa valeur comptable (capitaux propres par action), mesure de la performance qui compare la valorisation de marché à la valeur comptable. Edjiyato (date) indique son rôle dans l’évaluation relative des actions.
- Modèles d’actualisation des dividendes (constantes, non constantes, croissantes) : Méthodes permettant de déterminer la valeur actuelle d’une action en actualisant ses flux de dividendes futurs selon différentes hypothèses de croissance ou de constance. Edjiyato (date) précise leur utilisation pour estimer la valeur d’une action en fonction des dividendes attendus.
📝 Points essentiels
- Les indicateurs de performance économique (BNPA, RoE) évaluent la capacité de l’entreprise à générer des profits à partir de ses ressources, tandis que les indicateurs financiers (dividend yield, PER, price-to-book ratio) évaluent la performance de l’action sur le marché.
- Le BNPA est un indicateur clé pour mesurer la rentabilité opérationnelle, tandis que le RoE reflète l’efficacité de la gestion des capitaux propres.
- Le dividend yield permet d’évaluer la rentabilité sous forme de dividendes, en relation avec le prix de l’action, alors que le PER relie la valorisation du marché à la performance économique.
- Les modèles d’actualisation des dividendes permettent d’estimer la valeur intrinsèque d’une action en fonction des flux futurs attendus, en tenant compte de la croissance ou de la constance des dividendes.
- La distinction entre rentabilité anticipée (moyenne pondérée des scénarios possibles) et rentabilité réelle (effectivement réalisée) est essentielle pour l’évaluation des investissements.
- Le pay out ratio indique la proportion du bénéfice distribuée sous forme de dividendes, influençant la politique de rémunération et la croissance future de l’entreprise.
💡 À retenir
Les indicateurs de performance des actions combinent des mesures de rentabilité économique et financière, permettant d’évaluer à la fois la capacité bénéficiaire de l’entreprise et la valorisation du marché, essentiels pour la sélection et la gestion de portefeuilles efficients.
📖 5. Théorie efficience marché
🔑 Notions clés & Définitions
- Marché efficient : Un marché est dit efficient lorsque les prix des actifs reflètent parfaitement toute l'information disponible, permettant une allocation optimale des ressources (voir FAMA, 1970).
- Conditions d’efficience : Pour qu’un marché soit efficient, il doit réunir plusieurs conditions : rationalité des opérateurs, libre circulation et gratuité de l’information, absence de coûts de transaction, atomicité des opérateurs (voir FAMA, 1970).
- Rationalité des opérateurs : Les acteurs cherchent à maximiser leur gain pour un niveau de risque donné, en utilisant toute l'information disponible (voir FAMA, 1970).
- Liberté d’accès à l’information : L’information doit être accessible instantanément et gratuitement à tous les opérateurs, permettant une réaction immédiate aux nouvelles données (voir FAMA, 1970).
- Atomicité : Aucun opérateur ne doit pouvoir influencer le marché par ses actions, ce qui implique une multitude d’acteurs agissant indépendamment (voir FAMA, 1970).
- Absence de coûts de transaction : Les opérations d’achat ou de vente doivent pouvoir se réaliser sans coûts supplémentaires, évitant toute distorsion dans la formation des prix (voir FAMA, 1970).
📝 Points essentiels
- La théorie de l’efficience du marché repose sur l’idée que, dans un marché efficient, les prix des actifs intègrent toute l’information disponible, qu’elle soit publique ou privée selon le niveau d’efficience (voir FAMA, 1970).
- Les trois formes d’efficience selon Eugène Fama (1970) :
- Efficience faible : prix intégrant toute l’information issue des prix passés.
- Efficience semi-forte : prix intégrant toute l’information publique.
- Efficience forte : prix intégrant toute l’information, y compris l’information privilégiée.
- Un marché efficient permet une allocation optimale des ressources, car les prix reflètent la valeur intrinsèque des actifs, ce qui limite la possibilité de réaliser des profits anormaux par arbitrage (voir FAMA, 1970).
- La liquidité du marché, la rationalité des acteurs, et la transparence de l’information sont des piliers fondamentaux pour assurer l’efficience (voir FAMA, 1970).
- L’école comportementale remet en question la rationalité parfaite des acteurs, soulignant que des biais psychologiques peuvent affecter l’efficience du marché (voir Thaler, 1999).
💡 À retenir
Un marché efficient est celui où les prix reflètent toute l’information disponible, permettant une allocation optimale des ressources, mais cette efficience dépend de conditions strictes telles que la rationalité des acteurs, la libre circulation de l’information, et l’absence de coûts de transaction.
📖 6. Rapport rentabilité/risque
🔑 Notions clés & Définitions
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Relation entre rentabilité et risque des titres financiers : Concept selon lequel la rentabilité attendue d’un titre doit compenser le risque encouru, notamment le risque systématique, comme le souligne HARVEY (2017). Plus un titre présente un risque élevé, plus la rentabilité exigée par les investisseurs doit être importante pour compenser cette incertitude.
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Mesure du rendement exigé en fonction du risque : Approche qui consiste à déterminer le taux de rendement qu’un investisseur doit obtenir pour accepter un certain niveau de risque. Selon Jacquillat et al. (2014), cette mesure s’appuie notamment sur le modèle du CAPM, où le rendement exigé est proportionnel au risque systématique, mesuré par le coefficient bêta.
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Concept de diversification du risque dans le portefeuille : Stratégie visant à répartir les investissements entre plusieurs actifs afin de réduire le risque total sans diminuer la rentabilité attendue. MARKOWITZ (1952) démontre que la diversification permet d’éliminer le risque spécifique, laissant le risque systématique comme seul facteur de risque résiduel.
📝 Points essentiels
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La relation entre rentabilité et risque repose sur l’idée que pour attirer des investisseurs face à un risque accru, la rentabilité doit être proportionnellement plus élevée, conformément à la théorie de HARVEY (2017). Le risque systématique, non diversifiable, est mesuré par le bêta dans le modèle CAPM, qui indique la sensibilité du titre par rapport au marché global.
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La mesure du rendement exigé en fonction du risque s’appuie sur le modèle du CAPM (Capital Asset Pricing Model), selon lequel le rendement attendu d’un titre est égal au taux sans risque plus une prime de risque proportionnelle à son bêta :
Ri=Rf+βi(Rm−Rf)
où Rf est le taux sans risque, Rm le rendement du marché, et βi le coefficient de sensibilité du titre.
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La diversification du risque dans le portefeuille permet de réduire le risque spécifique, qui est propre à chaque titre, en combinant des actifs dont les rendements ne sont pas parfaitement corrélés. Selon MARKOWITZ (1952), cette diversification optimise le rapport rentabilité/risque en construisant la frontière efficiente.
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La relation entre rentabilité et risque est fondamentale pour la sélection des portefeuilles efficients, où seul le risque systématique demeure, car le risque spécifique peut être éliminé par diversification.
💡 À retenir
La rentabilité exigée d’un titre financier augmente avec son risque systématique, mesuré par le bêta, et la diversification permet de réduire le risque total en éliminant le risque spécifique, laissant ainsi l’investisseur avec le seul risque systématique à gérer dans le cadre d’un portefeuille optimal.
📖 7. Arbitrage risque/rentabilité
🔑 Notions clés & Définitions
- Portefeuille efficient : Selon Markowitz (1952), un portefeuille est efficient s'il offre la rentabilité maximale pour un niveau de risque donné ou le risque minimal pour une rentabilité donnée. Il appartient à la frontière efficiente, qui rassemble tous les portefeuilles optimaux en termes de compromis risque/rentabilité.
- Caractérisation du portefeuille optimal : La théorie de Markowitz (1952) définit le portefeuille optimal comme celui qui se trouve sur la frontière efficiente, maximisant la rentabilité pour un risque donné ou minimisant le risque pour une rentabilité donnée, en utilisant la covariance entre actifs.
- Diversification du risque spécifique : La diversification consiste à répartir les investissements entre plusieurs actifs pour réduire le risque non systématique ou spécifique, qui est lié à des facteurs propres à chaque titre, en évitant la concentration. La corrélation négative entre actifs permet d’éliminer ou réduire ce risque, conformément à la théorie de Markowitz (1952).
- Risque systématique vs risque spécifique : Le risque systématique (ou de marché) ne peut être éliminé par diversification, car il affecte l’ensemble du marché, tandis que le risque spécifique peut être réduit par diversification, comme l’indique la théorie de Markowitz (1952).
- Portefeuille optimal selon Markowitz : C’est un portefeuille situé sur la frontière efficiente, offrant le meilleur compromis entre risque et rentabilité, en tenant compte de la covariance entre actifs. La sélection repose sur la maximisation du ratio rentabilité/risk ou la minimisation du risque pour une rentabilité cible.
📝 Points essentiels
- La sélection d’un portefeuille efficient repose sur l’arbitrage entre risque et rentabilité, en choisissant le portefeuille qui maximise la rentabilité pour un risque donné ou minimise le risque pour une rentabilité donnée, conformément à la théorie de Markowitz (1952).
- La caractérisation du portefeuille optimal se fait par la position sur la frontière efficiente, qui rassemble tous les portefeuilles efficaces, c’est-à-dire ceux qui offrent le meilleur compromis entre risque et rendement.
- La diversification du risque spécifique est essentielle pour réduire la volatilité du portefeuille. Elle repose sur la corrélation entre actifs : plus elle est négative, plus la diversification est efficace. La réduction du risque spécifique est un levier pour atteindre le portefeuille efficient.
- La théorie de Markowitz (1952) montre que la diversification permet de réduire le risque non systématique, tandis que le risque systématique demeure inévitable. La sélection du portefeuille optimal doit tenir compte de cette distinction.
- La covariance entre actifs est un élément clé dans la construction du portefeuille optimal, permettant d’évaluer la diversification et d’optimiser le compromis risque/rentabilité.
💡 À retenir
L’arbitrage entre risque et rentabilité guide la sélection du portefeuille efficient, caractérisé par la position sur la frontière efficiente selon la théorie de Markowitz, où la diversification du risque spécifique permet d’optimiser le profil risque/rentabilité.
📖 8. Mesure risque spécifique
🔑 Notions clés & Définitions
- Risque spécifique : Partie du risque d’un actif financier liée à des facteurs propres à l’entreprise ou au secteur, indépendante du marché global. Il peut être réduit par diversification (voir section 7.3).
- Bêta (β) : Coefficient qui mesure la sensibilité du rendement d’un titre par rapport à celui du marché, représentant le risque systématique ou de marché. Selon HARVEY (2014), il indique la volatilité relative du titre face au marché.
- Techniques de mesure du risque spécifique : Méthodes permettant d’évaluer la contribution du risque propre à un actif dans un portefeuille, notamment par l’analyse de la covariance et du bêta (voir section 7.4).
📝 Points essentiels
- La mesure du risque spécifique consiste à distinguer la part de la volatilité d’un actif qui n’est pas liée aux fluctuations du marché global, c’est-à-dire le risque non systématique. La covariance entre deux actifs, notée COV(X,Y), permet d’évaluer leur relation et leur contribution au risque global du portefeuille (voir HARVEY, 2014).
- Le bêta (β) est un indicateur clé pour quantifier le risque spécifique, en particulier le risque de marché. Plus le bêta est élevé, plus l’actif est sensible aux mouvements du marché, ce qui indique un risque systématique plus important. La formule du bêta est :
β=VAR(Rm)COV(Ri,Rm)
où Ri est le rendement de l’actif et Rm celui du marché.
- La diversification permet de réduire le risque spécifique en répartissant les investissements sur plusieurs actifs dont les rendements sont faiblement ou négativement corrélés. Si la corrélation entre actifs est négative, la diversification peut éliminer totalement ce risque (voir HARVEY, 2014).
- La mesure du risque spécifique dans un portefeuille s’appuie aussi sur la variance du portefeuille, qui intègre la covariance entre tous les actifs, permettant d’isoler la contribution du risque non systématique.
💡 À retenir
La mesure du risque spécifique repose principalement sur le calcul du bêta, qui quantifie la sensibilité d’un titre aux fluctuations du marché, et sur l’analyse de la covariance pour évaluer la contribution de chaque actif au risque total. La diversification efficace permet de réduire ce risque non systématique, optimisant ainsi le profil risque/rendement du portefeuille.
📊 Tableaux de Synthèse
| Critère / Type | Actions ordinaires | Actions privilégiées | Auteur / Référence |
|---|
| Droit de vote | Oui, proportionnel | Limités ou conditionnels | Edjiyato (2024) |
| Dividende | Variable, non garanti | Fixe, prioritaire | Edjiyato (2024) |
| Priorité en liquidation | Non | Oui | Edjiyato (2024) |
| Potentiel de rendement | Élevé, dépend des résultats | Moins élevé, sécurité accrue | Edjiyato (2024) |
| Négociabilité | Oui | Oui | Edjiyato (2024) |
| Critère / Système de Cotation | Cotation en continu | Cotation au fixing | Auteur / Référence |
|---|
| Fonctionnement | Échanges permanents | Transactions à moments précis | Edjiyato (2024) |
| Utilisation | Actions liquides | Actions peu liquides | Edjiyato (2024) |
| Moment clé | Toute la journée | Ouverture et clôture | Edjiyato (2024) |
| Préouverture | Non | Oui | Edjiyato (2024) |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre actions ordinaires et privilégiées : croire que toutes donnent le même droit de vote ou de dividende.
- Confusion entre valeur nominale, valeur d’émission et valeur boursière.
- Penser que la cotation en continu est toujours meilleure que le fixing, alors que cela dépend de la liquidité.
- Confondre IPO (Introduction en bourse) et augmentation de capital.
- Croire que la valeur boursière reflète toujours la valeur réelle de l’entreprise.
- Confondre la cotation au fixing avec la cotation en continu.
- Négliger l’impact des régulateurs (AMF, BDF) sur la transparence du marché.
- Confondre la notion de marché primaire (émission) et marché secondaire (échange).
- Confondre la priorité de paiement des dividendes pour actions ordinaires vs privilégiées.
- Confondre la liquidité d’un titre et sa volatilité.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition du marché des actions selon Gérard Edjiyato (2024).
- Maîtriser le processus d’introduction en bourse (IPO) : étapes clés, acteurs impliqués.
- Identifier les principaux acteurs du marché des actions : investisseurs, courtiers, régulateurs.
- Comprendre le fonctionnement des principales bourses (NYSE, NASDAQ, Euronext) et leurs systèmes de cotation.
- Différencier actions ordinaires et privilégiées : droits, dividendes, priorités.
- Savoir évaluer la valeur d’une action : valeur nominale, valeur d’émission, valeur boursière.
- Connaître les systèmes de cotation : en continu vs au fixing, avantages et inconvénients.
- Identifier les caractéristiques du système de cotation en continu et au fixing.
- Comprendre la différence entre marché primaire et marché secondaire.
- Connaître le rôle des régulateurs dans la transparence et la régularité des marchés.
- Maîtriser la notion de valeur boursière et ses déterminants.
- Savoir distinguer la cotation en continu et la cotation au fixing.
- Connaître la procédure de préouverture et d’ouverture des marchés selon Edjiyato (2024).
- Comprendre la différence entre IPO et augmentation de capital.
- Maîtriser les risques liés à la fluctuation des actions et leur mesure.
- Connaître la théorie de l’efficience du marché selon Fama.
- Comprendre le rapport rentabilité/risque et ses applications.
- Savoir ce qu’est l’arbitrage risque/rentabilité.
- Connaître les mesures du risque spécifique d’un titre.
- Vérifier la maîtrise du vocabulaire spécifique à la bourse et aux actions.
- Revoir les concepts clés liés à la performance des actions et à leur évaluation.
- Assimiler les principaux pièges liés à la compréhension des marchés financiers.
- Étudier les exemples concrets d’émission, cotation et négociation.
- Relire les définitions essentielles et les différences entre types d’actions.
- Vérifier la compréhension des systèmes de cotation et de leur impact sur la liquidité.
- S’assurer de connaître les acteurs et leur rôle dans le fonctionnement du marché.
- Finaliser par la maîtrise des indicateurs de performance et des mesures de risque.
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