★ À maîtriser
Les révolutions industrielles commencent en Angleterre à la fin du XVIIIe siècle, puis s’étendent à l’Europe et à l’Amérique du Nord.
Les révolutions industrielles reposent sur la mécanisation de la production, la centralisation dans des usines, le développement des transports et l’urbanisation liée à l’exode rural.
Compléments
★ À maîtriser
La crise de 1929, ou Grande Dépression, est déclenchée par le krach boursier de Wall Street et se propage aux économies industrialisées.
La Grande Dépression provoque une chute brutale de la production et de l’emploi, une déflation qui réduit consommation et investissement, ainsi qu’un effondrement du commerce international lié aux politiques protectionnistes.
Aux États-Unis, Franklin D. Roosevelt met en place le New Deal dans les années 1930 pour relancer l’économie.
Compléments
Krach boursier → déflation, recul de la production et du commerce
★ À maîtriser
Les Trente Glorieuses, de 1945 à 1975, sont marquées par une croissance exceptionnelle, le plein emploi et l’amélioration du niveau de vie dans les pays industrialisés.
Le choc pétrolier de 1973, provoqué par l’embargo de l’OPEP, entraîne une hausse brutale des prix de l’énergie et une stagflation.
Dans les années 1980, le tournant néolibéral associé à Ronald Reagan aux États-Unis et Margaret Thatcher au Royaume-Uni favorise la dérégulation, les privatisations, la rigueur budgétaire, la baisse des dépenses publiques et la libéralisation financière.
Compléments
La prospérité des Trente Glorieuses est soutenue par la reconstruction d’après-guerre, les innovations technologiques, l’essor de l’État-providence et la mondialisation des échanges favorisée par des accords comme le GATT.
Au début des années 1970, la saturation des gains de productivité et la montée du chômage mettent fin au plein emploi et révèlent les limites du modèle fordiste.
Les politiques libérales des années 1980 mettent aussi l’accent sur l’innovation et la compétitivité pour stimuler la croissance et l’emploi.
Trente Glorieuses : plein emploi ; années 1970 : stagflation et chômage
★ À maîtriser
Adam Smith (1723-1790), considéré comme le père de l’économie moderne, pose les bases du libéralisme économique dans La Richesse des nations (1776).
Pour Adam Smith, la division et la spécialisation des tâches dans une manufacture augmentent la productivité, comme l’illustre la fabrication des épingles.
Jean-Baptiste Say (1767-1832) formule la loi des débouchés, selon laquelle l’offre crée sa propre demande parce que la production distribue aux producteurs des revenus leur permettant d’acheter des biens et services.
Compléments
Selon Smith, l’offre et la demande ajustent les prix et allouent les ressources sans intervention économique de l’État.
Smith réserve à l’État la défense nationale, l’administration de la justice et la fourniture de biens publics comme les infrastructures, tout en rejetant son intervention dans les activités économiques.
Selon Say, les crises de surproduction ne peuvent être que sectorielles et temporaires, car la baisse des prix incite les producteurs à réduire leur offre ou à se reconvertir et les marchés s’équilibrent par la flexibilité des prix.
Say présente l’entrepreneur comme celui qui combine travail, capital et terre, prend des risques et innove pour créer de la valeur et stimuler la croissance.
David Ricardo (1772-1823) expose ses idées dans Principes de l’économie politique et de l’impôt (1817).
Ricardo affirme que la valeur d’un bien dépend du travail nécessaire à sa production, idée qui influencera les théories marxistes.
★ À maîtriser
Compléments
Chez Walras, l’équilibre général est atteint par tâtonnement, les prix s’ajustant jusqu’à l’équilibre de tous les marchés.
Walras fonde la valeur économique d’un bien sur son utilité et sa rareté.
La loi de Pareto, ou principe 80-20, décrit une répartition des richesses où une petite partie de la population détient une grande partie des richesses.
L’école néoclassique formalise notamment l’utilité marginale, la productivité marginale, l’équilibre partiel, l’économétrie et la modélisation économique.
★ À maîtriser
📌 Keynes conteste la loi de Say, selon laquelle « l’offre crée sa propre demande », car un déséquilibre durable entre l’offre et la demande peut exister, notamment en période de sous-emploi.
Compléments
John Maynard Keynes (1883-1946), économiste britannique, a publié Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie en 1936 en réponse à la Grande Dépression.
La demande effective dépend du revenu national et des anticipations des agents économiques. - Keynes
Pour Keynes, une baisse des salaires en période de chômage réduit le pouvoir d’achat des travailleurs, diminue la demande globale et peut aggraver la crise au lieu de rétablir l’équilibre.
Demande insuffisante → baisse de la production et hausse du chômage.
★ À maîtriser
Compléments
Keynes soutient qu’un déficit budgétaire lié à la relance peut être compensé par la croissance économique qu’elle génère.
La baisse des taux d’intérêt par les banques centrales vise à encourager l’investissement et la consommation.
Après la Seconde Guerre mondiale, les idées keynésiennes ont inspiré la mise en place de systèmes de protection sociale dans les pays industrialisés.
Taux bas : la relance monétaire agit, sauf si le piège à liquidité bloque l’investissement.
★ À maîtriser
Compléments
Dans les années 1970, les relances keynésiennes par la demande ont parfois alimenté l’inflation sans réduire le chômage, contribuant à discréditer les recettes keynésiennes traditionnelles.
Les relances budgétaires ont accru la dette publique dans de nombreux pays, et des déficits chroniques peuvent déstabiliser les finances publiques et décourager l’investissement privé par effet d’éviction.
📌 Le chômage conjoncturel résulte principalement d’un manque de demande, tandis que le chômage structurel est lié à des déséquilibres du marché du travail, tels que des compétences inadaptées ou des régulations trop rigides.
Stagflation : stagnation économique et inflation élevée coexistent.
★ À maîtriser
Selon Hayek, les prix, la concurrence et l’innovation permettent au marché décentralisé d’allouer les ressources plus efficacement que la planification centrale, car il mobilise l’information dispersée entre les agents.
Selon Hayek, des taux d’intérêt artificiellement bas issus d’une politique monétaire trop expansionniste encouragent des investissements non rentables qui finissent par éclater et provoquer des récessions.
Selon Friedman, l’inflation est causée par une croissance excessive de la masse monétaire par rapport à la production, et sa lutte exige un contrôle strict de la masse monétaire.
Compléments
Dans les années 1970 et 1980, les idées libérales portées par Friedrich Hayek et Milton Friedman sont revenues en force et ont été mises en œuvre par Margaret Thatcher au Royaume-Uni et Ronald Reagan aux États-Unis.
Friedrich Hayek (1899-1992), prix Nobel d’économie en 1974, défend le libéralisme classique et critique le keynésianisme et le socialisme.
Hayek estime que l’intervention de l’État crée des distorsions et réduit la liberté, et considère le socialisme comme une menace pour la démocratie et la prospérité.
Milton Friedman (1912-2006), prix Nobel d’économie en 1976, est le chef de file de l’école monétariste.
📌 Friedman propose que les banques centrales augmentent la masse monétaire à un taux constant et prévisible, par exemple de 3 à 5 % par an, indépendamment de la conjoncture.
Dans les années 1980, les banques centrales, notamment la Réserve fédérale américaine sous Paul Volcker, ont appliqué des politiques monétaires restrictives par hausse des taux d’intérêt pour réduire l’inflation, au prix d’une récession temporaire.
Friedman défend :
Hayek insiste sur l’information dispersée du marché ; Friedman sur la maîtrise de la masse monétaire.
★ À maîtriser
Compléments
Le thatchérisme a privatisé des secteurs entiers de l’économie britannique :
Au Royaume-Uni, l’inflation est passée de 27 % en 1975 à moins de 5 % en 1983 sous l’effet d’une politique monétaire restrictive menée par la Banque d’Angleterre.
Le thatchérisme a réduit le pouvoir des syndicats et assoupli les lois sur l’emploi afin de favoriser la flexibilité du marché du travail.
Au Royaume-Uni, le chômage est passé de 5 % en 1979 à plus de 11 % en 1986 sous le thatchérisme, tandis que les inégalités sociales ont augmenté malgré la baisse de l’inflation et la relance de la croissance.
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1. Dans quelle région les révolutions industrielles commencent-elles à la fin du XVIIIe siècle, avant de s’étendre ailleurs ?
2. Une région connaît le passage des ateliers à des usines centralisées, l’usage accru de machines, l’essor du chemin de fer et l’arrivée de populations rurales dans les villes. Quel phénomène relie le mieux ces changements ?
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Où et quand commencent les révolutions industrielles ?
En Angleterre, à la fin du XVIIIe siècle.
Vers quelles régions les révolutions industrielles s’étendent-elles ?
Vers l’Europe et l’Amérique du Nord.
Quel changement de production caractérise les révolutions industrielles ?
La mécanisation de la production.
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