QCM : Les défaillances du marché (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quand le marché ne parvient pas à assurer une allocation optimale des ressources, de quel phénomène s’agit-il ?

D’une défaillance du marché
D’un bien commun
D’une externalité positive
D’une internalisation des coûts

D’une défaillance du marché

Explication

Une défaillance du marché désigne précisément une situation où le marché n’assure pas une allocation optimale des ressources. Une externalité peut être à l’origine d’une telle défaillance, mais les deux notions ne sont pas équivalentes.

2. Une usine réduit le bien-être des habitants voisins sans leur verser de compensation : comment caractériser cette répercussion ?

Comme un coût privé, car les habitants produisent les émissions
Comme une subvention, car les habitants reçoivent un avantage financier
Comme un échange marchand, car l’usine exerce une activité économique
Comme une externalité, car l’activité affecte autrui sans compensation financière

Comme une externalité, car l’activité affecte autrui sans compensation financière

Explication

Il s’agit d’une externalité puisque l’activité d’un agent affecte le bien-être d’autres agents sans compensation financière. Un échange marchand implique une transaction, alors que les habitants ne reçoivent ici aucun paiement.

3. Une entreprise diffuse une odeur désagréable qui nuit aux riverains : quel type d’externalité cette activité produit-elle ?

Une externalité positive, car elle augmente le bien-être de l’entreprise
Une externalité positive, car elle apporte un avantage aux riverains
Une externalité négative, car elle procure un service aux riverains
Une externalité négative, car elle impose un dommage à d’autres agents

Une externalité négative, car elle impose un dommage à d’autres agents

Explication

Une externalité négative impose un dommage à d’autres agents, comme le désagrément subi par les riverains. Une externalité positive leur procurerait au contraire un avantage.

4. Pour une activité polluante, comment le coût social se compare-t-il au coût privé de l’émetteur ?

Il varie indépendamment des dommages subis par les autres agents
Il est égal, car il correspond aux dépenses de production de l’entreprise
Il est supérieur, car il inclut les coûts supportés par la collectivité
Il est inférieur, car il exclut les coûts assumés par l’entreprise

Il est supérieur, car il inclut les coûts supportés par la collectivité

Explication

Le coût social comprend les conséquences supportées par toute la collectivité et dépasse donc le coût privé de l’émetteur dans le cas d’une externalité négative. Le coût privé concerne l’entreprise ou l’individu à l’origine de l’activité, et non l’ensemble des personnes affectées.

5. Quel ensemble de mesures publiques correspond à l’encouragement des externalités positives et à la réduction des externalités négatives ?

Des taxes favorisant les effets positifs, et des subventions destinées à réduire les effets négatifs
Des subventions ou des règles favorisant les effets positifs, et des taxes ou interdictions visant les effets négatifs
Des quotas favorisant les effets positifs, et des règles qui renforcent les effets négatifs
Des interdictions favorisant les effets positifs, et des quotas supprimant les effets négatifs

Des subventions ou des règles favorisant les effets positifs, et des taxes ou interdictions visant les effets négatifs

Explication

L’État peut encourager les externalités positives par des subventions ou la réglementation, et réduire les externalités négatives par des taxes ou des interdictions. Inverser les rôles des subventions et des taxes, comme dans un distracteur, ne correspond pas à ces objectifs.

6. Une autorité impose une taxe à une entreprise polluante pour l’inciter à réduire ses émissions : quel mécanisme cette taxe peut-elle favoriser ?

L’égalisation du coût interne de l’entreprise et du coût social de la pollution
La diminution du coût social en transférant les émissions vers les riverains
La séparation du coût interne de l’entreprise et des dommages collectifs
La hausse des émissions en compensant l’entreprise pour chaque rejet produit

L’égalisation du coût interne de l’entreprise et du coût social de la pollution

Explication

Une taxe sur les pollueurs peut inciter à réduire les émissions en égalisant le coût interne et le coût social de la pollution. Elle ne vise pas à déplacer les dommages vers les riverains, mais à faire prendre en compte le coût social.

7. Quel changement décrit l’internalisation d’une externalité négative par l’agent qui la crée ?

L’agent prend en charge le coût de ses effets, par exemple au moyen d’une taxe ou d’un quota
L’État remplace l’agent dans la production afin d’éviter toute activité économique
Les personnes affectées prennent en charge le coût sans modifier l’activité de l’agent
L’agent reçoit une compensation correspondant aux dommages imposés à autrui

L’agent prend en charge le coût de ses effets, par exemple au moyen d’une taxe ou d’un quota

Explication

Internaliser une externalité consiste notamment à faire payer à l’agent créateur le coût de ses effets, par exemple grâce à une taxe ou à des quotas. Faire payer les personnes affectées laisserait le coût de l’externalité à la charge de la collectivité.

8. Un service accessible à tous reste disponible pour les autres personnes lorsqu’un individu l’utilise : comment classer ce bien ?

Comme un bien collectif, non excluable et non rival
Comme un bien commun, non excluable et rival
Comme un bien collectif, excluable et rival
Comme un bien commun, excluable et non rival

Comme un bien collectif, non excluable et non rival

Explication

Un bien collectif est non excluable et non rival : l’accès ne peut être empêché et la consommation d’une personne n’empêche pas celle des autres. Un bien commun partage la non-exclusion, mais son usage est rival.

9. Une ressource reste accessible à tous, mais son utilisation par une personne réduit ce qui reste disponible pour les autres : de quel type de bien s’agit-il ?

D’un bien commun, excluable et non rival
D’un bien commun, non excluable et rival
D’un bien collectif, excluable et rival
D’un bien collectif, non excluable et non rival

D’un bien commun, non excluable et rival

Explication

Un bien commun est non excluable et rival : il est accessible à tous, mais son utilisation affecte celle des autres. Un bien collectif est non rival, car la consommation d’une personne n’empêche pas celle des autres.

10. Pourquoi les biens collectifs tels que les routes et l’éclairage de rue nécessitent-ils souvent un financement public ?

Leur usage rival rend leur entretien impossible pour les entreprises privées.
Leur valeur économique dépend principalement de leur exportation vers d’autres régions.
Leur production exige que chaque usager paie directement au moment de l’usage.
Leur investissement initial est élevé et leur rentabilité à court terme est faible.

Leur investissement initial est élevé et leur rentabilité à court terme est faible.

Explication

Le coût d’investissement élevé et la faible rentabilité à court terme rendent souvent nécessaire le financement public de ces biens. Leur usage non excluable, plutôt que leur rivalité, explique les difficultés de financement privé.

11. Que désigne un passager clandestin dans le cas d’un bien collectif non excluable ?

Un organisme public qui finance le bien en prélevant des taxes.
Un usager qui finance le bien mais en limite l’accès aux autres.
Un usager qui profite du bien sans contribuer à son financement.
Un producteur qui réduit l’offre pour augmenter le prix du bien.

Un usager qui profite du bien sans contribuer à son financement.

Explication

Le passager clandestin bénéficie du bien collectif sans participer à son financement, car il est impossible de lui refuser l’accès. Un usager qui en limite l’accès ne correspond pas à cette définition.

12. Comment la rivalité dans l’usage d’un bien commun peut-elle mener à son épuisement ?

La difficulté d’exclure les usagers transforme la ressource en bien privé et en réduit l’offre.
La hausse des contributions des usagers entraîne une baisse de la qualité du bien collectif.
La réglementation de l’usage augmente la rivalité et provoque une croissance de la ressource.
La concurrence entre usagers favorise la surexploitation, qui diminue ou épuise la ressource.

La concurrence entre usagers favorise la surexploitation, qui diminue ou épuise la ressource.

Explication

Les usagers rivaux peuvent surexploiter un bien commun, ce qui réduit la ressource ou l’épuise : c’est la tragédie des biens communs. La réglementation est plutôt un moyen de préserver ces ressources qu’une cause de leur épuisement.

13. Quel ensemble de mesures l’État peut-il utiliser pour préserver des biens communs ?

Fixer un prix moyen et laisser les usagers décider seuls des limites de prélèvement.
Garantir l’accès gratuit et accroître la consommation pour rendre la ressource plus abondante.
Subventionner l’usage et supprimer les règles afin de répartir la ressource entre usagers.
Réglementer ou taxer leur usage, ou privatiser la ressource pour en rendre l’accès excluable.

Réglementer ou taxer leur usage, ou privatiser la ressource pour en rendre l’accès excluable.

Explication

L’État peut préserver les biens communs en réglementant ou en taxant leur usage, ou en les privatisant pour rendre l’accès excluable. L’accès gratuit sans règles ne permet pas de limiter la surexploitation.

14. Quand existe-t-il une asymétrie d’information entre deux acteurs ?

Lorsqu’un acteur bénéficie d’un bien sans participer à son financement.
Lorsqu’un acteur prend une décision après la conclusion d’un contrat.
Lorsqu’un acteur supporte des coûts plus élevés que l’autre.
Lorsqu’un acteur dispose de moins d’informations que l’autre.

Lorsqu’un acteur dispose de moins d’informations que l’autre.

Explication

Il y a asymétrie d’information lorsqu’un acteur dispose de moins d’informations que son interlocuteur. Une différence de coûts, à elle seule, ne constitue pas une asymétrie d’information.

15. Quelle situation correspond à l’aléa moral dans une relation contractuelle ?

Après la signature, une partie modifie à l’insu de l’autre son comportement à son détriment.
Après la signature, les deux parties disposent de la même information et respectent leur accord.
Avant l’échange, une partie annonce son comportement tandis que l’autre ignore le prix.
Avant l’échange, une partie connaît mieux que l’autre la qualité du bien proposé.

Après la signature, une partie modifie à l’insu de l’autre son comportement à son détriment.

Explication

L’aléa moral apparaît après la signature d’un contrat, lorsqu’une partie change à l’insu de l’autre son comportement à son détriment. Une qualité cachée avant l’échange relève plutôt de la sélection adverse.

16. Quelle situation décrit la sélection adverse sur un marché de biens d’occasion ?

Les vendeurs connaissent mieux que les acheteurs la qualité des produits, ce qui favorise les produits de mauvaise qualité.
Les acheteurs connaissent mieux que les vendeurs la qualité des produits, ce qui favorise les produits de bonne qualité.
Les acheteurs et les vendeurs connaissent la qualité des produits, mais ne s’accordent pas sur leur prix.
Après le contrat, les vendeurs modifient leur comportement au détriment des acheteurs sans être observés.

Les vendeurs connaissent mieux que les acheteurs la qualité des produits, ce qui favorise les produits de mauvaise qualité.

Explication

La sélection adverse se produit lorsque les vendeurs connaissent mieux la qualité des produits que les acheteurs, ce qui conduit le marché à sélectionner les produits de mauvaise qualité. Un changement de comportement après la signature d’un contrat caractérise plutôt l’aléa moral.

17. Que peut-il se passer lorsque des acheteurs proposent un prix moyen sans connaître la qualité des produits vendus ?

Les acheteurs paient un prix élevé pour chaque produit, ce qui attire davantage de vendeurs de bonne qualité.
Les vendeurs de bons produits acceptent ce prix, ce qui incite les acheteurs à quitter le marché.
Les vendeurs de produits de mauvaise qualité refusent ce prix et partent, ce qui peut améliorer la qualité moyenne du marché.
Les vendeurs de bons produits refusent ce prix et partent, ce qui peut laisser les produits de mauvaise qualité et faire disparaître le marché.

Les vendeurs de bons produits refusent ce prix et partent, ce qui peut laisser les produits de mauvaise qualité et faire disparaître le marché.

Explication

Un prix moyen peut être trop faible pour les vendeurs de bons produits, qui quittent alors le marché ; les produits de mauvaise qualité restent, et les acheteurs peuvent finir par se retirer. Le départ des vendeurs de mauvaise qualité ne correspond pas à ce mécanisme.

18. Un assureur connaît mal l’état de santé des personnes qui demandent une couverture. Quelle démarche peut réduire cette asymétrie d’information ?

Transférer la décision de couverture aux clients potentiels
Recueillir des renseignements sur la santé des clients potentiels
Limiter les garanties offertes à l’ensemble des assurés
Fixer un tarif identique sans examiner les profils des clients

Recueillir des renseignements sur la santé des clients potentiels

Explication

En recueillant les informations manquantes sur la santé des clients potentiels, l’assureur réduit l’écart d’information entre les parties. Fixer un tarif identique sans examiner les profils ne lui apporte pas les renseignements qui lui manquent.

19. Comment l’État peut-il réduire les asymétries d’information sur la qualité des produits vendus ?

En laissant les vendeurs définir seuls les critères de qualité et décider des informations à communiquer
En confiant aux acheteurs la vérification de chaque produit sans imposer de règles aux vendeurs
En garantissant un prix uniforme pour les produits sans encadrer leur qualité ni leur présentation
En réglementant la qualité, en imposant des certifications ou des labels, et en exigeant la divulgation de certaines informations

En réglementant la qualité, en imposant des certifications ou des labels, et en exigeant la divulgation de certaines informations

Explication

La réglementation de la qualité, les certifications ou labels et la divulgation obligatoire d’informations sont des moyens d’action de l’État pour réduire les écarts d’information. Laisser les vendeurs décider seuls des critères et des informations ne leur impose pas les mécanismes de transparence concernés.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 51 flashcards sur Les défaillances du marché.

Qu’est-ce qu’une défaillance du marché ?

Une situation où le marché n’assure pas une allocation optimale des ressources.

Qu’est-ce qu’une externalité ?

Une répercussion de l’activité économique d’un agent sur le bien-être d’un autre, sans compensation financière.

Quel avantage une externalité positive procure-t-elle à d’autres agents ?

Un avantage pour leur bien-être.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Les défaillances du marché.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM