📋 Plan du Cours
- Fonctions de la monnaie
- Création monétaire bancaire
- Marché et concurrence
- Défaillances du marché
- Sociologie de la socialisation
- Liens sociaux et groupes
- Processus de déviance
- Opinion publique et démocratie
- Participation électorale
- Gestion des risques sociaux
- Organisation d'entreprise
- Gouvernance et décisions
📖 1. Fonctions de la monnaie
🔑 Notions clés & Définitions
- Monnaie : Instrument permettant d’échanger des biens et services, servant de moyen de paiement, unité de compte et réserve de valeur.
- Fonction de moyen de paiement : La monnaie facilite les échanges en permettant de régler des transactions rapidement et sans recours à un troc complexe.
- Fonction d’unité de compte : La monnaie sert à mesurer la valeur des biens et services, permettant de comparer leur prix.
- Fonction de réserve de valeur : La monnaie conserve sa valeur dans le temps, permettant de différer la consommation ou l’investissement.
- Création monétaire : Processus par lequel la masse monétaire est augmentée, principalement par le crédit bancaire et l’intervention de la banque centrale.
- Monnaie centrale vs monnaie scripturale : La monnaie centrale est émise par la banque centrale (billets, pièces), la monnaie scripturale est créée par les banques commerciales via le crédit.
📝 Points essentiels
- La monnaie remplit trois fonctions fondamentales : moyen de paiement, unité de compte, réserve de valeur.
- La création monétaire résulte principalement du crédit bancaire : lorsqu’une banque accorde un prêt, elle crée de la monnaie scripturale.
- La banque centrale influence la masse monétaire en ajustant le taux d’intérêt à court terme, ce qui impacte l’activité économique et l’inflation.
- La stabilité monétaire repose sur la confiance dans la monnaie, gérée par la politique monétaire.
- La monnaie est un instrument clé pour la circulation des richesses et la croissance économique.
💡 À retenir
La monnaie, en tant que moyen d’échange, facilite l’économie en remplissant ses trois fonctions essentielles, sa création étant largement influencée par le crédit bancaire et la politique monétaire.
📖 2. Création monétaire bancaire
🔑 Notions clés & Définitions
- Création monétaire : Processus par lequel la monnaie est augmentée dans l'économie, principalement par le secteur bancaire via le crédit.
- Monnaie centrale : Monnaie émise par la banque centrale, servant de référence et de réserve pour le système bancaire.
- Crédit bancaire : Prêt accordé par une banque à un agent économique, qui contribue à la création monétaire.
- Bilan bancaire : Document comptable présentant l’actif (prêts, réserves) et le passif (dépôts, capitaux propres) d’une banque.
- Taux d’intérêt : Coût du crédit ou rémunération du prêteur, influençant la décision de prêt et la quantité de monnaie créée.
- Réserves obligatoires : Part des dépôts que les banques doivent conserver en réserve auprès de la banque centrale, limitant la création monétaire.
📝 Points essentiels
- La création monétaire résulte principalement du crédit bancaire : lorsqu’une banque accorde un prêt, elle crédite le compte de l’emprunteur, augmentant ainsi la masse monétaire.
- La banque centrale contrôle la création monétaire en fixant le taux d’intérêt directeur et en régulant les réserves obligatoires.
- La monnaie centrale sert de base à la monnaie scripturale, qui constitue la majorité de la masse monétaire dans les pays modernes.
- La multiplication de la monnaie par le crédit dépend du ratio de réserves et de la demande de crédit.
- La politique monétaire, via le taux d’intérêt, influence l’activité économique et l’inflation.
💡 À retenir
La création monétaire moderne repose principalement sur le crédit bancaire, contrôlé par la banque centrale, ce qui permet d’adapter la masse monétaire aux besoins de l’économie tout en maintenant la stabilité financière.
📖 3. Marché et concurrence
🔑 Notions clés & Définitions
- Marché : Lieu ou système où se rencontrent l'offre et la demande pour échanger des biens ou services, régulé par des règles et des acteurs.
- Concurrence parfaite : Situation où de nombreux agents économiques échangent des biens identiques, sans pouvoir influencer le prix, avec une transparence totale.
- Monopole : Situation où un seul fournisseur domine le marché, pouvant fixer les prix sans concurrence.
- Oligopole : Marché dominé par quelques grandes entreprises qui peuvent influencer le marché et leurs prix.
- Externalités : Effets positifs ou négatifs d'une activité économique sur des tiers, non pris en compte par le marché.
- Asymétrie d'information : Situation où un agent détient plus d'informations que l'autre, pouvant conduire à des défaillances du marché (ex : sélection adverse, aléa moral).
📝 Points essentiels
- Fonctionnement d’un marché concurrentiel : La confrontation entre courbes d’offre et de demande détermine un prix d’équilibre où la quantité échangée est maximisée. Les agents sont "preneurs de prix".
- Maximisation du profit : La courbe d’offre dérive du coût marginal, qui doit égaliser le prix en situation de coût croissant, assurant une production optimale.
- Surplus : La somme du surplus du consommateur (bénéfice de payer moins que leur disposition à payer) et du producteur (bénéfice de vendre à un prix supérieur au coût de production). L’équilibre maximise ces surplus.
- Marchés imparfaitement concurrentiels : La présence de monopoles, oligopoles ou ententes limite la concurrence, permettant aux entreprises de fixer des prix plus élevés, au détriment du consommateur.
- Défaillances du marché : Externalités, biens communs, asymétries d’information, peuvent conduire à une allocation inefficace des ressources.
- Régulation : Intervention publique (fusions, contrôle des prix, lutte contre ententes) pour améliorer le surplus global et corriger les défaillances.
💡 À retenir
Le marché idéal fonctionne sous la concurrence parfaite, où l’équilibre maximise le bien-être collectif, mais dans la réalité, les défaillances nécessitent une régulation pour préserver l’intérêt général.
📖 4. Défaillances du marché
🔑 Notions clés & Définitions
-
Externalités : Effets positifs ou négatifs d'une activité économique sur des agents non impliqués dans la transaction.
Exemple : pollution (négative), éducation (positive).
-
Biens communs : Biens non exclusifs et rivaux, dont la consommation par un individu réduit la disponibilité pour les autres.
Exemple : ressources naturelles, poissons en mer.
-
Biens collectifs : Biens non rivaux et exclusifs, leur consommation par un individu n'empêche pas celle des autres.
Exemple : éclairage public, défense nationale.
-
Asymétrie d'information : Situation où un agent détient plus d'informations qu'un autre, pouvant conduire à des défaillances de marché.
Exemples : sélection adverse, aléa moral.
-
Sélection adverse : Mauvaise sélection d’un produit ou d’un partenaire dû à l’asymétrie d’information, pouvant entraîner un marché défaillant ou l’absence d’échange.
Exemple : voitures d’occasion de mauvaise qualité.
-
Aléa moral : Comportement risqué ou non optimal d’un agent après la signature d’un contrat, en raison d’une asymétrie d’information.
Exemple : fraude à l’assurance.
📝 Points essentiels
- Externalités : Leur présence justifie une intervention publique car elles peuvent conduire à une surproduction ou sous-production de certains biens ou services.
- Biens communs : Sujet à la "tragédie des biens communs" où la surexploitation mène à leur épuisement.
- Biens collectifs : Leur fourniture est souvent assurée par l’État ou des institutions car le marché ne peut pas les produire efficacement.
- Asymétrie d'information : Peut provoquer des défaillances telles que la sélection adverse (ex : assurance maladie) ou l'aléa moral (ex : comportement après obtention d’un prêt).
- Interventions publiques : Consistent à réguler, subventionner ou fournir directement certains biens pour pallier ces défaillances.
- Effet sur l'efficacité : La présence de défaillances empêche la maximisation du surplus collectif, justifiant une régulation ou une intervention.
💡 À retenir
Les défaillances du marché, telles que les externalités, les biens communs, et l'asymétrie d'information, justifient l'intervention de l’État pour améliorer l'efficacité économique et garantir une allocation optimale des ressources.
📖 5. Sociologie de la socialisation
🔑 Notions clés & Définitions
- Socialisation : Processus par lequel un individu apprend et intériorise les normes, valeurs, comportements et rôles propres à sa société ou à ses groupes sociaux.
- Socialisation primaire : Première phase de socialisation, généralement au sein de la famille, où l'individu apprend les bases de son intégration sociale.
- Socialisation secondaire : Processus qui intervient après la socialisation primaire, dans des contextes spécifiques (école, travail, médias), permettant d'acquérir des rôles sociaux plus spécialisés.
- Normes sociales : Règles implicites ou explicites qui régissent les comportements dans un groupe ou une société.
- Déviance : Transgression des normes sociales ou juridiques, pouvant conduire à des sanctions ou à une stigmatisation.
- Liens sociaux : Relations qui unissent les individus au sein d’un groupe ou d’une société, contribuant à la cohésion sociale.
📝 Points essentiels
- La socialisation permet d’intégrer l’individu dans la société en lui transmettant ses normes et valeurs, façonnant ses comportements et ses aspirations.
- La socialisation primaire, principalement familiale, influence durablement la personnalité, tandis que la socialisation secondaire, via l’école, le travail ou les médias, affine et adapte ces premières influences.
- La diversité des configurations familiales, des groupes de pairs ou des institutions influence la trajectoire sociale et les comportements individuels.
- Les liens sociaux se construisent à travers différents groupes (famille, travail, associations) et évoluent avec le temps, notamment sous l’effet des transformations sociales et numériques.
- La déviance résulte de la transgression des normes, mais son interprétation varie selon les contextes culturels et sociaux. La stigmatisation et l’étiquetage jouent un rôle dans la trajectoire des déviants.
💡 À retenir
La socialisation est un processus dynamique qui forge l’identité et les comportements des individus, tout en étant influencée par leur environnement social et culturel. La cohésion sociale repose sur la capacité des groupes à transmettre et à faire respecter leurs normes.
📖 6. Liens sociaux et groupes
🔑 Notions clés & Définitions
- Lien social : Ensemble des relations qui unissent les individus au sein d’un groupe ou d’une société, assurant la cohésion sociale.
- Socialisation : Processus par lequel les individus intériorisent les normes, valeurs et comportements propres à leur société ou groupe.
- Solidarité : Sentiment ou relation de dépendance mutuelle entre membres d’un groupe, pouvant être mécanique (similitude) ou organique (interdépendance).
- Groupe social : Ensemble d’individus ayant des caractéristiques communes, partageant des normes et des valeurs.
- Individualisation : Processus par lequel les individus développent une identité propre, souvent en dehors des liens traditionnels.
- Déviance : Transgression des normes sociales ou juridiques, pouvant conduire à une stigmatisation ou à des processus de contrôle social.
📝 Points essentiels
- La socialisation, primaire (famille, école) et secondaire (travail, associations), façonne les comportements et les identités.
- Les liens sociaux évoluent avec le temps, passant d’une solidarité mécanique à une solidarité organique dans les sociétés modernes.
- La diversité des groupes sociaux (familles, groupes de pairs, réseaux professionnels) influence la construction de l’identité individuelle.
- La construction des liens sociaux peut être affaiblie par des facteurs comme la précarité, l’isolement ou la ségrégation.
- La déviance résulte souvent d’un écart entre normes sociales et comportements individuels, et peut être analysée à travers des processus comme l’étiquetage ou la stigmatisation.
- La participation à des groupes ou réseaux numériques modifie les formes traditionnelles de lien social, favorisant de nouvelles formes de sociabilité.
💡 À retenir
Les liens sociaux, en se construisant et en évoluant, jouent un rôle essentiel dans la cohésion et la stabilité des sociétés, tout en étant susceptibles d’être fragilisés par divers facteurs sociaux et économiques.
📖 7. Processus de déviance
🔑 Notions clés & Définitions
- Déviance : Transgression des normes sociales ou juridiques, qui peut varier selon les sociétés, les groupes ou les contextes.
- Normes sociales : Règles implicites ou explicites qui régissent le comportement acceptable dans une société ou un groupe.
- Contrôle social : Ensemble des mécanismes (formels ou informels) visant à faire respecter les normes et à limiter la déviance.
- Stigmatisation : Processus par lequel un individu ou un groupe est marqué négativement en raison de caractéristiques ou comportements déviants.
- Étiquetage : Acte de désigner une personne ou un comportement comme déviant, pouvant renforcer la déviance par la suite.
- Carrière déviante : Parcours d’un individu qui, suite à une déviance initiale, s’engage dans une trajectoire de déviance plus grave ou durable.
📝 Points essentiels
- La déviance n’est pas inhérente à un comportement, mais dépend du contexte social, culturel et historique.
- La théorie de l’étiquetage montre que l’attribution d’un statut de déviant peut renforcer la déviance, créant une prophétie auto-réalisatrice.
- La déviance peut résulter de processus sociaux tels que la stigmatisation, la marginalisation ou la labellisation.
- La distinction entre déviance et délinquance : la délinquance concerne les infractions pénales, tandis que la déviance peut inclure des comportements socialement condamnés mais non punis par la loi.
- Les processus sociaux comme la socialisation, la pression normative ou le contrôle informel jouent un rôle dans la prévention ou la reproduction de la déviance.
- La société peut réagir à la déviance par des sanctions, des dispositifs de réhabilitation ou par la stigmatisation, influençant la trajectoire des individus.
💡 À retenir
La déviance est un phénomène social construit, dont la compréhension repose sur l’analyse des normes, des processus d’étiquetage et des mécanismes de contrôle social ; elle peut évoluer selon les contextes et les représentations sociales.
📖 8. Opinion publique et démocratie
🔑 Notions clés & Définitions
- Opinion publique : Ensemble des opinions, attitudes et croyances exprimées par une majorité de citoyens sur une question politique ou sociale.
- Sondage : Technique d'enquête permettant de mesurer l'opinion d'un échantillon représentatif de la population sur un sujet donné.
- Démocratie : Régime politique dans lequel le pouvoir appartient au peuple, généralement exercé par la voie d’élections libres et régulières.
- Vote : Acte par lequel un citoyen exprime sa préférence lors d'une élection, individuel mais ayant une dimension collective.
- Opinion publique éclairée : Opinion formée sur la base d’informations fiables et accessibles, essentielle au fonctionnement démocratique.
- Contrôle démocratique : Processus par lequel les citoyens ou leurs représentants surveillent et évaluent l’action des gouvernants.
📝 Points essentiels
- Formation de l’opinion publique : Elle émerge avec la démocratie, passant d’un monopole des élites à une expression plus large du peuple.
- Rôle des sondages : Ils influencent la perception de l’opinion publique, mais leur interprétation doit être critique en raison de biais possibles.
- Expression de l’opinion : Elle se manifeste par le vote, les manifestations, ou la participation à des débats publics.
- Vote : Acte à la fois individuel (expression de préférences) et collectif (expression d’appartenance sociale ou idéologique).
- Participation électorale : Influencée par le degré d’intégration sociale, la perception des enjeux, et la confiance dans le système politique.
- Démocratie d’opinion : La popularité ou l’image des gouvernants peut être façonnée par la communication et les médias, modifiant la vie politique.
- Risques de manipulation : La formation de l’opinion peut être biaisée par la désinformation ou la propagande.
💡 À retenir
L’opinion publique, en tant que reflet des préférences citoyennes, est un pilier de la démocratie, mais elle doit être éclairée et critique pour garantir un réel contrôle des gouvernants et une légitimité démocratique.
📖 9. Participation électorale
🔑 Notions clés & Définitions
- Participation électorale : Ensemble des comportements et des actions par lesquels les citoyens prennent part aux élections, notamment en s'inscrivant, en votant ou en s'abstenant.
- Taux de participation : Pourcentage d'électeurs inscrits qui ont effectivement voté lors d'une élection.
- Abstention : Non-participation au vote lors d'une élection, souvent liée à un désintérêt ou à une défiance envers le système politique.
- Facteurs de participation : Variables influençant la participation, telles que le degré d'intégration sociale, l'intérêt pour la politique, la perception de compétence politique, ou encore le contexte électoral.
- Vote individuel : Acte de choisir un candidat ou une option, basé sur des préférences personnelles ou idéologiques.
- Vote collectif : Expression d'une appartenance ou d'une identité sociale à travers le vote, reflétant des enjeux collectifs ou sociaux.
📝 Points essentiels
- La participation électorale est un indicateur clé de la légitimité démocratique et de l'engagement citoyen.
- Elle varie selon les types d'élections (présidentielles, législatives, locales) et selon le contexte socio-politique.
- La participation dépend de facteurs individuels (âge, niveau d'éducation, intégration sociale) et contextuels (perception de l'enjeu, satisfaction ou méfiance envers les institutions).
- L'abstention peut refléter un désintérêt, une défiance ou une exclusion sociale, et influence la représentativité des résultats.
- La participation électorale est à la fois un acte individuel d'expression et un acte collectif témoignant de l'engagement civique.
- La volatilité électorale, caractérisée par le changement de préférences ou l'abstention, peut indiquer une recomposition des enjeux politiques ou une crise de confiance.
💡 À retenir
La participation électorale, en tant qu'acte à la fois individuel et collectif, est un indicateur essentiel de la vitalité démocratique, dont le niveau dépend de multiples facteurs sociaux, politiques et contextuels.
📖 10. Gestion des risques sociaux
🔑 Notions clés & Définitions
- Risques sociaux : événements ou situations susceptibles d'affecter négativement le bien-être des individus ou des groupes, tels que la maladie, le chômage, la vieillesse.
- Protection sociale : ensemble des dispositifs assurant la couverture des risques sociaux par la solidarité collective (assurance maladie, retraite, allocations chômage).
- Gestion collective des risques : mécanismes permettant de mutualiser ou diversifier les risques pour réduire leur impact individuel (assurance, fonds publics).
- Aléa moral : situation où la couverture d’un risque incite à adopter des comportements à risque ou à moins prendre soin de soi.
- Externalités : effets positifs ou négatifs d’une activité économique sur des tiers, non pris en compte par le marché (ex : pollution).
- Solidarité : principe selon lequel la société ou un groupe partage les ressources pour soutenir ses membres en difficulté.
📝 Points essentiels
- La protection sociale vise à réduire l’impact des risques sociaux en assurant une solidarité entre individus, notamment via l’assurance et l’État.
- La gestion des risques repose sur la prévention, la mutualisation (ex : cotisations sociales), et la diversification (ex : diversification des sources de financement).
- Les risques sociaux varient selon les sociétés, influencés par des facteurs démographiques, économiques et institutionnels.
- La solidarité collective permet de couvrir des risques individuels, mais peut engendrer des effets d’aléa moral, nécessitant des mécanismes de contrôle.
- La sécurité sociale et les assurances privées jouent un rôle complémentaire dans la gestion des risques, avec des enjeux liés à l’efficience et à l’équité.
- La politique publique intervient pour corriger les défaillances du marché, notamment en cas d’externalités négatives ou de biens communs.
💡 À retenir
La gestion des risques sociaux repose sur la solidarité collective, combinant prévention, mutualisation et régulation, afin d’atténuer les effets des aléas de la vie tout en limitant les défaillances du marché.
📖 11. Organisation d'entreprise
🔑 Notions clés & Définitions
- Organisation d'entreprise : Structure qui définit la répartition des rôles, responsabilités et ressources pour atteindre les objectifs de l'entreprise.
- Gouvernance : Mode de direction et de contrôle de l'entreprise, impliquant la prise de décisions stratégiques par ses dirigeants ou actionnaires.
- Cycle de vie de l'entreprise : Phases successives (création, croissance, maturité, déclin, disparition) par lesquelles passe une entreprise.
- Figures de l'entrepreneur : Profils variés selon leur statut juridique (individuel, société) ou leur rôle (innovateur, manager, actionnaire).
- Centralisation vs décentralisation : Modes d'organisation où les décisions sont prises soit au sommet de la hiérarchie (centrale), soit réparties dans différentes unités (décentralisée).
- Parties prenantes : Acteurs internes ou externes à l'entreprise (salariés, actionnaires, clients, fournisseurs) impliqués dans sa gestion.
📝 Points essentiels
- L'organisation d'une entreprise influence sa performance, sa capacité d'innovation et sa résilience face aux défis.
- La gouvernance peut être centralisée ou décentralisée, impactant la flexibilité et la réactivité.
- Le cycle de vie permet d'analyser les phases de développement, de stabilisation ou de déclin, orientant les stratégies.
- La diversité des figures entrepreneuriales reflète la variété des statuts juridiques et rôles économiques.
- La gestion des relations sociales (coopération, conflits) est essentielle pour la cohésion interne.
- La prise de décision stratégique est souvent confiée à un conseil d'administration ou à la direction générale.
💡 À retenir
L'organisation et la gouvernance d'une entreprise déterminent sa capacité à s'adapter, à innover et à assurer sa pérennité dans un environnement concurrentiel.
📖 12. Gouvernance et décisions
🔑 Notions clés & Définitions
- Gouvernance : Ensemble des mécanismes, processus et institutions qui orientent, contrôlent et prennent des décisions dans une organisation ou une société.
- Décision collective : Choix pris par un groupe ou une organisation impliquant la participation de ses membres ou représentants.
- Pouvoir de marché : Capacité d’un agent économique à influencer le prix ou la quantité sur un marché, notamment en situation de monopole ou oligopole.
- Externalités : Effets positifs ou négatifs d’une activité économique sur des tiers, non pris en compte dans le prix de marché.
- Asymétrie d'information : Situation où un agent possède plus d'informations qu’un autre, pouvant entraîner des défaillances de marché.
- Gouvernance d'entreprise : Ensemble des règles et pratiques qui régissent la direction et le contrôle d'une entreprise, notamment la relation entre dirigeants et actionnaires.
📝 Points essentiels
- La gouvernance concerne aussi bien les institutions publiques que privées, avec des mécanismes visant à assurer la transparence, la responsabilité et l'efficacité des décisions.
- Sur un marché concurrentiel, la confrontation entre offre et demande détermine l’équilibre, avec une maximisation du surplus global.
- Sur les marchés imparfaitement concurrentiels, le pouvoir de marché permet aux agents de fixer des prix, ce qui peut conduire à des inefficacités (ex : monopole, oligopole).
- La régulation (politique de la concurrence, contrôle des fusions, lutte contre les ententes) vise à limiter les abus de pouvoir de marché et à augmenter le surplus des consommateurs.
- Les défaillances du marché (externalités, biens communs, asymétries d'information) justifient l’intervention publique pour corriger ces défaillances.
- La gouvernance d'entreprise doit équilibrer les intérêts des différentes parties prenantes (actionnaires, salariés, dirigeants) pour assurer la pérennité et la performance de l'organisation.
- La prise de décision collective peut être influencée par des facteurs sociaux, politiques ou économiques, et nécessite souvent des mécanismes de représentation ou de vote.
💡 À retenir
La gouvernance, qu’elle soit économique ou politique, repose sur des mécanismes visant à optimiser la prise de décision, tout en limitant les défaillances du marché et en assurant une gestion responsable des ressources.
📊 Tableaux de Synthèse
| Fonction de la monnaie | Description | Exemple |
|---|
| Moyen de paiement | Facilite les échanges sans troc | Achat en magasin avec liquide ou carte |
| Unité de compte | Permet de mesurer la valeur | Prix en euros, dollars |
| Réserve de valeur | Conserve la valeur dans le temps | Épargne en liquide ou en banque |
| Création monétaire | Mécanisme | Acteurs impliqués | Effet principal |
|---|
| Crédit bancaire | Prêt accordé par banque | Banques commerciales, emprunteurs | Augmentation de la masse monétaire scripturale |
| Intervention de la banque centrale | Ajustement des taux, réserves obligatoires | Banque centrale | Contrôle de l'inflation, stabilité financière |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre monnaie centrale et monnaie scripturale : la première est émise par la banque centrale, la seconde par les banques commerciales.
- Croire que la création monétaire provient uniquement de la banque centrale : en réalité, elle résulte principalement du crédit bancaire.
- Confondre la fonction de réserve de valeur avec la simple épargne : la réserve de valeur doit conserver sa valeur dans le temps, indépendamment de l’épargne.
- Surinterpréter la stabilité monétaire comme une absence de fluctuation : elle dépend aussi de la confiance et de la politique monétaire.
- Confondre monopole et oligopole : le monopole est un seul fournisseur, l’oligopole plusieurs mais peu nombreux.
- Penser que la concurrence parfaite est la seule situation optimale : en réalité, elle est un modèle théorique, souvent défaillant dans la réalité.
- Confondre externalités positives et négatives : les premières bénéficient à des tiers, les secondes leur imposent un coût.
✅ Checklist Examen
- Maîtriser les trois fonctions fondamentales de la monnaie.
- Expliquer le processus de création monétaire par le crédit bancaire.
- Identifier la différence entre monnaie centrale et monnaie scripturale.
- Décrire le rôle de la banque centrale dans la régulation monétaire.
- Comprendre le fonctionnement d’un marché en situation de concurrence parfaite.
- Identifier les caractéristiques d’un monopole, oligopole et marché concurrentiel.
- Expliquer les défaillances du marché : externalités, biens communs, asymétries d'information.
- Définir la sélection adverse et l’aléa moral.
- Analyser l’impact des externalités négatives et positives sur l’économie.
- Connaître les interventions publiques pour corriger les défaillances.
- Comprendre le rôle des groupes sociaux et processus de socialisation.
- Identifier les liens sociaux et leur importance dans la cohésion sociale.
- Définir la déviance et ses processus.
- Expliquer le fonctionnement de l’opinion publique et ses influences.
- Connaître les facteurs de la participation électorale.
- Décrire la gestion des risques sociaux par l’État.
- Identifier les éléments clés de l’organisation d’une entreprise.
- Comprendre la gouvernance et la prise de décision dans l’entreprise.
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