QCM : Location-financement et droits réels (64 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle entreprise est soumise à l’obligation comptable en Belgique ?

Une entreprise indépendante exerçant professionnellement en Belgique
Une entreprise étrangère sans établissement ni activité en Belgique
Une association privée sans activité économique en Belgique
Un particulier gérant son patrimoine familial en Belgique

Une entreprise indépendante exerçant professionnellement en Belgique

Explication

Une entreprise indépendante qui exerce professionnellement en Belgique figure parmi les entités soumises à l’obligation comptable. Une association sans activité économique ne relève pas automatiquement de cette obligation sur cette seule base.

2. Quelle distinction caractérise la comptabilité générale d’une entreprise indépendante par rapport à celle de son activité indépendante ?

La comptabilité générale porte sur les dettes, tandis que l’autre porte sur les créances
La comptabilité générale enregistre les flux financiers, tandis que l’autre exclut les moyens propres
La comptabilité générale couvre l’ensemble des opérations, tandis que l’autre est limitée à l’activité indépendante
La comptabilité générale concerne les activités futures, tandis que l’autre concerne les activités passées

La comptabilité générale couvre l’ensemble des opérations, tandis que l’autre est limitée à l’activité indépendante

Explication

La comptabilité générale englobe l’ensemble des opérations, avoirs, droits et engagements de l’entreprise, alors que la comptabilité de l’activité indépendante se limite à cette activité. La seconde doit aussi distinguer les moyens propres qui lui sont affectés, mais elle n’exclut pas les flux financiers pertinents.

3. Pourquoi les règles d’évaluation doivent-elles être appliquées de manière cohérente d’une période à l’autre ?

Pour reporter les charges jusqu’au paiement des factures concernées
Pour assurer la comparabilité des états financiers entre les périodes
Pour remplacer l’annexe des comptes annuels par un état séparé
Pour permettre à chaque période de choisir une méthode différente

Pour assurer la comparabilité des états financiers entre les périodes

Explication

La cohérence des règles d’évaluation permet de comparer les états financiers d’une période à l’autre. Elle ne signifie pas que l’entreprise peut modifier librement sa méthode à chaque exercice.

4. Une entreprise reçoit en janvier le paiement d’une prestation réalisée en décembre. À quel exercice le produit doit-il être rattaché ?

À l’exercice de réalisation de la prestation, soit décembre
À l’exercice de réception du paiement, soit janvier
À l’exercice de clôture suivant la réception du relevé bancaire
À l’exercice où la facture est éventuellement encaissée en totalité

À l’exercice de réalisation de la prestation, soit décembre

Explication

La spécialisation de l’exercice rattache le produit à la période à laquelle la prestation se rapporte, indépendamment du moment du paiement. Fonder l’enregistrement sur l’encaissement appliquerait une logique de trésorerie plutôt que la règle comptable concernée.

5. Que décrivent principalement les ressources dans l’analyse comptable d’une entreprise ?

Les résultats obtenus grâce aux ventes de la période
La manière dont les moyens sont affectés aux actifs
Les moyens mis à sa disposition et leur origine
Les mouvements de trésorerie enregistrés sur les comptes bancaires

Les moyens mis à sa disposition et leur origine

Explication

Les ressources sont les moyens disponibles pour l’entreprise, classés notamment selon leur origine et leur échéance. La manière dont ces moyens sont affectés relève de la notion d’emplois.

6. Lequel constitue une ressource propre à long terme ?

Une dette fournisseur exigible au-delà d’un an
Une dette salariale payable au cours de l’année
Une réserve constituée par l’entreprise
Un emprunt bancaire remboursable sur plusieurs années

Une réserve constituée par l’entreprise

Explication

Les réserves appartiennent aux ressources propres à long terme, avec le capital ou les apports. Un emprunt bancaire et une dette fournisseur sont des ressources de tiers, tandis qu’une dette salariale à court terme relève des ressources de tiers à court terme.

7. Que représentent les emplois dans l’analyse des ressources d’une entreprise ?

La différence entre les produits et les charges de l’exercice
La manière dont les ressources sont affectées
La durée prévue des emprunts contractés par l’entreprise
L’origine juridique des capitaux apportés à l’entreprise

La manière dont les ressources sont affectées

Explication

Les emplois montrent comment les ressources de l’entreprise sont utilisées, notamment dans des emplois à long terme ou à court terme. L’origine des moyens correspond à l’analyse des ressources, et non à celle des emplois.

8. Quel principe caractérise la comptabilité en partie double lorsqu’un produit est créé ?

Le produit est inscrit uniquement dans les comptes de trésorerie de l’entreprise
Le produit possède une contrepartie dans un compte d’actif ou de passif
Le produit entraîne automatiquement une diminution du capital social
Le produit est enregistré sans contrepartie jusqu’à la clôture des comptes

Le produit possède une contrepartie dans un compte d’actif ou de passif

Explication

En partie double, toute création de produit ou de charge s’accompagne d’une contrepartie dans un compte d’actif ou de passif, ce qui contribue à l’équilibre du bilan clôturé. L’enregistrement d’un produit ne se limite donc pas aux comptes de trésorerie et ne réduit pas automatiquement le capital.

9. Que représente le capital d’une société anonyme ?

La valeur des apports mis en commun en échange d’actions
La totalité des bénéfices conservés après chaque exercice
La valeur des services promis par les associés à la société
L’ensemble des emprunts contractés auprès des établissements financiers

La valeur des apports mis en commun en échange d’actions

Explication

Le capital correspond à la valeur des apports mis en commun par les associés pour réaliser l’objet social en échange d’actions. Les bénéfices conservés forment des réserves, tandis que les emprunts sont des ressources de tiers.

10. Quelle condition s’applique au capital d’une société anonyme lors de sa constitution ?

Il doit être entièrement libéré avant la signature de l’acte constitutif
Il peut être fixé sans minimum légal si les associés prévoient des réserves
Il ne peut être inférieur à 61 500 euros et doit être intégralement souscrit
Il doit atteindre 61 500 euros après cinq ans d’activité et rester partiellement souscrit

Il ne peut être inférieur à 61 500 euros et doit être intégralement souscrit

Explication

Le capital d’une société anonyme ne peut pas être inférieur à 61 500 euros et doit être intégralement et inconditionnellement souscrit. Cette souscription intégrale ne signifie pas que chaque apport doit déjà être entièrement libéré au moment de la constitution.

11. Lors de la constitution d’une société anonyme, quelle règle s’applique à la libération des actions ?

Chaque action doit être libérée de moitié, et l’apport en nature dans les trois ans
Chaque action peut rester libérée d’un dixième, et l’apport en nature dans dix ans
Chaque action doit être libérée d’un quart, et l’apport en nature dans les cinq ans
Chaque action doit être entièrement libérée, quelle que soit la nature de l’apport

Chaque action doit être libérée d’un quart, et l’apport en nature dans les cinq ans

Explication

La libération minimale lors de la constitution est d’un quart pour chaque action, tandis que les actions correspondant à un apport en nature doivent être entièrement libérées dans les cinq ans. La règle ne prévoit donc ni une libération immédiate intégrale ni un délai uniforme pour tous les apports.

12. Lors d’une augmentation de capital en espèces, quel droit est accordé aux actionnaires existants ?

Un droit de remboursement prioritaire des actions déjà détenues
Un droit de souscription préférentielle proportionnel à leur participation
Un droit de vote double sur les actions nouvellement émises
Un droit de souscription réservé aux nouveaux investisseurs agréés

Un droit de souscription préférentielle proportionnel à leur participation

Explication

Les actionnaires existants bénéficient d’un droit de souscription préférentielle proportionnel à leur participation, exerçable pendant au moins quinze jours et négociable durant la souscription. Les nouveaux souscripteurs ne détiennent pas initialement ce droit.

13. Quelle opération augmente le capital sans apporter de ressources nouvelles à la société ?

L’incorporation de réserves au capital
L’apport d’un immeuble par un investisseur
L’émission d’actions souscrites en numéraire
L’apport de liquidités par de nouveaux actionnaires

L’incorporation de réserves au capital

Explication

L’incorporation de réserves augmente le capital en transférant des montants déjà présents dans les capitaux propres, sans nouvel apport. Les autres opérations procurent des ressources nouvelles en numéraire ou en nature.

14. Une société dont le capital souscrit est de 600 000 euros et qui compte 12 000 actions a quel pair comptable par action ?

72 euros
500 euros
5 euros
50 euros

50 euros

Explication

Le pair comptable se calcule en divisant le capital souscrit par le nombre d’actions, soit 600 000÷12 000=50600\,000 \div 12\,000 = 50 euros. Le montant de 500 euros résulte d’une division incorrecte.

15. À quoi correspond la prime d’émission d’une action nouvelle ?

À la différence entre le bénéfice annuel et le dividende versé
À l’écart entre sa valeur intrinsèque et sa valeur nominale
À la fraction du capital correspondant aux réserves indisponibles
À la somme due par l’actionnaire au titre du droit de vote

À l’écart entre sa valeur intrinsèque et sa valeur nominale

Explication

La prime d’émission correspond à la différence entre la valeur intrinsèque et la valeur nominale de l’action nouvelle, afin de préserver l’égalité entre anciens et nouveaux actionnaires. Elle ne représente ni un bénéfice distribué ni une composante du droit de vote.

16. Quelle autorité décide une réduction du capital d’une société anonyme ?

L’assemblée générale selon les règles de modification des statuts
L’organe d’administration lorsque le commissaire l’approuve
Le commissaire après vérification de la situation financière
L’assemblée générale ordinaire selon les règles de distribution

L’assemblée générale selon les règles de modification des statuts

Explication

La réduction du capital est décidée par l’assemblée générale dans les conditions applicables à la modification des statuts, avec égalité de traitement entre actionnaires placés dans une situation identique. L’organe d’administration peut intervenir pour un acompte sur dividende, mais cette compétence ne concerne pas la décision de réduction du capital.

17. Quels créanciers peuvent exiger une sûreté lorsqu’une réduction de capital rembourse des actionnaires ?

Les créanciers antérieurs, pendant six mois après le remboursement
Les créanciers antérieurs à la publication, dans les deux mois
Les créanciers nés après la publication, dans les deux mois
Tous les créanciers, jusqu’à l’approbation des comptes annuels

Les créanciers antérieurs à la publication, dans les deux mois

Explication

Les créanciers dont la créance est antérieure à la publication peuvent demander une sûreté dans les deux mois suivant cette publication. Les créances nées après la publication ne bénéficient pas de ce droit spécifique.

18. Dans quelle situation une distribution devient-elle interdite en raison de l’actif net ?

Lorsque l’actif net dépasse le capital souscrit et les réserves disponibles
Lorsque l’actif net descend sous le capital libéré ou le seuil légalement protégé
Lorsque le bénéfice de l’exercice est inférieur au dividende envisagé
Lorsque les réserves disponibles sont supérieures au bénéfice reporté

Lorsque l’actif net descend sous le capital libéré ou le seuil légalement protégé

Explication

Aucune distribution n’est permise si l’actif net devient inférieur au capital libéré ou, lorsque celui-ci est supérieur, au capital appelé augmenté des réserves légalement ou statutairement indisponibles. Le simple niveau du bénéfice ou des réserves disponibles ne suffit donc pas à déterminer cette interdiction.

19. Quelle distinction caractérise le dividende intercalaire par rapport à l’acompte sur dividende ?

Le dividende intercalaire est décidé par l’assemblée générale à partir de réserves disponibles et de bénéfices reportés
Le dividende intercalaire est versé aux nouveaux actionnaires avant l’approbation des comptes
Le dividende intercalaire est décidé par l’organe d’administration à partir du résultat de l’exercice en cours
Le dividende intercalaire est prélevé sur le capital appelé après autorisation du commissaire

Le dividende intercalaire est décidé par l’assemblée générale à partir de réserves disponibles et de bénéfices reportés

Explication

Le dividende intercalaire est distribué par l’assemblée générale spéciale à partir des réserves disponibles et du bénéfice reporté des derniers comptes approuvés. L’acompte sur dividende relève plutôt de l’organe d’administration autorisé et porte sur le résultat de l’exercice en cours.

20. À quelle condition l’organe d’administration peut-il distribuer un acompte sur dividende ?

Le commissaire doit en prendre l’initiative
Une réduction préalable du capital doit être décidée
Les statuts doivent l’y autoriser expressément
Les comptes annuels futurs doivent déjà être approuvés

Les statuts doivent l’y autoriser expressément

Explication

Un acompte sur dividende est possible lorsque les statuts autorisent l’organe d’administration à le distribuer. L’approbation préalable des comptes annuels futurs n’est pas requise pour cette distribution en cours d’exercice.

21. Quels éléments sont pris en compte pour calculer un acompte sur dividende ?

Les réserves existantes et le capital libéré, sans tenir compte du bénéfice courant
Le bénéfice courant et le bénéfice précédent non approuvé, corrigés du report, hors réserves existantes
Le bénéfice approuvé des derniers comptes et les plus-values de réévaluation, hors pertes reportées
Le chiffre d’affaires courant et les primes d’émission, après déduction du capital souscrit

Le bénéfice courant et le bénéfice précédent non approuvé, corrigés du report, hors réserves existantes

Explication

Le calcul tient compte du bénéfice de l’exercice en cours et du bénéfice précédent non encore approuvé, corrigés du bénéfice ou de la perte reporté, tout en excluant les réserves existantes et en constituant les réserves requises. Les réserves existantes ne peuvent donc pas être ajoutées comme base de calcul.

22. À quelle date doit remonter au plus tard l’état intermédiaire utilisé pour décider un acompte sur dividende ?

À moins de six mois avant la décision de distribution
À moins de deux mois avant la décision de distribution
À la clôture du dernier exercice approuvé
Au jour de l’approbation des comptes annuels précédents

À moins de deux mois avant la décision de distribution

Explication

L’état intermédiaire doit être établi au maximum deux mois avant la décision de distribution et évalué par le commissaire lorsqu’un commissaire a été nommé. Les comptes annuels approuvés ne remplacent pas cette exigence de fraîcheur de l’état intermédiaire.

23. Quelle relation permet de calculer le pourcentage de réduction imputé au capital ?

capital libeˊreˊ + primes d’eˊmissionnumeˊrateur + parts beˊneˊficiaires + reˊserves taxeˊes\frac{\text{capital libéré + primes d’émission}}{\text{numérateur + parts bénéficiaires + réserves taxées}}
capital libeˊreˊ + reˊserves exoneˊreˊes incorporeˊesnumeˊrateur + primes d’eˊmission + reˊserves taxeˊes\frac{\text{capital libéré + réserves exonérées incorporées}}{\text{numérateur + primes d’émission + réserves taxées}}
capital libeˊreˊ + primes d’eˊmission + parts beˊneˊficiaires assimileˊesnumeˊrateur + reˊserves taxeˊes + reˊserves exoneˊreˊes incorporeˊes au capital\frac{\text{capital libéré + primes d’émission + parts bénéficiaires assimilées}}{\text{numérateur + réserves taxées + réserves exonérées incorporées au capital}}
capital libeˊreˊ + reˊserves taxeˊescapital libeˊreˊ + primes d’eˊmission + reˊserves exoneˊreˊes\frac{\text{capital libéré + réserves taxées}}{\text{capital libéré + primes d’émission + réserves exonérées}}

$$\frac{\text{capital libéré + primes d’émission + parts bénéficiaires assimilées}}{\text{numérateur + réserves taxées + réserves exonérées incorporées au capital}}$$

Explication

Le pourcentage repose au numérateur sur le capital libéré, les primes d’émission et les parts bénéficiaires assimilées, puis au dénominateur sur le numérateur augmenté des réserves concernées. Les autres relations omettent ou déplacent certaines composantes prévues dans le calcul.

24. Depuis le 1er janvier 2018, quelle règle s’applique en principe à l’imputation d’une réduction de capital ?

Elle est imputée d’abord sur les réserves exonérées incorporées au capital.
Elle suit l’affectation précisée librement dans l’acte de réduction.
Elle est imputée intégralement sur le capital libéré de la société.
Elle est imputée proportionnellement aux différentes composantes des fonds propres.

Elle est imputée proportionnellement aux différentes composantes des fonds propres.

Explication

Depuis 2018, l’imputation proportionnelle aux différentes composantes des fonds propres constitue la règle. Avant cette date, l’acte pouvait préciser l’imputation, ce qui explique la confusion avec l’affectation volontaire.

25. Dans quel ordre l’imputation sur les réserves doit-elle être effectuée lors d’une réduction de capital ?

Réserves taxées incorporées, réserves exonérées incorporées, puis réserves taxées non incorporées.
Réserves taxées non incorporées, réserves exonérées incorporées, puis réserves taxées incorporées.
Réserves taxées incorporées, réserves taxées non incorporées, puis réserves exonérées incorporées.
Réserves exonérées incorporées, réserves taxées incorporées, puis réserves taxées non incorporées.

Réserves taxées incorporées, réserves taxées non incorporées, puis réserves exonérées incorporées.

Explication

L’ordre prévu commence par les réserves taxées incorporées au capital, se poursuit avec les réserves taxées non incorporées et se termine par les réserves exonérées incorporées. Intervertir ces catégories modifie l’ordre légal d’imputation.

26. Quelle formalité s’applique à une réduction de capital qui rembourse les actionnaires ou les dispense de libérer des apports ?

Une décision unanime des actionnaires est enregistrée dans un procès-verbal sans exigence notariale particulière.
Une assemblée générale simple adopte la décision, qui est ensuite constatée par une déclaration comptable.
Une décision ordinaire des administrateurs suffit, avec une inscription dans un acte sous seing privé.
Une assemblée générale extraordinaire respecte le quorum et la majorité d’une modification statutaire, avec un acte authentique.

Une assemblée générale extraordinaire respecte le quorum et la majorité d’une modification statutaire, avec un acte authentique.

Explication

Une telle réduction exige une assemblée générale extraordinaire soumise aux règles de quorum et de majorité applicables aux modifications statutaires, ainsi qu’un acte authentique. Une décision administrative ou un acte sous seing privé ne répond pas à ces exigences.

27. Quelle distinction décrit correctement les factures à établir et les factures à recevoir à la clôture ?

Les premières concernent des charges payées d’avance, les secondes des produits encaissés avant leur réalisation.
Les premières concernent des paiements reçus mais non comptabilisés, les secondes des ventes annulées après livraison.
Les premières concernent des prestations clôturées mais non facturées, les secondes des marchandises livrées mais non facturées.
Les premières concernent des marchandises livrées mais non facturées, les secondes des prestations clôturées mais non facturées.

Les premières concernent des prestations clôturées mais non facturées, les secondes des marchandises livrées mais non facturées.

Explication

Les factures à établir correspondent notamment à des prestations terminées au 31 décembre sans facture, tandis que les factures à recevoir concernent notamment des marchandises déjà livrées sans facture. Les autres réponses confondent ces deux situations avec des opérations de trésorerie ou de régularisation.

28. Quel ordre associe correctement les comptes de reclassement à leur numéro ?

Charges à reporter : 491000 ; produits acquis : 490000 ; charges à imputer : 493000 ; produits à reporter : 492000.
Charges à reporter : 492000 ; produits acquis : 493000 ; charges à imputer : 490000 ; produits à reporter : 491000.
Charges à reporter : 490000 ; produits acquis : 491000 ; charges à imputer : 492000 ; produits à reporter : 493000.
Charges à reporter : 493000 ; produits acquis : 492000 ; charges à imputer : 491000 ; produits à reporter : 490000.

Charges à reporter : 490000 ; produits acquis : 491000 ; charges à imputer : 492000 ; produits à reporter : 493000.

Explication

Les comptes sont associés respectivement aux numéros 490000, 491000, 492000 et 493000 dans l’ordre des quatre catégories énoncées. Les autres associations décalent les numéros entre charges et produits.

29. Quelle définition correspond à un emprunt obligataire ?

Un emprunt bancaire unique garanti par les associés et remboursé selon un échéancier négocié.
Un apport divisé en actions attribuant des droits politiques variables selon leur catégorie.
Un emprunt composé de plusieurs obligations négociables donnant les mêmes droits de créance pour une même valeur nominale.
Une avance consentie par plusieurs créanciers dont les droits dépendent de leurs contrats individuels.

Un emprunt composé de plusieurs obligations négociables donnant les mêmes droits de créance pour une même valeur nominale.

Explication

L’emprunt obligataire est constitué de plusieurs titres négociables appelés obligations, conférant des droits de créance identiques pour une même valeur nominale. Un emprunt bancaire ou un apport en actions ne présente pas cette structure juridique.

30. Que permet au porteur un emprunt obligataire convertible ?

Échanger ses obligations contre des parts d’une société tierce choisie par l’établissement bancaire.
Transformer ses obligations en actions de la société émettrice ou de sa société mère selon les modalités prévues.
Demander le remboursement immédiat de ses obligations lorsque la société distribue un dividende.
Modifier la valeur nominale de ses obligations sans respecter les conditions fixées lors de l’émission.

Transformer ses obligations en actions de la société émettrice ou de sa société mère selon les modalités prévues.

Explication

La convertibilité donne au porteur la possibilité de transformer ses obligations en actions de la société émettrice ou de sa société mère, conformément aux modalités d’émission. Elle ne confère pas un droit général de remboursement anticipé ni de conversion vers une société quelconque.

31. Quelles sociétés peuvent contracter un emprunt par émission d’obligations, et quelle règle particulière concerne la SRL ?

Les SA, les SRL et les sociétés simples sont autorisées, et les obligations d’une SRL doivent être au porteur.
Les SA, les SCA et les sociétés en nom collectif sont autorisées, et leurs obligations doivent être dématérialisées.
Les SCA, les SRL et les sociétés coopératives sont autorisées, et les obligations d’une SRL doivent être convertibles.
Les SA, les SCA et les SRL sont autorisées, et les obligations d’une SRL doivent être nominatives.

Les SA, les SCA et les SRL sont autorisées, et les obligations d’une SRL doivent être nominatives.

Explication

Les SA, les SCA et les SRL peuvent émettre des obligations, mais celles émises par une SRL doivent être nominatives. La possibilité pour une SRL d’émettre des obligations ne signifie donc pas que celles-ci peuvent prendre n’importe quelle forme.

32. Un emprunt est émis à 99,5 % et remboursé à 101 % de sa valeur nominale : quelle est sa double prime ?

1,5%1{,}5\%
2,5%2{,}5\%
1,0%1{,}0\%
0,5%0{,}5\%

$$1{,}5\%$$

Explication

La double prime correspond à la différence entre le prix de remboursement et le prix d’émission, soit 101%−99,5%=1,5%101\% - 99{,}5\% = 1{,}5\%. La valeur nominale intervient dans les autres types de prime, mais pas directement dans cette différence.

33. Que mesure le rendement actuariel d’un placement obligataire ?

Le revenu périodique versé avant toute prise en compte du prix d’achat
La différence entre la valeur nominale et le prix de marché à une date donnée
Le taux d’intérêt nominal indiqué par le coupon de l’obligation
Le rendement réel annuel intégrant le prix, les revenus, l’échéance, les impôts et le remboursement

Le rendement réel annuel intégrant le prix, les revenus, l’échéance, les impôts et le remboursement

Explication

Le rendement actuariel mesure le rendement annuel réel en tenant compte de l’ensemble des éléments économiques du placement. Le taux nominal du coupon correspond au rendement facial, qui ne reflète pas nécessairement ces différents éléments.

34. Comment faut-il comptabiliser la différence entre le prix d’émission et la valeur de remboursement lorsque le rendement actuariel diffère du rendement facial ?

En la constatant uniquement à la date de remboursement des obligations
En la prenant en résultats prorata temporis selon une base actualisée au rendement actuariel
En la répartissant selon le taux facial sans tenir compte de la durée restante
En la comptabilisant intégralement lors de l’émission de l’emprunt obligataire

En la prenant en résultats prorata temporis selon une base actualisée au rendement actuariel

Explication

La différence doit être étalée sur la durée restant à courir et prise en résultats prorata temporis sur une base actualisée au rendement actuariel. Le rendement facial ne suffit pas, car il ne tient pas compte de la prime ou de la décote.

35. Que représente le coupon d’intérêts d’une obligation ?

Le rendement annuel réel calculé après intégration des impôts et du prix d’achat
Le revenu périodique de l’obligation, généralement annuel, diminué du précompte mobilier
Le montant total remboursé au détenteur lorsque l’obligation arrive à échéance
La différence entre le prix d’émission et la valeur de remboursement du titre

Le revenu périodique de l’obligation, généralement annuel, diminué du précompte mobilier

Explication

Le coupon d’intérêts est le revenu périodique versé par l’obligation, généralement chaque année, après déduction du précompte mobilier. Le montant remboursé à l’échéance et le rendement actuariel sont des notions distinctes.

36. Une échéance de coupon tombe au début de l’exercice suivant : à quel exercice faut-il rattacher la charge d’intérêt et le prorata de la prime de remboursement ?

À chaque exercice concerné, selon la période à laquelle les charges se rapportent
À l’exercice de l’émission, quelle que soit la durée du placement
À l’exercice du remboursement final de l’emprunt obligataire
À l’exercice au cours duquel le coupon est effectivement payé

À chaque exercice concerné, selon la période à laquelle les charges se rapportent

Explication

Le principe de spécialisation des exercices impose de rattacher la charge d’intérêt et le prorata de la prime à chaque exercice concerné. La date de paiement du coupon ne détermine donc pas à elle seule l’exercice comptable.

37. Quel effet peut résulter de l’acquisition d’actions propres pour une société ?

Elle supprime les risques de discrimination et de conflits d’intérêts entre actionnaires
Elle peut soutenir le cours, faciliter un regroupement et favoriser l’intéressement des travailleurs
Elle empêche toute modification de la structure de l’actionnariat après l’opération
Elle garantit les créanciers en renforçant automatiquement les actifs disponibles de la société

Elle peut soutenir le cours, faciliter un regroupement et favoriser l’intéressement des travailleurs

Explication

Le rachat d’actions propres peut soutenir le cours, faciliter un regroupement, protéger la structure de l’actionnariat et favoriser l’intéressement des travailleurs. Il peut toutefois aussi affaiblir la garantie des créanciers et créer des conflits d’intérêts.

38. Quelle combinaison décrit correctement les effets du rachat et de la conservation d’actions propres ?

Le rachat suivi d’une destruction maintient le nombre de titres, tandis que la conservation impose leur annulation
Le rachat suivi d’une destruction augmente le nombre de titres, tandis que la conservation supprime les actions acquises
Le rachat suivi d’une destruction augmente la valeur des titres restants, tandis que la conservation peut accroître l’autocontrôle
Le rachat suivi d’une destruction réduit les dividendes par action, tandis que la conservation diminue l’autocontrôle

Le rachat suivi d’une destruction augmente la valeur des titres restants, tandis que la conservation peut accroître l’autocontrôle

Explication

La destruction réduit le nombre d’actions et peut ainsi augmenter la valeur des titres restants, tout en réduisant le montant global des dividendes à distribuer. La conservation des actions ne les annule pas et peut renforcer l’autocontrôle de l’entreprise.

39. Laquelle de ces acquisitions d’actions propres respecte une condition prévue par l’article 7:215 du Code des sociétés et des associations ?

L’acquisition d’actions entièrement libérées, réalisée sans autorisation et financée par des réserves indisponibles
L’acquisition d’actions non entièrement libérées, décidée par la direction et financée par des emprunts nouveaux
L’acquisition d’actions entièrement libérées, autorisée par l’assemblée générale et financée par des sommes distribuables
L’acquisition d’actions non entièrement libérées, proposée à certains actionnaires sans respecter leur égalité

L’acquisition d’actions entièrement libérées, autorisée par l’assemblée générale et financée par des sommes distribuables

Explication

L’article 7:215 exige notamment une autorisation préalable de l’assemblée générale, un financement par des sommes distribuables et des actions entièrement libérées. Les autres situations méconnaissent une ou plusieurs de ces conditions.

40. Quelle limite s’applique à la durée de l’autorisation donnée par l’assemblée générale pour acquérir des actions propres ?

Elle ne peut pas dépasser cinq ans et doit être définie avec les autres paramètres de l’opération
Elle est limitée à un an, quelle que soit la décision prise par les actionnaires
Elle peut rester indéfinie si le nombre maximal de titres est fixé par l’assemblée générale
Elle est fixée par l’organe d’administration sans plafond légal prévu pour sa durée

Elle ne peut pas dépasser cinq ans et doit être définie avec les autres paramètres de l’opération

Explication

L’assemblée générale fixe notamment la durée de l’autorisation, qui est limitée à cinq ans, ainsi que le nombre maximal de titres et les contre-valeurs minimale et maximale. Une autorisation indéfinie n’est donc pas conforme à cette règle.

41. Quelles conditions de présence et de majorité s’appliquent à la décision d’acquisition d’actions propres ?

La moitié du capital doit être représentée, puis une majorité simple des voix suffit
La moitié du capital et des titres concernés doit être représentée, puis quatre cinquièmes des voix doivent approuver
Les trois quarts du capital doivent être représentés, puis la moitié des voix doit approuver
Un tiers du capital doit être représenté, puis deux tiers des voix doivent approuver la décision

La moitié du capital et des titres concernés doit être représentée, puis quatre cinquièmes des voix doivent approuver

Explication

La décision requiert la représentation de la moitié du capital social et, le cas échéant, de la moitié des titres non représentatifs du capital, ainsi qu’une majorité d’au moins quatre cinquièmes des voix. Une majorité simple ne satisfait donc pas à cette exigence.

42. Une société dispose de réserves distribuables antérieures de 120 000 euros, réalise un bénéfice de 80 000 euros, dote 20 000 euros aux réserves non distribuables et supporte 10 000 euros de frais non amortis : quel est le montant maximum distribuable selon la formule donnée ?

190 000 euros
150 000 euros
170 000 euros
210 000 euros

170 000 euros

Explication

La formule donne Dist(t)=120 000+(80 000−20 000−10 000)=170 000Dist(t)=120\,000+(80\,000-20\,000-10\,000)=170\,000 euros. Les réserves non distribuables et les frais non amortis sont donc déduits du bénéfice avant son ajout aux réserves distribuables antérieures.

43. Quel est l’effet de l’acquisition d’actions propres sur leurs droits sociaux tant qu’elles sont détenues par la société ?

Leurs droits de vote sont suspendus et leurs droits aux dividendes deviennent caducs
Leurs droits de vote sont maintenus, mais leurs droits aux dividendes sont transférés
Leurs droits de vote sont exercés par la filiale qui détient les titres
Leurs droits de vote sont doublés, tandis que les dividendes restent obligatoires

Leurs droits de vote sont suspendus et leurs droits aux dividendes deviennent caducs

Explication

Les actions propres peuvent être annulées ou conservées en portefeuille, mais elles ne donnent plus lieu à l’exercice du droit de vote ni au bénéfice de dividendes. La conservation des titres ne maintient donc pas leurs droits sociaux ordinaires.

44. Quelle obligation comptable s’applique tant que les actions propres restent inscrites à l’actif ?

Enregistrer une provision fiscalement déductible égale à leur valeur de revente
Inscrire une dette envers les actionnaires correspondant aux dividendes futurs
Constituer une réserve disponible correspondant aux frais liés à leur acquisition
Constituer au passif une réserve indisponible égale à leur valeur d’inventaire

Constituer au passif une réserve indisponible égale à leur valeur d’inventaire

Explication

La société doit constituer au passif une réserve indisponible d’un montant égal à la valeur d’inventaire des actions propres. Une réserve disponible ne convient pas, car elle pourrait être affectée à d’autres usages et ne garantit pas cette protection comptable.

45. Quelles sont les trois issues possibles pour des actions propres détenues par une société ?

Les revendre, les détruire ou les conserver en portefeuille
Les nantir, les fusionner avec d’autres titres ou les comptabiliser en charges
Les amortir, les apporter à une filiale ou les inscrire en créances
Les louer, les convertir en obligations ou les distribuer gratuitement

Les revendre, les détruire ou les conserver en portefeuille

Explication

La société peut revendre les actions, les détruire ou les maintenir dans son portefeuille. Ces opérations ont des effets différents : la revente transfère les titres, la destruction les élimine et la conservation les maintient à l’actif.

46. Quelle écriture faut-il constater à la clôture lorsque la valeur de réalisation des actions propres en portefeuille est inférieure à leur valeur d’acquisition ?

Une réduction de valeur, reprise ultérieurement dans la limite du redressement constaté
Une plus-value latente, conservée même si la valeur de réalisation diminue
Une réévaluation définitive, sans possibilité de correction lors d’une baisse future
Une réserve disponible, annulée dès que les titres sont conservés en portefeuille

Une réduction de valeur, reprise ultérieurement dans la limite du redressement constaté

Explication

Une réduction de valeur est comptabilisée lorsque la valeur de réalisation devient inférieure à la valeur d’acquisition, puis elle peut être reprise lorsque la valeur se redresse. La reprise est limitée à l’appréciation effectivement constatée.

47. Quelle caractéristique distingue principalement le leasing du point de vue du locataire ?

Le locataire reçoit un service d’entretien, sans comptabilisation d’une dette liée au financement
Le locataire devient propriétaire juridique dès la signature, sans distinction entre capital et intérêts
Le locataire reste simple utilisateur, le bien étant maintenu hors bilan et facturé comme une charge
Le locataire est propriétaire économique, le bien figurant à son bilan avec capital et intérêts

Le locataire est propriétaire économique, le bien figurant à son bilan avec capital et intérêts

Explication

Dans le leasing, le locataire est considéré comme propriétaire économique : le bien figure à son bilan et les redevances comprennent une part de capital et une part d’intérêts. Le maintien hors bilan correspond plutôt au renting.

48. Comment le renting est-il généralement traité pour le client ?

Le véhicule reste hors bilan et les factures sont comptabilisées comme des charges
Le véhicule devient juridiquement celui du client, qui amortit ensuite sa valeur résiduelle
Le véhicule figure à l’actif et les factures sont ventilées entre capital et intérêts
Le véhicule est inscrit en immobilisation, tandis que les factures réduisent directement les capitaux propres

Le véhicule reste hors bilan et les factures sont comptabilisées comme des charges

Explication

Dans le renting, la société de leasing conserve la propriété juridique et économique du véhicule, qui ne figure donc pas au bilan du client. Les factures sont des charges et l’endettement du client n’augmente pas.

49. Quelle distinction caractérise la location opérationnelle par rapport au renting financier ?

La location opérationnelle prévoit une option d’achat d’au moins 16 % et exclut les services annexes
La location opérationnelle inscrit le véhicule au bilan et transfère les risques principaux au locataire
La location opérationnelle impose une valeur résiduelle maximale de 15 % et une assurance séparée
La location opérationnelle ne prévoit pas d’option d’achat et inclut généralement une gestion globale

La location opérationnelle ne prévoit pas d’option d’achat et inclut généralement une gestion globale

Explication

La location opérationnelle ne prévoit pas d’option d’achat et comprend généralement la gestion des entretiens, assurances et taxes. Le renting financier prévoit au contraire une option d’achat représentant au moins 16 % de l’investissement.

50. Comment une redevance de location-financement est-elle ventilée à chaque échéance ?

Entre une composante d’amortissement qui augmente la dette et une composante de capital portée en produits
Entre une composante fiscale enregistrée en capitaux propres et une composante d’assurance portée en provisions
Entre une composante en capital qui réduit la dette et une composante d’intérêts comptabilisée en charge
Entre une composante de valeur résiduelle immobilisée et une composante de dividendes distribués

Entre une composante en capital qui réduit la dette et une composante d’intérêts comptabilisée en charge

Explication

Chaque redevance comprend une part en capital, qui diminue la dette de financement, et une part d’intérêts, enregistrée comme charge financière. La composante en capital n’est donc pas une charge financière.

51. À partir de quel moment le bien pris en location-financement doit-il être amorti ?

À partir du dernier paiement, lorsque la propriété juridique est transférée au preneur
Au plus tard à partir de sa mise en service effective ou potentielle, selon les règles de l’actif
À partir de la clôture suivant la fin du contrat, après détermination de sa valeur résiduelle
À partir de la levée de l’option d’achat, même si le bien est déjà utilisé

Au plus tard à partir de sa mise en service effective ou potentielle, selon les règles de l’actif

Explication

Le bien est amorti selon les règles applicables à l’actif sous-jacent, au plus tard dès sa mise en service effective ou potentielle. L’amortissement ne dépend donc pas de la levée ultérieure de l’option d’achat.

52. Que peut faire le preneur à la fin d’un contrat de location-financement ?

Transférer l’actif en stocks lors de la levée de l’option, puis comptabiliser les redevances en produits
Maintenir l’actif dans les comptes 25 dans tous les cas, sans effet lié à l’option d’achat
Sortir l’actif sans autre traitement lorsque l’option est levée, car le bien est déjà entièrement amorti
Lever l’option et transférer le bien des comptes 25 vers l’immobilisation correspondante, ou sortir l’actif s’il ne l’acquiert pas

Lever l’option et transférer le bien des comptes 25 vers l’immobilisation correspondante, ou sortir l’actif s’il ne l’acquiert pas

Explication

En cas de levée de l’option, le bien est transféré des comptes 25 vers la rubrique d’immobilisations corporelles appropriée. Si le preneur ne l’acquiert pas, l’actif est sorti des comptes et un amortissement exceptionnel peut être nécessaire.

53. Lorsqu’un preneur lève l’option d’achat d’une location-financement et conserve le bien pour son activité professionnelle, comment la valeur comptable du bien est-elle déterminée ?

Elle est diminuée du montant de l’option, puis amortie sur la durée du contrat initial.
Elle est augmentée du montant de l’option, puis amortie sur la durée d’utilisation restante.
Elle est comptabilisée comme une charge correspondant au montant de l’option.
Elle est maintenue à sa valeur locative, sans nouvel amortissement du bien.

Elle est augmentée du montant de l’option, puis amortie sur la durée d’utilisation restante.

Explication

La levée de l’option augmente la valeur d’acquisition de l’immobilisation du montant de l’option, puis le bien est amorti sur sa durée d’utilisation restante. La restitution du bien constitue le traitement opposé, puisqu’elle entraîne sa sortie des comptes.

54. À l’échéance d’une location-financement, quel traitement applique le preneur qui n’acquiert pas le bien lorsque la période d’amortissement dépasse la durée du contrat ?

Il ajoute la partie résiduelle au coût d’un nouvel actif acquis à la fin du contrat.
Il maintient le bien à l’actif et reporte l’amortissement résiduel jusqu’à une future acquisition.
Il transforme la valeur résiduelle en créance commerciale envers le donneur du bien.
Il crédite les comptes d’actif relatifs au bien et amortit exceptionnellement la partie résiduelle éventuelle.

Il crédite les comptes d’actif relatifs au bien et amortit exceptionnellement la partie résiduelle éventuelle.

Explication

La non-acquisition entraîne la sortie des comptes d’actif et peut nécessiter un amortissement exceptionnel de la partie résiduelle. Le maintien à l’actif correspond plutôt à la situation où l’option d’achat est levée.

55. Dans le cadre d’un renting, quel traitement comptable le locataire applique-t-il au bien loué et aux loyers futurs ?

Il inscrit les loyers futurs parmi les dettes et amortit le bien sur sa durée d’usage.
Il comptabilise le bien comme une créance et les loyers comme des produits différés.
Il ne les inscrit pas au bilan et comptabilise la totalité du loyer comme une charge.
Il inscrit le bien à l’actif et répartit les loyers entre amortissement et intérêts.

Il ne les inscrit pas au bilan et comptabilise la totalité du loyer comme une charge.

Explication

En renting, le bailleur est considéré comme l’investisseur : le bien et les loyers futurs ne figurent donc pas au bilan du locataire, qui comptabilise le loyer intégralement en charge. L’inscription d’un actif et d’une dette relève d’une autre logique comptable.

56. Comment le donneur classe-t-il la créance issue d’une location-financement lorsque cette activité constitue son activité normale ?

Parmi les immobilisations financières.
Parmi les créances diverses.
Parmi les créances commerciales.
Parmi les dettes financières à long terme.

Parmi les créances commerciales.

Explication

Lorsque la location-financement constitue une activité normale du donneur, la créance est classée parmi les créances commerciales. Le classement parmi les créances diverses concerne une activité exercée de manière occasionnelle.

57. Quel ensemble de prérogatives caractérise l’usufruit ?

Disposer juridiquement du bien et le vendre sans pouvoir en percevoir les fruits.
Occuper le bien à titre temporaire sans pouvoir l’utiliser ni en tirer de revenus.
Utiliser le bien d’autrui et en percevoir les fruits sans pouvoir l’aliéner.
Posséder le bien et en transférer la propriété après paiement d’une redevance.

Utiliser le bien d’autrui et en percevoir les fruits sans pouvoir l’aliéner.

Explication

L’usufruit est un droit réel temporaire qui permet l’usage du bien d’autrui et la perception de ses fruits, mais pas son aliénation. Le pouvoir de disposer juridiquement du bien appartient au nu-propriétaire.

58. Quelle prérogative appartient au nu-propriétaire pendant la durée de l’usufruit ?

Disposer juridiquement du bien sans pouvoir l’utiliser ni en jouir.
Vendre les fruits du bien tout en perdant la propriété juridique de celui-ci.
Utiliser le bien et percevoir ses revenus sans pouvoir en transférer la propriété.
Percevoir les fruits du bien et décider seul des réparations d’entretien.

Disposer juridiquement du bien sans pouvoir l’utiliser ni en jouir.

Explication

La nue-propriété confère le pouvoir de disposer juridiquement du bien, tandis que l’usage et la jouissance sont attribués à l’usufruitier pendant l’usufruit. L’usufruitier est donc celui qui bénéficie des revenus et de l’utilisation du bien.

59. Quelle est la durée maximale d’un usufruit établi au profit d’une personne morale ?

Elle est fixée par la durée d’amortissement du bien.
Elle correspond à la durée de vie de l’immeuble.
Elle est de 27 ans.
Elle est de 99 ans.

Elle est de 99 ans.

Explication

Lorsqu’il est établi au profit d’une personne morale, l’usufruit peut durer au maximum 99 ans. Il s’éteint également à la dissolution de la personne morale ou à l’échéance du terme convenu.

60. Comment se répartissent les principales charges entre l’usufruitier et le nu-propriétaire ?

L’usufruitier assume les grosses réparations, tandis que le nu-propriétaire paie les charges périodiques et l’entretien.
Le nu-propriétaire prend en charge l’entretien courant, tandis que l’usufruitier assure uniquement le bien.
L’usufruitier et le nu-propriétaire partagent chaque charge selon la durée restante de l’usufruit.
L’usufruitier paie les charges périodiques et l’entretien, tandis que le nu-propriétaire assume les grosses réparations.

L’usufruitier paie les charges périodiques et l’entretien, tandis que le nu-propriétaire assume les grosses réparations.

Explication

L’usufruitier doit assurer le bien, payer les charges périodiques et effectuer les réparations d’entretien. Les grosses réparations relèvent du nu-propriétaire, ce qui distingue les responsabilités des deux titulaires.

61. Que permet le droit de superficie à son titulaire ?

Posséder et utiliser des constructions ou plantations sur, au-dessus ou sous le terrain d’autrui pendant une durée pouvant atteindre 99 ans.
Utiliser les fruits d’un immeuble d’autrui sans pouvoir posséder les constructions qui y sont implantées.
Bénéficier de la pleine jouissance d’un immeuble d’autrui en échange d’une redevance annuelle pendant 27 à 99 ans.
Devenir propriétaire du terrain d’autrui et y installer des constructions sans limitation de durée.

Posséder et utiliser des constructions ou plantations sur, au-dessus ou sous le terrain d’autrui pendant une durée pouvant atteindre 99 ans.

Explication

Le droit de superficie permet au superficiaire de posséder et d’utiliser des constructions ou plantations situées sur, au-dessus ou en dessous du terrain d’autrui, pour une durée maximale de 99 ans. Le propriétaire conserve la propriété du terrain, tandis que le superficiaire détient les constructions ou plantations.

62. Dans quelle situation le titulaire d’un droit de superficie comptabilise-t-il le bâtiment comme une construction ?

Lorsque le terrain appartient au titulaire et que le bâtiment peut être vendu sans restriction à l’échéance du droit.
Lorsque le titulaire utilise le bâtiment sans devoir comptabiliser les frais engagés pour sa construction.
Lorsque la convention prévoit une redevance annuelle et une durée comprise entre 27 et 99 ans.
Lorsque la durée prévue de propriété couvre sa durée d’utilisation économique ou permet d’amortir économiquement les frais de construction.

Lorsque la durée prévue de propriété couvre sa durée d’utilisation économique ou permet d’amortir économiquement les frais de construction.

Explication

Le bâtiment est comptabilisé comme une construction lorsque la durée de propriété prévue permet de couvrir sa durée d’utilisation économique ou d’amortir économiquement les frais de construction. La redevance annuelle et la durée de 27 à 99 ans caractérisent plutôt l’emphytéose.

63. Quelle caractéristique distingue principalement l’emphytéose du droit de superficie ?

Elle permet de posséder des constructions sur le terrain d’autrui sans prévoir de redevance annuelle.
Elle confère la propriété définitive du terrain occupé et des bâtiments qui y sont implantés.
Elle accorde la pleine jouissance d’un immeuble d’autrui en contrepartie d’une redevance annuelle.
Elle porte sur la perception des fruits d’un bien sans donner la jouissance de l’immeuble.

Elle accorde la pleine jouissance d’un immeuble d’autrui en contrepartie d’une redevance annuelle.

Explication

L’emphytéose est un droit réel temporaire qui donne la pleine jouissance d’un immeuble appartenant à autrui contre une redevance annuelle. Le droit de superficie concerne principalement la possession et l’utilisation de constructions ou plantations sur le terrain d’autrui.

64. Quelle comparaison des durées est correcte entre l’emphytéose et le droit de superficie ?

L’emphytéose et la superficie exigent toutes deux une durée minimale de 27 ans et une durée maximale de 99 ans.
L’emphytéose peut durer jusqu’à 99 ans sans durée minimale, tandis que la superficie dure de 27 à 99 ans.
L’emphytéose dure de 27 à 99 ans, tandis que la superficie peut durer jusqu’à 99 ans sans durée minimale.
L’emphytéose dure au moins 99 ans, tandis que la superficie est limitée à une durée maximale de 27 ans.

L’emphytéose dure de 27 à 99 ans, tandis que la superficie peut durer jusqu’à 99 ans sans durée minimale.

Explication

L’emphytéose est encadrée par une durée minimale de 27 ans et une durée maximale de 99 ans. Le droit de superficie n’a pas de durée minimale, mais sa durée ne peut pas dépasser 99 ans.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 86 flashcards sur Location-financement et droits réels.

Quelles entreprises sont soumises à l'obligation comptable en Belgique ?

Les entreprises indépendantes exerçant professionnellement, de droit belge, avec succursale ou centre d'opération, certains organismes publics et ceux visés par arrêté royal.

Que couvre la comptabilité d'une entreprise soumise à l'obligation comptable ?

L'ensemble de ses opérations, avoirs, droits, créances, dettes, obligations et engagements.

Comment une entreprise indépendante enregistre-t-elle ses opérations comptables ?

Elle enregistre uniquement celles liées à son activité professionnelle indépendante et distingue les moyens propres affectés.

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