QCM : Microéconomie du consommateur (50 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel objet d’étude caractérise la microéconomie ?

Les comportements des consommateurs et des producteurs, dont l’agrégation forme l’économie
Les décisions publiques de production et de consommation, qui structurent les marchés
Les grandeurs globales de l’économie, indépendamment des décisions individuelles
Les échanges financiers entre entreprises et banques, qui déterminent la monnaie

Les comportements des consommateurs et des producteurs, dont l’agrégation forme l’économie

Explication

La microéconomie étudie les comportements des consommateurs et des producteurs et considère que leur agrégation forme l’économie. L’étude des seuls marchés financiers, les décisions publiques et les agrégats indépendants des agents réduisent ou déplacent cet objet.

2. Une entreprise choisit entre deux méthodes de production et un consommateur entre deux paniers. Quel principe microéconomique commun permet de décrire leurs choix ?

Le consommateur cherche à minimiser ses coûts et le producteur à maximiser sa satisfaction
Le consommateur cherche à maximiser sa satisfaction et le producteur à minimiser ses coûts
Les deux agents cherchent principalement à maximiser la quantité produite
Les deux agents cherchent principalement à maintenir leur décision précédente

Le consommateur cherche à maximiser sa satisfaction et le producteur à minimiser ses coûts

Explication

Le modèle suppose des agents rationnels qui maximisent leur utilité, donc leur satisfaction, et minimisent leurs coûts. Inverser satisfaction et coûts confond les objectifs; maximiser la production ou conserver le choix antérieur ne correspond pas au principe décrit.

3. Sur un marché, de nombreux acheteurs et vendeurs échangent un produit uniforme; les entreprises peuvent entrer ou sortir et tous les acteurs disposent des informations nécessaires. Quelle caractéristique de concurrence est illustrée par la possibilité d’entrée et de sortie ?

L’atomicité du marché par la multiplicité des agents
La transparence du marché par l’accès aux informations
L’homogénéité des produits échangés
La libre entrée et la libre sortie du marché

La libre entrée et la libre sortie du marché

Explication

La libre entrée et la libre sortie contribuent à fluidifier le marché. L’atomicité renvoie au grand nombre d’agents, la transparence à l’information disponible et l’homogénéité à la similitude des produits.

4. Une personne achète des biens avec les ressources dont elle dispose, puis les consomme. Comment la définir en économie ?

Un agent économique qui acquiert et consomme des biens à partir d’une richesse donnée
Un agent économique qui transforme des ressources en biens destinés à la vente
Un agent économique qui propose des biens aux acheteurs sur un marché
Un groupe économique qui perçoit des revenus sans effectuer d’achats

Un agent économique qui acquiert et consomme des biens à partir d’une richesse donnée

Explication

Le consommateur est l’agent qui acquiert et consomme des biens à partir d’une richesse donnée. La transformation de ressources caractérise plutôt la production, tandis que recevoir des revenus ou vendre des biens ne suffit pas à définir le consommateur.

5. Avec un budget limité, une acheteuse hésite entre plusieurs quantités de deux biens. Quels éléments guident son choix des quantités à acheter ?

Les goûts des vendeurs, les stocks et les revenus des producteurs
Les prix, les stocks des vendeurs et les coûts de production
Ses goûts, ses préférences et son budget
Ses préférences, les coûts de production et les ventes des entreprises

Ses goûts, ses préférences et son budget

Explication

Le consommateur choisit les quantités en fonction de ses goûts, de ses préférences et de son budget. Se limiter aux prix, substituer les stocks ou intégrer les coûts de production des entreprises omet ou remplace des déterminants pertinents.

6. Le prix du beurre augmente et certains consommateurs se tournent vers la margarine, qui peut répondre au même besoin. Quelle évolution de la demande de margarine correspond à cette relation entre les deux biens ?

Une augmentation de la quantité demandée de margarine
Une diminution de la quantité demandée de margarine
Une diminution de la quantité offerte de margarine
Une augmentation de la quantité offerte de beurre

Une augmentation de la quantité demandée de margarine

Explication

Des biens substituables peuvent satisfaire le même besoin : quand le prix de l’un augmente, la quantité demandée de l’autre augmente. Une baisse de la demande correspondrait à la relation des biens complémentaires; les variations de l’offre ne décrivent pas cette règle.

7. Dans un modèle usuel non limité, que rassemble l’ensemble de consommation d’un consommateur ?

Les paniers que le consommateur a déjà achetés au cours d’une période
Tous les paniers portant sur des quantités positives ou nulles des biens disponibles
Les paniers que le consommateur peut financer avec son revenu donné
Les paniers que le consommateur classe au-dessus de toutes les autres possibilités

Tous les paniers portant sur des quantités positives ou nulles des biens disponibles

Explication

L’ensemble de consommation regroupe les paniers sur lesquels le consommateur peut émettre des préférences et comprend, dans le modèle usuel non limité, toutes les quantités positives ou nulles des biens disponibles. La contrainte de budget, les achats réalisés et les paniers les plus appréciés sont des ensembles plus restreints.

8. Que fait la fonction d’utilité pour un panier de biens donné ?

Elle associe au panier un indice représentant les quantités, selon le niveau des prix.
Elle associe au panier un prix représentant son coût, selon les quantités de biens.
Elle associe au panier un indice représentant la satisfaction, selon les quantités de biens.
Elle associe au panier un classement des biens, selon leurs prix relatifs.

Elle associe au panier un indice représentant la satisfaction, selon les quantités de biens.

Explication

La fonction d’utilité associe à chaque panier un indice de satisfaction qui dépend des quantités consommées. Le prix et le classement des biens ne constituent pas la définition de cet indice.

9. Un consommateur attribue les indices U(A)=12U(A)=12 et U(B)=8U(B)=8 à deux paniers. Quelle conclusion relève de l’approche ordinale ?

Il préfère le panier A au panier B de quatre unités de satisfaction.
Il est indifférent entre les paniers A et B, car leurs indices sont proches.
Il préfère le panier B au panier A, car son indice est plus faible.
Il préfère le panier A au panier B, sans mesurer l’écart de satisfaction.

Il préfère le panier A au panier B, sans mesurer l’écart de satisfaction.

Explication

Dans l’approche ordinale, un indice supérieur indique un panier préféré, mais l’écart entre les indices ne mesure pas l’écart de satisfaction. Interpréter quatre unités comme une quantité de satisfaction relève de l’approche cardinale.

10. À quantité inchangée des autres biens, un consommateur ajoute une unité d’un bien à son panier. À quoi correspond l’utilité marginale de ce bien ?

À la variation d’utilité causée par la modification des autres biens.
Au supplément d’utilité procuré par cette unité supplémentaire.
À la quantité totale du bien consommée après l’ajout.
À l’utilité totale procurée par l’ensemble du panier après l’ajout.

Au supplément d’utilité procuré par cette unité supplémentaire.

Explication

L’utilité marginale est le supplément d’utilité associé à la consommation d’une unité supplémentaire, toutes choses égales par ailleurs. La satisfaction totale du panier et la quantité totale consommée sont des notions différentes.

11. Une voyageuse consomme successivement plusieurs verres d’eau pendant une longue marche. Que prévoit le principe de l’utilité marginale décroissante pour les verres supplémentaires ?

La quantité de verres consommée diminue à mesure que leur utilité augmente.
Le supplément d’utilité de chaque verre tend à diminuer à mesure que la consommation augmente.
Le supplément d’utilité de chaque verre augmente à mesure que la consommation augmente.
La satisfaction totale de la voyageuse diminue nécessairement à chaque verre consommé.

Le supplément d’utilité de chaque verre tend à diminuer à mesure que la consommation augmente.

Explication

Le principe de Gossen affirme que l’utilité marginale diminue lorsque la consommation d’un bien augmente. Cela concerne le supplément apporté par chaque unité, et non nécessairement la satisfaction totale.

12. Que rassemble une courbe d’indifférence pour un consommateur ?

Les paniers de deux biens qui procurent des niveaux d’utilité croissants.
Les paniers de deux biens qui ont le même coût total.
Les paniers de deux biens qui procurent le même niveau d’utilité.
Les paniers de deux biens qui contiennent les mêmes quantités.

Les paniers de deux biens qui procurent le même niveau d’utilité.

Explication

Une courbe d’indifférence regroupe les paniers qui procurent le même niveau d’utilité, de sorte que le consommateur est indifférent entre eux. L’égalité des quantités ou du coût ne définit pas cette courbe.

13. Le panier A contient autant de chaque bien que le panier B, et davantage d’un des deux biens. Sous la monotonicité forte, comment le consommateur classe-t-il ces paniers ?

Il préfère B à A.
Il préfère A à B.
Il est indifférent entre A et B.
Il ne peut pas comparer A et B.

Il préfère A à B.

Explication

La monotonicité forte implique qu’un panier au moins aussi abondant en chaque bien et strictement plus abondant en au moins un est préféré. Il n’est pas nécessaire que les deux quantités augmentent.

14. Sur un graphique de paniers de deux biens, deux courbes d’indifférence se croisent alors que les préférences sont monotones. Quelle caractéristique est violée ?

La pente négative des courbes d’indifférence.
La continuité des courbes d’indifférence.
La représentation des paniers par deux quantités.
L’absence de croisement des courbes d’indifférence.

L’absence de croisement des courbes d’indifférence.

Explication

Sous l’hypothèse de monotonicité, les courbes d’indifférence ont une pente négative et ne peuvent pas se couper. Un croisement contredit donc directement cette propriété; la pente négative est une caractéristique distincte.

15. Deux paniers procurent la même utilité. Un consommateur choisit un panier intermédiaire qui combine leurs quantités selon une moyenne pondérée. Que traduit la convexité des préférences ?

Il préfère ce panier intermédiaire aux deux paniers de départ.
Il préfère l’un des paniers de départ au panier intermédiaire.
Il considère le panier intermédiaire identique à un panier de quantités supérieures.
Il considère le panier intermédiaire moins satisfaisant que les deux autres.

Il préfère ce panier intermédiaire aux deux paniers de départ.

Explication

La convexité signifie qu’entre deux paniers indifférents, le consommateur préfère les paniers intermédiaires obtenus par moyenne pondérée. Elle ne privilégie pas nécessairement l’un des paniers extrêmes.

16. Un consommateur dispose d’un revenu exogène RR. Quelle condition définit l’ensemble des paniers qu’il peut financer ?

La dépense totale est au moins égale à RR.
La dépense totale est supérieure à RR.
La dépense totale est indépendante de RR.
La dépense totale ne dépasse pas RR.

La dépense totale ne dépasse pas $$R$$.

Explication

Un panier est accessible si la dépense du consommateur ne dépasse pas son revenu exogène. La dépense supérieure au revenu et la dépense au moins égale au revenu inversent ou renforcent la contrainte, tandis que l’indépendance à l’égard de RR supprime la limite budgétaire.

17. Pour deux biens, un consommateur achète les quantités x1x_1 et x2x_2 aux prix p1p_1 et p2p_2. Quelle équation décrit la frontière de son budget ?

p1+p2=x1+x2+Rp_1+p_2=x_1+x_2+R
p1x1+p2x2=Rp_1x_1+p_2x_2=R
p1x1−p2x2=Rp_1x_1-p_2x_2=R
p1x1+p2x2≤Rp_1x_1+p_2x_2\leq R

$$p_1x_1+p_2x_2=R$$

Explication

La droite de budget est formée des paniers dont la dépense égale le revenu, soit p1x1+p2x2=Rp_1x_1+p_2x_2=R. L’inégalité décrit l’ensemble des paniers accessibles, l’addition sans produits omet les dépenses, et la soustraction ne correspond pas au coût total.

18. Une consommatrice préfère davantage de biens à moins et dispose d’un budget qu’elle peut entièrement dépenser. Où se situe son panier optimal au regard de la contrainte budgétaire ?

Sur la droite de budget, où la dépense égale le revenu.
À l’intérieur de la droite de budget, où une partie du revenu reste inutilisée.
Au-delà de la droite de budget, où la dépense dépasse le revenu.
À l’origine, où les quantités consommées sont nulles.

Sur la droite de budget, où la dépense égale le revenu.

Explication

Avec des préférences monotones, le consommateur cherche à obtenir davantage de biens et dépense donc tout son revenu : la contrainte est saturée. Un panier intérieur laisse du revenu inutilisé, un panier au-delà du budget est inaccessible, et l’origine ne satisfait pas la logique de maximisation sous ces préférences.

19. À un optimum intérieur, une consommatrice choisit entre deux biens. Quelle condition doit relier leurs utilités marginales et leurs prix ?

Ux1Ux2=p2p1\frac{U_{x_1}}{U_{x_2}}=\frac{p_2}{p_1}
p1=p2p_1=p_2
Ux1=Ux2U_{x_1}=U_{x_2}
Ux1p1=Ux2p2\frac{U_{x_1}}{p_1}=\frac{U_{x_2}}{p_2}

$$\frac{U_{x_1}}{p_1}=\frac{U_{x_2}}{p_2}$$

Explication

À l’optimum intérieur, l’utilité marginale obtenue par unité monétaire dépensée est la même pour les deux biens. Égaliser les utilités marginales omet les prix, inverser le rapport des prix donne une condition erronée, et égaliser les prix ne caractérise pas l’optimum.

20. Une analyste cherche à exprimer la quantité optimale d’un bien en fonction du revenu nominal du consommateur et des prix. De quel type de demande s’agit-il ?

La demande marshallienne.
La demande globale du marché.
La demande hicksienne ou compensée.
La quantité d’équilibre observée.

La demande marshallienne.

Explication

La demande marshallienne exprime la quantité optimale en fonction du revenu nominal et des prix. La demande hicksienne dépend du niveau d’utilité et vise à minimiser le revenu nécessaire, tandis que la demande globale agrège les demandes individuelles et qu’une quantité d’équilibre n’est pas cette fonction.

21. Une économiste veut déterminer la quantité optimale d’un bien pour maintenir un niveau d’utilité fixé tout en minimisant le revenu nécessaire. Quelle fonction de demande doit-elle utiliser ?

La demande ordinaire, sans distinction de variable de revenu ou d’utilité.
La demande marshallienne, fondée sur le revenu nominal et les prix.
La demande hicksienne, fondée sur l’utilité et les prix.
La demande globale, obtenue en agrégeant les consommateurs.

La demande hicksienne, fondée sur l’utilité et les prix.

Explication

La demande hicksienne ou compensée dépend du niveau d’utilité et des prix, et cherche à minimiser le revenu nécessaire. La demande marshallienne dépend du revenu nominal, l’agrégation concerne la demande globale, et la demande ordinaire est ici insuffisamment caractérisée.

22. Le revenu des consommateurs augmente, tandis que le prix du bien étudié reste inchangé. Quel changement cela provoque-t-il dans le graphique de la demande de ce bien ?

Une variation du prix du bien représenté.
Un déplacement de la courbe de demande.
Une modification de la pente de la droite de budget seulement.
Un mouvement le long de la courbe de demande.

Un déplacement de la courbe de demande.

Explication

Le revenu est un paramètre de la demande : sa variation déplace la courbe, alors qu’une variation du prix du bien étudié provoque un mouvement le long de celle-ci. La pente de la droite de budget dépend des prix relatifs, et le prix du bien est ici inchangé.

23. À un prix donné, trois consommateurs demandent respectivement 2, 4 et 5 unités d’un bien. Quelle quantité leur demande globale indique-t-elle à ce prix ?

5 unités, en retenant la demande individuelle la plus élevée.
7 unités, en additionnant deux demandes sur trois.
4 unités, par moyenne des demandes individuelles.
11 unités, par addition horizontale des quantités.

11 unités, par addition horizontale des quantités.

Explication

La demande globale s’obtient en additionnant horizontalement les quantités individuelles au même niveau de prix : 2+4+5=112+4+5=11 unités. La moyenne, la valeur individuelle maximale et l’omission d’un consommateur ne donnent pas la somme des demandes.

24. Un consommateur achète une quantité donnée d’un bien. Comment calcule-t-on son surplus total ?

Calculer l’écart entre le prix maximal accepté et le prix payé sans tenir compte de la quantité
Multiplier par la quantité achetée l’écart entre le prix maximal accepté et le prix payé
Multiplier par la quantité achetée le prix maximal accepté, sans soustraire le prix payé
Multiplier par la quantité achetée l’écart entre le prix payé et le prix maximal accepté

Multiplier par la quantité achetée l’écart entre le prix maximal accepté et le prix payé

Explication

Le surplus total correspond à l’écart entre le prix maximal prêt à être payé et le prix effectivement payé, multiplié par la quantité achetée. L’inversion de l’écart donne un signe incorrect, l’omission de la quantité confond surplus unitaire et total, et le prix maximal seul ne tient pas compte de la dépense effective.

25. Après une hausse du prix d’un bien, un consommateur cherche à retrouver la satisfaction qu’il avait auparavant. Que représente la variation compensatoire du revenu dans cette situation ?

Le surplus unitaire perdu, indépendamment de la quantité achetée
La dépense totale correspondant au panier acheté après la hausse
La baisse de prix qui rétablirait le surplus obtenu avant la hausse
Le revenu supplémentaire qui lui permettrait de retrouver sa satisfaction précédente

Le revenu supplémentaire qui lui permettrait de retrouver sa satisfaction précédente

Explication

La variation compensatoire est le montant de revenu supplémentaire qui permettrait au consommateur de revenir à sa satisfaction antérieure après la hausse du prix. Une baisse de prix décrit une modification du prix, la dépense totale mesure les achats et la perte unitaire ne correspond pas nécessairement au montant compensatoire.

26. Que compare l’élasticité lorsqu’on étudie l’effet d’une variable sur une autre ?

Le niveau de l’effet rapporté au niveau de sa cause
La variation absolue de l’effet rapportée à la variation absolue de sa cause
La variation relative de la cause rapportée au niveau de l’effet
La variation relative de l’effet rapportée à la variation relative de sa cause

La variation relative de l’effet rapportée à la variation relative de sa cause

Explication

L’élasticité mesure le rapport entre la variation relative de l’effet et la variation relative de sa cause. Les variations absolues relèvent de la sensibilité, tandis que les niveaux des variables ne sont pas les variations comparées par l’élasticité.

27. Pour étudier une fonction reliant la production yy à un facteur xx, quelle expression permet de calculer l’élasticité ponctuelle de yy par rapport à xx ?

yx\frac{y}{x}
∂x∂yxy\frac{\partial x}{\partial y}\frac{x}{y}
∂y∂xyx\frac{\partial y}{\partial x}\frac{y}{x}
∂y∂xxy\frac{\partial y}{\partial x}\frac{x}{y}

$$\frac{\partial y}{\partial x}\frac{x}{y}$$

Explication

L’élasticité ponctuelle s’obtient en multipliant la dérivée de yy par rapport à xx par le rapport x/yx/y. Le facteur y/xy/x inverse la mise à l’échelle, le seul rapport des niveaux omet la dérivée, et la dérivée réciproque échange effet et cause.

28. Dans une situation économique, la demande diminue tandis que le revenu augmente. Quel est le signe de l’élasticité de la demande par rapport au revenu ?

Positif, car le revenu augmente alors même que la demande diminue
Négatif, car la demande et le revenu varient en sens opposés
Positif, car le signe dépend de la hausse de la variable étudiée
Nul, car la demande et le revenu changent simultanément

Négatif, car la demande et le revenu varient en sens opposés

Explication

Une élasticité est négative lorsque l’effet et sa cause varient en sens opposés, comme ici la demande et le revenu. Un signe positif correspond à des variations de même sens, et la simultanéité ou la hausse du revenu ne rend pas l’élasticité nulle ou positive.

29. Le prix d’un produit augmente de 5 % et sa demande diminue de 8 %. Que révèle la valeur absolue de l’élasticité de la demande par rapport au prix ?

Elle est inférieure à 1, car la demande diminue alors que le prix augmente
Elle est supérieure à 1, car la demande varie relativement davantage que le prix
Elle est égale à 1, car les variations du prix et de la demande sont liées
Elle est inférieure à 1, car le taux de variation du prix est plus petit

Elle est supérieure à 1, car la demande varie relativement davantage que le prix

Explication

La valeur absolue de l’élasticité compare les variations relatives : une variation de demande de 8 % est plus grande que la variation de prix de 5 %, donc l’élasticité est supérieure à 1. Le sens opposé des variations détermine le signe, pas la comparaison de leurs amplitudes, et des taux différents ne donnent pas une élasticité unitaire.

30. Quel graphique représente la demande d’un bien en fonction du revenu du consommateur ?

Le chemin d’expansion du revenu
La courbe de demande-prix
La courbe d’offre du marché
La courbe d’Engel

La courbe d’Engel

Explication

La courbe d’Engel représente graphiquement la demande d’un bien en fonction du revenu. Le chemin d’expansion décrit plutôt l’évolution du panier consommé, tandis que les deux autres courbes concernent respectivement le prix et l’offre.

31. Les prix des biens restent inchangés tandis que le revenu d’un consommateur augmente. Quel outil décrit l’évolution de son panier consommé ?

La courbe des préférences
La courbe de demande-prix
La courbe d’Engel d’un bien
Le chemin d’expansion du revenu

Le chemin d’expansion du revenu

Explication

À prix inchangés, le chemin d’expansion du revenu décrit comment le panier consommé évolue lorsque le revenu varie. La courbe d’Engel porte sur la demande d’un bien, la demande-prix relie demande et prix, et la courbe des préférences ne décrit pas l’évolution du panier avec le revenu.

32. Pour une demande différentiable x(R)x(R), quelle expression permet de calculer l’élasticité de la demande au revenu au point considéré ?

∂R∂xxR\frac{\partial R}{\partial x}\frac{x}{R}
xR\frac{x}{R}
∂x∂R\frac{\partial x}{\partial R}
∂x∂RRx\frac{\partial x}{\partial R}\frac{R}{x}

$$\frac{\partial x}{\partial R}\frac{R}{x}$$

Explication

L’élasticité-revenu multiplie la dérivée de la demande par rapport au revenu par le rapport du revenu à la demande. Inverser ces rapports donne une expression différente, tandis que la dérivée seule et le rapport des niveaux omettent des éléments de la formule.

33. La demande d’un bien normal augmente de 12 % lorsque le revenu augmente de 10 %. Comment ce bien est-il classé ?

Un bien à élasticité-revenu nulle
Un bien de luxe
Un bien inférieur
Un bien nécessaire

Un bien de luxe

Explication

L’élasticité-revenu est 12/10=1,212/10=1{,}2, donc elle est supérieure à un : parmi les biens normaux, il s’agit d’un bien de luxe. Un bien nécessaire a une élasticité comprise entre zéro et un, tandis qu’un bien inférieur a une élasticité négative.

34. Le prix d’un bien baisse. Pour distinguer les deux effets de cette variation, quelle association est correcte ?

L’effet de revenu modifie les préférences, et l’effet de substitution modifie le revenu nominal.
L’effet de revenu modifie le revenu nominal, et l’effet de substitution modifie les préférences.
L’effet de revenu modifie les prix relatifs, et l’effet de substitution modifie le pouvoir d’achat réel.
L’effet de revenu modifie le pouvoir d’achat réel, et l’effet de substitution modifie les prix relatifs.

L’effet de revenu modifie le pouvoir d’achat réel, et l’effet de substitution modifie les prix relatifs.

Explication

Une variation de prix affecte le pouvoir d’achat réel par l’effet de revenu et les prix relatifs par l’effet de substitution. Les autres associations échangent ces mécanismes ou les confondent avec le revenu nominal et les préférences.

35. Le prix relatif du bien A baisse par rapport à celui du bien B. Dans quelle direction l’effet de substitution oriente-t-il le panier du consommateur ?

Vers une proportion plus faible de bien A dans le panier.
Vers une proportion plus élevée de bien A dans le panier.
Vers une proportion inchangée de bien A dans le panier.
Vers une proportion plus élevée de bien B dans le panier.

Vers une proportion plus élevée de bien A dans le panier.

Explication

Quand le prix relatif d’un bien baisse, l’effet de substitution conduit le consommateur à en acheter proportionnellement davantage. Une baisse de sa proportion inverse le mécanisme, tandis que l’effet de revenu porte sur le pouvoir d’achat et non sur ce sens de substitution.

36. Comment définit-on la demande croisée d’un bien ?

La demande d’un bien en fonction du prix d’un autre bien lié
La demande d’un bien en fonction de son propre prix
L’offre d’un bien en fonction du prix d’un autre bien
La demande d’un bien en fonction du revenu du consommateur

La demande d’un bien en fonction du prix d’un autre bien lié

Explication

La demande croisée relie la demande d’un bien au prix d’un autre bien qui lui est lié. La demande directe porte sur le prix du bien lui-même, tandis que les autres réponses font intervenir le revenu ou l’offre.

37. Pour une demande x1x_1 dépendant du prix p2p_2, quelle expression permet de calculer l’élasticité croisée en un point donné ?

∂x1∂p2x1p2\frac{\partial x_1}{\partial p_2}\frac{x_1}{p_2}
∂x1∂p2p2x1\frac{\partial x_1}{\partial p_2}\frac{p_2}{x_1}
∂p2∂x1p2x1\frac{\partial p_2}{\partial x_1}\frac{p_2}{x_1}
∂x1∂p2\frac{\partial x_1}{\partial p_2}

$$\frac{\partial x_1}{\partial p_2}\frac{p_2}{x_1}$$

Explication

L’élasticité croisée multiplie la dérivée de la demande de x1x_1 par rapport à p2p_2 par le rapport p2/x1p_2/x_1. L’inversion du rapport, l’omission de sa normalisation ou l’inversion de la dérivée donnent des expressions différentes.

38. Une hausse du prix du thé s’accompagne d’une hausse de la demande de café, et l’élasticité croisée entre ces deux biens est positive. Quelle relation les unit-elle ?

Ce sont des biens dont les demandes sont nécessairement inélastiques
Ce sont des biens substituables
Ce sont des biens indépendants
Ce sont des biens complémentaires

Ce sont des biens substituables

Explication

Une élasticité croisée positive caractérise des biens substituables : la demande de l’un évolue dans le même sens que le prix de l’autre. Les compléments correspondent à une élasticité négative, tandis que l’indépendance n’est pas indiquée par cette relation positive.

39. Dans l’arbitrage travail-loisir, que désigne le loisir sur une période donnée ?

Le revenu perçu sans exercer d’activité professionnelle
Le temps de non-travail, complément du temps de travail
Le temps consacré au travail rémunéré
L’ensemble du temps disponible dans la période

Le temps de non-travail, complément du temps de travail

Explication

Le loisir désigne le temps de non-travail et complète le temps de travail sur la période considérée. Le temps travaillé et le temps total disponible sont des notions distinctes, tandis que le revenu hors travail n’est pas une durée.

40. Une personne dispose de 1616 heures pour répartir entre travail LL et loisir ll. Si elle choisit 66 heures de travail, combien d’heures de loisir lui reste-t-il selon la contrainte de budget-temps ?

1010 heures
66 heures
1616 heures
2222 heures

$$10$$ heures

Explication

La contrainte est L+l=NL+l=N, donc l=N−L=16−6=10l=N-L=16-6=10 heures. Répondre 66 heures confond loisir et travail, tandis que 1616 reprend le temps total sans retrancher le travail.

41. Pour un niveau de satisfaction donné, un consommateur est disposé à commencer à travailler si la rémunération dépasse un certain seuil. Comment appelle-t-on ce seuil ?

Le revenu global
Le revenu hors travail
Le salaire horaire
Le salaire de réservation

Le salaire de réservation

Explication

Le salaire de réservation est la rémunération au-dessus de laquelle le consommateur est disposé à travailler pour un niveau de satisfaction donné. Le salaire horaire est le prix de l’unité de travail, alors que le revenu global et le revenu hors travail désignent des montants distincts.

42. Dans une boulangerie, quels éléments sont considérés comme des facteurs de production lorsqu’ils sont utilisés pour fabriquer du pain ?

Les biens et services obtenus après la production
Les biens et services utilisés pour produire
Les préférences qui guident les choix du producteur
Les recettes générées par la vente des produits

Les biens et services utilisés pour produire

Explication

Les facteurs de production, ou inputs, sont les biens et services mobilisés par le producteur pour fabriquer un produit. Les biens obtenus sont des produits, tandis que les préférences et les recettes ne sont pas des inputs.

43. Une usine ne peut modifier son nombre de bâtiments durant la période étudiée, mais peut ajuster ses heures de travail. Quelle classification convient à ces deux facteurs ?

Les bâtiments sont fixes et les heures de travail sont variables
Les bâtiments et les heures de travail sont variables
Les bâtiments et les heures de travail sont fixes
Les bâtiments sont variables et les heures de travail sont fixes

Les bâtiments sont fixes et les heures de travail sont variables

Explication

Un facteur est fixe si sa quantité ne peut être ajustée pendant la période considérée, et variable si le producteur peut la modifier. Inverser les catégories confond leur définition; déclarer les deux facteurs fixes ou variables néglige la différence décrite dans la situation.

44. Pour une technologie donnée, un producteur compare plusieurs quantités d’intrants. Que décrit sa fonction de production ?

La quantité moyenne de produit obtenue avec ces facteurs
Le niveau de préférence associé aux facteurs employés
La quantité maximale de produit obtenue avec ces facteurs
La dépense totale correspondant aux facteurs employés

La quantité maximale de produit obtenue avec ces facteurs

Explication

Pour une technologie donnée, la fonction de production indique la quantité maximale de produit obtenue à partir des quantités de facteurs mises en œuvre. Les préférences relèvent de la fonction d’utilité, tandis que la moyenne et les dépenses ne définissent pas cette fonction.

45. Une entreprise peut produire un même volume avec plusieurs combinaisons de capital et de travail. Quel ensemble réunit ces combinaisons ?

L’ensemble des combinaisons produisant des volumes différents
La courbe des combinaisons ayant un coût identique
La quantité de capital correspondant à ce niveau de production
L’isoquante correspondant à ce niveau de production

L’isoquante correspondant à ce niveau de production

Explication

Une isoquante rassemble les combinaisons de capital et de travail qui permettent d’obtenir un même niveau de production. Une quantité isolée de capital ne constitue pas cet ensemble, et un coût identique n’est pas le critère définissant l’isoquante.

46. Une entreprise augmente le travail tout en maintenant sa production constante en réduisant le capital. Quelle grandeur mesure la quantité de capital nécessaire pour compenser cette variation du travail ?

La quantité totale de travail employée
Le taux marginal de substitution technique
Le niveau de production de l’entreprise
Le rapport entre les coûts des facteurs

Le taux marginal de substitution technique

Explication

Le taux marginal de substitution technique mesure la quantité d’un facteur nécessaire pour compenser une variation de l’autre tout en maintenant la production constante. Le niveau de production reste ici constant, tandis que les coûts et la quantité totale de travail sont d’autres grandeurs.

47. Une entreprise produit 240 unités avec 12 unités de travail. Toutes choses égales par ailleurs, quelle est la productivité moyenne du travail ?

240 unités produites par unité de travail
La production supplémentaire due à une unité de travail
12 unités produites par unité de travail
20 unités produites par unité de travail

20 unités produites par unité de travail

Explication

La productivité moyenne rapporte la production à la quantité totale du facteur : 240/12=20240/12=20 unités par unité de travail. La production totale ne tient pas compte du facteur utilisé, et l’apport supplémentaire correspond à la productivité marginale.

48. Une usine maintient son capital constant et augmente son travail d’une unité, ce qui fait passer la production de 90 à 98 unités. Quelle est la productivité marginale du travail pour cette variation ?

90 unités de produit supplémentaires
La production finale par travailleur
98 unités de produit supplémentaires
8 unités de produit supplémentaires

8 unités de produit supplémentaires

Explication

La productivité marginale mesure le produit additionnel obtenu grâce à une unité supplémentaire du facteur, les autres facteurs restant constants : 98−90=898-90=8. Le rapport au nombre total de travailleurs est une productivité moyenne, tandis que 98 est le niveau de production final.

49. Une entreprise double la quantité de travail tout en maintenant son capital constant, puis étudie séparément l’effet d’un doublement simultané du travail et du capital. Quelle notion correspond à chacune de ces deux analyses, dans cet ordre ?

Productivité marginale, puis productivité moyenne
Rendements d’échelle, puis rendements factoriels
Rendements factoriels, puis rendements d’échelle
Productivité moyenne, puis productivité marginale

Rendements factoriels, puis rendements d’échelle

Explication

Les rendements factoriels concernent la variation de la production quand la quantité d’un facteur change, tandis que les rendements d’échelle concernent celle où tous les facteurs varient dans les mêmes proportions. Inverser ces notions revient à confondre changement d’un facteur et changement simultané de tous les facteurs.

50. Dans un atelier, la quantité de travail augmente progressivement tandis que le capital reste constant. Selon la loi des rendements décroissants, quelle évolution doit-on observer pour la productivité marginale du travail ?

Elle reste constante à mesure que la quantité de travail augmente
Elle augmente à mesure que la quantité de travail augmente
Elle diminue seulement si le capital augmente aussi
Elle diminue à mesure que la quantité de travail augmente

Elle diminue à mesure que la quantité de travail augmente

Explication

La loi des rendements décroissants affirme que la productivité marginale d’un facteur diminue lorsque sa quantité augmente, les autres facteurs restant constants. Cela concerne le produit additionnel, pas nécessairement une baisse de la production totale; faire varier aussi le capital ne correspond pas à la condition posée.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 90 flashcards sur Microéconomie du consommateur.

Que considère la microéconomie comme formant l’économie ?

L’agrégation des comportements des consommateurs et des producteurs.

Que cherchent à maximiser les agents rationnels dans le modèle microéconomique ?

Leur utilité, c’est-à-dire leur satisfaction.

Que cherchent à minimiser les agents rationnels dans le modèle microéconomique ?

Leurs coûts.

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Consultez la fiche de révision complète sur Microéconomie du consommateur.

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