QCM : Modélisation des politiques de transition (31 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue l’accord de Paris conclu à la COP21 en 2015 des accords climatiques antérieurs ?

Il s’agit du premier accord limité aux engagements volontaires des États.
Il s’agit du premier accord conclu sans engagement des États signataires.
Il s’agit du premier accord contraignant pour les seuls pays développés.
Il s’agit du premier accord contraignant pour les États signataires.

Il s’agit du premier accord contraignant pour les États signataires.

Explication

L’accord de Paris, conclu en 2015 à la COP21, est le premier accord contraignant pour les États signataires. Le caractère volontaire, la restriction aux pays développés et l’absence d’engagement déforment cette portée.

2. Un plan climatique national doit traduire les objectifs de l’accord de Paris. Quelle trajectoire d’émissions est conforme à cet accord ?

Maintenir le réchauffement à 2 °C, sans référence à 1,5 °C, faire culminer les émissions dès que possible puis atteindre zéro émission nette dans la seconde moitié du siècle.
Maintenir le réchauffement bien en dessous de 2 °C, en référence à 1,5 °C, faire culminer les émissions dès que possible puis atteindre zéro émission nette dans la première moitié du siècle.
Maintenir le réchauffement bien en dessous de 2 °C, en référence à 1,5 °C, reporter le pic des émissions à la fin du siècle puis atteindre zéro émission nette dans la seconde moitié du siècle.
Maintenir le réchauffement bien en dessous de 2 °C, en référence à 1,5 °C, faire culminer les émissions dès que possible puis atteindre zéro émission nette dans la seconde moitié du siècle.

Maintenir le réchauffement bien en dessous de 2 °C, en référence à 1,5 °C, faire culminer les émissions dès que possible puis atteindre zéro émission nette dans la seconde moitié du siècle.

Explication

La trajectoire combine un réchauffement bien en dessous de 2 °C avec une référence à 1,5 °C, un pic des émissions dès que possible et le zéro net dans la seconde moitié du siècle. Les autres réponses modifient la cible, le calendrier du pic ou celui de la neutralité.

3. Quel instrument constitue la feuille de route française vers la neutralité carbone et s’articule avec la programmation énergétique ?

La Programmation pluriannuelle de l’énergie, qui remplace la feuille de route carbone nationale.
Le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, cohérent avec la Programmation pluriannuelle de l’énergie.
La Stratégie nationale bas-carbone, cohérente avec la Programmation pluriannuelle de l’énergie.
Le système européen d’échange de quotas, cohérent avec la Programmation pluriannuelle de l’énergie.

La Stratégie nationale bas-carbone, cohérente avec la Programmation pluriannuelle de l’énergie.

Explication

La Stratégie nationale bas-carbone est la feuille de route française vers la neutralité carbone et s’inscrit en cohérence avec la Programmation pluriannuelle de l’énergie. Le mécanisme aux frontières et le système de quotas sont des instruments européens, tandis que la programmation énergétique ne remplace pas cette stratégie.

4. Quel type de modèle estime le comportement des agents à partir de données macroéconomiques et d’équations de correction d’erreur ?

Un modèle macroéconométrique descendant fondé sur des données macroéconomiques.
Un modèle d’équilibre général calculable fondé sur des décisions microéconomiques.
Un modèle d’équilibre général dynamique stochastique fondé sur des chocs probabilisés.
Un modèle néoclassique décrivant les marchés par des décisions de maximisation.

Un modèle macroéconométrique descendant fondé sur des données macroéconomiques.

Explication

Les modèles macroéconométriques sont descendants et s’appuient sur des données macroéconomiques ainsi que sur des équations de correction d’erreur représentant le comportement des agents. Les autres réponses désignent des modèles d’équilibre général ou des caractéristiques qui leur sont associées.

5. Dans une équation de correction d’erreur, une relation théorique de long terme ramène le système vers son équilibre, tandis qu’un choc conjoncturel survient. Comment l’équation représente-t-elle ces deux éléments ?

La composante de long terme intègre les chocs et celle de court terme restaure l’équilibre.
Les deux composantes restaurent l’équilibre, tandis que les chocs sont exclus de l’équation.
La composante de long terme restaure l’équilibre et celle de court terme intègre les chocs.
La composante de court terme fixe l’équilibre théorique et celle de long terme intègre les chocs.

La composante de long terme restaure l’équilibre et celle de court terme intègre les chocs.

Explication

L’équation associe une composante de long terme, inspirée de la théorie économique et agissant comme force de rappel, à une composante de court terme qui intègre les chocs. Les autres réponses intervertissent ces fonctions ou écartent les chocs.

6. Une équipe utilise un modèle macroéconométrique pour évaluer une politique conçue pour modifier les comportements des ménages et des entreprises à long terme. Quelle limite doit-elle prendre en compte ?

La critique de Lucas : le modèle représente directement les décisions microéconomiques nouvelles des agents.
L’aptitude à l’évaluation de moyen terme garantit que les comportements restent inchangés à long terme.
Les données historiques reproduisent nécessairement les nouveaux comportements induits par la politique.
La critique de Lucas : les comportements passés reproduits par le modèle peuvent négliger les changements induits par la politique.

La critique de Lucas : les comportements passés reproduits par le modèle peuvent négliger les changements induits par la politique.

Explication

La critique de Lucas souligne que les relations estimées sur les comportements passés peuvent négliger les changements de comportement provoqués par une politique, ce qui limite l’évaluation de ses effets à long terme. Les autres réponses supposent que les données passées capturent ces changements ou attribuent aux modèles une capacité microéconomique qui n’est pas leur caractéristique.

7. Dans un modèle d’équilibre général, les rigidités entraînent une sous-utilisation des facteurs et la banque centrale fixe le taux d’intérêt. À quelle famille le modèle appartient-il ?

À la famille néoclassique, où les rigidités peuvent sous-utiliser les facteurs et où la banque centrale fixe le taux.
À la famille néo-keynésienne, où l’offre et la demande de capital déterminent le taux et où les facteurs sont pleinement utilisés.
À la famille néo-keynésienne, où les rigidités peuvent sous-utiliser les facteurs et où la banque centrale fixe le taux.
À la famille néoclassique, où l’offre et la demande de capital déterminent le taux et où les facteurs sont sous-utilisés par les rigidités.

À la famille néo-keynésienne, où les rigidités peuvent sous-utiliser les facteurs et où la banque centrale fixe le taux.

Explication

Dans les modèles néo-keynésiens, les rigidités peuvent provoquer une sous-utilisation des facteurs et la banque centrale fixe le taux d’intérêt. Les modèles néoclassiques font plutôt résulter ce taux de l’offre et de la demande de capital.

8. À quoi sert principalement ThreeME, développé par l’Ademe et l’OFCE ?

À prévoir les échanges commerciaux entre pays sans analyser les politiques de transition
À mesurer les évolutions météorologiques liées aux émissions de gaz à effet de serre
À analyser les décisions individuelles sans représenter les secteurs de l’économie
À évaluer les effets des politiques de transition dans une économie multisectorielle

À évaluer les effets des politiques de transition dans une économie multisectorielle

Explication

ThreeME est un modèle macroéconomique multisectoriel conçu pour évaluer les effets des politiques de transition. La prévision des échanges, l’analyse météorologique et l’approche individuelle sans dimension sectorielle confondent son objet avec d’autres types d’outils.

9. Une entreprise simulée dans ThreeME cherche à réduire ses coûts de production. Quel enchaînement d’arbitrages son comportement modélisé suit-il ?

Facteurs et consommations intermédiaires, investissements, puis produits domestiques et importés
Produits domestiques et importés, facteurs et consommations intermédiaires, puis types de biens
Types de biens, produits domestiques et importés, puis facteurs et consommations intermédiaires
Facteurs et consommations intermédiaires, types de biens, puis produits domestiques et importés

Facteurs et consommations intermédiaires, types de biens, puis produits domestiques et importés

Explication

Dans ThreeME, les entreprises minimisent leurs coûts avec une fonction CES et procèdent d’abord à l’arbitrage entre facteurs de production et consommations intermédiaires, puis entre types de biens, et enfin entre produits domestiques et importés. Les autres parcours déplacent ou remplacent l’un de ces arbitrages.

10. Dans une simulation ThreeME, un ménage choisit d’abord ses achats de logement et de voiture, puis sa consommation courante. Quel ordre de décisions complète correctement son comportement ?

Répartir les autres biens en tenant compte de la consommation incompressible, puis arbitrer entre produits domestiques et importés
Arbitrer entre produits domestiques et importés, puis répartir les autres biens sans consommation incompressible
Comparer les coûts d’usage des autres biens, puis arbitrer entre types de logements et de voitures
Répartir les autres biens selon leurs coûts d’usage, puis choisir les investissements en tenant compte de la consommation incompressible

Répartir les autres biens en tenant compte de la consommation incompressible, puis arbitrer entre produits domestiques et importés

Explication

Après avoir choisi ses investissements en logements et voitures selon leurs coûts d’usage, le ménage répartit sa consommation des autres biens en tenant compte de la consommation incompressible, puis distingue produits domestiques et importés selon les élasticités d’Armington. L’option qui commence par l’arbitrage commercial inverse les étapes finales.

11. Dans une économie représentée par ThreeME, les marchés peuvent rester temporairement déséquilibrés. Quelle interprétation du cadre du modèle est cohérente avec cette situation ?

Le modèle autorise des déséquilibres temporaires, mais ne représente pas les marchés par IS et LM
Le modèle impose un équilibre permanent, avec IS pour les biens et services et LM pour le marché monétaire
Le modèle est d’inspiration keynésienne, avec IS pour les biens et services et LM pour le marché monétaire
Le modèle est d’inspiration keynésienne, avec IS pour le marché monétaire et LM pour les biens et services

Le modèle est d’inspiration keynésienne, avec IS pour les biens et services et LM pour le marché monétaire

Explication

ThreeME est d’inspiration keynésienne et permet des déséquilibres temporaires ; dans son cadre IS-LM, IS correspond au marché des biens et services et LM au marché monétaire. L’inversion des courbes et l’équilibre permanent attribuent au modèle des propriétés différentes.

12. Une administration veut comparer les coûts et bénéfices climatiques de plusieurs activités au moyen d’un prix fictif du carbone. Quel rôle ce prix joue-t-il ?

Un prix de marché observé qui détermine les échanges de quotas d’émission
Une subvention versée aux activités bas-carbone afin de réduire leur coût de production
Une taxe prélevée sur les émissions afin de financer les politiques climatiques
Un signal appliqué au contenu en CO₂ pour orienter les choix vers la neutralité carbone

Un signal appliqué au contenu en CO₂ pour orienter les choix vers la neutralité carbone

Explication

Le prix fictif du carbone est un signal d’information appliqué au contenu en CO₂ pour orienter les choix vers la neutralité carbone et évaluer les coûts et bénéfices climatiques ; ce n’est pas une taxe. Le prix de marché et la subvention sont des instruments différents.

13. Une analyste doit construire un scénario selon le cadrage Quinet. Quelle combinaison d’hypothèses doit-elle retenir ?

Prix appliqué à toute l’économie sans exemption, sans autre mesure écologique, recettes partiellement redistribuées et hausse coordonnée à l’étranger
Prix appliqué à certains secteurs avec exemptions, sans autre mesure écologique, recettes intégralement redistribuées et hausse limitée au prix français
Prix appliqué à toute l’économie sans exemption, avec d’autres mesures écologiques, recettes intégralement redistribuées et hausse limitée au prix français
Prix appliqué à toute l’économie sans exemption, sans autre mesure écologique, recettes intégralement redistribuées et hausse limitée au prix français

Prix appliqué à toute l’économie sans exemption, sans autre mesure écologique, recettes intégralement redistribuées et hausse limitée au prix français

Explication

Le cadrage Quinet applique le prix carbone sans exemption, ne comptabilise aucune autre mesure écologique, redistribue toutes les recettes et suppose que seul le prix français augmente. Les autres combinaisons introduisent des exemptions, des mesures supplémentaires, une redistribution partielle ou une coopération internationale.

14. Dans une estimation ThreeME, un scénario retient un puits de carbone étroit de 75 MtCO₂ en 2050. Quel prix fictif du carbone et quel équivalent par litre d’essence lui correspondent ?

2 400 €2015/tCO₂ et 6,5 € par litre d’essence
500 €2015/tCO₂ et 6,5 € par litre d’essence
2 400 €2015/tCO₂ et 1,3 € par litre d’essence
500 €2015/tCO₂ et 1,3 € par litre d’essence

2 400 €2015/tCO₂ et 6,5 € par litre d’essence

Explication

Avec un puits étroit de 75 MtCO₂, l’estimation ThreeME atteint 2 400 €2015/tCO₂ en 2050, soit 6,5 € par litre d’essence. Les valeurs de 500 €2015/tCO₂ et 1,3 € par litre correspondent au grand puits de 95 MtCO₂.

15. Une évaluation des deux scénarios climatiques indique que les investissements soutiennent le PIB au début de la transition. Quel profil macroéconomique correspond aux résultats estimés ?

Un effet positif de 0,5 point sur le PIB en 2030, puis à long terme de −0,4 point et 170 000 emplois ou de +0,6 point et −190 000 emplois
Un effet négatif de 0,5 point sur le PIB en 2030, puis à long terme de +0,4 point et 170 000 emplois ou de −0,6 point et −190 000 emplois
Un effet positif de 0,5 point sur le PIB en 2030, puis à long terme de +0,4 point et 190 000 emplois ou de −0,6 point et −170 000 emplois
Un effet positif de 0,5 point sur le PIB en 2030, puis à long terme de +0,4 point et 170 000 emplois ou de −0,6 point et −190 000 emplois

Un effet positif de 0,5 point sur le PIB en 2030, puis à long terme de +0,4 point et 170 000 emplois ou de −0,6 point et −190 000 emplois

Explication

Dans les deux scénarios, les investissements produisent un effet initial positif de 0,5 point sur le PIB en 2030. À long terme, les effets restent limités et peuvent être positifs (+0,4 point et 170 000 emplois) ou négatifs (−0,6 point et −190 000 emplois) ; les autres choix inversent les signes ou associent incorrectement les valeurs.

16. Quelle est la fonction de la tarification effective du carbone développée par l’OCDE ?

Déterminer les objectifs nationaux de réduction des émissions pour chaque secteur économique
Recenser les émissions de CO₂ sans mesurer l’effort associé aux instruments de tarification
Comparer et répartir l’effort climatique des différents instruments de tarification, en euros par tonne de CO₂ émise
Fixer un taux uniforme de taxe carbone applicable à chaque tonne de CO₂ émise

Comparer et répartir l’effort climatique des différents instruments de tarification, en euros par tonne de CO₂ émise

Explication

La tarification effective est un cadre commun permettant de comparer et de répartir l’effort climatique associé à divers instruments, exprimé en euros par tonne de CO₂. La taxe uniforme, les objectifs de réduction et le simple inventaire des émissions correspondent à d’autres démarches.

17. Une analyse de la tarification effective en France doit résumer à la fois le niveau moyen et l’étendue des niveaux observés. Quels chiffres convient-il de retenir ?

Une moyenne de 102 €/tCO₂, avec des niveaux allant de 27 à 68 €/tCO₂
Une moyenne de 300 €/tCO₂, avec des niveaux allant de 0 à 102 €/tCO₂
Une moyenne de 102 €/tCO₂, avec des niveaux allant de 0 à 300 €/tCO₂
Une moyenne de 61 €/tCO₂, avec des niveaux allant de 0 à 300 €/tCO₂

Une moyenne de 102 €/tCO₂, avec des niveaux allant de 0 à 300 €/tCO₂

Explication

En France, la tarification effective moyenne s’élève à 102 €/tCO₂, tandis que les niveaux observés s’étendent de zéro à 300 €/tCO₂. Les autres propositions confondent la moyenne avec une borne, une valeur sectorielle ou un intervalle de composantes.

18. En 2020, une comparaison par acteur doit associer le prix effectif du carbone et la part des émissions correspondante. Quelle répartition est correcte ?

Les ménages : 61 €/tCO₂ et 40 % des émissions ; les entreprises et administrations : 164 €/tCO₂ et 60 %
Les ménages : 164 €/tCO₂ et 60 % des émissions ; les entreprises et administrations : 61 €/tCO₂ et 40 %
Les ménages : 164 €/tCO₂ et 40 % des émissions ; les entreprises et administrations : 61 €/tCO₂ et 60 %
Les ménages : 102 €/tCO₂ et 40 % des émissions ; les entreprises et administrations : 61 €/tCO₂ et 60 %

Les ménages : 164 €/tCO₂ et 40 % des émissions ; les entreprises et administrations : 61 €/tCO₂ et 60 %

Explication

En 2020, les ménages supportent un prix effectif de 164 €/tCO₂ et représentent 40 % des émissions ; les entreprises et administrations sont à 61 €/tCO₂ pour 60 % des émissions. Les distracteurs inversent les prix, inversent les parts ou substituent la moyenne nationale au prix des ménages.

19. Entre 2014 et 2018, le prix carbone effectif augmente. Quelle combinaison de facteurs rend compte de cette évolution ?

Hausse de la taxe carbone, création d’exonérations sur le GPL et hausse du prix des quotas ETS
Baisse de la taxe carbone, suppression d’exonérations sur le GPL et hausse du prix des quotas ETS
Hausse de la taxe carbone, suppression d’exonérations sur le GPL et hausse du prix des quotas ETS
Hausse de la taxe carbone, suppression d’exonérations sur le GPL et baisse du prix des quotas ETS

Hausse de la taxe carbone, suppression d’exonérations sur le GPL et hausse du prix des quotas ETS

Explication

La hausse du prix carbone effectif entre 2014 et 2018 est liée notamment à la hausse de la taxe carbone, à la suppression d’exonérations fiscales sur le GPL et à la hausse du prix des quotas ETS. Les distracteurs modifient respectivement le sens de la taxe, celui des exonérations ou celui du prix des quotas.

20. En 2019, la taxe carbone est gelée, mais le prix carbone effectif ne subit pas simplement l’effet de ce gel. Quel mécanisme le compense ?

Une nouvelle hausse du prix des quotas ETS
Une nouvelle hausse de la taxe carbone
Une baisse du prix des quotas ETS
Une diminution des émissions liée à la crise sanitaire

Une nouvelle hausse du prix des quotas ETS

Explication

En 2019, le gel de la taxe carbone est compensé par une nouvelle hausse du prix des quotas ETS. Une hausse de la taxe contredit le gel, une baisse des quotas irait dans le sens opposé, et la diminution des émissions concerne la crise de 2020.

21. En 2050, un bilan national indique que les émissions de gaz à effet de serre dépassent encore les quantités absorbées par les forêts, les sols et le captage-stockage du carbone. La neutralité carbone est-elle atteinte ?

Non, car les émissions dépassent les absorptions
Non, car l’énergie doit être entièrement décarbonée
Oui, si les émissions ont fortement diminué
Oui, si les forêts absorbent une partie des émissions

Non, car les émissions dépassent les absorptions

Explication

La neutralité carbone exige que les émissions nationales soient inférieures ou égales aux quantités absorbées par les forêts, les sols et les procédés de captage-stockage. Une forte baisse des émissions ou une absorption partielle ne suffit pas si le bilan reste excédentaire ; la seule décarbonation de l’énergie ne définit pas ce critère.

22. Une équipe utilise ThreeME pour estimer les effets d’un scénario SNBC2 sur l’activité économique, puis affirme que ces résultats démontrent que les mesures suffiront à atteindre la neutralité carbone. Quelle conclusion respecte la portée de l’évaluation ?

Aucun effet du scénario SNBC2 ne peut être évalué par ThreeME
Les effets économiques et l’atteinte de la neutralité sont tous deux garantis
Les effets macroéconomiques sont évalués, pas la capacité à atteindre la neutralité
La capacité à atteindre la neutralité est évaluée, pas les effets économiques

Les effets macroéconomiques sont évalués, pas la capacité à atteindre la neutralité

Explication

L’évaluation ThreeME de la SNBC2 porte sur ses effets macroéconomiques, mais ne mesure pas si les mesures permettent d’atteindre la neutralité carbone. Assimiler l’analyse économique à une vérification de la cible climatique confond deux objets distincts ; nier toute analyse économique inverse la portée du modèle.

23. Dans une projection SNBC2 à l’horizon 2050, quelle évolution conjointe faut-il retenir pour la consommation finale d’énergie et celle d’électricité ?

L’énergie finale augmente de 25 %, l’électricité baisse de près de 50 %
L’énergie finale augmente de 25 %, l’électricité augmente de près de 50 %
L’énergie finale baisse de près de 50 %, l’électricité augmente de 25 %
L’énergie finale baisse de près de 50 %, l’électricité reste stable

L’énergie finale baisse de près de 50 %, l’électricité augmente de 25 %

Explication

Le cadrage SNBC2 prévoit une baisse d’environ 50 % de la consommation finale d’énergie et une hausse de 25 % de la consommation d’électricité d’ici 2050. Inverser ces trajectoires ou supposer une électricité stable confond les évolutions distinctes des deux consommations.

24. Une analyse utilise GTAP pour représenter des marchés simultanément équilibrés, des agents en concurrence pure et parfaite et des rendements d’échelle constants. À quel cadre de modélisation cela correspond-il ?

Un modèle d’équilibre général calculable descendant néoclassique
Un modèle d’équilibre général calculable descendant à rendements croissants
Un modèle d’équilibre général calculable descendant keynésien
Un modèle d’équilibre partiel descendant néoclassique

Un modèle d’équilibre général calculable descendant néoclassique

Explication

GTAP est un modèle d’équilibre général calculable descendant d’inspiration néoclassique, fondé sur la concurrence pure et parfaite et les rendements d’échelle constants. Le qualifier de keynésien, lui attribuer des rendements croissants ou le réduire à l’équilibre partiel contredit ces caractéristiques.

25. Une administration veut comparer deux états de l’économie après une réforme, sans simuler l’ajustement année par année à court terme. Quel horizon et quel mode d’analyse correspondent à GTAP ?

La statique comparative pour simuler le long terme
La dynamique annuelle pour simuler le court terme
La statique comparative pour simuler le court terme
La dynamique annuelle pour simuler le long terme

La statique comparative pour simuler le long terme

Explication

GTAP fonctionne en statique comparative et simule le long terme : il compare des situations d’équilibre plutôt que de décrire leur évolution année par année. La simulation dynamique ou l’horizon de court terme ne correspondent donc pas à son fonctionnement indiqué.

26. Dans une simulation avec la fermeture macroéconomique standard de GTAP, un analyste suppose que les travailleurs migrent librement entre régions et que l’épargne régionale finance les investissements dans la même région. Quelle correction faut-il apporter à cette hypothèse ?

Le travail ne circule pas entre régions et la Banque mondiale alloue l’épargne entre régions
Le travail circule entre régions et l’épargne reste investie dans sa région
Le travail circule entre régions et la Banque mondiale alloue l’épargne entre régions
Le travail ne circule pas entre régions et l’épargne reste investie dans sa région

Le travail ne circule pas entre régions et la Banque mondiale alloue l’épargne entre régions

Explication

Dans la fermeture standard, le travail ne circule pas entre régions, tandis que la Banque mondiale collecte l’épargne régionale et l’investit entre régions afin d’égaliser les variations des rendements attendus avec le rendement mondial. La mobilité du travail et l’investissement cantonné à chaque région contredisent ces mécanismes.

27. Une voiture fabriquée à l’étranger est importée dans l’Union européenne et contient de l’acier produit à l’étranger. Dans le scénario CBAM scope 3, quelle émission supplémentaire entre dans le périmètre par rapport au scope 1 ?

Les émissions de l’acier produit dans l’Union européenne
Les émissions de l’acier incorporé dans la voiture importée
Les émissions directes de la voiture lors de son importation
Les émissions associées aux produits exportés par l’Union européenne

Les émissions de l’acier incorporé dans la voiture importée

Explication

Le scope 3 étend le périmètre aux émissions des produits couverts, comme l’acier, lorsqu’ils sont incorporés à d’autres produits importés. Les importations directes relèvent du scope 1, la production européenne n’est pas l’émission incorporée visée ici, et les exportations ne sont pas le cas décrit.

28. Dans une comparaison des fuites de carbone, une équipe observe qu’après suppression des quotas gratuits, elles atteignent 39 %. Quel scénario de réforme les ramènerait à 10 % ?

La situation de référence
La suppression des quotas gratuits
Le CBAM scope 3
Le CBAM scope 1

Le CBAM scope 3

Explication

Le CBAM scope 3 réduit les fuites de carbone à 10 %, contre 23 % avec le scope 1; la suppression des quotas gratuits les fait monter à 39 %. Le taux de référence de 29 % ne correspond pas à la réduction obtenue avec le scope 3.

29. Un plan européen adopté en 2021 dans le cadre du Green Deal porte le nom « Fit for 55 ». Quel objectif d’émissions nettes lui est associé pour 2030 ?

Une baisse de 50 %
Une baisse de 55 % des émissions brutes
Une baisse de 55 %
Une hausse de 55 %

Une baisse de 55 %

Explication

« Fit for 55 » vise une baisse de 55 % des émissions nettes de gaz à effet de serre d’ici 2030. La neutralité en 2050 confond l’échéance, 50 % modifie la cible et les émissions brutes ne correspondent pas à l’objectif indiqué.

30. Un décideur doit vérifier si une trajectoire française de décarbonation correspond à la SNBC2. Quelle cible à long terme doit-il retenir ?

Une baisse des émissions sans échéance précise, définie par la loi énergie-climat de 2019
Zéro émission nette en 2030, conformément à la loi énergie-climat de 2019
Une baisse de 55 % des émissions nettes d’ici 2030, conformément au Green Deal
Zéro émission nette en 2050, conformément à la loi énergie-climat de 2019

Zéro émission nette en 2050, conformément à la loi énergie-climat de 2019

Explication

La SNBC2 trace la trajectoire française vers zéro émission nette en 2050, en cohérence avec l’objectif inscrit dans la loi énergie-climat de 2019. La baisse de 55 % d’ici 2030 relève de « Fit for 55 », tandis que les autres réponses modifient l’échéance ou la cible.

31. Une équipe utilise la base GTAP standard de version 10 pour analyser la couverture de son modèle. Quel périmètre de pays ou régions et de secteurs doit-elle retenir ?

65 pays et régions et 141 secteurs
141 pays et régions et 98 secteurs
141 pays et régions et 65 secteurs
244 pays et régions et 65 secteurs

141 pays et régions et 65 secteurs

Explication

La version 10 rassemble des données pour 141 pays et régions et 65 secteurs, couvrant 98 % du PIB mondial et 92 % de la population. Le choix « 65 pays et régions » inverse les dimensions, « 244 pays et régions » reprend un chiffre d’un autre périmètre et « 98 secteurs » confond la couverture du PIB avec le nombre de secteurs.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 69 flashcards sur Modélisation des politiques de transition.

En quelle année l’accord de Paris a-t-il été conclu à la COP21 ?

En 2015.

Quel objectif de température l’accord de Paris fixe-t-il pour le réchauffement ?

Le maintenir bien en dessous de 2 °C, en référence à 1,5 °C.

Quel est le rôle de la Stratégie nationale bas-carbone française ?

Elle trace la voie vers la neutralité carbone.

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