QCM : Audit social et gestion des risques (25 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une entreprise constate une communication interne insuffisante et l’apparition d’un nouveau vivier de recrutement. Comment classer ces deux éléments dans son SWOT ?

Faiblesse pour la communication et opportunité pour le vivier
Menace pour la communication et force pour le vivier
Faiblesse pour les deux constats, car ils concernent les RH
Opportunité pour la communication et faiblesse pour le vivier

Faiblesse pour la communication et opportunité pour le vivier

Explication

Une faiblesse est un facteur interne défavorable, tandis qu’une opportunité est un facteur externe favorable. La menace pour la communication confond interne et externe, l’inversion des catégories classe mal les deux constats, et deux faiblesses méconnaissent le caractère externe du nouveau vivier.

2. Dans un diagnostic RH, lequel de ces constats constitue une force interne ?

Un faible turnover des salariés
De nouveaux outils de digitalisation RH
Des difficultés à attirer des candidats
Un turnover important des salariés

Un faible turnover des salariés

Explication

Un faible turnover figure parmi les forces RH, au même titre que l’expertise ou un bon climat social. Les difficultés de recrutement et le turnover important sont des faiblesses, tandis que les nouveaux outils disponibles relèvent des opportunités externes.

3. Après un audit, une entreprise relève des difficultés à attirer des candidats. Quelle suite traduit la recommandation en action concrète ?

Surveiller la concurrence sans modifier les pratiques de recrutement
Développer la marque employeur pour attirer davantage de candidats
Noter les difficultés de recrutement dans le rapport d’audit
Déployer un SIRH pour moderniser les outils administratifs

Développer la marque employeur pour attirer davantage de candidats

Explication

Les recommandations issues de l’audit doivent être converties en actions concrètes ; développer la marque employeur répond directement à la difficulté d’attirer des candidats. Consigner le constat ou surveiller la concurrence ne constitue pas une action correctrice, et le déploiement d’un SIRH vise un autre besoin.

4. Une responsable prépare une action de formation après un audit social. Quel ensemble d’éléments doit-elle préciser pour en assurer le suivi ?

Objectif, bénéficiaires, calendrier indicatif et avis des salariés
Objectif, responsable, délai, moyens et indicateur de suivi
Constat, priorité, budget global et compte rendu final
Responsable, moyens, diagnostic initial et décision de la direction

Objectif, responsable, délai, moyens et indicateur de suivi

Explication

Chaque action doit définir son objectif, son responsable, son délai, ses moyens et un indicateur de suivi. Un constat ou un compte rendu ne remplace pas ces éléments, et l’avis des salariés ou la décision de la direction ne se substituent ni au délai ni à l’indicateur.

5. Une organisation identifie un risque de faible criticité qu’elle ne souhaite pas réduire par une mesure supplémentaire. Quelle stratégie de traitement peut-elle retenir ?

Accepter le risque
Réduire le risque en agissant sur sa probabilité ou sa gravité
Éviter le risque en supprimant la situation
Transférer le risque à un prestataire externe

Accepter le risque

Explication

L’acceptation peut être retenue lorsque le risque est de faible criticité. Éviter le risque suppose de supprimer la situation, le transférer implique un prestataire externe, et le réduire nécessite d’agir sur sa probabilité ou sa gravité.

6. Après la remise d’un rapport, une entreprise a appliqué les recommandations, mais les problèmes initiaux persistent. Que doit vérifier l’auditeur pour achever le suivi ?

Que de nouvelles recommandations ont remplacé les mesures déjà prises
Que les échéances ont été respectées, sans examiner les problèmes initiaux
Que les recommandations ont été appliquées et ont résolu les problèmes initiaux
Que les recommandations ont été appliquées, sans vérifier leurs résultats

Que les recommandations ont été appliquées et ont résolu les problèmes initiaux

Explication

Le suivi doit vérifier à la fois l’application des recommandations et leur efficacité dans la résolution des problèmes initiaux. Constater leur seule application ne permet pas de conclure qu’elles ont produit les résultats attendus.

7. Une direction veut lancer un audit social, mais propose de limiter l’accès aux données, d’écarter les salariés et de ne pas prévoir de suivi. Quelle démarche répond le mieux aux principes d’un audit efficace ?

Vérifier les données et proposer des améliorations pertinentes, sans prévoir de suivi après la mission
Garantir l’indépendance, l’objectivité, la confidentialité, la participation, des données fiables, des recommandations pertinentes, l’engagement de la direction et un suivi régulier
Garantir la confidentialité et des données fiables, en réservant les échanges aux responsables de la direction
Confier les conclusions à la direction, tout en associant les salariés et en protégeant les informations recueillies

Garantir l’indépendance, l’objectivité, la confidentialité, la participation, des données fiables, des recommandations pertinentes, l’engagement de la direction et un suivi régulier

Explication

Un audit social efficace réunit l’ensemble de ces principes : indépendance et objectivité, confidentialité, participation, fiabilité, pertinence, engagement de la direction et suivi régulier. Réserver les échanges à la direction confond confidentialité et participation des acteurs.

8. À l’issue d’une mission, quel document écrit et structuré présente objectivement les pratiques RH, formule des recommandations et aide à la décision ?

Le plan d’action de l’entreprise
Le relevé des pratiques de ressources humaines
Le compte rendu de la réunion de clôture
Le rapport d’audit social

Le rapport d’audit social

Explication

Le rapport d’audit social est le principal livrable écrit et structuré de la mission ; il présente les pratiques RH et les recommandations comme un outil d’aide à la décision. Le plan d’action constitue une partie opérationnelle, et non le rapport lui-même.

9. Une équipe prépare un rapport d’audit social et veut présenter les risques avant les constats, puis omettre le plan d’action et le suivi. Quelle structure correspond le mieux à celle d’un rapport complet ?

Introduction, périmètre et méthodologie, constats, analyse des risques, recommandations, plan d’action et suivi, méthodologie
Introduction, périmètre et méthodologie, constats, analyse des risques, plan d’action et suivi, recommandations, conclusion
Introduction, périmètre et méthodologie, constats, analyse des risques, recommandations, plan d’action et suivi, conclusion
Introduction, périmètre et méthodologie, analyse des risques, constats, recommandations, plan d’action et suivi, conclusion

Introduction, périmètre et méthodologie, constats, analyse des risques, recommandations, plan d’action et suivi, conclusion

Explication

La structure présente généralement les constats avant leur analyse des risques, puis les recommandations et le plan d’action avec son suivi, avant la conclusion. Placer l’analyse des risques avant les constats inverse ces deux étapes.

10. Avant de finaliser un rapport d’audit social, l’auditeur organise une réunion de clôture avec les personnes auditées. Que doit permettre cette étape dans le respect du contradictoire ?

Finaliser le rapport, puis transmettre aux audités les conclusions pour observation
Demander aux audités de rédiger l’analyse et les conclusions avant la réunion
Soumettre le rapport aux audités et leur faire approuver les faits comme les conclusions
Soumettre le rapport aux audités et leur permettre de valider les faits, sans leur faire valider les conclusions

Soumettre le rapport aux audités et leur permettre de valider les faits, sans leur faire valider les conclusions

Explication

Le principe du contradictoire impose de soumettre le rapport aux audités avant sa finalisation ; la réunion de clôture sert à valider les faits, non les conclusions. Faire approuver les conclusions confond vérification des faits et adhésion à l’opinion de l’auditeur.

11. Une responsable reçoit un rapport d’audit social et veut vérifier si ses conclusions sont solides. Quel examen correspond à une lecture critique complète du rapport ?

Vérifier les chiffres et les comparer aux résultats d’autres organisations, sans examiner le mandat ni les exclusions
Contrôler le périmètre et le référentiel, puis retenir les interprétations de l’auditeur comme des faits établis
Étudier les recommandations et leur coût, en tenant les constats et les preuves pour acquis
Examiner le mandat, le périmètre, le référentiel, les preuves, les données, les limites, les causes et les recommandations

Examiner le mandat, le périmètre, le référentiel, les preuves, les données, les limites, les causes et les recommandations

Explication

La lecture critique porte sur les conditions de production du rapport, ses preuves et données, la distinction entre faits et interprétations, ses limites, l’analyse des causes et le caractère opérationnel des recommandations. Se limiter aux chiffres, aux recommandations ou au périmètre laisse de côté des éléments essentiels.

12. Une équipe doit comprendre un problème précis et limité en remontant pas à pas de ses symptômes jusqu’à sa cause racine. Quel outil devrait-elle utiliser ?

Le diagramme d’Ishikawa
La loi de Pareto
Les 5 pourquoi
Le QQOQCCP

Les 5 pourquoi

Explication

Les 5 pourquoi remontent une chaîne causale jusqu’à la cause racine d’un problème précis et limité. Le diagramme d’Ishikawa classe plutôt les causes multiples, le QQOQCCP cadre le problème et Pareto aide à prioriser des causes.

13. Dans une entreprise, les incidents répétés d’un même type sont examinés à partir des résultats antérieurs. Quelle dimension du risque cette analyse permet-elle d’estimer ?

La probabilité de survenance et de répétition du risque
La gravité des conséquences si le risque survient
La priorité d’allocation des ressources de prévention
L’impact financier déjà constaté après les incidents

La probabilité de survenance et de répétition du risque

Explication

La probabilité mesure la possibilité qu’un risque survienne et se répète, notamment au moyen des résultats antérieurs et de la fréquence des incidents. La gravité concerne les conséquences, tandis que la priorité et l’impact financier relèvent d’autres évaluations.

14. Dans un service, des dysfonctionnements liés à un risque se reproduisent régulièrement. Quel niveau de probabilité convient le mieux à cette situation ?

Le niveau 3, correspondant à un risque possible
Le niveau 4, correspondant à un risque probable
Le niveau 5, correspondant à un risque très probable
Le niveau 2, correspondant à un risque peu probable

Le niveau 4, correspondant à un risque probable

Explication

Le niveau 4 correspond à un risque probable caractérisé par des dysfonctionnements répétés. Le niveau 3 vise des incidents occasionnels, le niveau 5 un risque fréquent et persistant, et le niveau 2 une situation encore maîtrisée malgré quelques facteurs.

15. Un risque reçoit une note de gravité de 4 et une note de probabilité de 3. Quelle est sa criticité selon la formule applicable ?

11
1212
44
77

$$12$$

Explication

La criticité se calcule en multipliant la gravité par la probabilité : 4×3=124 \times 3 = 12. L’addition donnerait 77, la différence 11 et le choix de la note maximale donnerait 44.

16. Une équipe RH compare plusieurs risques selon leurs conséquences possibles et leur chance de survenance afin de décider lesquels traiter en priorité. Quel outil remplit cette fonction ?

Le tableau de suivi des recommandations
Le diagramme d’Ishikawa
La matrice de criticité
L’échelle de gravité

La matrice de criticité

Explication

La matrice de criticité évalue, hiérarchise et priorise les risques RH selon leur gravité et leur probabilité de survenance. Ishikawa sert à classer des causes, un tableau de suivi suit les recommandations et une échelle de gravité ne prend pas à elle seule en compte les deux dimensions.

17. Lors d’un audit RH, un problème est constaté dans le suivi des absences. Pour analyser complètement les informations recueillies, que doit rechercher l’auditeur en plus de ce constat ?

La fréquence du problème, les personnes concernées et le plan d’action
Le degré du risque, sa cause explicative et ses conséquences
La gravité du problème, les ressources disponibles et le calendrier de suivi
La probabilité du risque, son responsable et son coût de traitement

Le degré du risque, sa cause explicative et ses conséquences

Explication

L’analyse complète du diagnostic recherche le degré du risque, sa cause explicative et ses conséquences. La probabilité et le coût relèvent d’autres aspects de l’évaluation, tandis que les ressources et le calendrier concernent le suivi des actions.

18. Une entreprise dispose d’une équipe RH très compétente, mais fait face à une pénurie de candidats dans son secteur. Comment classer ces deux éléments dans une analyse SWOT ?

La compétence est une force et la pénurie une opportunité
La compétence est une force et la pénurie une menace
La compétence est une opportunité et la pénurie une faiblesse
La compétence est une faiblesse et la pénurie une menace

La compétence est une force et la pénurie une menace

Explication

La SWOT distingue les facteurs internes — les forces et les faiblesses — des facteurs extérieurs — les opportunités et les menaces. La compétence de l’équipe est interne, alors que la pénurie de candidats provient de l’environnement extérieur.

19. Lors de l’étape centrale d’un audit, une auditrice examine les données collectées sur le recrutement et les confronte aux exigences applicables. Quel travail réalise-t-elle ?

Elle formule des constats argumentés et identifie les écarts
Elle propose des actions correctives et organise leur suivi
Elle recueille les données et définit les exigences applicables
Elle classe les risques selon leur gravité et leur probabilité

Elle formule des constats argumentés et identifie les écarts

Explication

À l’étape centrale, l’auditeur transforme les données en constats argumentés et compare la réalité aux exigences pour repérer les écarts présentant des risques. Classer les risques ou organiser les actions relève d’autres étapes du travail d’audit.

20. Une auditrice évalue une pratique RH en la comparant au règlement intérieur de l’entreprise. Quelle est la nature de cette exigence applicable ?

Une exigence issue d’une source interne
Une exigence issue d’une norme internationale
Une exigence issue d’une source légale ou réglementaire
Une exigence issue d’une source conventionnelle

Une exigence issue d’une source interne

Explication

Le règlement intérieur est une source interne d’exigences applicables, au même titre que les procédures RH ou une charte éthique. Une exigence conventionnelle provient notamment d’une convention collective, tandis qu’une norme internationale relève d’un référentiel international.

21. Un audit révèle des écarts répétés et significatifs à un référentiel, susceptibles d’entraîner de graves conséquences pour l’organisation. Quelle caractérisation convient ?

Un point faible révélant une pratique perfectible
Une non-conformité mineure appelant un ajustement limité
Une non-conformité majeure nécessitant une action corrective prioritaire
Un point fort traduisant une pratique maîtrisée au-delà des exigences

Une non-conformité majeure nécessitant une action corrective prioritaire

Explication

Une non-conformité majeure correspond à un écart significatif ou répété, susceptible d’avoir de graves conséquences et exigeant une action corrective prioritaire. Une non-conformité mineure est limitée et ne présente pas de risque grave, tandis qu’un point faible n’implique pas de non-conformité à une exigence.

22. Lorsqu’une entreprise évalue la gravité d’un risque RH, que mesure-t-elle ?

La fréquence à laquelle le risque pourrait se produire
Le coût des mesures prévues pour prévenir le risque
Les facteurs à l’origine du risque RH identifié
L’importance de ses conséquences potentielles pour les salariés et l’entreprise

L’importance de ses conséquences potentielles pour les salariés et l’entreprise

Explication

La gravité correspond à l’importance des conséquences potentielles, notamment humaines, juridiques, financières et organisationnelles. La fréquence relève de la probabilité, le coût des mesures concerne la prévention et les facteurs relèvent des causes.

23. Une équipe doit choisir une grille pour classer la gravité de risques RH selon cinq degrés croissants. Quelle série de niveaux doit-elle utiliser ?

Très faible, faible, modérée, élevée et critique
Rare, possible, probable, très probable et certain
Faible, modérée, critique, élevée et très élevée
Insignifiante, mineure, significative, majeure et sévère

Très faible, faible, modérée, élevée et critique

Explication

La grille de gravité comporte cinq niveaux ordonnés : très faible, faible, modérée, élevée et critique. Les termes « rare » et « probable » relèvent de la probabilité, tandis que les autres séries confondent ou modifient les degrés de gravité.

24. Une entreprise agrandit son périmètre d’audit social et doit examiner davantage de documents. Quels éléments doivent être pris en compte pour estimer la durée de l’audit ?

Le nombre de salariés, les conclusions de l’audit et le budget de prévention
La taille de l’entreprise, le tarif journalier et le nombre de recommandations
La taille de l’entreprise, le périmètre et le nombre de documents à analyser
Le périmètre, le coût externe et la gravité des risques identifiés

La taille de l’entreprise, le périmètre et le nombre de documents à analyser

Explication

La durée dépend de la taille de l’entreprise, du périmètre retenu et du nombre de documents à analyser. Le tarif, les recommandations et la gravité des risques ne remplacent pas ces facteurs déterminants.

25. Une PME sollicite un audit social complet externe. Quelle fourchette de coût correspond à l’exemple donné pour ce type d’entreprise ?

De 1 500 à 3 500 €
Environ 300 € par jour
De 7 000 à 10 000 €
De 3 000 à 7 000 €

De 3 000 à 7 000 €

Explication

L’exemple associé à un audit social complet externe situe le coût d’une PME entre 3 000 et 7 000 €. La fourchette de 1 500 à 3 500 € concerne une TPE, et 300 € par jour correspond au coût généralement indiqué pour un audit interne.

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Dans un diagnostic SWOT, à quelle catégorie appartiennent les forces et faiblesses RH ?

Aux facteurs internes.

Dans un diagnostic SWOT, à quelle catégorie appartiennent les opportunités et menaces RH ?

Aux facteurs externes.

Que doivent devenir les recommandations d’un audit social ?

Des actions concrètes.

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