QCM : Mutations de l’économie-monde (69 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une analyse économique explique les décisions d’un État par la recherche de son intérêt collectif, plutôt que par la seule poursuite des intérêts individuels. À quelle école cette perspective correspond-elle ?

À la pensée économique d’Adam Smith
À l’approche cliométrique des années 1960
À l’école historique allemande de List et Knies
À l’école historique allemande centrée sur l’intérêt individuel

À l’école historique allemande de List et Knies

Explication

L’école historique allemande, fondée par List et Knies, considère l’intérêt national comme moteur de l’économie et de l’histoire. Adam Smith est associé à l’accent mis sur l’intérêt individuel, tandis que la cliométrie désigne une approche quantitative.

2. Une équipe d’historiens économiques étudie une série de salaires anciens à l’aide de tests statistiques, de modèles mathématiques et de régressions. Quelle démarche met-elle en œuvre ?

L’analyse coutumière fondée sur les traditions locales
L’école historique allemande fondée dans la première moitié du XIXe siècle
La cliométrie développée dans les années 1960
L’approche historique pluridisciplinaire reliant société et politique

La cliométrie développée dans les années 1960

Explication

La cliométrie introduit en histoire économique des méthodes quantitatives, notamment les tests statistiques, les modèles mathématiques et les régressions. La pluridisciplinarité relie plutôt les dimensions économique, sociale et politique.

3. Une activité commerciale accumule du capital, puis finance une production reposant sur des salariés, des machines et des matières premières. Quelle évolution correspond à la caractérisation historique du capitalisme ?

Une accumulation commerciale et financière sans extension à la production, apparue vers 1450-1550
Une accumulation commerciale puis productive, apparue vers 1000-1300
Une accumulation d’abord commerciale et financière, puis productive, apparue vers 1450-1550
Une accumulation productive d’abord, puis commerciale et financière, apparue vers 1450-1550

Une accumulation d’abord commerciale et financière, puis productive, apparue vers 1450-1550

Explication

Le capitalisme apparaît vers 1450-1550 et repose sur l’accumulation illimitée du capital, d’abord dans le commerce, la banque et la finance, puis dans la production grâce au travail salarié et aux moyens de production. Le réduire aux échanges omet son développement dans la production.

4. Dans une région médiévale, les règles juridiques sont transmises par les traditions locales sans être consignées dans un texte général. Quelle distinction permet de qualifier ce droit ?

Il s’agit du droit romain, écrit et lié aux traditions locales
Il s’agit du droit romain, non écrit et lié aux traditions locales
Il s’agit de la coutume, écrite et conçue pour une application universelle
Il s’agit de la coutume, non écrite et liée aux traditions locales

Il s’agit de la coutume, non écrite et liée aux traditions locales

Explication

L’ordre féodal repose sur la coutume, un droit non écrit lié aux traditions locales, tandis que le droit romain est écrit et vise une application universelle. La réponse « droit romain » confond donc les deux formes juridiques.

5. Dans une région européenne, la population augmente fortement entre l’an 1000 et 1300. Quel changement économique cette croissance contribue-t-elle à favoriser ?

La mise en culture de nouvelles terres et le développement des échanges
La réduction des terres cultivées et le recul des échanges
La mise en culture de nouvelles terres et le recul des échanges
La réduction des terres cultivées et le développement des échanges

La mise en culture de nouvelles terres et le développement des échanges

Explication

La population européenne passe d’environ 15 millions en 1000 à 50 millions en 1300, ce qui favorise la mise en culture de nouvelles terres et le développement des échanges. L’idée d’un recul des échanges ne correspond pas à cette conséquence.

6. Un marchand cherche un lieu de rencontre situé entre les pôles des Pays-Bas au Nord et des cités-États italiennes au Sud. Quels marchés répondaient à cette fonction ?

Les grandes foires de Champagne et de Brie, puis de Lyon
Les comptoirs orientaux, puis les marchés locaux de Lyon
Les marchés locaux de Champagne et de Brie, puis de Lyon
Les grandes foires des Pays-Bas et des cités-États italiennes

Les grandes foires de Champagne et de Brie, puis de Lyon

Explication

Les grandes foires de Champagne et de Brie, puis de Lyon, relient les pôles marchands des Pays-Bas au Nord et des cités-États italiennes au Sud. Les marchés locaux de consommation sont distincts de ces foires.

7. Quel historien, dans une référence datée de 1985, associe les fortunes des grands marchands précapitalistes aux contre-marchés opaques et parallèles aux marchés locaux réglementés ?

List, en 1985
Braudel, en 1985
Knies, en 1985
Smith, en 1985

Braudel, en 1985

Explication

Braudel (1985) relie les fortunes des grands marchands précapitalistes aux contre-marchés opaques et parallèles aux marchés locaux réglementés. L’associer aux marchés locaux transparents inverse la distinction qu’il met en avant.

8. Une épidémie arrive en Italie en 1347 et provoque une forte baisse de la population européenne au cours des cinq années suivantes. Quel événement correspond à cette situation ?

L’introduction de la peste noire et de la peste pulmonaire en 1350
L’introduction de la peste noire et de la peste pulmonaire en 1300
L’introduction de la peste noire et de la peste pulmonaire, suivie d’une hausse d’environ un tiers
L’introduction de la peste noire et de la peste pulmonaire

L’introduction de la peste noire et de la peste pulmonaire

Explication

La peste noire et la peste pulmonaire sont introduites en Italie en 1347 et réduisent d’environ un tiers la population européenne dans les cinq années suivantes. La date de 1350 correspond à un moment du recul démographique, pas à l’introduction indiquée.

9. Après l’affaiblissement du système féodal, un groupe de marchands fortunés acquiert des terres seigneuriales et soutient le roi dans son renforcement politique. Quel rôle joue ce groupe dans la transformation du pouvoir ?

Il contribue à restaurer l’autorité de la noblesse féodale.
Il contribue à établir les bases de l’État moderne.
Il contribue à transférer le pouvoir politique aux seigneurs locaux.
Il contribue à remplacer le pouvoir royal par les institutions commerciales.

Il contribue à établir les bases de l’État moderne.

Explication

En rachetant des terres seigneuriales et en s’alliant aux rois, la bourgeoisie participe à la construction de l’État moderne. Restaurer la noblesse féodale inverse cette évolution, tandis que le pouvoir royal n’est pas remplacé par les seigneurs ou les institutions commerciales.

10. Au XVe siècle, quelles villes dominent successivement le commerce méditerranéen et disposent de banques, de Bourses et de techniques complexes de crédit et de change ?

Gênes puis Venise.
Florence puis Milan.
Venise puis Gênes.
Bruges puis Anvers.

Gênes puis Venise.

Explication

Au XVe siècle, Gênes puis Venise dominent le commerce méditerranéen et possèdent des structures financières élaborées. Venise puis Gênes inverse l’ordre, tandis que les autres choix désignent d’autres villes européennes.

11. En 1487, une expédition portugaise franchit le cap de Bonne-Espérance. Quelle ouverture commerciale cet exploit permet-il ?

L’ouverture de la route terrestre vers les foires de Champagne.
L’accès direct aux comptoirs des Bahamas et aux côtes japonaises.
L’accès aux comptoirs méditerranéens contrôlés par les cités italiennes.
L’accès aux comptoirs est-africains, à Ormuz et aux côtes indiennes.

L’accès aux comptoirs est-africains, à Ormuz et aux côtes indiennes.

Explication

Le franchissement du cap par Bartholomeu Dias ouvre aux Portugais la voie vers des comptoirs d’Afrique orientale, d’Ormuz et des côtes indiennes. L’arrivée à Calicut relève du voyage de Vasco de Gama, et les Bahamas sont associés à Colomb.

12. Quel événement correspond au voyage de Christophe Colomb en 1492 ?

Il atteint une plage des Bahamas en cherchant à rejoindre le Japon par l’ouest.
Il dépasse le cap de Bonne-Espérance en ouvrant la voie des comptoirs indiens.
Il arrive à Calicut en ouvrant la route maritime portugaise vers l’Inde.
Il atteint le Japon après avoir traversé l’Atlantique par l’ouest.

Il atteint une plage des Bahamas en cherchant à rejoindre le Japon par l’ouest.

Explication

En 1492, Colomb atteint une plage des Bahamas alors qu’il cherche à rejoindre le Japon par l’ouest. Calicut est atteint par Vasco de Gama, le cap par Dias, et Colomb n’arrive pas au Japon.

13. Une estimation du transfert de métaux précieux d’Amérique vers l’Espagne entre 1521 et 1660 est demandée. Quels volumes faut-il retenir ?

200 tonnes d’argent et 18 000 tonnes d’or.
18 000 tonnes d’argent et 200 tonnes d’or.
1 800 tonnes d’argent et 20 tonnes d’or.
36 000 tonnes d’argent et 400 tonnes d’or.

18 000 tonnes d’argent et 200 tonnes d’or.

Explication

L’estimation indique 18 000 tonnes d’argent et 200 tonnes d’or transférées d’Amérique en Espagne. Inverser les métaux ou multiplier ou diviser les deux quantités par dix ne correspond pas à ces volumes.

14. Quelle évolution caractérise la population indienne au XVIe siècle au Mexique et au Pérou ?

Une baisse de 10 % au Mexique et de 5 % au Pérou.
Une baisse de 90 % au Mexique et de 95 % en Espagne.
Une baisse de 95 % au Mexique et de 90 % au Pérou.
Une baisse de 90 % au Mexique et de 95 % au Pérou.

Une baisse de 90 % au Mexique et de 95 % au Pérou.

Explication

Au XVIe siècle, la population indienne diminue de 90 % au Mexique et de 95 % au Pérou. Les autres choix inversent les taux, les réduisent fortement ou attribuent la baisse à l’Espagne.

15. Après l’arrivée massive de métaux précieux, une hausse générale des prix est observée vers 1550. Quelle séquence géographique correspond à son apparition ?

Elle apparaît d’abord en Angleterre, puis en Espagne et dans le reste de l’Europe.
Elle apparaît d’abord en Espagne, puis dans le reste de l’Europe.
Elle apparaît d’abord en Italie, puis en Espagne sans se diffuser ailleurs.
Elle apparaît d’abord dans le reste de l’Europe, puis en Espagne.

Elle apparaît d’abord en Espagne, puis dans le reste de l’Europe.

Explication

L’arrivée massive de métaux précieux précède une hausse générale des prix qui apparaît vers 1550, d’abord en Espagne puis dans le reste de l’Europe. Les autres séquences inversent cet ordre ou limitent à tort la diffusion.

16. Une équipe retrace le déplacement du centre de l’économie-monde avant et après la révolution industrielle. Quelle succession doit-elle retenir ?

Amsterdam domine jusqu’au début du XVIe siècle, puis l’Angleterre prend la première place avant l’industrialisation.
Amsterdam domine jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, puis l’Angleterre prend la première place capitaliste.
L’Angleterre domine jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, puis Amsterdam prend la première place capitaliste.
Amsterdam conserve la première place après la révolution industrielle, tandis que l’Angleterre reste derrière.

Amsterdam domine jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, puis l’Angleterre prend la première place capitaliste.

Explication

Amsterdam devient le centre de l’économie-monde du tournant du XVIe siècle à la fin du XVIIIe siècle, avant que l’Angleterre ne prenne la première place capitaliste avec la révolution industrielle. Les autres propositions inversent ou déplacent cette succession.

17. Un marchand calviniste estime que son activité prospère et souhaite prêter une partie de ses gains avec intérêt. Quelle idée religieuse correspond à cette conduite ?

Le travail est valorisé, mais le prêt à intérêt reste interdit aux chrétiens
Le prêt à intérêt est admis, mais la richesse ne peut signaler la grâce
La richesse est condamnée, car elle contredit l’accumulation des biens
Le travail et l’accumulation sont valorisés, et le prêt à intérêt est justifié

Le travail et l’accumulation sont valorisés, et le prêt à intérêt est justifié

Explication

Le protestantisme valorise le travail et l’accumulation, réhabilite la richesse comme signe de grâce divine et, avec Calvin, justifie le prêt à intérêt. L’interdiction du prêt à intérêt correspond à la position catholique mentionnée dans le cours ; condamner l’accumulation ou dissocier la richesse de la grâce déforme cette éthique.

18. Quel projet intellectuel caractérise l’humanisme dans sa critique de la civilisation féodale et de la scolastique ?

Préserver la scolastique et maintenir la civilisation féodale comme modèle intellectuel
Écarter les savoirs antiques et privilégier exclusivement les interprétations théologiques
Défendre les institutions féodales et limiter l’étude aux réalités religieuses
Redécouvrir les savoirs gréco-romains et valoriser la connaissance du monde terrestre

Redécouvrir les savoirs gréco-romains et valoriser la connaissance du monde terrestre

Explication

L’humanisme attaque la civilisation féodale et la scolastique en remettant à l’honneur les savoirs de l’Antiquité gréco-romaine et la connaissance du monde terrestre. Le maintien de la scolastique, la défense de la féodalité et le rejet des savoirs antiques contredisent cette orientation.

19. Un royaume met en place une administration centralisée, une armée et une police permanentes, financées par des recettes fiscales régulières. De quel type d’organisation s’agit-il ?

Une assemblée représentative chargée de voter des aides temporaires
Un État moderne doté d’une administration unifiée et d’institutions permanentes
Un régime fiscal ponctuel sans appareil centralisé de gouvernement
Une organisation militaire dépourvue d’administration et de police permanentes

Un État moderne doté d’une administration unifiée et d’institutions permanentes

Explication

L’État moderne associe une administration unifiée et centralisée à une armée, une police et un système fiscal permanents. Une assemblée votant des aides temporaires, une armée isolée ou une fiscalité ponctuelle ne réunit pas ces caractéristiques.

20. Un gouvernement cherche à accroître les exportations de son pays, à freiner les importations et à soutenir ses manufactures et le commerce extérieur. Quelle politique applique-t-il ?

Le mercantilisme, qui soutient les exportations, l’industrie et le commerce extérieur
Le libre-échange, qui limite l’intervention publique dans les échanges commerciaux
Une politique d’importation, qui favorise les achats extérieurs et réduit les exportations
Une politique monétaire, centrée sur la valeur de la monnaie sans soutien industriel

Le mercantilisme, qui soutient les exportations, l’industrie et le commerce extérieur

Explication

Le mercantilisme vise notamment à attirer les métaux précieux, favoriser les exportations, limiter les importations et soutenir le commerce extérieur ainsi que l’industrie. Le libre-échange sans intervention, la priorité aux importations ou une politique limitée à la monnaie ne correspondent pas à cet ensemble d’objectifs.

21. Dans un domaine anglais, des propriétaires clôturent des terres communales afin d’y élever des moutons ; des paysans pauvres perdent l’accès aux communaux et certains tenanciers sont expulsés. Quel processus décrit cette situation ?

Le maintien des communaux, qui conserve aux paysans leur usage collectif des terres
La mise en culture céréalière, qui remplace l’élevage sur des terres non clôturées
La redistribution des tenures, qui garantit aux paysans l’accès durable aux parcelles
Le mouvement des enclosures, qui clôt les communaux pour développer l’élevage ovin

Le mouvement des enclosures, qui clôt les communaux pour développer l’élevage ovin

Explication

Les enclosures clôturent les terres communales pour développer l’élevage ovin, privant les paysans pauvres de l’usage des communaux et pouvant entraîner l’expulsion de tenanciers. Le maintien de l’usage collectif, la priorité donnée aux céréales ou la garantie d’accès aux parcelles ne décrivent pas ce processus.

22. Dans une économie reliant l’Europe orientale au centre anglo-hollandais et aux périphéries américaines, quelle répartition du travail correspond à cette organisation ?

L’Est renforce le servage pour fournir des céréales, tandis que les Amériques fournissent des matières premières par le travail forcé et l’esclavage
Les Amériques renforcent le servage pour fournir des céréales, tandis que le centre anglo-hollandais repose sur le travail forcé
Le centre anglo-hollandais renforce le servage pour fournir des céréales, tandis que l’Est fournit des matières premières par l’esclavage
L’Est fournit des matières premières par le travail salarié, tandis que les Amériques approvisionnent le centre en céréales

L’Est renforce le servage pour fournir des céréales, tandis que les Amériques fournissent des matières premières par le travail forcé et l’esclavage

Explication

Le second servage en Europe orientale renforce les obligations paysannes afin de fournir des céréales au centre anglo-hollandais, tandis que les périphéries américaines produisent des matières premières par le travail forcé et l’esclavage. Attribuer le servage au centre, inverser les régions fournisseuses ou remplacer les formes de travail décrites contredit cette organisation.

23. Après la faillite de propriétaires fonciers, les investissements diminuent et des tenanciers sont expulsés. Quel enchaînement contribue à prolonger la crise industrielle ?

La dévalorisation du capital accroît les investissements et freine la crise.
La demande de biens industriels faiblit, ce qui renforce la stagnation économique.
La demande de biens industriels augmente, ce qui relance les investissements.
Les tenanciers expulsés s’enrichissent, ce qui stimule les achats industriels.

La demande de biens industriels faiblit, ce qui renforce la stagnation économique.

Explication

Les faillites dévalorisent le capital et réduisent les investissements et la demande de biens industriels ; l’appauvrissement des tenanciers expulsés renforce cette stagnation. L’augmentation de la demande inverse l’effet décrit, l’enrichissement des tenanciers contredit leur appauvrissement et la hausse des investissements contredit leur recul.

24. Quel programme économique correspond à la doctrine mercantiliste ?

Attirer les métaux précieux sans agir sur les échanges ni soutenir les manufactures.
Accroître les échanges sans tarifs, en laissant les importations déterminer la production nationale.
Favoriser les exportations par des tarifs, tout en écartant les subventions à la production.
Attirer les métaux précieux par une balance positive, des tarifs, des subventions et le soutien manufacturier.

Attirer les métaux précieux par une balance positive, des tarifs, des subventions et le soutien manufacturier.

Explication

Le mercantilisme associe une balance commerciale positive à des tarifs protectionnistes, des subventions et un soutien à la production manufacturière afin d’attirer les métaux précieux. Le libre-échange sans protection écarte les tarifs, l’absence de politique commerciale omet les moyens d’action, et le refus des subventions exclut un élément du programme.

25. Quelle évolution des exportations britanniques vers l’Amérique du Nord explique que cette destination dépasse la part européenne en 1790 ?

La part européenne passe de 6 % en 1700 à 11 % en 1750, puis à 25 % en 1770.
La part nord-américaine passe de 6 % en 1700 à 11 % en 1750, puis à 25 % en 1770.
Les importations nord-américaines passent de 6 % à 11 %, puis à 25 % des exportations britanniques.
La part nord-américaine passe de 25 % en 1700 à 11 % en 1750, puis à 6 % en 1770.

La part nord-américaine passe de 6 % en 1700 à 11 % en 1750, puis à 25 % en 1770.

Explication

La part de l’Amérique du Nord dans les exportations britanniques progresse de 6 % à 11 %, puis à 25 %, avant de dépasser la part européenne en 1790. La progression inverse renverse les données, la série attribuée à l’Europe change de destination et les importations ne sont pas la mesure demandée.

26. Un entrepreneur réunit des artisans dans un même établissement, les place sous une direction commune et compense leurs salaires plutôt élevés par une organisation collective plus productive. De quelle forme de production s’agit-il ?

Une production mécanisée où les machines remplacent le travail des artisans.
Un réseau de travail à domicile coordonné séparément par plusieurs marchands.
Une manufacture fondée sur le rassemblement et la coordination des artisans.
Une organisation qui réduit les salaires pour compenser l’absence d’économies d’échelle.

Une manufacture fondée sur le rassemblement et la coordination des artisans.

Explication

La manufacture rassemble de nombreux artisans en un même lieu et sous une même direction ; les économies d’échelle et l’intensification du travail collectif compensent leurs salaires plutôt élevés. Le travail à domicile disperse les artisans, la mécanisation remplaçant les artisans n’est pas la définition de la manufacture, et la baisse des salaires n’est pas le mécanisme indiqué.

27. Une société passe d’une production artisanale individuelle, reposant sur des outils simples et l’énergie humaine, à une production de masse mécanisée en usine utilisant de l’énergie minérale. Quel processus décrit ce changement ?

La production traditionnelle, marquée par les outils simples et l’énergie humaine ou animale.
L’expansion commerciale, marquée par l’augmentation des échanges sans transformation productive.
La Révolution industrielle, marquée par la production mécanisée et concentrée en usine.
La manufacture artisanale, marquée par le regroupement d’artisans sans production mécanisée de masse.

La Révolution industrielle, marquée par la production mécanisée et concentrée en usine.

Explication

La Révolution industrielle correspond au passage de la production artisanale individuelle à une production de masse mécanisée, concentrée dans des fabriques ou des usines et utilisant notamment l’énergie minérale. La croissance des échanges ne décrit pas ce changement productif, le regroupement artisanal ne suffit pas à caractériser la production mécanisée de masse, et l’énergie humaine ou animale appartient au mode antérieur.

28. À partir de quelle période environ l’Angleterre connaît-elle la Révolution industrielle, associée à un investissement industriel massif et à l’essor de la production en série ?

À partir d’environ 1700.
À partir d’environ 1850.
À partir d’environ 1750.
À partir d’environ 1650.

À partir d’environ 1750.

Explication

La Révolution industrielle anglaise se met en place à partir d’environ 1750, avec des investissements massifs dans l’industrie et l’essor de la production en série. Les dates de 1650 et 1700 sont antérieures à la période donnée, tandis que 1850 la situe trop tard.

29. Un entrepreneur achète des machines, des matières premières et du travail salarié, vend les marchandises produites, puis réinvestit son profit pour accroître la production. Quel mécanisme décrit cette stratégie ?

La rémunération salariale des travailleurs par le produit de la vente.
La circulation commerciale des marchandises sans contrôle de la production.
L’accumulation du capital industriel à une échelle élargie.
La consommation du profit sans renouvellement des moyens de production.

L’accumulation du capital industriel à une échelle élargie.

Explication

Le capitalisme industriel mobilise des biens de production, des matières premières et du travail salarié, puis la vente du produit procure un profit réinvesti à une échelle élargie. La revente sans production réduit le processus à la circulation, la consommation du profit écarte le réinvestissement, et le salaire n’est pas le profit réinvesti.

30. Dans une entreprise, le capitaliste contrôle directement la fabrication grâce à des machines coûteuses et emploie une main-d’œuvre salariée généralisée. Quelle distinction ce cas illustre-t-il par rapport aux formes antérieures du capitalisme ?

La production artisanale conserve le contrôle capitaliste direct des machines et du salariat.
Le capitalisme financier repose sur des machines coûteuses et une main-d’œuvre salariée généralisée.
Le capitalisme commercial contrôle directement les ateliers et généralise le salariat.
Le capitalisme industriel contrôle directement la production et généralise le salariat.

Le capitalisme industriel contrôle directement la production et généralise le salariat.

Explication

Le capitalisme industriel se distingue par le contrôle direct de la production au moyen de machines coûteuses et par la généralisation du salariat. Le capitalisme commercial antérieur exerçait un contrôle plus indirect, le capitalisme financier n’est pas caractérisé ici par ces traits, et la production artisanale indépendante ne correspond pas à cette organisation.

31. Quelle idéologie bourgeoise fait du libre-échange, de la liberté individuelle et de la propriété privée les fondements d’un État légitime ?

Le socialisme
L’absolutisme
Le libéralisme
Le mercantilisme

Le libéralisme

Explication

Le libéralisme défend le libre-échange, la liberté individuelle et la propriété privée comme fondements d’un État légitime. Le socialisme renvoie à une autre doctrine, le mercantilisme à une politique économique différente et l’absolutisme au pouvoir monarchique.

32. En quelle année la Révolution française engage-t-elle la bourgeoisie dans la destruction des structures monarchiques et des privilèges, avec l’appui du peuple ?

En 1789
En 1579
En 1792
En 1811

En 1789

Explication

La Révolution française s’engage en 1789 dans la destruction des structures monarchiques et des privilèges, avec l’appui du peuple. 1579 renvoie à l’Union d’Utrecht, tandis que 1811 et 1792 ne sont pas la date donnée pour cet engagement.

33. Dans une ville, de grandes usines emploient de nombreux salariés soumis à une dépendance commune au salaire. Quel changement social cette organisation favorise-t-elle ?

Le recul de la dépendance au salaire
L’émergence d’une classe ouvrière distincte
La formation d’une classe de propriétaires industriels
Le maintien des divisions urbaines pré-capitalistes

L’émergence d’une classe ouvrière distincte

Explication

La généralisation du travail salarié dans les grandes usines rassemble des ouvriers partageant une même dépendance au salaire et fait émerger une classe ouvrière distincte. Les divisions urbaines pré-capitalistes correspondent à une organisation antérieure, tandis que les propriétaires d’usines ne sont pas les salariés concernés.

34. Comment caractériser le prolétariat dans une société où des personnes dépourvues de ressources suffisantes doivent travailler pour assurer leur subsistance ?

Une classe qui tire ses revenus de la propriété des moyens de production
Une classe contrainte de vendre sa force de travail pour vivre
Une classe composée d’artisans indépendants vendant leurs propres produits
Une classe disposant d’un capital destiné à financer la production

Une classe contrainte de vendre sa force de travail pour vivre

Explication

Le prolétariat regroupe les personnes sans ressources suffisantes, contraintes de vendre leur force de travail pour vivre et renouveler le capital par le salariat. La propriété des moyens de production caractérise les capitalistes, tandis que l’indépendance artisanale ne définit pas cette dépendance salariale.

35. Au début du XIXe siècle, un réformateur propose des usines organisées en coopératives. À quel courant et à quelle figure cette proposition correspond-elle ?

Au socialisme utopique d’Owen
Au saint-simonisme de Saint-Simon
Au socialisme utopique de Fourier
Au communisme de Marx

Au socialisme utopique d’Owen

Explication

Owen, figure du socialisme utopique, forme des usines coopératives. Fourier est associé aux phalanstères, Saint-Simon au saint-simonisme et Marx à un projet communiste distinct.

36. Un mouvement ouvrier vise la conquête du pouvoir politique et une société mondiale où les moyens de production sont détenus en commun, avec une répartition selon les capacités et les besoins. À quel penseur ce programme est-il associé ?

À Robert Owen
À Auguste Blanqui
À Karl Marx
À Saint-Simon

À Karl Marx

Explication

Karl Marx assigne au mouvement ouvrier la conquête du pouvoir politique et défend une société communiste mondiale fondée sur la propriété commune et la répartition selon les capacités et les besoins. Blanqui est associé à la dictature du prolétariat, Owen aux usines coopératives et Saint-Simon au saint-simonisme.

37. Pourquoi les matières premières coloniales, comme le coton, le caoutchouc, le guano et les phosphates naturels, soutiennent-elles la production industrielle des métropoles au XIXe siècle ?

Elles remplacent les matières premières par une main-d’œuvre industrielle
Elles alimentent les besoins en matières premières de la production industrielle
Elles approvisionnent les colonies en produits fabriqués dans les métropoles
Elles fournissent principalement les débouchés commerciaux aux produits métropolitains

Elles alimentent les besoins en matières premières de la production industrielle

Explication

L’approvisionnement colonial en matières premières soutient la production industrielle des métropoles en lui fournissant des ressources nécessaires. Les débouchés commerciaux et la main-d’œuvre sont des notions distinctes, et les colonies sont ici présentées comme sources de matières premières.

38. Une usine textile anglaise cherche à comprendre l’origine de son approvisionnement en coton au cours du XIXe siècle. Quelle évolution correspond à l’expansion de cette industrie ?

Le coton vient des Indes et d’Égypte, tandis que le caoutchouc alimente l’industrie textile anglaise
Le coton vient des Indes et d’anciennes colonies anglaises d’Amérique du Nord, puis aussi d’Égypte à partir de 1865
Le coton vient d’Égypte dès le début du siècle, puis des Indes à partir de 1865
Le coton vient principalement des métropoles européennes, puis des colonies américaines après 1865

Le coton vient des Indes et d’anciennes colonies anglaises d’Amérique du Nord, puis aussi d’Égypte à partir de 1865

Explication

L’industrie textile anglaise est alimentée par le coton des Indes et des anciennes colonies anglaises d’Amérique du Nord, puis par celui d’Égypte à partir de 1865. L’Égypte n’est pas la source indiquée pour le début du siècle, et le caoutchouc n’est pas le coton destiné à cette industrie.

39. Entre 1800 et 1913, un historien compare les évolutions par habitant du commerce international et de la production mondiale. Quel constat chiffré résume cette comparaison ?

Le commerce passe de 1 % à 10 % et la production par 2,2
Le commerce est multiplié par 2,2 et la production par 25
Le commerce est multiplié par 25 et la production par 2,2
Le commerce est multiplié par 25 et la production par plus de trois

Le commerce est multiplié par 25 et la production par 2,2

Explication

Entre 1800 et 1913, le commerce international par tête est multiplié par 25, contre 2,2 pour la production mondiale par tête. L’inversion des multiplicateurs confond les deux évolutions, tandis que les valeurs en pourcentage et le facteur supérieur à trois renvoient à d’autres comparaisons.

40. Avant 1914, quelle combinaison décrit les échanges de produits et la place des produits primaires dans le commerce mondial ?

Les produits primaires dépassent 60 % des échanges ; l’Europe achète surtout des produits manufacturés et vend des produits primaires
Les produits primaires dépassent 60 % des échanges ; l’Europe achète et vend surtout des produits primaires
Les produits primaires dépassent 60 % des échanges ; l’Europe achète surtout des produits primaires et vend des produits manufacturés
Les produits manufacturés dépassent 60 % des échanges ; l’Europe achète surtout des produits primaires et vend des produits manufacturés

Les produits primaires dépassent 60 % des échanges ; l’Europe achète surtout des produits primaires et vend des produits manufacturés

Explication

Avant la Première Guerre mondiale, les produits primaires représentent plus de 60 % des échanges mondiaux, tandis que l’Europe achète surtout ces produits et vend surtout des produits manufacturés. L’inversion des spécialisations et l’attribution à l’Europe d’exportations surtout primaires contredisent cette orientation ; le seuil de 60 % concerne les produits primaires, pas les produits manufacturés.

41. Un relevé des capitaux investis à l’étranger en 1913 indique que l’Europe occidentale en détient 90 %. Quelle répartition entre trois puissances européennes complète correctement ce relevé, en part du total mondial des capitaux exportés ?

Grande-Bretagne 13 %, France 20 %, Allemagne 42 %
Grande-Bretagne 42 %, France 13 %, Allemagne 20 %
Grande-Bretagne 90 %, France 20 %, Allemagne 13 %
Grande-Bretagne 42 %, France 20 %, Allemagne 13 %

Grande-Bretagne 42 %, France 20 %, Allemagne 13 %

Explication

En 1913, la Grande-Bretagne représente 42 % du total mondial des capitaux exportés, la France 20 % et l’Allemagne 13 %, à l’intérieur des 90 % détenus par l’Europe occidentale. Attribuer 90 % à la Grande-Bretagne confond sa part avec celle de l’Europe occidentale ; les autres répartitions échangent les parts nationales.

42. En 1914, un portefeuille d’investissement représente un placement financier dans des entreprises étrangères sans donner à l’investisseur le contrôle direct de celles-ci. À quelle catégorie appartient-il, et quelle part des mouvements internationaux de capitaux représente cette catégorie ?

À l’investissement de portefeuille, qui représente 90 % des mouvements internationaux de capitaux
À l’investissement direct, qui représente 90 % des mouvements internationaux de capitaux
À l’investissement de portefeuille, qui représente 42 % des mouvements internationaux de capitaux
À l’investissement direct, qui représente 20 % des mouvements internationaux de capitaux

À l’investissement de portefeuille, qui représente 90 % des mouvements internationaux de capitaux

Explication

Un investissement de portefeuille est un placement sans prise de contrôle directe, et il représente 90 % des mouvements internationaux de capitaux en 1914. L’investissement direct correspond à la prise de contrôle d’une entreprise ; les parts de 42 % et 20 % concernent des pays dans l’exportation mondiale de capitaux en 1913.

43. Une comparaison du PNB par habitant entre 1800 et 1913 montre une forte divergence entre pays développés et futur tiers monde. Quelle évolution correspond à l’analyse attribuée à Paul Bairoch ?

Le PNB par habitant du futur tiers monde est multiplié par plus de trois, tandis que celui des pays développés double
Le PNB par habitant du futur tiers monde change peu, tandis que celui des pays développés est multiplié par plus de trois
Le PNB par habitant des pays développés change peu, tandis que celui du futur tiers monde est multiplié par plus de trois
Le PNB par habitant des deux groupes augmente dans des proportions comparables, comme en 1800

Le PNB par habitant du futur tiers monde change peu, tandis que celui des pays développés est multiplié par plus de trois

Explication

Paul Bairoch souligne qu’entre 1800 et 1913 le PNB par habitant du futur tiers monde évolue très peu, tandis que celui des pays développés est multiplié par plus de trois. Inverser les groupes ou attribuer la forte hausse au futur tiers monde renverse cette divergence ; une évolution comparable ne correspond pas au constat.

44. Entre 1860 et 1913, quelle évolution de la part du PIB mondial caractérise les grands bénéficiaires de la mondialisation des échanges par rapport au futur tiers monde ?

La part de chacun de ces groupes progresse dans des proportions comparables
La part des pays industrialisés progresse, tandis que celle des « pays neufs » et du futur tiers monde diminue
La part du futur tiers monde progresse, tandis que celle des pays industrialisés et des « pays neufs » diminue
La part des pays industrialisés et des « pays neufs » progresse, tandis que celle du futur tiers monde diminue

La part des pays industrialisés et des « pays neufs » progresse, tandis que celle du futur tiers monde diminue

Explication

De 1860 à 1913, les pays industrialisés et les « pays neufs », comme le Japon et les États-Unis, bénéficient de la mondialisation, tandis que la part du futur tiers monde dans le PIB mondial diminue. Faire de ce dernier le gagnant inverse le constat ; distinguer les « pays neufs » des autres bénéficiaires ou supposer une hausse uniforme ne le respecte pas.

45. Une association reconstitue les principaux courants migratoires de travailleurs du XIXe siècle. Quel schéma d’origine et de destination est le plus conforme à ces migrations ?

Des migrants surtout européens partent principalement vers l’Europe centrale, ainsi que vers le Japon et les États-Unis
Des migrants surtout européens partent principalement vers les États-Unis, ainsi que vers l’Argentine, le Brésil, le Canada et l’Australie
Des migrants surtout japonais et américains partent principalement vers les îles britanniques, l’Italie et l’Europe centrale
Des migrants surtout américains partent principalement vers l’Europe, ainsi que vers l’Argentine, le Brésil et l’Australie

Des migrants surtout européens partent principalement vers les États-Unis, ainsi que vers l’Argentine, le Brésil, le Canada et l’Australie

Explication

Les migrations de travailleurs du XIXe siècle proviennent surtout d’Europe, notamment des îles britanniques puis d’Europe centrale et d’Italie, et se dirigent principalement vers les États-Unis, mais aussi vers l’Argentine, le Brésil, le Canada et l’Australie. Inverser origine et destination, faire de l’Europe la destination principale ou attribuer l’origine aux pays neufs contredit ce schéma.

46. En étudiant la politique commerciale anglaise, un historien relève des droits moyens à l’importation proches de 50 % en 1820. Quel tournant marque 1846 ?

L’abolition des Corn Laws et de nombreux droits sur les produits manufacturés fait triompher le libre-échange
L’instauration des tarifs Méline protège l’agriculture par une hausse des droits en Angleterre
La hausse des droits moyens à l’importation jusqu’à 50 % marque l’abolition des Corn Laws
L’abolition des Corn Laws et de nombreux droits sur les produits manufacturés rétablit le protectionnisme

L’abolition des Corn Laws et de nombreux droits sur les produits manufacturés fait triompher le libre-échange

Explication

Le libre-échange ne s’impose en Angleterre qu’en 1846, avec l’abolition des Corn Laws et de nombreux droits sur les produits manufacturés. Le taux proche de 50 % décrit la situation de 1820 ; les tarifs Méline relèvent de la France en 1892, tandis que la hausse protectionniste de la fin du siècle ne marque pas ce tournant anglais.

47. En 1914, un conflit perturbe les transports internationaux et attise les nationalismes. Quel effet immédiat cela a-t-il sur le commerce mondial ?

Il connaît un brusque retournement après la fin de la prospérité.
Il poursuit sa progression grâce à l’intensification des échanges.
Il recule uniquement après le rétablissement de la production européenne.
Il s’effondre principalement sous l’effet de la baisse des prix.

Il connaît un brusque retournement après la fin de la prospérité.

Explication

Le déclenchement de la guerre en 1914 met fin à la prospérité et retourne brusquement la tendance du commerce mondial, notamment à cause des difficultés de transport et des nationalismes. La progression des échanges renverse le sens de l’évolution, la baisse des prix renvoie à la crise des années 1930, et la reprise de la production européenne n’explique pas ce retournement immédiat.

48. Au début des années 1930, une économie subit les conséquences de la crise déclenchée aux États-Unis en 1929. Quel niveau de chômage cette crise atteint-elle presque dans la population active américaine ?

Presque un tiers de la population active.
Presque la moitié de la population active.
Environ un tiers de la richesse nationale.
Environ un dixième de la population active.

Presque un tiers de la population active.

Explication

La crise provoque faillites et chute de la production industrielle, tandis que le chômage atteint presque un tiers de la population active américaine au début des années 1930. Une baisse de la production n’est pas un taux de chômage, et la perte de richesse des pays en guerre concerne une autre période.

49. Entre 1929 et 1934, les échanges mondiaux diminuent en volume d’un quart et les prix baissent d’environ 50 %. Quel recul en valeur en résulte ?

Une baisse d’environ trois quarts.
Une baisse d’environ un quart.
Une baisse d’environ la moitié.
Une baisse d’environ deux tiers.

Une baisse d’environ deux tiers.

Explication

La baisse du volume, combinée à celle d’environ 50 % des prix, conduit à un effondrement des échanges d’environ deux tiers en valeur. Le quart correspond au recul en volume, la moitié à celui des prix, et les additionner ne donne pas la baisse en valeur décrite.

50. Un gouvernement adopte une politique visant à supprimer les obstacles aux échanges internationaux de biens et de services. Comment cette politique est-elle qualifiée ?

Une politique de protectionnisme.
Une politique de multilatéralisme.
Une politique de libre-échange.
Une politique de reconstruction.

Une politique de libre-échange.

Explication

Le libre-échange est une politique commerciale qui vise à éliminer les obstacles aux échanges internationaux de biens et de services. Le protectionnisme maintient ou crée des obstacles, tandis que le multilatéralisme concerne la coopération et les règles communes.

51. Quel accord commercial signé en 1947 avait pour objectif de promouvoir le libre-échange et le multilatéralisme ?

Le GATT.
La Banque mondiale.
L’OMC.
Le FMI.

Le GATT.

Explication

Signé en 1947, le GATT visait à promouvoir le libre-échange et le multilatéralisme, fondé sur la coopération et des règles commerciales communes. Le FMI s’occupe notamment des taux de change, la Banque mondiale de la reconstruction, et l’OMC fut instituée plus tard, en 1994.

52. Un membre du GATT accorde un avantage commercial à un signataire. En vertu de la clause de la nation la plus favorisée, à qui doit-il aussi accorder cet avantage ?

Au seul signataire qui l’a négocié.
Aux seuls signataires ayant un niveau de développement comparable.
À tout pays, qu’il soit signataire ou non.
À tout autre signataire du GATT.

À tout autre signataire du GATT.

Explication

La clause de la nation la plus favorisée oblige un signataire à étendre à tout autre signataire les avantages commerciaux qu’il a accordés à l’un d’entre eux. La limiter au partenaire initial, l’étendre aux non-signataires ou la conditionner au niveau de développement modifie la règle.

53. Après l’Uruguay Round, une organisation est chargée de statuer sur un litige commercial entre États. Quelle organisation exerce ce rôle depuis sa création en 1994 ?

Le Fonds monétaire international.
L’Organisation mondiale du commerce.
Le GATT.
La Banque mondiale.

L’Organisation mondiale du commerce.

Explication

Instituée en 1994 à l’issue de l’Uruguay Round, l’Organisation mondiale du commerce dispose d’un Organe de règlement des différends chargé de statuer sur les litiges commerciaux. Le GATT est l’accord antérieur de 1947, le FMI traite notamment des questions monétaires, et la Banque mondiale aide à la reconstruction.

54. En 2011, l’Union européenne impose une taxe antidumping sur des feuilles d’aluminium importées de Chine. Quel taux et quelle comparaison correspondent à la mesure appliquée depuis 2009 ?

30 %, un taux supérieur à celui appliqué au produit similaire venant du Japon
30 %, un taux supérieur à celui appliqué au produit similaire venant du Brésil
30 %, un taux inférieur à celui appliqué au produit similaire venant du Brésil
Un taux supérieur à 30 %, plus élevé que celui appliqué au produit similaire venant du Brésil

30 %, un taux supérieur à celui appliqué au produit similaire venant du Brésil

Explication

La taxe antidumping sur la feuille d’aluminium chinoise est de 30 % pendant cinq ans, et son taux dépasse celui appliqué au produit similaire brésilien. L’inversion de la comparaison fait de la taxe brésilienne la plus élevée, tandis que le Japon ne correspond pas à la comparaison indiquée.

55. Une équipe compare la croissance annuelle des échanges de biens et de services depuis les années 1980 à celle d’avant 1973. Quelle évolution doit-elle retenir ?

De 4 à 6 % depuis les années 1980, contre 8 % avant 1973
8 % depuis les années 1980, contre 4 à 6 % avant 1973
De 4 à 6 % depuis les années 1980, contre 2 % avant 1973
Une baisse depuis les années 1980, contre 8 % avant 1973

De 4 à 6 % depuis les années 1980, contre 8 % avant 1973

Explication

Depuis les années 1980, les échanges de biens et de services progressent de 4 à 6 % par an, un rythme inférieur aux 8 % d’avant 1973. L’option à 8 % pour la période récente inverse les périodes, et la baisse confond ralentissement de la croissance et recul des échanges.

56. Un pays à bas revenus réalise une part de commerce extérieur dans son PIB supérieure à celle de pays riches, tandis qu’un État très protectionniste dispose d’une forte influence internationale. Quelle interprétation est cohérente avec ces situations ?

Les pays à bas revenus peuvent être relativement plus ouverts, tandis que les plus protectionnistes profitent souvent d’un rapport de forces favorable
Les pays riches sont nécessairement plus ouverts, tandis que les plus protectionnistes disposent souvent d’un rapport de forces favorable
Les pays à bas revenus peuvent être relativement plus ouverts, ce qui signifie qu’ils sont aussi les plus protectionnistes
Les pays à bas revenus peuvent être relativement plus ouverts, tandis que les plus protectionnistes subissent souvent un rapport de forces défavorable

Les pays à bas revenus peuvent être relativement plus ouverts, tandis que les plus protectionnistes profitent souvent d’un rapport de forces favorable

Explication

La part du commerce extérieur dans le PIB est souvent plus élevée dans les pays à bas revenus que dans les pays riches, alors que les pays les plus protectionnistes bénéficient surtout d’un rapport de forces international favorable. L’option sur les pays riches inverse la comparaison, et celle sur un rapport défavorable inverse le lien entre puissance et protectionnisme.

57. Une économie connaît une forte baisse de sa production agricole, qui réduit les quantités disponibles, tandis qu’une autre accumule des produits industriels invendus faute de demande solvable suffisante. Comment distinguer ces deux crises ?

La première relève d’une crise de subsistance, la seconde d’une crise industrielle de surproduction
Les deux relèvent de crises de subsistance provoquées par une sous-production
Les deux relèvent de crises industrielles causées par une demande solvable insuffisante
La première relève d’une crise industrielle de surproduction, la seconde d’une crise de subsistance

La première relève d’une crise de subsistance, la seconde d’une crise industrielle de surproduction

Explication

Les crises de subsistance de l’Ancien Régime résultent d’une sous-production agricole, tandis que les crises industrielles sont généralement interprétées comme des crises de surproduction par rapport à la demande solvable. L’option qui classe la pénurie agricole comme surproduction industrielle confond les mécanismes.

58. Quel enchaînement décrit la propagation initiale du retournement boursier du 9 mai 1873 ?

Vienne, puis Berlin, puis Londres et Paris
Berlin, puis Vienne, puis Londres et Paris
Vienne, puis Londres, puis Berlin et Paris
Vienne, puis Berlin, puis les États-Unis et Paris

Vienne, puis Berlin, puis Londres et Paris

Explication

Le retournement du 9 mai 1873 commence à la Bourse de Vienne et se propage à Berlin, puis à Londres et Paris. Commencer par Berlin inverse le point de départ, et inclure les États-Unis dans la propagation immédiate confond cette séquence avec l’extension ultérieure de la crise.

59. À quelle date l’effondrement des cours boursiers américains amorce-t-il la crise de 1929 ?

Le 24 octobre 1973
Le 24 octobre 1929
Le 24 septembre 1929
Le 9 mai 1929

Le 24 octobre 1929

Explication

La crise de 1929 est amorcée par l’effondrement des cours boursiers américains le 24 octobre 1929. Le 9 mai renvoie au retournement de Vienne en 1873, et octobre 1973 correspond au choc pétrolier.

60. Après la décision des pays de l’OPEP, le prix du pétrole quadruple en octobre 1973. Quel ensemble d’effets économiques est associé à ce choc dans les pays occidentaux ?

Baisse de l’inflation et des déficits commerciaux, ralentissement de la croissance et hausse du chômage
Hausse de l’inflation et des déficits commerciaux, ralentissement de la croissance et baisse du chômage
Hausse de l’inflation et des déficits commerciaux, accélération de la croissance et hausse du chômage
Hausse de l’inflation et des déficits commerciaux, ralentissement de la croissance et hausse du chômage

Hausse de l’inflation et des déficits commerciaux, ralentissement de la croissance et hausse du chômage

Explication

Le quadruplement du prix du pétrole entraîne notamment une hausse de l’inflation et des déficits commerciaux, un ralentissement de la croissance ainsi qu’une hausse du chômage. L’option qui annonce une accélération de la croissance inverse l’effet du choc, et celle qui prévoit une baisse du chômage contredit aussi ses conséquences.

61. Dans un pays, la production stagne, le chômage augmente et les prix continuent de monter. Quel terme désigne la coexistence de ces phénomènes ?

La stagflation
La déflation
La récession
La dépression

La stagflation

Explication

La stagflation associe la stagnation de la production, qui nourrit le chômage, à l’inflation. La déflation désigne une baisse des prix, tandis que les autres termes ne rendent pas compte de cette coexistence spécifique.

62. À partir de 1979, un pays en développement voit ses emprunts à taux variable coûter davantage tandis que la récession de ses partenaires commerciaux réduit la demande de ses exportations. Quel effet combiné subit-il ?

Sa dette devient moins coûteuse et ses recettes d’exportation diminuent
Sa dette devient moins coûteuse et ses recettes d’exportation augmentent
Sa dette devient plus coûteuse et ses recettes d’exportation augmentent
Sa dette devient plus coûteuse et ses recettes d’exportation diminuent

Sa dette devient plus coûteuse et ses recettes d’exportation diminuent

Explication

La hausse des taux renchérit la dette tandis que la récession des pays du Nord réduit les débouchés et les recettes d’exportation. Une baisse du coût de la dette inverse le premier effet, et une hausse des exportations inverse le second.

63. Quel événement marque le début de la crise de la dette latino-américaine en août 1982 ?

Le Mexique dévalue sa monnaie sans déclarer d’incapacité de paiement
Le Brésil déclare ne plus pouvoir rembourser ses dettes
L’Argentine sollicite un rééchelonnement sans déclaration de défaut
Le Mexique déclare ne plus pouvoir rembourser ses dettes

Le Mexique déclare ne plus pouvoir rembourser ses dettes

Explication

En août 1982, le Mexique déclare ne plus pouvoir rembourser ses dettes, puis une trentaine de pays latino-américains et africains connaissent une situation similaire. Le Brésil et l’Argentine sont ici substitués au pays concerné, tandis qu’une dévaluation n’est pas l’événement indiqué.

64. Dans le contexte des années 1980, que désigne le Consensus de Washington ?

Une stratégie des banques centrales pour soutenir les marchés financiers des pays industrialisés
Les principes du FMI et de la Banque mondiale pour gérer la crise de la dette extérieure des pays en développement
Un programme des gouvernements latino-américains pour coordonner leurs politiques monétaires
Un accord commercial entre les pays développés pour réduire les droits de douane

Les principes du FMI et de la Banque mondiale pour gérer la crise de la dette extérieure des pays en développement

Explication

Le Consensus de Washington désigne les principes employés par le FMI et la Banque mondiale pour gérer la crise de la dette extérieure des pays en développement durant les années 1980. L’accord commercial, la coordination régionale et le soutien aux marchés financiers ne correspondent pas à cette définition.

65. Un programme économique réduit immédiatement les déséquilibres, puis modifie durablement les structures de l’économie. Comment caractériser cet ajustement structurel ?

Une stabilisation immédiate sans transformation durable de l’économie
Une stabilisation à court terme associée à une transformation à long terme
Une transformation durable sans action sur les déséquilibres immédiats
Une transformation à court terme associée à une stabilisation à long terme

Une stabilisation à court terme associée à une transformation à long terme

Explication

L’ajustement structurel combine une stabilisation à court terme face aux déséquilibres et une transformation à long terme des structures économiques. Inverser les horizons ou supprimer l’une des deux composantes méconnaît cette combinaison.

66. Après une forte hausse des taux d’intérêt, une bulle des nouvelles technologies éclate en mars 2000. Quelle conséquence économique s’ensuit ?

Un krach immobilier suivi d’une reprise économique
Une baisse des taux suivie d’une expansion économique
Une hausse boursière suivie d’une accélération économique
Un krach boursier suivi d’une récession économique

Un krach boursier suivi d’une récession économique

Explication

La hausse des taux d’intérêt provoque l’éclatement de la bulle des nouvelles technologies en mars 2000, entraînant un krach boursier et une récession. Une expansion inverse l’effet économique, tandis que le krach immobilier renvoie à un autre épisode.

67. Que sont les crédits subprimes dans le mécanisme de la crise financière ?

Des titres achetés par les ménages, puis regroupés en crédits hypothécaires
Des crédits accordés à des ménages souvent sans revenu régulier, puis transformés en titres financiers
Des crédits accordés à des ménages aux revenus réguliers, puis conservés comme prêts bancaires
Des crédits accordés à des États très solvables, puis transformés en titres financiers

Des crédits accordés à des ménages souvent sans revenu régulier, puis transformés en titres financiers

Explication

Les subprimes sont des crédits consentis à des ménages souvent dépourvus de revenu régulier et parfois sans emploi, que les banques transforment ensuite en titres financiers. Les confondre avec des prêts aux États, avec les titres eux-mêmes ou avec des crédits à des emprunteurs stables conduit à manquer cette définition.

68. À partir de 2006, les prix immobiliers baissent et les défauts de paiement augmentent. Quelle chaîne de conséquences contribue à propager la crise ?

Hausse des titres liés aux subprimes, méfiance entre banques, contraction du crédit et crise limitée à l’immobilier
Amélioration des titres liés aux subprimes, confiance entre banques, expansion du crédit et ralentissement mondial
Dégradation des titres liés aux subprimes, méfiance entre banques, contraction du crédit et propagation à l’économie mondiale
Dégradation des titres liés aux subprimes, confiance entre banques, expansion du crédit et reprise mondiale

Dégradation des titres liés aux subprimes, méfiance entre banques, contraction du crédit et propagation à l’économie mondiale

Explication

Les défauts de paiement dégradent les titres liés aux subprimes, alimentent la méfiance interbancaire et contractent le crédit, ce qui transmet la crise aux marchés financiers et à l’économie mondiale. Une amélioration des titres ou une expansion du crédit inverse cette chaîne, et la crise ne reste pas limitée à l’immobilier.

69. Un gouvernement hésite entre réduire les dépenses publiques et stimuler l’activité par une politique budgétaire expansive. Quelle comparaison des risques est correcte ?

La politique restrictive peut freiner la croissance et accroître la dette, tandis que l’expansive réduit les recettes fiscales si la relance est insuffisante
La politique restrictive freine la croissance sans effet sur les recettes fiscales, tandis que l’expansive réduit la dette si la relance est insuffisante
La politique restrictive stimule la croissance et réduit les recettes fiscales, tandis que l’expansive accroît la dette même si la relance est forte
La politique restrictive peut freiner la croissance et réduire les recettes fiscales, tandis que l’expansive peut accroître la dette si la relance est insuffisante

La politique restrictive peut freiner la croissance et réduire les recettes fiscales, tandis que l’expansive peut accroître la dette si la relance est insuffisante

Explication

Une politique restrictive peut ralentir la croissance et, par conséquent, réduire les recettes fiscales ; une politique expansive risque d’augmenter la dette si elle ne relance pas assez l’activité. Attribuer ces effets à la mauvaise politique ou ignorer la condition de relance insuffisante confond les deux risques.

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