QCM : Consommation et investissement (39 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la consommation et les secteurs institutionnels :

Les ménages ont pour fonction principale la consommation dans la comptabilité nationale.
La consommation désigne l’acte par lequel des besoins sont satisfaits.
Une unité institutionnelle se définit sans autonomie de décision propre.
La demande se distingue de la consommation, qui en est une composante secondaire.
Les associations sont classées parmi les secteurs qui investissent à but lucratif.

Les ménages ont pour fonction principale la consommation dans la comptabilité nationale. · La consommation désigne l’acte par lequel des besoins sont satisfaits.

Explication

La consommation satisfait les besoins et constitue la fonction principale des ménages. Une unité institutionnelle doit disposer d’une autonomie de décision, les associations sont à but non lucratif et la consommation est la composante principale de la demande.

2. Dans une économie où la consommation dépend du revenu, les exportations valent 12, la consommation 50, l’investissement 20 et les dépenses publiques 18. Quelle analyse est exacte ?

La demande globale de cet exemple s’élève à 88 unités, exportations incluses.
La demande intérieure de cet exemple s’élève à 88 unités.
La fonction de consommation relie le montant consommé au revenu de l’économie.
La fonction de consommation exprime le revenu en fonction des exportations.
La demande anticipée est désignée par Keynes comme une demande ex ante.

La demande intérieure de cet exemple s’élève à 88 unités. · La fonction de consommation relie le montant consommé au revenu de l’économie. · La demande anticipée est désignée par Keynes comme une demande ex ante.

Explication

La fonction de consommation exprime la consommation en fonction du revenu, et Keynes nomme ex ante la demande anticipée. La demande intérieure vaut 50+20+18=8850+20+18=88; avec 12 d’exportations, la demande globale serait 100, et la fonction de consommation ne relie pas le revenu aux exportations.

3. Un ménage voit son revenu passer de 2 000 à 2 500 euros et sa consommation de 1 500 à 1 800 euros. Parmi les propositions suivantes concernant les propensions à consommer, lesquelles sont exactes ?

Sa propension marginale à consommer vaut 300500=0,6\frac{300}{500}=0{,}6.
Sa propension moyenne à consommer après la hausse de revenu vaut 18002500=0,72\frac{1800}{2500}=0{,}72.
Sa propension marginale à consommer se calcule par le rapport du revenu à sa variation.
À l’équilibre ex post, son revenu se répartit entre consommation et épargne.
La propension moyenne à consommer correspond à la part du revenu consacrée à l’épargne.

Sa propension marginale à consommer vaut $$\frac{300}{500}=0{,}6$$. · Sa propension moyenne à consommer après la hausse de revenu vaut $$\frac{1800}{2500}=0{,}72$$. · À l’équilibre ex post, son revenu se répartit entre consommation et épargne.

Explication

La propension marginale est le rapport des variations, soit 300/500=0,6300/500=0{,}6; à l’équilibre ex post, le revenu se répartit entre consommation et épargne. La propension moyenne après la hausse vaut 1800/2500=0,721800/2500=0{,}72 et mesure la part du revenu consacrée à la consommation, non à l’épargne.

4. Une économie applique le modèle keynésien avec une propension à consommer de 0,8 et une consommation incompressible de 100 unités. Pour un revenu de 1 000 unités, quelles propositions décrivent correctement la consommation ?

Le modèle donne une consommation totale de 900 unités.
La loi psychologique fondamentale prévoit une hausse de consommation moins que proportionnelle au revenu.
La consommation effective inclut la dépense collective individualisable.
Dans le modèle, la consommation incompressible augmente avec le revenu.
La loi psychologique fondamentale prévoit des propensions moyenne et marginale croissantes.

Le modèle donne une consommation totale de 900 unités. · La loi psychologique fondamentale prévoit une hausse de consommation moins que proportionnelle au revenu. · La consommation effective inclut la dépense collective individualisable.

Explication

Le calcul donne C=0,8×1000+100=900C=0{,}8\times1000+100=900. La loi psychologique fondamentale prévoit une hausse de consommation moins que proportionnelle au revenu; elle est associée à la décroissance des propensions moyenne et marginale. La consommation effective inclut la dépense collective individualisable. Dans le modèle, la consommation incompressible est un terme autonome, non une composante qui augmente avec le revenu.

5. Un chercheur compare des ménages de revenus différents et des séries longues de consommation. Quelles propositions correspondent aux constats empiriques sur les limites de Keynes ?

Les travaux de Kuznets et Goldsmith invalident à long terme la loi psychologique fondamentale.
Kuznets rapporte une propension moyenne et marginale égale à 0,867 sur les périodes étudiées.
En coupe transversale, les ménages à hauts revenus ont la propension marginale la plus élevée.
Les séries de 1869 à 1913 montrent des propensions moyenne et marginale décroissantes à long terme.
En coupe transversale, les ménages à faibles revenus présentent la propension marginale à consommer la plus élevée.

Les travaux de Kuznets et Goldsmith invalident à long terme la loi psychologique fondamentale. · Kuznets rapporte une propension moyenne et marginale égale à 0,867 sur les périodes étudiées. · En coupe transversale, les ménages à faibles revenus présentent la propension marginale à consommer la plus élevée.

Explication

Kuznets et Goldsmith mettent en évidence des propensions constantes à moyen et long terme entre 1869 et 1913, ce qui invalide empiriquement la loi à long terme. Kuznets rapporte la valeur 0,867 pour les périodes indiquées, tandis que le constat transversal attribue la propension marginale la plus élevée aux ménages modestes.

6. En période de récession, un ménage conserve son niveau de consommation antérieur, tandis qu’une autre personne imite les pratiques de son entourage. Parmi les propositions suivantes concernant ces mécanismes, lesquelles sont exactes ?

Le maintien de la consommation antérieure en récession caractérise l’effet de cliquet.
L’effet de cliquet désigne l’imitation des pratiques de consommation de l’entourage.
L’effet de démonstration renvoie à une influence sociologique sur les choix de consommation.
En expansion, l’effet de cliquet conduit la consommation à augmenter plus que le revenu.
Le revenu relatif de Duesenberry explique la consommation à court terme par des effets sociologiques.

Le maintien de la consommation antérieure en récession caractérise l’effet de cliquet. · L’effet de démonstration renvoie à une influence sociologique sur les choix de consommation. · Le revenu relatif de Duesenberry explique la consommation à court terme par des effets sociologiques.

Explication

Brown associe l’effet de cliquet au poids des habitudes passées et au maintien de la consommation antérieure en récession; en expansion, la consommation augmente moins que le revenu. Duesenberry met en avant les effets sociologiques d’imitation et de démonstration, alors que l’imitation ne définit pas l’effet de cliquet.

7. Un ménage subit une baisse temporaire de revenu sous son revenu permanent et cherche à maintenir sa consommation. Parmi les propositions suivantes concernant ces théories, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Parmi les critiques adressées à Modigliani figure l’existence d’un système de retraite pleinement intégré.
Il peut vendre des actifs financiers afin de soutenir sa consommation présente malgré le déficit temporaire.
La théorie néoclassique standard décrit un arbitrage entre travail et loisir associé à la maximisation intertemporelle.
La théorie du cycle de vie suppose que le rationnement du crédit freine effectivement l’emprunt des ménages.
Dans la théorie de Modigliani, le patrimoine moyen joue un rôle comparable au revenu permanent friedmanien.

Il peut vendre des actifs financiers afin de soutenir sa consommation présente malgré le déficit temporaire. · La théorie néoclassique standard décrit un arbitrage entre travail et loisir associé à la maximisation intertemporelle. · Dans la théorie de Modigliani, le patrimoine moyen joue un rôle comparable au revenu permanent friedmanien.

Explication

Face à un revenu inférieur au revenu permanent, les ménages peuvent vendre des actifs pour maintenir leur consommation. Le patrimoine moyen remplit chez Modigliani un rôle analogue au revenu permanent ; la théorie néoclassique met en jeu l’arbitrage travail-loisir et la maximisation intertemporelle. Les critiques soulignent au contraire l’absence de frein à l’emprunt lié au rationnement du crédit et l’absence de système de retraite.

8. Concernant l’évolution des poids budgétaires et leur utilisation dans l’indice des prix, quelles sont les réponses exactes ?

Le poids alimentaire augmente continûment de 10,5 % en 2003 à 10,0 % en 2017 puis 11,1 % en 2020.
Les coefficients budgétaires servent à mesurer le revenu disponible plutôt qu’à pondérer les biens de l’indice des prix.
Le poids de l’alimentation passe de 10,5 % en 2003 à 11,1 % en 2020.
Les coefficients budgétaires pondèrent les biens consommés lors du calcul de l’indice des prix.
Le poids du logement, chauffage et éclairage atteint 18,3 % en 2020, contre 20,9 % en 2003.

Le poids de l’alimentation passe de 10,5 % en 2003 à 11,1 % en 2020. · Les coefficients budgétaires pondèrent les biens consommés lors du calcul de l’indice des prix.

Explication

Le poids alimentaire vaut 10,5 % en 2003 et 11,1 % en 2020, après une baisse à 10,0 % en 2017 ; les coefficients budgétaires servent à pondérer les biens dans l’indice des prix. Le poids du logement passe au contraire de 18,3 % en 2003 à 20,9 % en 2020. La série alimentaire n’augmente pas continûment et les coefficients ne mesurent pas le revenu disponible.

9. Un ménage dispose de 2 500 euros et supporte 900 euros de dépenses pré-engagées. Concernant le revenu arbitrable et la consommation effective :

Les loyers imputés sont comptabilisés dans la dépense des administrations publiques individualisable.
Les dépenses arbitrables correspondent aux charges contraintes sur lesquelles le ménage dispose de peu de choix.
Son revenu arbitrable est de 1 600 euros après déduction des dépenses pré-engagées.
La formule du revenu arbitrable ajoute les dépenses pré-engagées au revenu disponible.
La consommation effective exclut l’autoconsommation réalisée par les ménages.

Son revenu arbitrable est de 1 600 euros après déduction des dépenses pré-engagées.

Explication

Le revenu arbitrable se calcule par Rarbitrable=Rdisponible−Dpreˊ−engageˊesR_{arbitrable}=R_{disponible}-D_{pré-engagées}, soit 2 500−900=1 6002\,500-900=1\,600 euros. Les dépenses pré-engagées sont les charges contraintes, tandis que la consommation effective inclut l’autoconsommation et les loyers imputés dans la dépense des ménages ; elle inclut aussi les dépenses publiques en biens et services individualisables.

10. Une hausse du revenu des ménages s’accompagne de dépenses de logement progressant plus vite et de dépenses alimentaires progressant moins vite. Concernant ces évolutions :

Les courbes d’Engel indiquent que les dépenses alimentaires augmentent plus vite que le revenu.
Le logement illustre une dépense qui progresse moins vite que le revenu dans les courbes d’Engel.
La baisse du poids alimentaire s’est poursuivie après 2007 sous l’effet d’une saturation accrue des besoins.
Depuis 2007, le poids de l’alimentation a cessé de diminuer, notamment avec l’évolution de la qualité et des coûts.
Les courbes d’Engel peuvent représenter une progression du logement supérieure à celle du revenu.

Depuis 2007, le poids de l’alimentation a cessé de diminuer, notamment avec l’évolution de la qualité et des coûts. · Les courbes d’Engel peuvent représenter une progression du logement supérieure à celle du revenu.

Explication

Les courbes d’Engel illustrent notamment une hausse des dépenses de logement plus rapide que celle du revenu, tandis que l’alimentation progresse moins vite. Depuis 2007, le poids alimentaire a cessé de diminuer, avec l’arrêt de la saturation des besoins lié à la qualité et au renchérissement des coûts. Les autres propositions inversent ces évolutions.

11. Un bien inférieur n’a pas de substitut disponible et sa demande augmente quand son prix monte. Concernant les exceptions à la loi de la demande :

L’effet Giffen peut concerner ce bien inférieur dépourvu de substitut disponible.
L’effet de consommation nulle désigne l’absence de hausse de la demande après une forte baisse du prix d’un bien de luxe.
L’effet Duesenberry associe démonstration et imitation pour expliquer renouvellement et diffusion des biens.
L’effet Duesenberry repose sur la combinaison des effets de richesse et de substitution.
L’effet Giffen décrit l’augmentation de la demande d’un bien de luxe après une forte baisse de prix.

L’effet Giffen peut concerner ce bien inférieur dépourvu de substitut disponible. · L’effet de consommation nulle désigne l’absence de hausse de la demande après une forte baisse du prix d’un bien de luxe. · L’effet Duesenberry associe démonstration et imitation pour expliquer renouvellement et diffusion des biens.

Explication

L’effet Giffen concerne un bien inférieur sans substitut, et l’effet de consommation nulle décrit bien l’absence de hausse de la demande d’un bien de luxe après une forte baisse de prix. Duesenberry combine démonstration et imitation ; il ne combine pas les effets de richesse et de substitution.

12. Le prix du café augmente et la consommation de thé, qui lui est complémentaire, diminue. Parmi les propositions suivantes concernant les élasticités et effets de prix, laquelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Un prix affiché à 99,99 € illustre l’effet de prix magique.
Les élasticités-prix croisées indiquent si les consommations de deux biens sont liées.
L’effet d’imitation, aussi appelé effet Tarde, est associé à Keynes.
L’effet de prix psychologique repose sur un prix unique fixé à 99,99 €.
L’élasticité-prix croisée du thé par rapport au café est négative dans cette situation.

Un prix affiché à 99,99 € illustre l’effet de prix magique. · Les élasticités-prix croisées indiquent si les consommations de deux biens sont liées. · L’élasticité-prix croisée du thé par rapport au café est négative dans cette situation.

Explication

Pour deux biens complémentaires, l’élasticité-prix croisée est négative : la hausse du prix du café réduit la consommation de thé. Les élasticités croisées renseignent sur le lien entre les consommations, et 99,99 € illustre le prix magique. Le prix psychologique repose sur une fourchette entre prix trop élevé et trop faible ; l’effet Tarde est associé à Gabriel Tarde, non à Keynes.

13. Le prix des DVD augmente et la demande de services de vidéo à la demande progresse. Concernant la typologie des biens selon leurs élasticités :

Pour ces biens substituables, l’élasticité-prix croisée est positive par effet de substitution.
Les pâtes peuvent être un bien inférieur, à élasticité-revenu négative.
Les logiciels sont des biens complémentaires aux ordinateurs, avec une élasticité-prix croisée positive.
Un bien atypique présente une élasticité-prix négative, comme un produit hyper-luxe de démonstration.
Un bien typique présente une élasticité-prix négative et représente la quasi-totalité des biens.

Pour ces biens substituables, l’élasticité-prix croisée est positive par effet de substitution. · Les pâtes peuvent être un bien inférieur, à élasticité-revenu négative. · Un bien typique présente une élasticité-prix négative et représente la quasi-totalité des biens.

Explication

La hausse du prix des DVD peut accroître la consommation des services de vidéo à la demande, car ces biens substituables ont une élasticité-prix croisée positive. Les pâtes peuvent être des biens inférieurs à élasticité-revenu négative. Les biens typiques ont une élasticité-prix négative et représentent la quasi-totalité des biens. Les biens atypiques, comme les hyper-luxes de démonstration, ont une élasticité-prix positive. Les logiciels et les ordinateurs sont des biens complémentaires, dont l’élasticité-prix croisée est négative.

14. Dans une économie fermée, une entreprise produit des biens finaux et des équipements. Parmi les propositions suivantes sur l’équilibre emplois-ressources, laquelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Si la consommation vaut 80 et l’investissement 20, la demande globale vaut 100.
La production combine le capital et le travail pour réaliser un bien ou un service.
La demande globale s’obtient en retranchant l’investissement de la consommation.
L’investissement correspond à la production de biens de consommation intermédiaire.
La consommation correspond à la production de biens de consommation finale.

Si la consommation vaut 80 et l’investissement 20, la demande globale vaut 100. · La production combine le capital et le travail pour réaliser un bien ou un service. · La consommation correspond à la production de biens de consommation finale.

Explication

L’équilibre s’écrit D=C+ID=C+I : avec 80 de consommation et 20 d’investissement, la demande globale vaut 100. La consommation correspond aux biens de consommation finale, tandis que l’investissement correspond aux biens d’équipement, et non aux biens de consommation intermédiaire. La production combine capital et travail ; la demande globale s’obtient par addition, pas par soustraction.

15. Une analyste décrit la production d’une entreprise avec deux facteurs, le capital K et le travail L. Concernant les fonctions de production :

Une fonction à facteurs substituables est représentée par des isoquantes convexes.
L’hypothèse de Leontief décrit des facteurs de production substituables.
La relation générale entre production, capital et travail s’écrit Y=f(K,L)Y=f(K,L).
Dans Y=f(K,L)Y=f(K,L), Y désigne la production obtenue.
Dans Y=f(K,L)Y=f(K,L), la variable L désigne le capital mobilisé par l’entreprise.

Une fonction à facteurs substituables est représentée par des isoquantes convexes. · La relation générale entre production, capital et travail s’écrit $$Y=f(K,L)$$. · Dans $$Y=f(K,L)$$, Y désigne la production obtenue.

Explication

La fonction générale s’écrit Y=f(K,L)Y=f(K,L), où Y est la production, K le capital et L le travail. Les facteurs substituables sont représentés par des isoquantes convexes ; l’hypothèse de Leontief correspond à des facteurs complémentaires, et non substituables.

16. Concernant les facteurs qui influencent la décision d’investissement :

La décision d’investissement tient compte de la nature du projet, mais pas des anticipations économiques.
Les anticipations interviennent dans la décision, mais l’optimisme et le pessimisme en sont exclus.
La nature du projet peut correspondre à un renouvellement, une hausse de capacité ou un gain de productivité.
Dans la fonction néoclassique, l’investissement dépend du taux d’intérêt selon I=f(i)I=f(i).
La fonction néoclassique représente l’investissement comme une fonction du profit net, soit I=f(π)I=f(\pi).

La nature du projet peut correspondre à un renouvellement, une hausse de capacité ou un gain de productivité. · Dans la fonction néoclassique, l’investissement dépend du taux d’intérêt selon $$I=f(i)$$.

Explication

La nature du projet et les anticipations, avec l’optimisme ou le pessimisme, participent à une décision plurifactorielle. La fonction néoclassique fait dépendre l’investissement du taux d’intérêt, et non du profit net.

17. Un entrepreneur en univers certain hésite entre un projet productif et un placement financier. Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?

Les bénéfices mis en réserve font partie des capitaux propres de l’entreprise.
Les capitaux propres comprennent les apports initiaux et les emprunts contractés auprès des prêteurs.
Le capital de l’entreprise réunit capitaux propres et capitaux empruntés, selon K=Kp+KeK=K_p+K_e.
Il choisit entre les deux possibilités en comparant le montant emprunté aux bénéfices mis en réserve.
Il compare la rentabilité attendue du projet productif à celle du placement financier avant de choisir.

Les bénéfices mis en réserve font partie des capitaux propres de l’entreprise. · Le capital de l’entreprise réunit capitaux propres et capitaux empruntés, selon $$K=K_p+K_e$$. · Il compare la rentabilité attendue du projet productif à celle du placement financier avant de choisir.

Explication

En univers certain, le choix oppose investissement productif et placement financier et repose sur la comparaison de leurs rentabilités. Le capital combine capitaux propres et empruntés ; les bénéfices mis en réserve appartiennent aux capitaux propres, contrairement aux emprunts.

18. Pour comparer un investissement productif et un placement financier sur deux périodes, quelle(s) formule(s) est(sont) exacte(s) ?

Le rapport du placement financier s’écrit K+KrK=1+TIR\frac{K+Kr}{K}=1+TIR, où TIR désigne son taux de rentabilité.
Le TIR correspond au taux d’intérêt du placement, calculé par K+KrK=1+TIR\frac{K+Kr}{K}=1+TIR.
Avec un placement au taux de 4 %, le rapport entre valeur finale et capital initial vaut 1,04.
Avec un capital de 200 et un EBE de 210, le TIR vaut 5 %, car EBE/K=1+TIREBE/K=1+TIR.
Pour un investissement productif, la relation entre EBE et capital est EBE/K=1+rEBE/K=1+r.

Avec un placement au taux de 4 %, le rapport entre valeur finale et capital initial vaut 1,04. · Avec un capital de 200 et un EBE de 210, le TIR vaut 5 %, car $$EBE/K=1+TIR$$.

Explication

La rentabilité productive vérifie EBE/K=1+TIREBE/K=1+TIR ; ainsi, 210/200=1,05210/200=1,05 et le TIR est de 5 %. Pour le placement, K+KrK=1+r\frac{K+Kr}{K}=1+r : un taux de 4 % donne un rapport de 1,04. Les deux taux et leurs formules ne sont pas interchangeables.

19. Un entrepreneur connaît mieux les profits futurs d’un projet que son prêteur, lequel est avers au risque. Concernant l’asymétrie d’information et l’endettement :

La meilleure anticipation des flux de profit par l’entrepreneur peut créer une asymétrie d’information.
Dans le modèle walrasien de concurrence parfaite, le taux de profit est inférieur au taux d’intérêt.
L’aversion au risque de l’entrepreneur, plutôt que celle du prêteur, explique l’asymétrie décrite.
Dans le modèle walrasien de concurrence parfaite, l’information parfaite implique l’absence d’asymétrie entre les agents.
L’entrepreneur peut tirer parti de l’ignorance ou de l’aversion au risque du prêteur pour obtenir un emprunt à faible taux.

La meilleure anticipation des flux de profit par l’entrepreneur peut créer une asymétrie d’information. · Dans le modèle walrasien de concurrence parfaite, l’information parfaite implique l’absence d’asymétrie entre les agents. · L’entrepreneur peut tirer parti de l’ignorance ou de l’aversion au risque du prêteur pour obtenir un emprunt à faible taux.

Explication

Le modèle walrasien suppose une information parfaite, sans asymétrie, et associe le taux de profit au taux d’intérêt. Une meilleure connaissance des profits par l’entrepreneur peut créer une asymétrie ; celui-ci peut exploiter l’ignorance ou l’aversion au risque du prêteur pour financer son activité à faible taux. L’asymétrie évoquée ne vient pas d’une aversion accrue de l’entrepreneur.

20. Concernant l’effet de levier de l’endettement :

Le taux de rentabilité économique ne dépend pas de l’origine des capitaux mobilisés par l’entreprise.
L’endettement augmente la rentabilité financière des capitaux propres quelle que soit la condition de financement.
L’effet de levier concerne la rentabilité financière des capitaux propres de l’entreprise.
Le taux de rentabilité économique se calcule par TRE=EBEK+1TRE = \frac{EBE}{K} + 1.
Lorsque les conditions de financement le permettent, l’endettement augmente la rentabilité financière des capitaux propres.

Le taux de rentabilité économique ne dépend pas de l’origine des capitaux mobilisés par l’entreprise. · L’effet de levier concerne la rentabilité financière des capitaux propres de l’entreprise. · Lorsque les conditions de financement le permettent, l’endettement augmente la rentabilité financière des capitaux propres.

Explication

L’effet de levier peut augmenter la rentabilité financière des capitaux propres lorsque les conditions de financement le permettent. Le TRE est indépendant de l’origine des capitaux et se calcule par TRE=EBEK−1TRE = \frac{EBE}{K} - 1. Il concerne la rentabilité financière des capitaux propres, mais son effet n’est pas garanti quelle que soit la condition de financement.

21. Une entreprise présente K=100K=100, EBE=110EBE=110, Ke=50K_e=50 et un taux d’intérêt de 5%5\%. Concernant ses rentabilités :

Le taux de rentabilité économique est indépendant de l’origine des capitaux.
Le taux de rentabilité financière se calcule sans tenir compte du taux d’intérêt.
Le taux de rentabilité financière dépend de l’origine des capitaux et du taux d’intérêt.
Le taux de rentabilité financière obtenu dans cet exemple est de 15%15\%.
Le taux de rentabilité économique calculé avec ces données est de 10%10\%.

Le taux de rentabilité économique est indépendant de l’origine des capitaux. · Le taux de rentabilité financière dépend de l’origine des capitaux et du taux d’intérêt. · Le taux de rentabilité financière obtenu dans cet exemple est de $$15\%$$. · Le taux de rentabilité économique calculé avec ces données est de $$10\%$$.

Explication

Le TRE vaut 110100−1=10%\frac{110}{100}-1=10\%, tandis que le TRF de l’exemple est de 15%15\%. Le TRF dépend notamment du taux d’intérêt et de l’origine des capitaux ; dire qu’il ignore le taux d’intérêt est donc incorrect.

22. Une entreprise conserve K=100K=100, EBE=110EBE=110 et Ke=50K_e=50, tandis que son taux d’intérêt passe de 5%5\% à 15%15\%. Quelles propositions décrivent les conséquences présentées ?

Dans cet exemple, le TRF se calcule par TRF=EBE−Ke(1+r)K−1TRF = \frac{EBE-K_e(1+r)}{K} - 1.
Le TRE reste à 10%10\% lorsque le taux d’intérêt augmente dans cet exemple.
Le TRF tombe de 15%15\% à 5%5\% après la hausse du taux d’intérêt.
Le désendettement des entreprises est présenté comme un moyen de restaurer leur taux de marge.
À l’échelle macroéconomique, le taux de marge est mesuré par EBE/KEBE/K.

Le TRE reste à $$10\%$$ lorsque le taux d’intérêt augmente dans cet exemple. · Le TRF tombe de $$15\%$$ à $$5\%$$ après la hausse du taux d’intérêt. · Le désendettement des entreprises est présenté comme un moyen de restaurer leur taux de marge.

Explication

Le TRE reste à 10%10\%, tandis que le TRF passe de 15%15\% à 5%5\% lorsque le taux d’intérêt augmente. Le TRF se calcule par TRF=EBE−Ke(1+r)Kp−1TRF = \frac{EBE-K_e(1+r)}{K_p} - 1, et non en rapportant le résultat à KK. Le taux de marge est mesuré par EBE/VAEBE/VA ; le désendettement des entreprises est présenté comme un moyen de le restaurer.

23. Dans une économie à deux sections, une faible hausse de la demande finale des ménages survient. Concernant l’accélérateur :

La section des biens de consommation répond à la demande finale des ménages.
Le coefficient marginal de capital rapporte la variation de production à celle du capital.
Dans le modèle présenté, l’investissement correspond à la variation du capital.
Le principe associé à Clark et Aftalion implique une hausse plus que proportionnelle de l’investissement.
Le coefficient marginal de capital est v=ΔYΔK=IΔYv = \frac{\Delta Y}{\Delta K} = \frac{I}{\Delta Y}.

La section des biens de consommation répond à la demande finale des ménages. · Dans le modèle présenté, l’investissement correspond à la variation du capital. · Le principe associé à Clark et Aftalion implique une hausse plus que proportionnelle de l’investissement.

Explication

La section des biens de consommation répond à la demande finale des ménages. Selon l’accélérateur associé à Clark et Aftalion, une faible hausse de cette demande entraîne une hausse plus que proportionnelle de l’investissement, lequel correspond à ΔK\Delta K. Le coefficient marginal de capital est v=ΔKΔY=IΔYv = \frac{\Delta K}{\Delta Y} = \frac{I}{\Delta Y}.

24. Une hausse autonome et exogène de la demande survient dans une économie keynésienne à un seul secteur et un seul bien, sans plein emploi des ressources. Concernant le multiplicateur :

Avec une propension marginale à consommer de 0,80{,}8, le multiplicateur vaut 0,80{,}8.
Le multiplicateur rapporte la variation autonome de l’investissement aux variations cumulées de la demande.
Avec une propension marginale à consommer de 0,80{,}8, le multiplicateur vaut 44.
Le modèle suppose le plein emploi des ressources pour obtenir l’effet multiplicateur.
La demande varie alors davantage que la variation autonome initiale qui l’a déclenchée.

La demande varie alors davantage que la variation autonome initiale qui l’a déclenchée.

Explication

Dans les conditions indiquées, une variation autonome de la demande entraîne une variation plus importante de la demande. Le multiplicateur est le rapport des variations cumulées de la demande à la variation autonome initiale de l’investissement ; avec c=0,8c=0{,}8, il vaut 11−0,8=5\frac{1}{1-0{,}8}=5, et le modèle suppose l’absence de plein emploi.

25. Une hausse des dépenses gouvernementales est envisagée dans le cadre de l’illustration de Samuelson. Parmi les propositions suivantes, laquelle ou lesquelles sont exactes ?

Les administrations publiques produisent principalement des services non marchands ou redistribuent les revenus et richesses.
Dans cette illustration, la consommation dépend du revenu de la période courante avec une propension de 0,5.
L’État peut impulser l’activité économique par l’effet multiplicateur de ses dépenses.
Dans l’illustration, les dépenses gouvernementales sont autonomes et maintenues à 100.
Selon l’Insee, la fonction principale des administrations publiques est de produire des services marchands.

Les administrations publiques produisent principalement des services non marchands ou redistribuent les revenus et richesses. · L’État peut impulser l’activité économique par l’effet multiplicateur de ses dépenses. · Dans l’illustration, les dépenses gouvernementales sont autonomes et maintenues à 100.

Explication

L’État peut stimuler l’activité par l’effet multiplicateur, et la définition de l’Insee caractérise les administrations publiques par les services non marchands ou la redistribution. Dans l’illustration, les dépenses publiques sont autonomes et constantes à 100 ; la consommation dépend du revenu précédent, tandis que la définition ne porte pas sur des services marchands.

26. À propos de l’évolution des dépenses socialisées et de leur financement :

En 2022, les prestations sociales en espèces et en nature ont représenté 680,6 milliards d’euros.
En 2022, les administrations publiques ont consacré 327,7 milliards d’euros à la rémunération des salariés.
Depuis les années 2010, les prestations sociales représentent environ un tiers du PIB.
La vieillesse et la santé figurent parmi les principaux postes de prestations sociales.
Les deux tiers des prélèvements obligatoires financent la protection sociale.

En 2022, les prestations sociales en espèces et en nature ont représenté 680,6 milliards d’euros. · En 2022, les administrations publiques ont consacré 327,7 milliards d’euros à la rémunération des salariés. · Depuis les années 2010, les prestations sociales représentent environ un tiers du PIB. · La vieillesse et la santé figurent parmi les principaux postes de prestations sociales. · Les deux tiers des prélèvements obligatoires financent la protection sociale.

Explication

Depuis les années 2010, les prestations sociales représentent un tiers du PIB, principalement pour la vieillesse et la santé. En 2022, les dépenses publiques comprenaient 327,7 milliards d’euros de rémunérations et 680,6 milliards de prestations sociales ; les deux tiers des prélèvements obligatoires financent la protection sociale.

27. Une collectivité finance directement une partie des soins, de l’enseignement et des loyers. Quelles propositions permettent de caractériser ces dépenses ?

La dépense socialisée désigne une dépense en biens et services assumée par les ménages.
Une dépense en biens et services prise en charge par la collectivité est une dépense socialisée.
Depuis les années 2000, la collectivité prend en charge plus de 90 % de la consommation en enseignement.
La prise en charge collective concerne près des trois quarts des dépenses de santé.
Depuis les années 2000, la collectivité prend en charge près des trois quarts des loyers des locataires.

Une dépense en biens et services prise en charge par la collectivité est une dépense socialisée. · Depuis les années 2000, la collectivité prend en charge plus de 90 % de la consommation en enseignement. · La prise en charge collective concerne près des trois quarts des dépenses de santé.

Explication

Une dépense socialisée est une dépense en biens et services prise en charge par la collectivité. Depuis les années 2000, cette prise en charge dépasse 90 % en enseignement et approche les trois quarts en santé ; pour les loyers des locataires, elle concerne un quart, non près des trois quarts.

28. Les dépenses sociales publiques des pays de l’OCDE augmentent nettement entre 2019 et 2020. Quelles propositions rendent compte de cette évolution ?

Dans les pays de l’OCDE, les dépenses sociales publiques passent de 20 % du PIB en 2019 à 23 % en 2020.
Les dépenses sociales publiques de 2020 concernent notamment l’investissement productif et les recettes fiscales.
Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la meilleure protection sociale contribue à la hausse des dépenses socialisées.
La hausse des dépenses de l’OCDE en 2020 correspond à un passage de 23 % à 20 % du PIB.
Le vieillissement contribue à la diminution des dépenses socialisées depuis l’après-guerre.

Dans les pays de l’OCDE, les dépenses sociales publiques passent de 20 % du PIB en 2019 à 23 % en 2020. · Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la meilleure protection sociale contribue à la hausse des dépenses socialisées.

Explication

La meilleure protection sociale, le vieillissement et les difficultés économiques après les années 1970 contribuent à la progression des dépenses socialisées ; celles-ci jouent aussi un rôle d’amortisseur face aux inégalités. Dans l’OCDE, leur part passe de 20 % du PIB en 2019 à 23 % en 2020, notamment pour la santé et la compensation des baisses de revenu.

29. Concernant l’évolution de la dette publique française :

La hausse des dépenses socialisées a contribué à la progression de la dette publique.
La dette publique nette est passée de 21 % du PIB en 1978 à 86 % en 2011.
Après la pandémie de Covid-19, la dette publique nette s’est stabilisée sous 100 % du PIB.
Entre 1978 et 2011, les dépenses ont excédé les recettes de 3,3 % du PIB en moyenne.
Le tassement des recettes après les crises des années 1970 a freiné la progression de la dette publique.

La hausse des dépenses socialisées a contribué à la progression de la dette publique. · La dette publique nette est passée de 21 % du PIB en 1978 à 86 % en 2011. · Entre 1978 et 2011, les dépenses ont excédé les recettes de 3,3 % du PIB en moyenne.

Explication

La hausse des dépenses socialisées et le tassement des recettes ont contribué à l’augmentation de la dette. Entre 1978 et 2011, les dépenses dépassaient les recettes de 3,3 % du PIB en moyenne, et la dette nette est passée de 21 % à 86 % du PIB. Le tassement des recettes a favorisé, et non freiné, l’endettement ; après la pandémie, la dette a dépassé 100 % du PIB.

30. Les taux d’intérêt sont relevés à partir des années 2020. Parmi les propositions suivantes concernant le financement de la dette publique, laquelle ou lesquelles sont exactes ?

Des taux d’intérêt bas ont encouragé le désendettement des administrations publiques.
En 2025, le déficit public atteint 5,8 % du PIB, après 5,1 % en 2024.
La hausse des taux alourdit la dette en augmentant les intérêts à payer.
En 2010, les actifs financiers publics représentaient 27 % du PIB.
En 2025, le déficit public s’élève à 151,6 milliards d’euros, soit 5,4 % du PIB.

La hausse des taux alourdit la dette en augmentant les intérêts à payer. · En 2010, les actifs financiers publics représentaient 27 % du PIB.

Explication

Le relèvement des taux augmente les intérêts de la dette et incite au désendettement ; les actifs financiers publics représentaient 27 % du PIB en 2010. Le déficit de 2025 est de 5,1 % du PIB, après 5,8 % en 2024, et non l’inverse. Les taux bas ont facilité le financement et n’ont pas incité au désendettement ; le montant de 151,6 milliards correspond à 5,1 % du PIB.

31. Concernant les administrations publiques et les dépenses en France :

En 2025, les administrations centrales ont un besoin de financement de 130,3 milliards d’euros.
En 2024, la protection sociale représente 41,5 % des dépenses publiques.
En 2025, les dépenses publiques représentent 56,8 % du PIB.
Les dépenses publiques progressent de 41,5 milliards d’euros en 2025.
En 2025, le besoin de financement des administrations locales atteint 5,8 milliards d’euros.

En 2025, les administrations centrales ont un besoin de financement de 130,3 milliards d’euros. · En 2024, la protection sociale représente 41,5 % des dépenses publiques. · Les dépenses publiques progressent de 41,5 milliards d’euros en 2025.

Explication

En 2025, le besoin de financement des administrations centrales est de 130,3 milliards d’euros et les dépenses augmentent de 41,5 milliards. En 2024, la protection sociale représente 41,5 % des dépenses publiques. Les administrations locales affichent un besoin de financement de 15,6 milliards, tandis que 5,8 milliards correspondent aux administrations de sécurité sociale ; les dépenses représentent 57,3 % du PIB en 2025.

32. Au sujet des recettes publiques et de la dette en 2025, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les recettes publiques représentent 52,2 % du PIB en 2025.
Le taux de prélèvements obligatoires atteint 43,6 % du PIB en 2025.
Les recettes publiques augmentent de 59,0 milliards d’euros en 2025.
La dette publique s’élève à 115,7 % du PIB en 2025.
En 2025, le taux de prélèvements obligatoires s’établit à 52,2 % du PIB.

Les recettes publiques représentent 52,2 % du PIB en 2025. · Le taux de prélèvements obligatoires atteint 43,6 % du PIB en 2025. · Les recettes publiques augmentent de 59,0 milliards d’euros en 2025. · La dette publique s’élève à 115,7 % du PIB en 2025.

Explication

En 2025, le taux de prélèvements obligatoires est de 43,6 % du PIB et la dette publique atteint 115,7 % du PIB. Les recettes augmentent de 59,0 milliards d’euros et représentent 52,2 % du PIB. Le taux de 52,2 % concerne les recettes publiques rapportées au PIB, et non le taux de prélèvements obligatoires.

33. Un ménage reçoit des prestations et acquitte des prélèvements obligatoires. Concernant la redistribution des revenus, quelles propositions sont exactes ?

Les prestations reçues augmentent positivement le niveau de vie des ménages.
Selon l’approche monétaire usuelle, un tiers des individus perçoivent plus qu’ils ne versent.
Le revenu après redistribution s’obtient en ajoutant le revenu secondaire au revenu primaire, puis en retranchant les prélèvements obligatoires.
Le niveau de vie usuel comprend les prélèvements indirects et la valorisation des services publics.
Le niveau de vie élargi inclut la valorisation monétaire des services publics.

Les prestations reçues augmentent positivement le niveau de vie des ménages. · Selon l’approche monétaire usuelle, un tiers des individus perçoivent plus qu’ils ne versent. · Le revenu après redistribution s’obtient en ajoutant le revenu secondaire au revenu primaire, puis en retranchant les prélèvements obligatoires. · Le niveau de vie élargi inclut la valorisation monétaire des services publics.

Explication

Le revenu après redistribution correspond au revenu primaire augmenté du revenu secondaire et diminué des prélèvements obligatoires. Les prestations ont un effet positif ; selon l’approche monétaire usuelle, un tiers des individus perçoivent davantage qu’ils ne versent. Le niveau de vie élargi inclut la valorisation des services publics, contrairement au niveau de vie usuel, qui porte sur les transferts directs diminués des prélèvements obligatoires.

34. Concernant les inégalités de revenus et leur mesure :

L’indice de Gini sert à mesurer la réduction des inégalités.
Pour le niveau de vie élargi, le rapport interdécile est ramené à 3.
Le rapport interdécile passe de 13 avant transferts à 7 pour le niveau de vie usuel.
Dans la théorie institutionnaliste, le marché est encadré par des règles et des conventions publiques ou privées.
Le revenu primaire élargi moyen des 10 % les plus aisés représente 13 fois celui des plus modestes.

L’indice de Gini sert à mesurer la réduction des inégalités. · Pour le niveau de vie élargi, le rapport interdécile est ramené à 3. · Le rapport interdécile passe de 13 avant transferts à 7 pour le niveau de vie usuel. · Dans la théorie institutionnaliste, le marché est encadré par des règles et des conventions publiques ou privées. · Le revenu primaire élargi moyen des 10 % les plus aisés représente 13 fois celui des plus modestes.

Explication

Le rapport des revenus primaires élargis des déciles extrêmes est de 13, puis les rapports indiqués sont de 7 et de 3. L’indice de Gini mesure la réduction des inégalités, tandis que la théorie institutionnaliste décrit le marché comme encadré par des règles et des conventions.

35. Dans un logement locatif soumis aux normes publiques, quelles conséquences sont à retenir ?

Les travaux de sécurité électrique peuvent faire partie des exigences réglementaires.
Les normes de location diminuent les loyers et facilitent l’accès des ménages pauvres.
La réglementation peut imposer une taille minimale pour le logement mis en location.
L’exclusion des logements les plus médiocres contribue à améliorer la qualité des biens loués.
La hausse des loyers peut rendre la demande des ménages pauvres non solvable.

Les travaux de sécurité électrique peuvent faire partie des exigences réglementaires. · La réglementation peut imposer une taille minimale pour le logement mis en location. · L’exclusion des logements les plus médiocres contribue à améliorer la qualité des biens loués. · La hausse des loyers peut rendre la demande des ménages pauvres non solvable.

Explication

Les normes peuvent fixer une taille minimale et imposer des exigences de sécurité électrique. Elles écartent les biens les plus médiocres et améliorent la qualité, mais peuvent aussi augmenter les loyers et rendre certains ménages pauvres insolvables sur ce marché.

36. Une structure de l’économie sociale et solidaire met en place plusieurs activités :

La Banque publique d’investissement joue un rôle dans le développement international de l’ESS.
Les bénévoles de l’ESS sont comptabilisés parmi les salariés rémunérés du secteur.
Le financement de l’ESS peut être public ou privé et répondre à des besoins humains.
À partir des années 2010, l’ESS emploie environ 2,3 millions de salariés en France.
Une initiative de l’ESS peut privilégier l’économie circulaire et les circuits courts.

Le financement de l’ESS peut être public ou privé et répondre à des besoins humains. · À partir des années 2010, l’ESS emploie environ 2,3 millions de salariés en France. · Une initiative de l’ESS peut privilégier l’économie circulaire et les circuits courts.

Explication

L’ESS se développe à l’échelle internationale, notamment dans le cadre de l’OIT : la Banque publique d’investissement, elle, intervient dans son financement. Ses bénévoles ne sont pas comptabilisés parmi les salariés rémunérés, car ils ne sont pas rémunérés. Depuis les années 2010, elle emploie environ 2,3 millions de salariés en France. Son financement peut être public ou privé et répondre à des besoins humains. Elle peut privilégier l’économie circulaire et les circuits courts.

37. Parmi les propositions suivantes concernant les courants et orientations historiques de l’ESS, laquelle ou lesquelles sont exactes ?

Les successeurs de Robert Owen sont rattachés au mouvement des coopératives de production.
L’économie de la fonctionnalité privilégie la possession de biens plutôt que la consommation de services.
Le renouveau des années 1970 et 1980 associe préoccupations sociales, environnementales et transition énergétique.
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, les sociétés de secours mutuel apparaissent sous impulsion socialiste.
Robert Owen dirige une entreprise textile et fonde la communauté agricole de New Harmony.

Le renouveau des années 1970 et 1980 associe préoccupations sociales, environnementales et transition énergétique. · Dans la seconde moitié du XIXe siècle, les sociétés de secours mutuel apparaissent sous impulsion socialiste. · Robert Owen dirige une entreprise textile et fonde la communauté agricole de New Harmony.

Explication

Robert Owen dirige une entreprise textile, fonde New Harmony et ses successeurs sont associés à l’owenisme. Les sociétés de secours mutuel apparaissent dans la seconde moitié du XIXe siècle, tandis que le renouveau des années 1970 et 1980 porte notamment les préoccupations environnementales et la transition énergétique. L’économie de la fonctionnalité privilégie les services plutôt que la possession de biens.

38. Pour caractériser les évolutions des acteurs économiques au XXe siècle et au début du XXIe siècle :

Au XXe siècle, les services publics déclinent avec le recul de l’État-providence.
Au XXe siècle, l’autoproduction et l’autoconsommation reculent au profit des échanges marchands de masse.
Le début du XXIe siècle est marqué par une crise épidémique majeure en 2020-2021.
La crise financière majeure du début du XXIe siècle survient en 2010-2012.
Les conflits du début du XXIe siècle se limitent à des affrontements ouverts en Europe.

Au XXe siècle, l’autoproduction et l’autoconsommation reculent au profit des échanges marchands de masse. · Le début du XXIe siècle est marqué par une crise épidémique majeure en 2020-2021.

Explication

Le XXe siècle voit reculer l’autoproduction et l’autoconsommation, tandis que la production et la consommation marchandes de masse progressent. Le début du XXIe siècle connaît une crise épidémique majeure en 2020-2021 ; la crise financière date de 2007-2009, et le siècle est aussi marqué par la résurgence de conflits ouverts ou larvés.

39. Une analyse des transformations économiques du début du XXIe siècle retient les évolutions suivantes :

La crise environnementale appelle une transition qui transforme la consommation sans bouleverser la production ni l’échange.
De nouveaux États économiquement et politiquement puissants émergent dans un monde multipolaire.
La crise environnementale majeure implique une transition accélérée qui bouleverse la production.
La transition environnementale bouleverse également les échanges et la consommation.
Les États émergents peuvent être démocratiques ou non démocratiques.

De nouveaux États économiquement et politiquement puissants émergent dans un monde multipolaire. · La crise environnementale majeure implique une transition accélérée qui bouleverse la production. · La transition environnementale bouleverse également les échanges et la consommation. · Les États émergents peuvent être démocratiques ou non démocratiques.

Explication

La crise environnementale implique une transition accélérée qui bouleverse la production, l’échange et la consommation. Le début du XXIe siècle voit aussi émerger des États puissants dans un monde multipolaire, qu’ils soient démocratiques ou non ; la transition ne se limite donc pas à la consommation.

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Quels secteurs institutionnels la comptabilité nationale distingue-t-elle selon leur fonction principale ?

Les ménages, les entreprises, les banques, l’État et les associations.

Qu’est-ce qui distingue la consommation de la demande ?

La consommation est l’acte de satisfaction des besoins et la composante principale de la demande.

Comment la fonction de consommation relie-t-elle consommation et revenu ?

C=f(R)=f(Y)C = f(R) = f(Y)

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