QCM : Politique budgétaire et relance (31 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle révision des prévisions budgétaires le gouvernement envisage-t-il pour le déficit public en 2026 ?

Il pourrait atteindre 5 % du PIB, contre une cible de 5,1 % et une prévision antérieure de 5,4 %.
Il pourrait atteindre 5,4 % du PIB, contre une cible de 5,1 % et une prévision antérieure de 5 %.
Il pourrait atteindre 5,4 % du PIB, contre une cible de 5 % et une prévision antérieure de 5,1 %.
Il pourrait atteindre 5,1 % du PIB, contre une cible de 5,4 % et une prévision antérieure de 5 %.

Il pourrait atteindre 5,4 % du PIB, contre une cible de 5 % et une prévision antérieure de 5,1 %.

Explication

L’estimation envisagée porte le déficit à 5,4 % du PIB, au-dessus de la cible de 5 % et de l’ancienne prévision de 5,1 %. L’option qui place 5,1 % comme cible inverse la cible et la prévision antérieure.

2. Quel montant le plan prévoit-il pour les aides aux consommateurs de carburant sur l’année, et quelle perte de recettes fiscales lui est associée par rapport à 2025 ?

407 millions d’euros d’aides et 1,4 milliard d’euros de recettes fiscales en moins.
1,4 milliard d’euros d’aides et 407 millions d’euros de recettes fiscales en plus.
1,4 milliard d’euros d’aides et 407 millions d’euros de recettes fiscales en moins.
407 millions d’euros d’aides et 1,4 milliard d’euros de recettes fiscales en plus.

1,4 milliard d’euros d’aides et 407 millions d’euros de recettes fiscales en moins.

Explication

Le plan prévoit 1,4 milliard d’euros d’aides et une perte de recettes fiscales estimée à 407 millions d’euros par rapport à 2025. L’option qui présente 407 millions comme montant des aides confond les deux chiffres.

3. Dans la typologie d’Éric Chaney, quelle distinction oppose une récession de type 1 à une récession de type 2 ?

Le type 1 combine des chocs d’offre et de demande, tandis que le type 2 découle d’un choc de demande.
Le type 1 découle d’un choc d’offre, tandis que le type 2 découle d’un choc de demande.
Le type 1 découle d’un choc de demande, tandis que le type 2 combine des chocs d’offre et de demande.
Le type 1 découle d’un choc de demande, tandis que le type 2 découle d’un choc d’offre.

Le type 1 découle d’un choc de demande, tandis que le type 2 découle d’un choc d’offre.

Explication

La distinction repose sur l’origine du choc : demande pour le type 1 et offre pour le type 2. L’inversion des deux origines est une confusion plausible, mais elle attribue à chaque type le mécanisme de l’autre.

4. Qu’est-ce qui caractérise la récession de type 3 associée aux mesures sanitaires de 2020 ?

Une hausse simultanée de l’offre et de la demande, tandis que les soutiens budgétaires préservent les revenus et la trésorerie.
Une baisse de la demande seule, tandis que les soutiens budgétaires préservent les revenus et la trésorerie.
Une baisse simultanée de l’offre et de la demande, tandis que les soutiens budgétaires préservent les revenus et la trésorerie.
Une baisse de l’offre seule, tandis que les soutiens budgétaires préservent les revenus et la trésorerie.

Une baisse simultanée de l’offre et de la demande, tandis que les soutiens budgétaires préservent les revenus et la trésorerie.

Explication

Les restrictions sanitaires ont provoqué une chute conjointe de l’offre et de la demande, tandis que les aides budgétaires ont protégé les revenus des salariés et la trésorerie des entreprises. Une contraction de la demande seule ne rend pas compte du choc d’offre également causé par les mesures sanitaires.

5. Quels éléments définissent la récession de type 4 envisagée par Éric Chaney ?

Des chocs d’offre temporaires, une forte inflation et une demande freinée par l’épargne accumulée pendant la pandémie.
Des chocs d’offre persistants, une forte inflation et une demande soutenue par l’épargne accumulée pendant la pandémie.
Des chocs de demande persistants, une faible inflation et une demande freinée par l’épargne accumulée pendant la pandémie.
Des chocs de demande persistants, une forte inflation et une demande soutenue par l’endettement accumulé pendant la pandémie.

Des chocs d’offre persistants, une forte inflation et une demande soutenue par l’épargne accumulée pendant la pandémie.

Explication

Le type 4 associe la persistance des chocs d’offre à une forte inflation et à une demande entretenue par l’excès d’épargne constitué pendant la pandémie. L’option fondée sur des chocs de demande remplace la cause centrale de cette typologie.

6. Quand l’offre est contrainte et que la demande reste soutenue, quel risque présentent des transferts budgétaires généraux ou une hausse générale des salaires ?

Ils peuvent faire baisser la demande sans modifier les prix, la production ou l’emploi.
Ils peuvent faire monter les prix sans augmenter nettement la production ni l’emploi.
Ils peuvent réduire les prix en stimulant nettement la production et l’emploi.
Ils peuvent augmenter nettement la production et l’emploi sans faire monter les prix.

Ils peuvent faire monter les prix sans augmenter nettement la production ni l’emploi.

Explication

Quand l’offre ne peut répondre facilement à une demande soutenue, une relance générale risque surtout d’accentuer la hausse des prix, sans gain marqué de production ou d’emploi. L’idée d’une forte hausse de la production et de l’emploi sans hausse des prix ne correspond pas à cette contrainte d’offre.

7. Pourquoi Éric Chaney juge-t-il justifiées les aides ciblées vers les ménages à bas revenu et les dépenses les plus touchées par l’inflation ?

Ces ménages ont davantage d’épargne et consacrent une part plus faible de leur budget à l’énergie et à l’alimentation.
Ces ménages ont moins d’épargne et consacrent une part plus importante de leur budget à l’énergie et à l’alimentation.
Ces ménages ont moins d’épargne et consacrent une part plus importante de leur budget aux biens de luxe.
Ces ménages ont davantage d’épargne et consacrent une part plus importante de leur budget à l’énergie et à l’alimentation.

Ces ménages ont moins d’épargne et consacrent une part plus importante de leur budget à l’énergie et à l’alimentation.

Explication

Les ménages à bas revenu sont plus vulnérables car ils disposent de moins d’épargne et consacrent une fraction plus élevée de leur budget à l’énergie et à l’alimentation. L’option qui leur attribue davantage d’épargne inverse l’un des motifs de ciblage.

8. Entre 2016 et 2023, quelle part de la hausse de la dette publique française est associée aux mesures budgétaires exceptionnelles liées aux crises ?

3,9 points de PIB sur une hausse totale de 12,6 points
6,0 points de PIB sur une hausse totale de 12,6 points
8,3 points de PIB sur une hausse totale de 12,6 points
2,7 points de PIB sur une hausse totale de 12,6 points

8,3 points de PIB sur une hausse totale de 12,6 points

Explication

Les mesures exceptionnelles liées aux crises sont associées à 8,3 points de PIB de hausse, sur un total de 12,6 points entre 2016 et 2023. Les 6,0 points correspondent aux choix budgétaires structurels durables, et non aux mesures de crise.

9. Quelle part de la hausse de la dette publique française entre 2016 et 2023 est attribuée aux choix budgétaires structurels durables, hors plan de relance ?

6,0 points de PIB, soit 48 % de la hausse totale
2,7 points de PIB, soit 21 % de la hausse totale
8,3 points de PIB, soit 66 % de la hausse totale
3,9 points de PIB, soit 31 % de la hausse totale

3,9 points de PIB, soit 31 % de la hausse totale

Explication

Hors plan de relance, la contribution estimée des choix structurels durables est de 3,9 points de PIB, soit 31 % de la hausse totale. Les 6,0 points, équivalant à 48 %, désignent leur contribution avant cette exclusion.

10. Quelle modification du frein allemand à l’endettement Friedrich Merz annonce-t-il le 4 mars 2025 ?

Maintenir une limite de déficit de 0,35 % du PIB en incluant les dépenses de défense dépassant 1 % du PIB
Maintenir une limite de déficit de 0,35 % du PIB en excluant les dépenses de défense dépassant 1 % du PIB
Porter la limite de déficit à 1 % du PIB en incluant les dépenses de défense dans cette limite
Porter la limite de déficit à 1 % du PIB en excluant les dépenses de défense dépassant 0,35 % du PIB

Maintenir une limite de déficit de 0,35 % du PIB en excluant les dépenses de défense dépassant 1 % du PIB

Explication

La réforme annoncée conserve la limite de déficit de 0,35 % du PIB tout en excluant de cette limite les dépenses de défense dépassant 1 % du PIB. L’interprétation selon laquelle ces dépenses restent comptabilisées dans la limite inverse précisément la mesure annoncée.

11. Quel dispositif d’investissement en infrastructures le plan allemand annoncé en mars 2025 prévoit-il ?

Un fonds spécial de 500 milliards d’euros sur cinq ans, financé en incluant les dépenses de défense dans le frein
Un fonds spécial de 500 milliards d’euros sur dix ans, en plus des dépenses de défense exclues du frein
Un fonds spécial de 900 milliards d’euros sur dix ans, financé en incluant les dépenses de défense dans le frein
Un fonds spécial de 62 milliards d’euros sur dix ans, en plus des dépenses de défense exclues du frein

Un fonds spécial de 500 milliards d’euros sur dix ans, en plus des dépenses de défense exclues du frein

Explication

Le plan prévoit un fonds spécial de 500 milliards d’euros sur dix ans pour rénover les infrastructures, en plus des dépenses de défense exclues du frein à l’endettement. Les 900 milliards évoquent l’injection globale estimée dans l’économie, et non le montant de ce fonds spécial.

12. Comment la position dans le cycle économique modifie-t-elle les effets d’une relance budgétaire dans les simulations de Creel, Heyer et Plane ?

En bas de cycle, les tensions inflationnistes amplifient les multiplicateurs ; en haut de cycle, le solde commercial s’améliore rapidement
En bas comme en haut de cycle, les multiplicateurs restent comparables, mais les recettes fiscales varient fortement
En bas de cycle, les multiplicateurs sont freinés par le solde commercial ; en haut de cycle, l’absence de tensions inflationnistes les amplifie
En bas de cycle, l’absence de tensions inflationnistes amplifie les multiplicateurs ; en haut de cycle, l’inflation et la dégradation du solde commercial s’accentuent

En bas de cycle, l’absence de tensions inflationnistes amplifie les multiplicateurs ; en haut de cycle, l’inflation et la dégradation du solde commercial s’accentuent

Explication

Les multiplicateurs sont amplifiés en bas de cycle parce que les tensions inflationnistes sont absentes, tandis qu’une relance en haut de cycle suscite ces tensions et dégrade rapidement le solde commercial. L’idée que l’inflation amplifierait les multiplicateurs en bas de cycle inverse le mécanisme décrit.

13. En bas de cycle, quelles valeurs atteignent les multiplicateurs budgétaires à dix ans pour les cotisations sociales salariées et la CSG, puis pour la TVA ?

1,7 pour les cotisations sociales employeurs, puis 1,2 pour l’investissement public
1,7 pour les cotisations sociales salariées et la CSG, puis 1,2 pour la TVA
1,2 pour les cotisations sociales employeurs, puis 1,7 pour l’emploi public
1,2 pour les cotisations sociales salariées et la CSG, puis 1,7 pour la TVA

1,2 pour les cotisations sociales salariées et la CSG, puis 1,7 pour la TVA

Explication

Les simulations donnent un multiplicateur à dix ans de 1,2 pour les cotisations sociales salariées et la CSG, contre 1,7 pour la TVA en bas de cycle. Intervertir ces deux valeurs attribue à la TVA le multiplicateur le plus faible au lieu du plus élevé.

14. Un gouvernement envisage une relance par l’investissement et l’emploi public alors que l’économie est en haut de cycle ; quelle analyse correspond aux simulations de Creel, Heyer et Plane ?

La relance peut nourrir l’inflation, nuire à la compétitivité et évincer de l’activité, alors que ces politiques peuvent être efficaces en bas de cycle
La relance peut réduire l’inflation et renforcer le PIB par l’effet d’éviction, alors que ces politiques restent neutres en bas de cycle
La relance peut détériorer la compétitivité, mais son efficacité est renforcée en haut de cycle et limitée en bas de cycle
La relance peut stimuler la compétitivité et évincer l’inflation, alors que ces politiques perdent leur efficacité en bas de cycle

La relance peut nourrir l’inflation, nuire à la compétitivité et évincer de l’activité, alors que ces politiques peuvent être efficaces en bas de cycle

Explication

En haut de cycle, une relance peut être inflationniste, nuire à la compétitivité et réduire le PIB par effet d’éviction ; les politiques d’investissement ou d’emploi public peuvent en revanche devenir efficaces en bas de cycle. L’affirmation selon laquelle leur efficacité serait renforcée en haut de cycle inverse l’effet de la position conjoncturelle.

15. Pourquoi ne faut-il pas justifier une dépense publique par l’idée qu’elle sera financée par les recettes fiscales supplémentaires qu’elle pourrait générer ?

Ces recettes réduisent automatiquement les recettes fiscales des années suivantes.
Ces recettes sont réservées au remboursement des dépenses privées.
Ces recettes peuvent apparaître tardivement ou ne jamais se concrétiser.
Ces recettes sont comptabilisées comme des emprunts avant d’être perçues.

Ces recettes peuvent apparaître tardivement ou ne jamais se concrétiser.

Explication

Les recettes fiscales induites par une dépense publique peuvent arriver trop tard ou ne pas se matérialiser, ce qui rend incertain son autofinancement. L’idée qu’elles réduisent automatiquement les recettes futures ne correspond pas à cette limite.

16. Quelle évolution de l’épargne en France est associée à la surépargne estimée par l’OFCE ?

Le taux moyen est passé d’environ 12 % à 15 %, avec une surépargne estimée à 240 milliards d’euros.
Le taux moyen est passé d’environ 15 % à 18 %, avec une surépargne estimée à 240 milliards d’euros.
Le taux moyen est passé d’environ 15 % à 18 %, avec une surépargne estimée à 800 milliards d’euros.
Le taux moyen est passé d’environ 18 % à 15 %, avec une surépargne estimée à 240 milliards d’euros.

Le taux moyen est passé d’environ 15 % à 18 %, avec une surépargne estimée à 240 milliards d’euros.

Explication

Le taux d’épargne moyen est passé d’environ 15 % à 18 %, et l’OFCE a estimé la surépargne à 240 milliards d’euros. Le montant de 800 milliards d’euros correspond à la hausse de la dette publique, et non à la surépargne.

17. Que désigne la trappe à liquidité dans le contexte d’une injection de dépenses publiques ?

Le transfert de l’injection vers les importations, qui renforce la demande intérieure.
La fuite d’une partie de l’injection vers l’épargne, qui réduit son effet sur la croissance.
La conversion de l’injection en recettes fiscales, qui accroît son effet sur la croissance.
La hausse des taux d’intérêt provoquée par l’injection, qui stimule l’investissement privé.

La fuite d’une partie de l’injection vers l’épargne, qui réduit son effet sur la croissance.

Explication

La trappe à liquidité décrit le fait qu’une injection de dépenses publiques peut être dirigée vers l’épargne, limitant ainsi son incidence sur la croissance. Une conversion en recettes fiscales ne correspond pas au mécanisme défini ici.

18. Comment le soutien budgétaire français lié à la crise sanitaire se compare-t-il à celui de 2008-2009 ?

Il a représenté 3,1 % du PIB en 2020 et 1,3 % en 2021, contre 3,4 % en 2008-2009.
Il a représenté 1,3 % du PIB en 2020 et 3,4 % en 2021, contre 3,1 % en 2008-2009.
Il a représenté 3,4 % du PIB en 2020 et 3,1 % en 2021, contre 1,3 % en 2008-2009.
Il a représenté 3,1 % du PIB en 2020 et 3,4 % en 2021, contre 1,3 % en 2008-2009.

Il a représenté 3,1 % du PIB en 2020 et 3,4 % en 2021, contre 1,3 % en 2008-2009.

Explication

Le soutien a atteint 3,1 % du PIB en 2020 puis 3,4 % en 2021, contre 1,3 % lors de la crise de 2008-2009. L’inversion des valeurs de 2020 et 2021 ne respecte pas leur évolution.

19. Quel contraste caractérise l’ampleur du soutien budgétaire pendant la crise sanitaire entre les États-Unis et les autres pays étudiés ?

Il a triplé aux États-Unis, tandis qu’il a doublé en Allemagne et est resté équivalent ailleurs.
Il a doublé aux États-Unis, tandis qu’il a été équivalent à celui de 2008-2009 en Allemagne et a triplé ou davantage ailleurs.
Il a doublé aux États-Unis et en Allemagne, tandis qu’il a été équivalent ailleurs.
Il a été équivalent à celui de 2008-2009 aux États-Unis et en Allemagne, tandis qu’il a doublé ailleurs.

Il a doublé aux États-Unis, tandis qu’il a été équivalent à celui de 2008-2009 en Allemagne et a triplé ou davantage ailleurs.

Explication

Le soutien budgétaire a doublé aux États-Unis, égalé celui de 2008-2009 en Allemagne et triplé ou davantage dans les autres pays étudiés. L’Allemagne n’a donc pas connu le doublement indiqué pour les États-Unis.

20. Quelle combinaison décrit le financement et la composition de Next Generation EU pour 2021-2023 ?

390 milliards d’euros, comprenant 360 milliards de prêts et 30 milliards de subventions non remboursables financées par un emprunt européen.
750 milliards d’euros, comprenant 360 milliards de prêts et 390 milliards de subventions non remboursables financées par un emprunt européen.
750 milliards d’euros, comprenant 360 milliards de prêts et 390 milliards de subventions remboursables financées par les États membres.
750 milliards d’euros, comprenant 390 milliards de prêts et 360 milliards de subventions non remboursables financées par un emprunt européen.

750 milliards d’euros, comprenant 360 milliards de prêts et 390 milliards de subventions non remboursables financées par un emprunt européen.

Explication

Le plan de 750 milliards d’euros comprend 360 milliards de prêts et 390 milliards de subventions non remboursables financées par un emprunt européen. Les 390 milliards ne sont pas des prêts, contrairement à la composition proposée par un distracteur.

21. Comment les dispositifs de soutien à l’emploi pendant la crise sanitaire différaient-ils entre l’Europe et les États-Unis ?

Les pays européens ont privilégié les aides directes aux entreprises, tandis que les États-Unis ont davantage « nationalisé » les salaires.
Les pays européens ont privilégié la baisse des cotisations, tandis que les États-Unis ont davantage financé les services publics.
Les pays européens ont privilégié les prêts aux ménages, tandis que les États-Unis ont davantage subventionné le chômage partiel.
Les pays européens ont privilégié le chômage partiel ou la « nationalisation » des salaires, tandis que les États-Unis ont davantage aidé directement les entreprises.

Les pays européens ont privilégié le chômage partiel ou la « nationalisation » des salaires, tandis que les États-Unis ont davantage aidé directement les entreprises.

Explication

Les pays européens ont surtout recouru au chômage partiel ou à la « nationalisation » des salaires, alors que les États-Unis ont davantage choisi des aides directes aux entreprises. Le distracteur qui inverse ces stratégies attribue à chaque zone l’approche de l’autre.

22. Une hausse de l’investissement public est suivie d’une diminution de l’investissement privé : quel mécanisme cela illustre-t-il ?

Un effet d’éviction, car l’investissement public réduit l’investissement privé.
Un effet d’éviction, car l’investissement public stimule l’investissement privé.
Un effet multiplicateur, car l’investissement privé remplace les dépenses publiques.
Un effet d’entraînement, car l’investissement public réduit l’investissement privé.

Un effet d’éviction, car l’investissement public réduit l’investissement privé.

Explication

L’effet d’éviction désigne la réduction de l’investissement privé associée à l’investissement public. L’effet d’entraînement correspond au mécanisme opposé, dans lequel l’investissement public stimule l’investissement privé.

23. Comment les effets de l’investissement public sur l’économie peuvent-ils différer entre le court et le long terme ?

À court terme, l’investissement public stimule les importations ; à long terme, il réduit la demande globale.
À court terme, les capacités productives soutiennent la croissance potentielle ; à long terme, le choc de demande devient inflationniste.
À court terme, le choc de demande peut être inflationniste ; à long terme, les capacités productives peuvent soutenir la croissance potentielle.
À court terme, le choc de demande réduit les prix ; à long terme, les capacités productives freinent la croissance potentielle.

À court terme, le choc de demande peut être inflationniste ; à long terme, les capacités productives peuvent soutenir la croissance potentielle.

Explication

À court terme, l’investissement public peut faire monter les prix par son effet sur la demande ; à long terme, il peut accroître les capacités productives et soutenir la croissance potentielle. L’inversion des horizons temporels confond ces deux mécanismes.

24. Quelle synthèse caractérise les constats de Cerniglia et Saraceno sur l’investissement public européen ?

Ils relèvent un déficit chronique de capital public aggravé depuis 2008, un effet multiplicateur lié aussi au logement et à l’éducation, et un biais des règles européennes en faveur de l’investissement public.
Ils relèvent un déficit chronique de capital public résorbé depuis 2008, un effet multiplicateur limité aux infrastructures, et un biais des règles européennes contre l’investissement public.
Ils relèvent un excédent chronique de capital public aggravé depuis 2008, un effet multiplicateur lié aussi au logement et à l’éducation, et un biais des règles européennes contre l’investissement public.
Ils relèvent un déficit chronique de capital public aggravé depuis 2008, un effet multiplicateur lié aussi au logement et à l’éducation, et un biais des règles européennes contre l’investissement public.

Ils relèvent un déficit chronique de capital public aggravé depuis 2008, un effet multiplicateur lié aussi au logement et à l’éducation, et un biais des règles européennes contre l’investissement public.

Explication

Leurs rapports signalent un déficit chronique de capital public depuis les années 1990, aggravé depuis 2008, et associent l’effet multiplicateur au logement et à l’éducation ; ils relèvent également un biais des règles européennes contre l’investissement public. L’affirmation d’un biais favorable inverse précisément le constat relatif aux règles européennes.

25. Quelle ampleur atteint chaque année la perte d’eau potable due aux fuites des réseaux en France ?

Près de dix milliards de mètres cubes
Près de cinq cents millions de mètres cubes
Près de cent millions de mètres cubes
Près d’un milliard de mètres cubes

Près d’un milliard de mètres cubes

Explication

Les fuites dans les réseaux entraînent chaque année la perte de près d’un milliard de mètres cubes d’eau potable en France. Une estimation de quelques centaines de millions de mètres cubes sous-évalue cette perte annuelle.

26. Pourquoi les réseaux électriques doivent-ils être adaptés au-delà de leur entretien lié au vieillissement ?

Pour remplacer leur rôle par des réseaux de télécommunications plus performants
Pour réduire les besoins d’entretien des réseaux d’eau et de télécommunications
Pour concentrer la production d’énergie dans les infrastructures de transport
Pour répondre à l’électrification, aux énergies renouvelables et au changement climatique

Pour répondre à l’électrification, aux énergies renouvelables et au changement climatique

Explication

Les réseaux électriques vieillissants doivent aussi évoluer face à l’électrification, au développement des énergies renouvelables et au changement climatique. Leur adaptation ne consiste pas à transférer leur rôle aux réseaux de télécommunications.

27. Une collectivité hésite entre prévenir la dégradation d’un ouvrage et attendre une panne pour intervenir ; quel choix est généralement le moins coûteux ?

Reconstruire l’ouvrage, car le remplacement coûte moins cher que l’entretien
Attendre la panne, car une réparation ciblée coûte moins cher qu’un entretien
Reporter toute intervention, car le vieillissement réduit les coûts futurs
Prévenir la dégradation, car la prévention coûte moins cher que la réparation

Prévenir la dégradation, car la prévention coûte moins cher que la réparation

Explication

La prévention coûte moins cher que la réparation, tout comme l’entretien coûte moins cher que la reconstruction. Attendre une panne pour réparer revient donc généralement plus cher que prévenir la dégradation.

28. Pourquoi la qualité des infrastructures structurantes relève-t-elle de choix nationaux ?

Elle détermine principalement les recettes fiscales de chaque collectivité territoriale
Elle permet aux territoires de choisir séparément leurs normes de transport et d’énergie
Elle conditionne l’accès à des services essentiels et l’égalité entre les territoires
Elle concerne surtout la rentabilité commerciale des entreprises implantées localement

Elle conditionne l’accès à des services essentiels et l’égalité entre les territoires

Explication

Les infrastructures structurantes relèvent de choix nationaux parce que leur qualité influence l’accès à l’emploi, aux soins, aux transports, à l’eau, à l’énergie et au numérique, ainsi que l’égalité territoriale. La question ne se réduit pas à la rentabilité des entreprises locales.

29. Quelle comparaison décrit les soldes courants allemand et français en 2019 ?

L’Allemagne dépassait 7 % du PIB en excédent, tandis que la France affichait un déficit moyen de 0,7 %
Les deux pays affichaient un excédent supérieur à 7 % du PIB
Les deux pays affichaient un déficit courant moyen proche de 0,7 % du PIB
La France dépassait 7 % du PIB en excédent, tandis que l’Allemagne affichait un déficit moyen de 0,7 %

L’Allemagne dépassait 7 % du PIB en excédent, tandis que la France affichait un déficit moyen de 0,7 %

Explication

En 2019, les excédents courants allemands dépassaient 7 % du PIB, tandis que la France présentait un déficit courant moyen de 0,7 % et aucune année d’excédent sur la période considérée. Inverser les soldes attribués aux deux pays est donc incorrect.

30. Entre 2001 et 2018, comment les évolutions fiscales touchant les ménages ont-elles différé entre l’Allemagne et la France ?

La charge a augmenté de plus de 5 points de PIB en Allemagne, tandis que les impôts ont baissé de près de 3 points en France
Les impôts ont augmenté de près de 8 points de PIB dans les deux pays
Les impôts ont baissé de plus de 5 points de PIB en Allemagne, tandis que la charge a augmenté de près de 3 points en France
La charge a augmenté de près de 3 points de PIB en Allemagne, tandis que les impôts ont baissé de plus de 5 points en France

La charge a augmenté de plus de 5 points de PIB en Allemagne, tandis que les impôts ont baissé de près de 3 points en France

Explication

Les ménages allemands ont supporté l’équivalent d’une hausse d’impôts de plus de 5 points de PIB, alors que la France a réduit les impôts sur les ménages de près de 3 points. L’inversion de ces évolutions entre les deux pays ne correspond pas aux données rapportées par Geerolf et Grjebine.

31. Quelle part des variations du compte courant allemand depuis 2000 s’explique par les changements de politique fiscale allemands et les politiques de stimulation de la demande des partenaires ?

50 %
70 %
30 %
90 %

70 %

Explication

Ces facteurs expliquent 70 % des variations du compte courant allemand depuis 2000, selon Geerolf et Grjebine. Une part de 50 % sous-estimerait leur contribution estimée.

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Quel déficit public le gouvernement estime-t-il possible en 2026 ?

5,4 % du PIB.

Selon Éric Chaney, quelle est l’origine d’une récession de type 1 ?

Un choc de demande.

Qui présente cette typologie et à quelle date ?

Éric Chaney, le 1 juin 2022.

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