★ À maîtriser
La construction d’une question environnementale passe par cinq étapes : l’identification d’une situation problématique, le cadrage de ses causes et des actions à mener, la justification de sa gravité, sa popularisation auprès du public et des décideurs, puis sa mise en politique par des propositions et des négociations.
La mise à l’agenda politique n’est pas automatique : elle dépend de la mobilisation d’acteurs tels que les associations, les scientifiques, les médias et les responsables politiques.
Compléments
Identifier, cadrer, justifier, populariser, puis mettre en politique.
★ À maîtriser
📌 Les relations entre acteurs environnementaux relèvent de la coopération, notamment par des accords de préservation des ressources ou de réduction des émissions polluantes et de la consommation d’énergie, ou du conflit autour des besoins en ressources naturelles et en énergie.
Compléments
La taxonomie verte vise à réduire l’extraction des énergies fossiles et à favoriser les énergies renouvelables, le nucléaire et le gaz.
Les experts, en particulier le GIEC, alertent sur le réchauffement climatique, tandis que les ONG et les mouvements citoyens s’emparent de cette question.
La coopération préserve les ressources ; le conflit oppose des acteurs autour de leur usage.
★ À maîtriser
Compléments
Dans une approche top-down, les engagements sont pris au niveau international, repris par l’Union européenne, puis mis en œuvre par chaque État dans des politiques nationales.
Dans une approche bottom-up, chaque pays annonce sa contribution nationale à la lutte contre le réchauffement climatique, puis ces contributions servent de base aux négociations internationales, comme lors de l’accord de Paris en 2015.
Les collectivités locales protègent l’environnement par des arrêtés municipaux et des réglementations départementales ou régionales, et elles sont les mieux placées pour traiter les problématiques propres à leur territoire.
Les communes assurent la gestion de l’eau, tandis que les régions gèrent les transports interurbains, notamment les TER.
L’État et son administration centrale disposent de moyens financiers importants pour agir en faveur de l’environnement de manière identique sur l’ensemble du territoire national.
L’Union européenne intervient de plus en plus dans l’action publique environnementale, notamment par la mise en œuvre du système européen d’échange de quotas.
Top-down : du global au local ; bottom-up : des contributions nationales vers l’international.
★ À maîtriser
La réglementation peut réduire les externalités négatives en interdisant des produits ou en imposant des normes qui limitent les émissions de CO₂.
La taxe carbone vise à inciter les agents économiques à utiliser des énergies moins polluantes en taxant les émissions de CO₂.
Compléments
La circulation différenciée interdit temporairement l’utilisation de certains véhicules jugés trop polluants.
Une aide financière à l’achat de voitures électriques illustre une subvention encourageant un comportement favorable à l’environnement.
★ À maîtriser
La taxe carbone peut pénaliser davantage les ménages modestes au regard de leurs revenus, même s’ils émettent généralement moins de CO₂ que les ménages aisés.
La taxe carbone augmente le prix des énergies et des produits carbonés afin d’inciter à moins polluer, mais elle peut réduire le pouvoir d’achat, augmenter les coûts de production et ralentir l’activité économique.
La réglementation peut être complexe à mettre en place et à contrôler, et elle n’incite pas toujours les agents à réduire leur pollution au-delà des obligations fixées.
Compléments
La taxe agit par le prix ; la réglementation agit par la contrainte.
★ À maîtriser
📌 Les entreprises polluantes doivent restituer chaque année autant de quotas que leurs émissions réelles, sous peine d’une amende de 100 € par tonne manquante.
Le marché des quotas peut réduire les émissions de CO₂, inciter les entreprises à moins polluer, procurer un gain aux entreprises vendeuses, générer une recette fiscale et offrir une flexibilité d’échange.
Les limites du marché des quotas comprennent : la fuite d’entreprises vers des pays moins exigeants, la forte variabilité du prix, l’inefficacité lorsque les entreprises souhaitent polluer davantage, son adaptation limitée aux gros émetteurs
Compléments
📌 Sur le marché des quotas, les entreprises ayant des quotas excédentaires les offrent à la vente, tandis que celles qui en manquent en demandent et doivent en acheter.
★ À maîtriser
📌 L’ineffectivité d’une politique publique correspond à sa non-application, son inefficacité à des effets limités et son inefficience à des coûts élevés.
Compléments
★ À maîtriser
Les pays peuvent adopter une stratégie de passager clandestin en bénéficiant des réductions d’émissions réalisées par les autres sans réduire leurs propres émissions.
Les inégalités de développement entravent les accords climatiques : les pays développés demandent des efforts aux PED dont les émissions progressent, tandis que les PED soulignent la responsabilité historique des pays développés dans la concentration des gaz à effet de serre.
Le protocole de Kyoto de 1997 imposait une réduction des émissions de GES aux seuls pays industrialisés signataires.
L’accord de Paris de 2015 s’applique à tous les pays et prévoit de contenir le réchauffement entre 1,5 °C et 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle, sans dispositif contraignant.
Compléments
📌 Les émissions de GES par habitant sont bien plus élevées dans les pays développés que dans les pays en développement, même si la Chine et l’Inde figurent parmi les pays les plus polluants.
Les pays développés invoquent les émissions actuelles des PED ; les PED rappellent la responsabilité historique des pays développés.
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1. Une campagne environnementale identifie d’abord une situation préoccupante, en précise les causes et les actions possibles, puis en établit la gravité et la fait connaître. Quelle étape vient ensuite avant l’action des pouvoirs publics ?
2. Un problème environnemental reconnu par le public est repris par les pouvoirs publics comme une question susceptible de donner lieu à des politiques publiques. Comment nomme-t-on ce processus ?
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Quelles sont les cinq étapes de construction d’une question environnementale ?
Identifier une situation problématique, cadrer ses causes et les actions, justifier sa gravité, la populariser, puis la mettre en politique.
Qu’est-ce que la mise à l’agenda politique ?
Le processus par lequel un problème public est pris en compte par les pouvoirs publics et peut faire l’objet de politiques publiques.
De quoi dépend la mise à l’agenda politique ?
De la mobilisation d’acteurs comme les associations, les scientifiques, les médias et les responsables politiques.
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