QCM : Politiques environnementales et climat (26 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une campagne environnementale identifie d’abord une situation préoccupante, en précise les causes et les actions possibles, puis en établit la gravité et la fait connaître. Quelle étape vient ensuite avant l’action des pouvoirs publics ?

Répéter la justification de la gravité auprès des scientifiques
Populariser le problème auprès du public et des décideurs
Identifier une nouvelle situation comme problématique
Formuler des propositions et négocier la mise en politique du problème

Formuler des propositions et négocier la mise en politique du problème

Explication

Après la popularisation, la construction du problème passe par sa mise en politique, avec des propositions et des négociations. La popularisation relève de l’étape précédente, tandis que la justification et l’identification interviennent plus tôt.

2. Un problème environnemental reconnu par le public est repris par les pouvoirs publics comme une question susceptible de donner lieu à des politiques publiques. Comment nomme-t-on ce processus ?

La mise à l’agenda politique
La popularisation du problème
Le cadrage du problème
L’action publique

La mise à l’agenda politique

Explication

La mise à l’agenda politique correspond au processus par lequel un problème public est pris en compte par les pouvoirs publics et peut faire l’objet de politiques publiques. La popularisation le fait connaître, l’action publique est la réponse des pouvoirs publics et le cadrage précise le problème et ses causes.

3. La dégradation d’un milieu naturel est documentée, mais ne retient pas l’attention des pouvoirs publics. Quelle condition peut contribuer à son inscription à l’agenda politique ?

La mobilisation d’associations, de scientifiques, de médias et de responsables politiques
L’adoption d’une mesure publique avant la reconnaissance du problème
La publication de données scientifiques sans relais d’autres acteurs
L’intervention d’entreprises concernées sans débat public

La mobilisation d’associations, de scientifiques, de médias et de responsables politiques

Explication

La mise à l’agenda n’est pas automatique : elle dépend de la mobilisation de différents acteurs, notamment les associations, les scientifiques, les médias et les responsables politiques. Les données seules ou une mesure adoptée d’avance ne décrivent pas cette mobilisation collective.

4. Une habitante organise une campagne afin qu’une pollution locale soit discutée publiquement et politiquement. Quel rôle joue-t-elle dans la construction du problème ?

Experte chargée d’établir les données
Actrice chargée de mettre en œuvre une politique
Entrepreneuse de cause
Représentante des pouvoirs publics

Entrepreneuse de cause

Explication

Une entrepreneuse de cause se mobilise pour faire entrer un problème sur la scène publique et politique. Administrer l’action publique, produire une expertise ou mettre en œuvre une politique sont des rôles distincts.

5. Deux collectivités concluent un accord pour préserver une ressource en eau, tandis que des acteurs locaux s’opposent à son partage. Quelle analyse décrit le mieux ces relations environnementales ?

Elles relèvent d’une coopération qui exclut les désaccords sur les ressources
Elles montrent une absence de relation entre les acteurs concernés
Elles combinent une coopération par accord et un conflit autour des ressources
Elles relèvent d’un conflit sans coopération entre les acteurs

Elles combinent une coopération par accord et un conflit autour des ressources

Explication

Les relations environnementales peuvent relever de la coopération, par exemple par des accords de préservation, et du conflit, notamment autour des besoins en ressources naturelles. Un accord n’efface donc pas nécessairement les oppositions liées au partage.

6. La construction d’une infrastructure transforme le cadre de vie de riverains et perturbe leurs activités; ceux-ci s’opposent fortement au projet. Comment qualifier cette situation ?

Un accord de préservation des ressources
Une classification d’activités économiques durables
Un conflit environnemental
Une action publique de réduction des émissions

Un conflit environnemental

Explication

Un conflit environnemental est une opposition forte déclenchée par un équipement, une politique de protection ou une infrastructure qui modifie l’environnement familier des personnes qui vivent ou travaillent à proximité. Un accord de préservation relève plutôt de la coopération.

7. Un gouvernement fixe des objectifs nationaux de réduction des émissions, que les collectivités locales doivent ensuite appliquer. Quelle approche de l’action publique est illustrée ?

Une approche d’adaptation territoriale
Une approche de négociation locale
Une approche top-down
Une approche bottom-up

Une approche top-down

Explication

L’approche top-down transmet des règles et des objectifs des échelons supérieurs vers les échelons locaux. L’approche bottom-up construit les solutions à partir du terrain, l’adaptation territoriale concerne la mise en œuvre locale, et la négociation locale ne désigne pas ici le sens descendant des décisions.

8. Pour élaborer une directive environnementale commune puis l’appliquer dans des territoires aux caractéristiques différentes, quelle répartition des échelles est la plus adaptée ?

Expertise locale, négociation internationale, application uniforme
Expertise et négociation internationales, application locale adaptée
Négociation locale, expertise nationale, application internationale
Expertise et application internationales, négociation locale

Expertise et négociation internationales, application locale adaptée

Explication

L’échelle internationale est indispensable pour organiser l’expertise et les négociations, tandis que l’application des directives demande une intervention locale adaptée aux territoires. Une application uniforme néglige ces spécificités, et les autres répartitions déplacent à tort l’expertise ou la mise en œuvre.

9. Lors d’une démarche climatique, chaque pays annonce d’abord sa propre contribution, puis ces engagements alimentent les négociations internationales. Quelle approche suit cette démarche ?

Une approche de réglementation locale
Une approche européenne descendante
Une approche bottom-up
Une approche top-down

Une approche bottom-up

Explication

Dans l’approche bottom-up, les pays annoncent leurs contributions nationales, qui servent ensuite de base aux négociations internationales. L’approche top-down inverse cet ordre, tandis qu’une impulsion européenne ou une réglementation locale ne correspond pas à cette séquence.

10. Les pouvoirs publics imposent une norme juridique limitant les émissions d’une activité économique afin de modifier les comportements et de protéger l’environnement. De quel instrument s’agit-il ?

Un engagement volontaire
Une réglementation
Une taxe environnementale
Une subvention environnementale

Une réglementation

Explication

La réglementation regroupe les normes juridiques imposées par les pouvoirs publics pour modifier les comportements et limiter les externalités négatives. Une subvention est une aide financière, une taxe est un prélèvement, et un engagement volontaire n’est pas une norme imposée.

11. Une entreprise utilisant des combustibles fossiles est imposée en fonction de la quantité de gaz à effet de serre émise lors de leur consommation. Quel prélèvement lui est appliqué ?

Une taxe environnementale calculée sur l’activité
Une taxe carbone calculée sur les achats d’énergie
Une réglementation fixant une limite d’émissions
Une taxe carbone calculée sur les émissions

Une taxe carbone calculée sur les émissions

Explication

La taxe carbone est calculée selon la quantité de gaz à effet de serre, notamment de CO₂, émise lors de la consommation d’énergies fossiles. Une taxe environnementale est une catégorie plus générale, les achats d’énergie ne sont pas la base définie, et une limite d’émissions relève de la réglementation.

12. Une collectivité veut réduire les externalités négatives liées à des véhicules très polluants. Quelle mesure correspond à l’action réglementaire décrite ?

Taxer les émissions de CO₂ pour orienter les choix énergétiques
Indemniser les personnes après les dommages de pollution
Accorder une aide financière à l’achat de véhicules propres
Interdire certains véhicules ou imposer une norme d’émission

Interdire certains véhicules ou imposer une norme d’émission

Explication

La réglementation peut réduire les externalités négatives en interdisant certains produits ou en imposant des normes qui limitent les émissions de CO₂. Une aide financière relève de la subvention, une taxation des émissions relève de la taxe carbone, et l’indemnisation ne constitue pas la mesure réglementaire décrite.

13. Face aux émissions de CO₂ liées à la consommation d’énergies fossiles, quel est l’objectif incitatif d’une taxe carbone ?

Interdire juridiquement toute consommation d’énergie fossile
Encourager le recours à des énergies moins polluantes
Réduire le coût d’utilisation des énergies fortement émettrices
Financer les pouvoirs publics sans modifier les choix énergétiques

Encourager le recours à des énergies moins polluantes

Explication

En taxant les émissions de CO₂, la taxe carbone vise à inciter les agents économiques à utiliser des énergies moins polluantes. Une interdiction relève de la réglementation, une baisse du coût des énergies émettrices va à l’encontre de l’incitation, et l’instrument cherche bien à orienter les comportements.

14. Deux ménages paient la même taxe carbone, mais celui aux revenus les plus faibles consacre une part plus importante de son revenu à cette dépense. Quelle inégalité cela illustre-t-il ?

Une charge proportionnellement plus lourde pour le ménage modeste
Une charge proportionnellement plus lourde pour le ménage aisé
Une baisse de la taxe accordée au ménage modeste
Une charge identique en proportion pour les deux ménages

Une charge proportionnellement plus lourde pour le ménage modeste

Explication

La taxe carbone peut peser davantage au regard des revenus des ménages modestes, même s’ils émettent généralement moins de CO₂. L’« émissions totales » ne déterminent pas à elles seules le poids relatif de la taxe, et une aide financière ne décrit pas cet effet.

15. Une entreprise utilise des combustibles carbonés et ses clients achètent des produits dont le prix augmente après l’instauration d’une taxe carbone. Quel ensemble d’effets économiques cette taxe peut-elle produire ?

Inciter à moins polluer, réduire le pouvoir d’achat, augmenter les coûts de production et ralentir l’activité
Inciter à moins polluer, accroître le pouvoir d’achat, augmenter les coûts de production et accélérer l’activité
Inciter à moins polluer, réduire le pouvoir d’achat, réduire les coûts de production et accélérer l’activité
Inciter à moins polluer, accroître le pouvoir d’achat, réduire les coûts de production et ralentir l’activité

Inciter à moins polluer, réduire le pouvoir d’achat, augmenter les coûts de production et ralentir l’activité

Explication

En renchérissant les énergies et produits carbonés, la taxe incite à moins polluer, mais elle peut réduire le pouvoir d’achat, augmenter les coûts de production et ralentir l’activité. Une hausse du pouvoir d’achat ou une baisse des coûts inverse les effets économiques décrits.

16. Une ville impose une norme d’émissions, mais ses agents chargés du contrôle peinent à vérifier son respect et les entreprises n’ont aucune raison de dépasser le minimum réglementaire. Quelle limite de la réglementation observe-t-on ?

Une hausse des prix énergétiques, avec une incitation à dépasser la norme
Un prix très variable, avec peu d’incitation à respecter la norme
Une mise en place simple, avec une incitation à dépasser la norme
Une mise en place et un contrôle complexes, avec peu d’incitation à aller au-delà de la norme

Une mise en place et un contrôle complexes, avec peu d’incitation à aller au-delà de la norme

Explication

La réglementation peut être complexe à mettre en place et à contrôler, et elle n’incite pas toujours à réduire la pollution au-delà des obligations fixées. La variabilité d’un prix relève du marché des quotas, tandis que la hausse du prix des énergies caractérise la taxe carbone.

17. Dans un système de quotas carbone, qu’autorise un quota détenu par une entreprise ?

Émettre une tonne équivalente de CO₂
Émettre plusieurs tonnes équivalentes de CO₂
Produire une tonne de marchandises carbonées
Réduire ses émissions d’une tonne équivalente de CO₂

Émettre une tonne équivalente de CO₂

Explication

Un quota est une autorisation accordée à une entreprise d’émettre une tonne équivalente de CO₂. Un plafond de production ou une obligation de réduction ne définit pas cette autorisation d’émission.

18. Une entreprise dispose de quotas excédentaires et une autre n’en a pas assez pour couvrir ses émissions. Sur le marché du carbone, comment leurs échanges et le prix du quota se déterminent-ils ?

La première achète, la seconde vend, et le prix dépend de l’offre et de la demande
La première vend, la seconde achète, et le prix dépend seulement de leurs émissions réelles
La première vend, la seconde achète, et le prix dépend de l’offre et de la demande
La première vend, la seconde achète, et le prix est fixé directement par une autorité

La première vend, la seconde achète, et le prix dépend de l’offre et de la demande

Explication

Les entreprises ayant des quotas en trop peuvent les vendre, tandis que celles qui en manquent en achètent; le prix résulte de l’offre et de la demande. L’autorité européenne fixe les règles et le nombre de quotas disponibles, mais le prix est déterminé par le marché.

19. À la fin de l’année, une entreprise a émis 850 tonnes équivalentes de CO₂ mais ne restitue que 830 quotas. Quelle sanction financière est prévue pour les quotas manquants ?

Une amende de 2 000 €
Une amende de 100 €
Une amende de 83 000 €
Une amende de 20 000 €

Une amende de 2 000 €

Explication

L’entreprise manque de 20 quotas, et l’amende est de 100 € par tonne manquante : 20×100=2 00020 \times 100 = 2\,000 €. Le montant de 100 € oublie les tonnes manquantes, tandis que les autres valeurs appliquent le tarif au mauvais nombre de quotas.

20. Une entreprise compare les limites possibles du marché des quotas carbone avant de s’y engager. Quel ensemble de risques correspond à ce marché ?

Délocalisation vers des pays moins exigeants, prix très variable, efficacité limitée si les entreprises veulent polluer davantage et adaptation limitée aux gros émetteurs
Gain pour les entreprises vendeuses, recette fiscale, flexibilité des échanges et adaptation limitée aux gros émetteurs
Délocalisation vers des pays moins exigeants, prix stable, efficacité limitée si les entreprises veulent polluer davantage et adaptation limitée aux gros émetteurs
Délocalisation vers des pays moins exigeants, contrôle réglementaire complexe, coûts de production plus élevés et adaptation limitée aux gros émetteurs

Délocalisation vers des pays moins exigeants, prix très variable, efficacité limitée si les entreprises veulent polluer davantage et adaptation limitée aux gros émetteurs

Explication

Les limites comprennent les fuites d’entreprises vers des pays moins exigeants, la forte variabilité du prix, l’inefficacité lorsque les entreprises souhaitent polluer davantage et l’adaptation limitée aux gros émetteurs. Les gains des vendeurs, les recettes fiscales et la flexibilité sont des avantages; la complexité du contrôle relève de la réglementation.

21. En l’absence d’une organisation mondiale chargée de l’environnement, quel mécanisme régit principalement les problèmes environnementaux à l’échelle internationale ?

Des accords multilatéraux qui engagent les pays signataires
Une organisation mondiale qui impose des règles à tous les pays
Des accords internationaux qui engagent tous les pays concernés
Des politiques nationales coordonnées sans accord international

Des accords multilatéraux qui engagent les pays signataires

Explication

En l’absence d’organisation mondiale, les accords multilatéraux constituent le principal moyen de régulation et n’engagent que leurs signataires. L’organisation mondiale confond accords et autorité supranationale, l’engagement de tous les pays oublie la portée limitée aux signataires, et les seules politiques nationales écartent le rôle des accords.

22. Une politique environnementale est bien mise en œuvre, mais ses effets restent limités et son coût est élevé. Comment qualifier respectivement ces deux derniers problèmes ?

Ineffectivité et inefficacité
Inefficience et inefficacité
Inefficacité et inefficience
Ineffectivité et inefficience

Inefficacité et inefficience

Explication

L’inefficacité désigne des effets limités, tandis que l’inefficience correspond à des coûts élevés. L’ineffectivité renvoie à la non-application, et inverser inefficacité et inefficience attribue chaque problème au mauvais critère.

23. Un pays profite des réductions d’émissions réalisées par d’autres pays, tout en évitant les coûts d’une baisse de ses propres émissions. Quel concept décrit sa stratégie ?

La coopération climatique
La compensation des émissions
Le partage des responsabilités
Le passager clandestin

Le passager clandestin

Explication

Le passager clandestin cherche à profiter des gains d’une action collective sans en supporter les coûts. La coopération suppose une action concertée, le partage des responsabilités n’implique pas cette absence de contribution, et la compensation des émissions désigne un mécanisme différent.

24. Les émissions mondiales diminuent grâce aux efforts de plusieurs pays, mais un autre pays ne réduit pas les siennes et bénéficie tout de même de l’amélioration du climat. Quelle stratégie illustre ce cas ?

Revendiquer une responsabilité historique dans les émissions passées
Financer les réductions d’émissions réalisées à l’étranger
Réduire ses émissions au même rythme que les autres pays
Profiter des réductions d’autrui sans réduire ses propres émissions

Profiter des réductions d’autrui sans réduire ses propres émissions

Explication

Un pays adopte une stratégie de passager clandestin lorsqu’il bénéficie des réductions réalisées par d’autres sans réduire ses propres émissions. Réduire au même rythme ou financer les efforts constitue une contribution, tandis que la responsabilité historique relève d’un autre obstacle aux négociations.

25. Lors d’une négociation climatique, les pays développés demandent aux pays en développement de limiter leurs émissions croissantes, tandis que ces derniers invoquent l’industrialisation passée des pays riches. Quel obstacle cette opposition révèle-t-elle ?

L’absence de dispositif contraignant dans les accords climatiques
Les inégalités de développement et le désaccord sur les responsabilités
La stratégie de passager clandestin des pays en développement
La responsabilité historique des pays en développement dans les émissions

Les inégalités de développement et le désaccord sur les responsabilités

Explication

Les inégalités de développement alimentent un désaccord sur les efforts à fournir et sur la responsabilité historique des émissions. L’absence de sanctions est un autre problème, le passager clandestin concerne le bénéfice sans contribution, et la responsabilité historique est ici imputée par les PED aux pays développés.

26. Un accord climatique concerne tous les pays, vise à limiter le réchauffement entre 1,5 °C et 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle, mais ne prévoit pas de dispositif contraignant. De quel accord s’agit-il ?

Un accord contraignant réservé aux pays industrialisés
Le protocole de Kyoto de 1997
L’accord de Paris de 2015
Un accord international sans objectif de température

L’accord de Paris de 2015

Explication

L’accord de Paris de 2015 s’applique à tous les pays et fixe l’objectif de contenir le réchauffement entre 1,5 °C et 2 °C, sans dispositif contraignant. Kyoto concernait les pays industrialisés signataires, et l’accord décrit ne comporte ni caractère contraignant ni absence d’objectif de température.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 58 flashcards sur Politiques environnementales et climat.

Quelles sont les cinq étapes de construction d’une question environnementale ?

Identifier une situation problématique, cadrer ses causes et les actions, justifier sa gravité, la populariser, puis la mettre en politique.

Qu’est-ce que la mise à l’agenda politique ?

Le processus par lequel un problème public est pris en compte par les pouvoirs publics et peut faire l’objet de politiques publiques.

De quoi dépend la mise à l’agenda politique ?

De la mobilisation d’acteurs comme les associations, les scientifiques, les médias et les responsables politiques.

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