Élasticité croisée (ec) : Mesure la sensibilité de la quantité demandée d’un bien A face à une variation du prix d’un bien B.
Formule :
où est la variation en quantité demandée de A et la variation du prix de B.
Bien substituable : Un bien dont l’augmentation du prix entraîne une hausse de la demande, car il peut remplacer un autre bien.
ec positif (+) : exemple, thé et café.
Bien complémentaire : Un bien dont la demande augmente lorsque le prix d’un autre bien baisse, car ils sont consommés ensemble.
ec négatif (-) : exemple, voiture et essence.
Bien indépendants : Deux biens dont la demande ne réagit pas aux variations du prix de l’autre.
ec nul (0) : exemple, thé et essence.
Auteurs / Théoriciens :
L’élasticité croisée mesure la réaction de la demande d’un bien face aux variations du prix d’un autre, permettant d’identifier si deux biens sont substituables, complémentaires ou indépendants.
Fonction de production : Relation qui associe l’ensemble des inputs (facteurs de production tels que capital et travail) à la quantité d’outputs (biens ou services) produite. Elle permet de modéliser comment la combinaison des facteurs influence la production totale.
Auteur : La fonction de production est un concept central en microéconomie, notamment développé dans la théorie de la firme.
Inputs : Quantités de facteurs de production (capital, travail) utilisés par une entreprise pour produire des outputs.
Outputs : Quantité de biens ou services obtenus à partir de la combinaison d’inputs.
Production totale (PT) : Quantité globale de biens ou services produits par une entreprise pour une combinaison donnée d’inputs. Elle dépend de la quantité de facteurs utilisés.
Point essentiel : La PT augmente généralement avec l’augmentation des inputs, sous réserve des rendements.
Productivité moyenne (PM) : Rapport entre la production totale (PT) et la quantité d’un facteur de production utilisé (tn). Elle mesure l’efficacité moyenne de l’utilisation d’un facteur.
Formule : PM = PT / tn
Auteur : La productivité moyenne est un indicateur clé pour analyser l’efficacité de l’utilisation des facteurs.
Productivité marginale (Pmr) : Variation de la production totale résultant de l’ajout d’une unité supplémentaire d’un facteur de production, en maintenant les autres constants. Elle indique la contribution supplémentaire d’un facteur à la production.
Formule : Pmr = ΔPT / Δtn
Point essentiel : La Pmr peut diminuer en cas de rendements décroissants, mais peut aussi augmenter en cas de rendements croissants.
La productivité moyenne et marginale sont des indicateurs clés pour optimiser la production ; l’entreprise doit ajuster ses facteurs pour maximiser la productivité marginale tout en contrôlant ses coûts.
La fonction de coût permet d’analyser la rentabilité et l’efficience de la production en distinguant coûts fixes, variables, et leur impact sur le coût total, moyen et marginal, tout en intégrant la notion d’économies d’échelle pour optimiser la production.
Fonction d’offre : Représentation mathématique ou graphique indiquant la quantité d’un bien que les producteurs sont disposés à vendre à chaque niveau de prix, toutes choses égales par ailleurs. Elle traduit la relation entre le prix du bien et la quantité offerte.
Déplacement de l’offre : Changement de la courbe d’offre qui résulte d’un changement dans les conditions de production ou de marché, entraînant une augmentation ou une diminution de la quantité offerte à chaque prix.
Causes du déplacement de l’offre : Facteurs provoquant un déplacement de la courbe d’offre, tels que :
Le déplacement de l’offre résulte de facteurs autres que le prix, modifiant la quantité que les producteurs sont prêts à vendre à chaque niveau de prix, ce qui influence directement l’équilibre du marché.
Prix d’équilibre : Niveau de prix où la quantité offerte par les producteurs est égale à la quantité demandée par les consommateurs, assurant un marché stable sans excès ni pénurie.
Loi de l'offre et la demande : Principe selon lequel le prix d’un bien ou service se fixe à l’intersection de la courbe d’offre et de demande, déterminant ainsi le prix d’équilibre.
Déséquilibre du marché : Situation où le prix n’est pas au niveau du prix d’équilibre, entraînant un excès d’offre (surplus) ou une pénurie (manque).
Main invisible (Adam SMITH, XVIIIe siècle) : Métaphore selon laquelle, dans un marché libre, les actions individuelles orientées par le prix conduisent à une allocation efficace des ressources sans intervention extérieure.
Commissaire priseur (Léon WALRAS, XIXe siècle) : Personne chargée de fixer le prix d’un bien lors d’une vente aux enchères, illustrant le rôle du marché dans la détermination du prix par la confrontation de l’offre et de la demande.
Le prix d’équilibre, déterminé par l’intersection de l’offre et de la demande, garantit l’allocation efficace des ressources dans un marché concurrentiel, illustrant la théorie de la main invisible d’Adam Smith.
La concurrence pure et parfaite est un modèle théorique idéal où la transparence, l’homogénéité, et la liberté d’entrée assurent une compétition parfaite, conduisant à une allocation optimale des ressources selon la loi de l’offre et de la demande.
Surplus du consommateur : différence entre la somme que les consommateurs sont prêts à payer pour une quantité donnée d’un bien et le prix qu’ils paient réellement. Il représente le gain pour le consommateur grâce à la transaction (voir formation des prix en CPP).
Surplus du producteur : différence entre le prix auquel un producteur est prêt à vendre un bien et le prix qu’il reçoit réellement sur le marché. Il reflète le gain du producteur résultant de la vente (voir formation des prix en CPP).
Profit du producteur : recette totale moins le coût total de production. Il correspond au gain réalisé par une entreprise après déduction des coûts liés à la production (voir fonction de coût).
Le surplus du consommateur et le surplus du producteur sont des indicateurs clés des gains générés par le marché, notamment en situation d’équilibre en concurrence pure et parfaite (CPP). La somme de ces deux surplus constitue le gain total ou gains du marché.
La loi de l’offre et de la demande en CPP tend à maximiser ces gains, en ajustant le prix d’équilibre où la quantité offerte égalise la quantité demandée. À ce prix, le surplus du consommateur est maximal, mais il est aussi équilibré par le surplus du producteur.
En situation de monopole ou de concurrence imparfaite, ces gains sont redistribués ou réduits, car le prix fixé par le monopole est supérieur au prix d’équilibre, diminuant le surplus du consommateur et limitant souvent le surplus du producteur.
La théorie de WALRAS (1874) montre que dans un marché en CPP, la maximisation des gains du marché résulte de l’ajustement automatique des prix via la "main invisible" (Adam Smith, 1776).
Les gains du marché, composés du surplus du consommateur, du surplus du producteur et du profit, illustrent la richesse créée par la transaction sur un marché concurrentiel, où l’équilibre permet une répartition optimale des ressources.
Monopole : Situation où une seule entreprise domine le marché, sans concurrence directe, pouvant fixer le prix et la quantité. AUTEUR (date) : définit comme une structure de marché où l’offre est monopolisée par un seul fournisseur.
Monopole naturel : Type de monopole résultant de coûts fixes très élevés ou d’économies d’échelle importantes, rendant inefficace la multiplication des entreprises. AUTEUR (date) : caractérisé par une seule entreprise économiquement viable pour couvrir le marché.
Monopole légal : Monopole créé par une législation ou une réglementation, souvent par l’octroi d’un brevet ou d’une licence exclusive. AUTEUR (date) : considéré comme une situation où la loi confère à une entreprise le droit exclusif d’exploitation.
Monopole innovation : Monopole obtenu par la détention d’un brevet ou d’un avantage technologique, permettant à l’entreprise d’être la seule à exploiter une innovation. AUTEUR (date) : associé à la protection par brevet qui confère un monopole temporaire.
Prix monopole : Prix fixé par l'entreprise en situation de monopole, généralement supérieur au prix de marché en concurrence parfaite, afin de maximiser le profit. AUTEUR (date) : déterminé par la courbe de demande et la maximisation du profit du monopole.
La concurrence imparfaite se caractérise par une absence de libre entrée ou par une domination d’un ou plusieurs acteurs, ce qui permet à l’entreprise de fixer ses prix au-dessus du niveau concurrentiel.
Le monopole peut être naturel (ex : réseaux de distribution d’eau ou d’électricité, où les coûts fixes sont très élevés, rendant la duplication inefficace), légal (ex : licences exclusives, brevets), ou innovation (ex : technologie protégée par brevet).
La fixation du prix monopole résulte de la confrontation entre la courbe de demande et la maximisation du profit, ce qui conduit à un prix supérieur au coût marginal, entraînant un surplus du producteur mais une perte d’efficience pour le consommateur.
La législation peut limiter ou encadrer le monopole (ex : régulation des prix, décrets d’ouverture du marché).
La théorie économique souligne que le monopole peut conduire à une allocation inefficace des ressources, avec une production inférieure à celle d’un marché en concurrence parfaite, et un prix plus élevé.
Le monopole, qu’il soit naturel, légal ou lié à une innovation, permet à l'entreprise de fixer un prix monopole supérieur au coût marginal, mais cela entraîne une perte d’efficience économique et une réduction du bien-être collectif.
| Concept | Définition / Formule | Relation / Exemple | Auteur / Référence |
|---|---|---|---|
| Élasticité croisée (ec) | Ec > 0 : substituables, Ec < 0 : complémentaires | Adam Smith (1776) | |
| Bien substituable | Ec positif (+) | Thé et café | - |
| Bien complémentaire | Ec négatif (-) | Voiture et essence | - |
| Bien indépendant | Ec nul (0) | Thé et essence | - |
| Fonction de production | Relation entre inputs et outputs | - | Théorie de la firme |
| Productivité moyenne (PM) | Efficacité moyenne d’un facteur | - | |
| Productivité marginale (Pmr) | Contribution d’une unité supplémentaire | - | |
| Coût fixe (CF) | Coût constant, indépendant de la production | Loyer, salaires fixes | - |
| Coût variable (CV) | Varie avec la production | Matières premières | - |
| Coût total (CT) | Somme des coûts fixes et variables | - | |
| Coût moyen (CM) | Coût par unité | - | |
| Coût marginal (cm) | Coût de la dernière unité produite | - |
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1. Qu'est-ce que l'élasticité croisée en microéconomie ?
2. Quelle est la date précise associée à Adam Smith dans le contexte de la microéconomie et de la théorie du marché ?
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Élasticité croisée — définition ?
Sensibilité de la demande d’un bien au prix d’un autre.
Bien substituable — exemple ?
Thé et café.
Bien complémentaire — exemple ?
Voiture et essence.
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