QCM : Risques de marché et liquidité — 37 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle formule donne le prix d’un call européen dans le modèle de Black-Scholes ?

C=KerTN(d2)C = Ke^{-rT}N(−d₂) − S₀N(−d₁)
C = S₀N(d₂) − KerTN(d1)Ke^{-rT}N(d₁)
C=KerTN(d2)C = Ke^{rT}N(d₂) − S₀N(d₁)
C = S₀N(d₁) − KerTN(d2)Ke^{-rT}N(d₂)

C = S₀N(d₁) − Ke^{-rT}N(d₂)

Explication

Le prix du call européen est C = S₀N(d₁) − KerTN(d2)Ke^{-rT}N(d₂). La formule proposée en deuxième position correspond au put européen.

2. Dans les paramètres de Black-Scholes, quelle relation relie d₁ et d₂ ?

d₂ = d₁ + σ√T
d₂ = d₁ − σ√T
d₂ = d₁ − σT
d₂ = d₁ + σ²T

d₂ = d₁ − σ√T

Explication

Par définition, d₂ est égal à d₁ diminué de σ√T. Cette différence reflète notamment l’incertitude liée à la volatilité sur l’horizon T.

3. Pour estimer la variation de valeur d’une option lors d’un mouvement du sous-jacent, quelle approximation est appropriée ?

ΔV ≈ ΔΔS + ½Γ(ΔS)² + VegaΔσ + ThetaΔt + RhoΔr
ΔV ≈ ΔΔS + ½ΓΔS + VegaΔσ + ThetaΔt + RhoΔr
ΔV ≈ ΔΔS + Γ(ΔS)² + VegaΔσ + ThetaΔt + RhoΔr
ΔV ≈ ΓΔS + ½Δ(ΔS)² + VegaΔσ + ThetaΔt + RhoΔr

ΔV ≈ ΔΔS + ½Γ(ΔS)² + VegaΔσ + ThetaΔt + RhoΔr

Explication

L’approximation inclut le terme linéaire de delta, le terme quadratique de gamma et les effets de vega, theta et rho. Le gamma mesure la variation du delta, et non directement l’effet de premier ordre du sous-jacent.

4. Pourquoi les hypothèses de Black-Scholes limitent-elles son utilisation pour certaines options exotiques ?

Le modèle décrit directement les sauts de prix et les discontinuités de marché
Le modèle suppose notamment une volatilité et un taux constants ainsi qu’une couverture continue
Le modèle impose une volatilité dépendant explicitement du chemin suivi par le sous-jacent
Le modèle nécessite une absence totale de corrélation entre le sous-jacent et les taux

Le modèle suppose notamment une volatilité et un taux constants ainsi qu’une couverture continue

Explication

Black-Scholes repose notamment sur une volatilité et un taux constants, une dynamique lognormale, des marchés sans friction et une couverture continue. Ces hypothèses deviennent restrictives pour les exotiques ou les marchés présentant un smile marqué.

5. Quelle association entre modèle et caractéristique est correcte ?

Heston traite l’exercice anticipé, tandis que Dupire modélise les sauts de Poisson
Dupire traite notamment l’exercice anticipé, tandis qu’un arbre binomial reproduit la surface de volatilité
Un arbre binomial ou trinomial traite notamment l’exercice anticipé, tandis que Dupire reproduit le smile statique
Merton traite l’exercice anticipé, tandis qu’un arbre trinomial produit une volatilité stochastique

Un arbre binomial ou trinomial traite notamment l’exercice anticipé, tandis que Dupire reproduit le smile statique

Explication

Les arbres binomiaux ou trinomiaux sont adaptés aux options américaines grâce à leur traitement de l’exercice anticipé. La volatilité locale de Dupire est calibrée à la surface de volatilité afin de reproduire le smile statique.

6. Quelle caractéristique distingue le modèle de Heston d’un modèle de volatilité locale ?

Heston fixe la volatilité à une fonction déterministe du sous-jacent et du temps
Heston rend la volatilité elle-même stochastique et peut produire un smile ou un skew dynamiques
Heston ajoute uniquement des sauts de Poisson afin de représenter les gaps de marché
Heston suppose que la volatilité reste constante pendant toute la durée de l’option

Heston rend la volatilité elle-même stochastique et peut produire un smile ou un skew dynamiques

Explication

Dans Heston, la variance suit elle-même une dynamique stochastique, ce qui permet de représenter un smile ou un skew dynamiques. La volatilité locale dépend au contraire de manière déterministe de S et de t.

7. Quelle démarche est la plus pertinente pour choisir un modèle de pricing ?

Calibrer le modèle sur une seule volatilité avant d’étudier l’exercice ou la dépendance au chemin
Privilégier uniquement la rapidité de calcul sans analyser les caractéristiques de l’instrument
Choisir systématiquement le modèle le plus complexe avant de vérifier le produit concerné
Identifier d’abord le besoin financier, puis examiner le risque de modèle, la calibration et le backtesting

Identifier d’abord le besoin financier, puis examiner le risque de modèle, la calibration et le backtesting

Explication

Le choix doit partir du besoin : exercice anticipé, smile, sauts, dépendance au chemin ou dynamique de courbe. Il faut ensuite évaluer le risque de modèle, la qualité de calibration et les résultats du backtesting.

8. Que signifie une VaR au niveau de confiance α ?

La probabilité que la perte soit inférieure à zéro pendant la période étudiée
La perte maximale que le portefeuille peut subir quelle que soit la situation de marché
Le quantile de perte qui n’est dépassé qu’avec une probabilité de 1 − α
La perte moyenne observée lorsque la confiance est exactement égale à α

Le quantile de perte qui n’est dépassé qu’avec une probabilité de 1 − α

Explication

La VaRα est le quantile de perte tel que la probabilité de dépassement vaut 1 − α. Elle constitue un seuil de la distribution des pertes, et non une perte maximale garantie.

9. Quelle différence fondamentale existe entre la VaR et l’Expected Shortfall ?

La VaR et l’ES mesurent toutes deux exactement la même perte maximale de portefeuille
La VaR indique le seuil de la queue, tandis que l’ES mesure la perte moyenne au-delà de ce seuil
La VaR mesure la perte moyenne au-delà d’un seuil, tandis que l’ES indique uniquement ce seuil
La VaR décrit la probabilité de gain, tandis que l’ES mesure la volatilité du sous-jacent

La VaR indique le seuil de la queue, tandis que l’ES mesure la perte moyenne au-delà de ce seuil

Explication

La VaR donne le quantile séparant les pertes ordinaires des pertes extrêmes. L’Expected Shortfall calcule la perte moyenne conditionnelle lorsque la VaR est dépassée.

10. Quelles méthodes peuvent être utilisées pour calculer une VaR ?

La méthode fondamentale, la méthode des dividendes et l’interpolation linéaire
La méthode comptable, la méthode juridique et la simulation de scénarios fixes
La méthode de réplication, la méthode binomiale et la moyenne mobile simple
La méthode historique, la méthode paramétrique et la simulation de Monte Carlo

La méthode historique, la méthode paramétrique et la simulation de Monte Carlo

Explication

La VaR peut être estimée à partir des données historiques, d’hypothèses paramétriques ou de simulations de Monte Carlo. Ces méthodes diffèrent par leurs hypothèses sur la distribution et la génération des pertes.

11. Sur une période de 250 jours, combien d’exceptions sont attendues en moyenne pour une VaR à 99 % ?

Environ 10 à 12 exceptions
Environ 2 à 3 exceptions
Environ 50 à 52 exceptions
Environ 25 à 30 exceptions

Environ 2 à 3 exceptions

Explication

Une VaR à 99 % implique une probabilité de dépassement de 1 % par jour. Sur 250 jours, cela donne en moyenne 2,5 exceptions, soit environ 2 à 3.

12. Sous les hypothèses usuelles, comment annualise-t-on une volatilité journalière ?

En la divisant par √252
En la multipliant par 252²
En la multipliant par 252
En la multipliant par √252

En la multipliant par √252

Explication

La volatilité annualisée s’obtient en multipliant la volatilité journalière par √252. En revanche, c’est la variance qui est multipliée par 252.

13. Quelle caractéristique distingue l’EWMA d’une fenêtre équipondérée pour estimer la volatilité ?

L’EWMA attribue davantage de poids aux observations récentes
L’EWMA utilise uniquement la variance de long terme
L’EWMA exclut les rendements les plus récents
L’EWMA attribue le même poids à toutes les observations

L’EWMA attribue davantage de poids aux observations récentes

Explication

L’EWMA pondère davantage les observations récentes, conformément à la relation entre la variance actuelle, la variance passée et le dernier rendement observé.

14. Quelle différence décrit correctement la volatilité implicite et la volatilité réalisée ?

La volatilité implicite est mesurée ex post, tandis que la réalisée provient du prix d’une option
La volatilité implicite et la réalisée sont deux estimations obtenues exclusivement à partir des prix d’actions
La volatilité implicite égalise le prix de marché d’une option et celui du modèle, tandis que la réalisée est calculée à partir des données observées
La volatilité implicite mesure les rendements historiques, tandis que la réalisée est toujours une prévision

La volatilité implicite égalise le prix de marché d’une option et celui du modèle, tandis que la réalisée est calculée à partir des données observées

Explication

La volatilité implicite est déduite du prix d’une option en recherchant la volatilité qui égalise le prix de marché et le prix théorique. La volatilité réalisée est mesurée ex post à partir des données de marché.

15. Un portefeuille a réalisé un rendement supérieur de 2 % à son indice sur un mois. Pourquoi cette information ne suffit-elle pas à conclure que son Tracking Error ex post est de 2 % ?

Parce que le Tracking Error est l’écart-type des rendements actifs sur plusieurs observations
Parce que le Tracking Error mesure uniquement la volatilité de l’indice
Parce que le Tracking Error est calculé à partir des poids actifs et non des rendements
Parce que le Tracking Error correspond à la moyenne des rendements du portefeuille

Parce que le Tracking Error est l’écart-type des rendements actifs sur plusieurs observations

Explication

Le Tracking Error ex post mesure la dispersion des rendements actifs, soit l’écart-type de R_P − R_B. Un écart ponctuel de 2 % ne mesure donc pas cette dispersion.

16. Quelle expression permet d’estimer le Tracking Error ex ante à partir des poids actifs et de la matrice de covariance ?

TE_ex-ante = √(a^T/aΣ)
TE_ex-ante = √(a^TΣa)
TE_ex-ante = a^TΣa
TE_ex-ante = Σa^T/a

TE_ex-ante = √(a^TΣa)

Explication

Le Tracking Error ex ante est estimé par √(a^TΣa), où a représente les poids actifs du portefeuille par rapport au benchmark.

17. Dans un modèle factoriel, quelle composante représente le risque spécifique d’un actif ?

Le coefficient de sensibilité β_i
Le vecteur des facteurs communs F
La covariance entre les facteurs
Le terme résiduel ε_i

Le terme résiduel ε_i

Explication

Dans R_i = β_i^T F + ε_i, le terme ε_i représente le risque spécifique, tandis que β_i^T F représente l’exposition aux facteurs communs.

18. Comment se décompose la variance totale d’un portefeuille dans un modèle factoriel ?

En β_p^TΣ_Fβ_p × Var(ε_p)
En β_p^TΣ_Fβ_p / Var(ε_p)
En β_p^TΣ_Fβ_p − Var(ε_p)
En β_p^TΣ_Fβ_p + Var(ε_p)

En β_p^TΣ_Fβ_p + Var(ε_p)

Explication

La variance totale est la somme de la variance attribuable aux facteurs communs, β_p^TΣ_Fβ_p, et de la variance du risque spécifique, Var(ε_p).

19. Quelle description caractérise le mieux le cadre RiskMetrics ?

Un outil destiné uniquement à produire un chiffre de Tracking Error ex post
Un cadre historique de mesure du risque utilisant des volatilités et covariances dynamiques, notamment avec l’EWMA
Un modèle servant exclusivement à calculer le rendement actif moyen
Un cadre de valorisation des options fondé uniquement sur la volatilité implicite

Un cadre historique de mesure du risque utilisant des volatilités et covariances dynamiques, notamment avec l’EWMA

Explication

RiskMetrics est un cadre historique de mesure du risque qui repose notamment sur des volatilités et covariances dynamiques estimées par EWMA.

20. Quelle situation correspond à un risque de liquidité pour un portefeuille ?

L’impossibilité de vendre rapidement un actif sans coût ou impact excessif
L’impossibilité de calculer la valeur liquidative d’un fonds
L’augmentation automatique du coupon versé par une obligation
La variation du taux de change entre deux dates de règlement

L’impossibilité de vendre rapidement un actif sans coût ou impact excessif

Explication

Le risque de liquidité désigne la difficulté à vendre un actif assez vite sans subir un coût ou un impact de marché excessif. La liquidité de l’actif concerne les positions, tandis que la liquidité du passif concerne les rachats des investisseurs.

21. Un portefeuille détient une position de 12 millions d’euros dans un titre dont l’ADV tradable est de 3 millions d’euros par jour. Selon l’approximation donnée, quel est le délai de liquidation ?

Environ 15 jours
Environ 3 jours
Environ 4 jours
Environ 0,25 jour

Environ 4 jours

Explication

Le délai de liquidation est approximativement égal à Position/Tradable ADV, soit 12/3 = 4 jours. Cette estimation ne correspond pas directement au spread ni à l’impact de marché.

22. Quel est l’objectif principal d’un stress de liquidité appliqué à un fonds ?

Mesurer uniquement la performance du fonds dans un marché haussier
Déterminer exclusivement la probabilité de défaut des émetteurs détenus
Tester la capacité du fonds à faire face aux rachats et à une dégradation du marché
Calculer le montant exact des coupons futurs du portefeuille

Tester la capacité du fonds à faire face aux rachats et à une dégradation du marché

Explication

Un stress de liquidité évalue la capacité du fonds à honorer des rachats alors que les conditions de marché se détériorent. Il ne se limite donc ni à la performance ni au risque de crédit.

23. Lequel de ces ensembles regroupe principalement des facteurs de risque surveillés pour les obligations et le crédit ?

Le prix d’exercice, la prime, la maturité et le droit d’exercice
Le smile de volatilité, la basis, les corrélations et le collatéral OTC
La courbe des taux, la duration, les spreads et la probabilité de défaut
Le notionnel, le taux fixe, le taux variable et la fréquence des paiements

La courbe des taux, la duration, les spreads et la probabilité de défaut

Explication

Pour les obligations et le crédit, l’analyse porte notamment sur la courbe des taux, la duration, les spreads et le défaut, ainsi que sur la convexité, le recovery, le rating, la concentration et la liquidité. Le smile et la basis sont plutôt associés aux facteurs surveillés pour les dérivés.

24. Lorsqu’un portefeuille contient des dérivés OTC, quel facteur de risque supplémentaire doit-il notamment surveiller ?

Le droit d’exercer uniquement à maturité
Le risque de contrepartie et de collatéral
La concentration des coupons obligataires
Le recovery légal de l’émetteur souverain

Le risque de contrepartie et de collatéral

Explication

Les dérivés OTC exposent notamment au risque de contrepartie et de collatéral, en plus des sensibilités, de la volatilité, du carry, de la basis, des taux, des corrélations et de la liquidité.

25. Quelle distinction décrit correctement un forward et un future ?

Le forward donne un droit d’achat, tandis que le future donne un droit de vente
Le forward est un contrat OTC personnalisé, tandis que le future est standardisé et margé quotidiennement sur un marché organisé
Le forward échange des flux fixes et variables, tandis que le future repose sur un notionnel non échangé
Le forward est standardisé et margé quotidiennement, tandis que le future est personnalisé et négocié de gré à gré

Le forward est un contrat OTC personnalisé, tandis que le future est standardisé et margé quotidiennement sur un marché organisé

Explication

Un forward est un contrat OTC personnalisé fixant aujourd’hui le prix d’une transaction future. Un future est standardisé, négocié sur un marché organisé et soumis à une marge quotidienne.

26. Que prévoit un swap de taux portant sur un notionnel ?

Le paiement d’une prime en échange d’une livraison immédiate
L’échange de flux fixes contre des flux variables
L’échange d’un droit d’achat contre un droit de vente
L’achat d’un actif à un prix fixé uniquement à maturité

L’échange de flux fixes contre des flux variables

Explication

Un swap de taux échange des flux à taux fixe contre des flux à taux variable sur la base d’un notionnel. Il ne correspond ni à une option ni à un achat immédiat de l’actif sous-jacent.

27. Un investisseur veut obtenir le droit, mais non l’obligation, d’acheter un actif au prix d’exercice K. Quel instrument détient-il ?

Un forward vendeur
Un swap de taux
Un call
Un put

Un call

Explication

Un call donne le droit d’acheter l’actif sous-jacent au prix d’exercice K. À l’inverse, un put donne le droit de vendre à K.

28. Que représente la duration de Macaulay d’une obligation ?

La valeur actuelle totale de ses flux de trésorerie
La moyenne pondérée des maturités de ses flux de trésorerie
La variation monétaire de son prix pour un point de base
La variation relative de son prix pour une variation de taux

La moyenne pondérée des maturités de ses flux de trésorerie

Explication

La duration de Macaulay correspond à la moyenne pondérée des maturités des flux de trésorerie. Elle se distingue de la duration modifiée, qui mesure une sensibilité relative au taux.

29. Une obligation possède une duration modifiée de 5, une convexité de 80 et subit une hausse de taux de 1 %. Quelle approximation de sa variation relative de prix obtient-on ?

−5,4 %
+4,6 %
+5,4 %
−4,6 %

−4,6 %

Explication

L’approximation est −5 × 0,01 + 0,5 × 80 × 0,01² = −0,046, soit −4,6 %. Le terme de convexité réduit ici légèrement la baisse estimée par la duration seule.

30. Une obligation vaut 1 000 € et possède une duration modifiée de 4,5. Quel est son DV01 approximatif ?

0,45 €
45 €
0,045 €
4,50 €

0,45 €

Explication

Le calcul donne DV01 ≈ 4,5 × 1 000 × 0,0001 = 0,45 €. Ce montant représente la variation approximative du prix pour une hausse de taux d’un point de base.

31. Quelle affirmation décrit correctement l’effet d’une hausse des taux sur une obligation classique et la duration d’un zéro-coupon de dix ans ?

Le prix diminue et la duration de Macaulay du zéro-coupon est de dix ans
Le prix diminue et la duration de Macaulay du zéro-coupon est inférieure à dix ans
Le prix augmente et la duration de Macaulay du zéro-coupon est inférieure à dix ans
Le prix augmente et la duration de Macaulay du zéro-coupon est de dix ans

Le prix diminue et la duration de Macaulay du zéro-coupon est de dix ans

Explication

Pour une obligation classique à flux fixes, une hausse des taux entraîne une baisse du prix. Pour un zéro-coupon de dix ans, l’unique flux étant versé à l’échéance, la duration de Macaulay est de dix ans.

32. Laquelle des expressions définit correctement la corrélation entre deux variables X et Y ?

La différence entre σX et σY, avec une valeur comprise entre 0 et +1
Cov(X,Y) multipliée par σXσY, avec une valeur comprise entre 0 et +1
La somme de σX et σY, avec une valeur comprise entre −1 et +1
Cov(X,Y) divisée par σXσY, avec une valeur comprise entre −1 et +1

Cov(X,Y) divisée par σXσY, avec une valeur comprise entre −1 et +1

Explication

La corrélation est la covariance normalisée : ρ = Cov(X,Y)/(σXσY). Cette normalisation la rend sans unité et la borne entre −1 et +1.

33. Deux actifs sont détenus avec des poids w1 et w2. Quel élément doit être ajouté aux deux termes individuels de variance pour obtenir la variance du portefeuille ?

ρ(σ1²−σ2²)
w1w2(σ1+σ2)
2w1w2ρσ1σ2
2w1w2(σ1²+σ2²)

2w1w2ρσ1σ2

Explication

La variance du portefeuille comprend le terme croisé 2w1w2ρσ1σ2, en plus des deux termes de variance individuels. Ignorer ce terme revient à négliger la covariance entre les actifs.

34. Dans quelle situation la diversification réduit-elle généralement le plus le risque d’un portefeuille composé de deux actifs ?

Lorsque leurs rendements moyens sont identiques
Lorsque leur corrélation est proche de +1
Lorsque leurs volatilités sont toutes deux élevées
Lorsque leur corrélation est fortement négative

Lorsque leur corrélation est fortement négative

Explication

Une corrélation négative implique que les actifs ont tendance à évoluer en sens opposés, ce qui réduit davantage le risque agrégé. Une corrélation inférieure à 1 peut déjà aider, mais une corrélation négative procure généralement une diversification supérieure.

35. Quelle séquence correspond à la mise en place d’un contrôle quotidien automatisé du risque ?

Définition des alertes, analyse manuelle, extraction SQL, restitution et abandon des tests
Contrôles Python, décision d’investissement, extraction SQL, journalisation et publication
Extraction SQL, contrôles Python, seuils et alertes, journalisation, restitution et tests
Restitution, tests, extraction SQL, suppression des anomalies et définition des seuils

Extraction SQL, contrôles Python, seuils et alertes, journalisation, restitution et tests

Explication

Le processus prévu combine l’extraction SQL, les contrôles Python, la définition de seuils et d’alertes, la journalisation des anomalies, la restitution et les tests. Ces étapes structurent un contrôle automatisé et traçable.

36. Lorsqu’une anomalie de risque est détectée, quelle démarche faut-il suivre en premier lieu ?

Modifier les seuils d’alerte, ignorer l’écart et attendre la prochaine clôture
Vérifier les données, quantifier l’écart, analyser ses facteurs, juger sa cohérence, puis documenter et escalader
Escalader immédiatement, puis vérifier les données après la décision
Conclure à une erreur de modèle avant d’examiner les données sous-jacentes

Vérifier les données, quantifier l’écart, analyser ses facteurs, juger sa cohérence, puis documenter et escalader

Explication

L’analyse doit commencer par la vérification des données et la quantification de l’écart, avant d’en rechercher les facteurs explicatifs et d’évaluer sa cohérence économique. La documentation et l’escalade viennent ensuite.

37. Une VaR à 99 % sur un jour est de 3 M€, tandis que le P&L quotidien est de −4 M€. Quelle conclusion est immédiatement justifiée ?

Il existe une exception de VaR qui nécessite une analyse complémentaire
La perte est conforme à la VaR puisque son montant absolu est supérieur
La VaR est nécessairement erronée et doit être supprimée
Il est impossible de conclure avant de connaître la corrélation du portefeuille

Il existe une exception de VaR qui nécessite une analyse complémentaire

Explication

Une perte quotidienne de 4 M€ dépasse la VaR de 3 M€, ce qui constitue une exception de VaR. Il faut ensuite examiner les positions, les prix, le change, les données de marché et les événements de marché.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 66 flashcards sur Risques de marché et liquidité.

Quelle est la dynamique de l'actif sous mesure risque-neutre en Black-Scholes ?

dS = rS dt + σ S dW avec drift remplacé par r.

Quelle formule donne le prix d'un call européen selon Black-Scholes ?

C = S₀N(d₁) - KerTN(d2)Ke^{-rT}N(d₂).

Quelle formule donne le prix d'un put européen selon Black-Scholes ?

P=KerTN(d2)P = Ke^{-rT}N(-d₂) - S₀N(-d₁).

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