QCM : Sources et défis de la croissance — 38 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment définit-on la croissance économique ?

Une progression annuelle des échanges commerciaux avec l’étranger
Une hausse ponctuelle des prix des biens et des services
Une réduction durable du nombre d’emplois dans les entreprises
Une augmentation durable de la production de biens et de services

Une augmentation durable de la production de biens et de services

Explication

La croissance économique correspond à l’augmentation de la production de biens et de services sur une longue période. Une hausse des prix ou des échanges ne suffit pas à caractériser la croissance réelle de la production.

2. Quel principe caractérise principalement le taylorisme ?

La standardisation des produits fabriqués en grande série
L’étude scientifique des temps et des mouvements de travail
L’automatisation complète des ateliers de production
La polyvalence des salariés dans toutes les tâches

L’étude scientifique des temps et des mouvements de travail

Explication

Le taylorisme cherche à améliorer la performance en étudiant scientifiquement les temps de travail. La standardisation des produits et la mécanisation accrue caractérisent davantage le fordisme.

3. Une entreprise fabrique de grandes quantités de produits identiques grâce à des machines plus nombreuses : quel modèle de production cela illustre-t-il ?

L’artisanat, fondé sur la personnalisation de chaque produit
Le fordisme, fondé sur la standardisation et la mécanisation
Le taylorisme, fondé sur l’analyse scientifique des temps
La sous-traitance, fondée sur la délégation de la production

Le fordisme, fondé sur la standardisation et la mécanisation

Explication

Le fordisme associe la standardisation des produits à une mécanisation accrue, ce qui favorise les gains de productivité. L’analyse scientifique des temps de travail renvoie plutôt au taylorisme.

4. Dans quelle situation la croissance économique devient-elle non soutenable ?

Lorsqu’elle augmente la production et améliore le niveau de vie moyen
Lorsqu’elle repose sur des gains de productivité dans les entreprises
Lorsqu’elle développe l’emploi et élargit l’accès aux biens de consommation
Lorsqu’elle compromet les ressources futures et aggrave les dommages environnementaux

Lorsqu’elle compromet les ressources futures et aggrave les dommages environnementaux

Explication

La croissance n’est pas soutenable lorsqu’elle dégrade les ressources disponibles pour les générations futures et accentue les effets environnementaux ou les inégalités. L’augmentation de la production peut au contraire contribuer à améliorer le niveau de vie.

5. Comment le produit intérieur brut mesure-t-il la richesse produite ?

Par la somme des valeurs ajoutées produites sur un territoire en une année
Par le montant total des échanges réalisés entre plusieurs pays
Par la valeur des biens détenus par les ménages à la fin d’une année
Par la somme des revenus des ressortissants d’un pays dans le monde

Par la somme des valeurs ajoutées produites sur un territoire en une année

Explication

Le PIB mesure les richesses produites sur un territoire pendant une année en additionnant les valeurs ajoutées. Le critère de nationalité des producteurs correspond plutôt au PNB.

6. Quelle différence distingue le PIB réel du PIB nominal ?

Le PIB réel mesure les productions nationales, contrairement au PIB nominal
Le PIB réel neutralise la hausse des prix, contrairement au PIB nominal
Le PIB réel concerne les services publics, contrairement au PIB nominal
Le PIB réel inclut la hausse des prix, contrairement au PIB nominal

Le PIB réel neutralise la hausse des prix, contrairement au PIB nominal

Explication

Le PIB réel, ou PIB en volume, est calculé à prix constants afin d’écarter l’effet de l’inflation. Le PIB nominal est évalué avec les prix courants et inclut donc la hausse des prix.

7. Comment évalue-t-on généralement une valeur ajoutée non marchande ?

À partir du prix fixé par une entreprise pour vendre le service produit
À partir de la valeur des exportations réalisées par l’organisme producteur
À partir de son coût de production, car elle n’est pas vendue à un prix de marché
À partir du bénéfice réalisé lors de la vente du service aux consommateurs

À partir de son coût de production, car elle n’est pas vendue à un prix de marché

Explication

Les services non marchands, comme certaines activités éducatives publiques ou associatives, sont évalués à partir de leur coût de production. Une valeur marchande est au contraire mesurée à partir du prix auquel elle est vendue.

8. Deux parts de marché passent de 20 % à 25 % : quelle mesure faut-il utiliser pour décrire cette évolution entre pourcentages ?

Un taux de variation de 45 pour cent
Une différence de 25 points de pourcentage
Un taux de variation de 5 pour cent
Une différence de 5 points de pourcentage

Une différence de 5 points de pourcentage

Explication

Lorsque deux valeurs sont exprimées en pourcentage, leur écart se mesure en points de pourcentage : ici, 25 moins 20 donne 5 points. Un taux de variation répond à une autre question et se calcule relativement à la valeur initiale.

9. Dans la fonction de production Y=F(L,K)Y = F(L,K), que représentent les variables LL et KK ?

La consommation des ménages et l’épargne des entreprises
Le niveau des prix et la quantité de monnaie en circulation
Le travail et le capital utilisés pour obtenir la production
Les exportations et les importations réalisées par un pays

Le travail et le capital utilisés pour obtenir la production

Explication

Dans cette fonction, YY désigne la production, LL le facteur travail et KK le facteur capital. Les autres couples proposés décrivent des variables macroéconomiques différentes, mais pas les facteurs de cette fonction.

10. Lequel de ces éléments appartient au capital fixe d’une entreprise ?

Des composants achetés puis intégrés dans chaque unité vendue
Des produits semi-finis consommés au cours de la production
Une machine utilisée pendant plusieurs années pour produire
Des matières premières incorporées dans les produits fabriqués

Une machine utilisée pendant plusieurs années pour produire

Explication

Le capital fixe comprend les biens matériels utilisés durablement, comme les machines, les bâtiments et les équipements. Les matières premières et les composants incorporés dans les produits relèvent du capital circulant.

11. Une entreprise accroît sa production en embauchant davantage et en augmentant son nombre de machines, sans modifier principalement ses techniques : quel type de croissance cela illustre-t-il ?

Une croissance intensive fondée sur une hausse de la productivité globale
Une croissance commerciale fondée sur l’élargissement des débouchés étrangers
Une croissance financière fondée sur l’augmentation des dividendes versés
Une croissance extensive fondée sur l’accumulation du travail et du capital

Une croissance extensive fondée sur l’accumulation du travail et du capital

Explication

La croissance extensive repose sur l’accumulation des facteurs de production, notamment le travail et le capital. Une croissance intensive dépend plutôt d’une amélioration de la productivité ou de l’efficacité des facteurs existants.

12. Que se passe-t-il lorsque la quantité d’un facteur de production augmente tandis que l’autre reste fixe ?

La production augmente à un rythme progressivement plus élevé
La production augmente à un rythme progressivement plus faible
La production diminue dès la première unité ajoutée
La production reste stable après la première hausse

La production augmente à un rythme progressivement plus faible

Explication

La production marginale du facteur variable diminue lorsque l’autre facteur reste fixe, ce qui ralentit progressivement la hausse de la production. L’augmentation du facteur ne provoque donc pas une accélération continue de la production.

13. Comment le progrès technique contribue-t-il à la production ?

Il remplace l’ensemble des facteurs de production par des machines
Il transforme les connaissances en innovations et en gains de productivité
Il accroît les quantités de travail sans modifier les méthodes productives
Il désigne la hausse des prix obtenue grâce à une demande plus forte

Il transforme les connaissances en innovations et en gains de productivité

Explication

Le progrès technique correspond à l’accroissement des connaissances appliquées à la production, notamment sous forme d’innovations et de gains de productivité. Il ne se réduit ni à une hausse du travail ni à une augmentation des prix.

14. Dans la fonction de production élargie Y=F(L,K,A)Y = F(L,K,A), que représente la variable AA ?

Le stock d’équipements et de bâtiments
Le progrès technique ou le résidu
Le niveau de consommation des ménages
La quantité totale de travail employée

Le progrès technique ou le résidu

Explication

Dans cette fonction, AA représente le progrès technique, également appelé résidu. Les variables LL et KK désignent respectivement le travail et le capital.

15. Que mesure principalement la productivité globale des facteurs ?

La valeur totale des équipements utilisés par les entreprises
La part des salaires dans la valeur ajoutée produite
L’efficacité de la combinaison du travail et du capital
L’augmentation des quantités de travail et de capital

L’efficacité de la combinaison du travail et du capital

Explication

La productivité globale des facteurs mesure la part de la croissance liée à une meilleure combinaison du travail et du capital. L’accumulation, en revanche, concerne l’augmentation des quantités de ces facteurs.

16. Quelle contribution le progrès technique a-t-il apportée à la croissance du PIB irlandais en 2022 ?

9,4 points de croissance
0,4 point de croissance
4,2 points de croissance
6,8 points de croissance

6,8 points de croissance

Explication

En 2022, le progrès technique a contribué à hauteur de 6,8 points à la croissance du PIB irlandais. Les contributions du travail et du capital étaient respectivement de 4,2 et 0,4 point, pour une croissance totale de 9,4 %.

17. Quel enchaînement peut résulter d’un gain de productivité pour une entreprise ?

Une baisse de la compétitivité provoquant une diminution des exportations
Une réduction de la production destinée à préserver les ressources productives
Une baisse des coûts unitaires pouvant renforcer les exportations et l’investissement
Une hausse des coûts unitaires réduisant les ventes et les salaires

Une baisse des coûts unitaires pouvant renforcer les exportations et l’investissement

Explication

Les gains de productivité réduisent les coûts unitaires et peuvent ainsi favoriser la baisse des prix, la compétitivité, les exportations, les profits, les salaires, l’investissement et la consommation. Les autres propositions inversent ou limitent cette chaîne d’effets.

18. Qu’est-ce qui caractérise la croissance endogène ?

Le progrès technique résulte exclusivement de l’accumulation d’équipements matériels
Le progrès technique provient d’un facteur extérieur indépendant de l’économie
La croissance dépend principalement d’une hausse ponctuelle de la population active
Le progrès technique naît du fonctionnement même du système économique

Le progrès technique naît du fonctionnement même du système économique

Explication

La croissance endogène considère que le progrès technique est produit à l’intérieur du système économique et qu’il résulte de la croissance elle-même. Elle ne l’interprète donc pas comme un facteur extérieur au fonctionnement économique.

19. Lequel de ces éléments relève du capital humain ?

Les routes, les ports et les réseaux de télécommunication
Les machines, les bâtiments et les équipements de production
Les brevets et les procédés directement utilisés pour produire
Les connaissances, les compétences et l’état de santé des personnes

Les connaissances, les compétences et l’état de santé des personnes

Explication

Le capital humain rassemble les connaissances et talents acquis par l’éducation, l’apprentissage et l’expérience, ainsi que l’état de santé. Les machines relèvent du capital physique, tandis que les infrastructures appartiennent au capital public.

20. Quelle définition correspond au capital technologique ?

L’ensemble des connaissances productives et des innovations liées à la production
L’ensemble des compétences et de l’état de santé des travailleurs
L’ensemble des infrastructures collectives financées par les pouvoirs publics
L’ensemble des bâtiments et des machines détenus par les entreprises

L’ensemble des connaissances productives et des innovations liées à la production

Explication

Le capital technologique regroupe les connaissances relatives à la production et les innovations directement liées à celle-ci. Les compétences et la santé concernent le capital humain, tandis que les bâtiments et les machines relèvent du capital physique.

21. Comment Douglass North définit-il les institutions dans l’analyse économique et politique ?

Des organisations publiques qui administrent directement les échanges économiques
Des mécanismes financiers qui déterminent la répartition des revenus
Des comportements individuels qui résultent des préférences des consommateurs
Des contraintes qui structurent les interactions par des règles formelles et informelles

Des contraintes qui structurent les interactions par des règles formelles et informelles

Explication

Pour Douglass North, les institutions encadrent les interactions politiques, économiques et sociales au moyen de règles formelles et de contraintes informelles. Elles ne se réduisent donc ni à des organisations publiques ni à des mécanismes financiers.

22. Quelle situation caractérise le mieux une institution inclusive ?

Elle protège les entreprises établies contre l’arrivée de nouveaux concurrents
Elle réserve les décisions économiques aux détenteurs historiques du patrimoine
Elle concentre le pouvoir politique entre les mains d’un groupe restreint
Elle garantit la participation du plus grand nombre à la vie économique et politique

Elle garantit la participation du plus grand nombre à la vie économique et politique

Explication

Une institution inclusive permet au plus grand nombre de participer à la vie économique et politique. La concentration des décisions ou la protection d’un groupe établi correspond plutôt à une logique d’exclusion ou d’extraction.

23. Quel élément distingue principalement une institution extractive d’une institution inclusive ?

Elle organise la transmission des biens entre les générations d’une société
Elle accorde à chaque inventeur une protection temporaire de son innovation
Elle sert les intérêts d’une minorité qui concentre le pouvoir et les richesses
Elle facilite l’accès du plus grand nombre aux décisions économiques et politiques

Elle sert les intérêts d’une minorité qui concentre le pouvoir et les richesses

Explication

Une institution extractive repose sur des règles formelles ou informelles qui favorisent une minorité concentrant pouvoir et richesses. La participation large relève des institutions inclusives, tandis que la transmission des biens et les brevets concernent d’autres notions.

24. Quelle combinaison décrit correctement les effets juridiques et économiques d’un brevet ?

Il protège une invention sans limite de durée et laisse l’exploitation ouverte à toute entreprise
Il protège une invention pendant 20 ans et accorde un monopole légal temporaire à son détenteur
Il protège une invention pendant 20 ans tout en permettant l’imitation immédiate par les concurrents
Il protège une invention pendant 10 ans et interdit définitivement toute entrée sur le marché

Il protège une invention pendant 20 ans et accorde un monopole légal temporaire à son détenteur

Explication

Un brevet est délivré par l’État pour protéger une invention pendant 20 ans et conférer un droit exclusif d’exploitation, créant ainsi un monopole légal temporaire. L’imitation immédiate correspond à l’absence de brevet, et la protection n’est pas perpétuelle.

25. Dans le processus décrit par Schumpeter, comment s’enchaînent destruction et création ?

Les innovations réduisent la concurrence, puis les activités existantes se développent sans transformation durable
Les innovations détruisent et créent les emplois au même moment, sans période d’ajustement économique
Les innovations rendent certaines activités obsolètes, puis de nouvelles activités et de nouveaux emplois apparaissent progressivement
Les innovations préservent les activités anciennes, tandis que les nouvelles entreprises disparaissent rapidement du marché

Les innovations rendent certaines activités obsolètes, puis de nouvelles activités et de nouveaux emplois apparaissent progressivement

Explication

La destruction créatrice désigne le remplacement d’activités anciennes par des innovations, suivi à plus long terme par l’apparition de nouvelles activités, entreprises et emplois. La création ne se produit donc pas nécessairement au même moment que la disparition des activités anciennes.

26. Quelle description correspond aux cycles longs de Kondratiev ?

Ils durent environ 20 ans, avec près de 10 ans d’expansion et 10 ans de récession
Ils durent environ 100 ans, avec près de 50 ans d’expansion et 50 ans de récession
Ils durent environ 50 ans, avec près de 40 ans d’expansion et 10 ans de récession
Ils durent environ 50 ans, avec près de 25 ans d’expansion et 25 ans de récession

Ils durent environ 50 ans, avec près de 25 ans d’expansion et 25 ans de récession

Explication

Les cycles longs de Kondratiev s’étendent sur environ 50 ans et se divisent approximativement en deux phases égales de 25 ans. Les autres répartitions modifient soit la durée totale, soit l’équilibre entre expansion et récession.

27. Quelle évolution décrit correctement la polarisation des emplois liée au progrès technique ?

Les emplois intermédiaires progressent tandis que les emplois situés aux deux extrémités diminuent
Les emplois intermédiaires reculent tandis que certains emplois peu qualifiés et très qualifiés progressent
Les emplois diminuent dans toutes les catégories, avec un recul comparable des emplois qualifiés et peu qualifiés
Les emplois peu qualifiés disparaissent tandis que les emplois intermédiaires et très qualifiés progressent

Les emplois intermédiaires reculent tandis que certains emplois peu qualifiés et très qualifiés progressent

Explication

La polarisation oppose le recul des emplois intermédiaires à la progression de certains emplois peu qualifiés et très qualifiés. Elle ne signifie donc pas que l’ensemble des emplois diminue ni que les deux extrémités reculent.

28. Quel effet les technologies de l’information peuvent-elles avoir sur les marchés du travail peu et très qualifiés ?

Elles augmentent la demande de travail peu qualifié et réduisent celle du travail qualifié, avec des effets inverses sur les salaires
Elles réduisent la demande et le salaire d’équilibre des deux catégories de travailleurs
Elles réduisent la demande de travail peu qualifié et augmentent celle du travail qualifié, avec des effets correspondants sur les salaires
Elles augmentent la demande et le salaire d’équilibre des deux catégories de travailleurs

Elles réduisent la demande de travail peu qualifié et augmentent celle du travail qualifié, avec des effets correspondants sur les salaires

Explication

Les technologies de l’information peuvent diminuer la demande de travail peu qualifié et son salaire d’équilibre, tout en augmentant la demande de travail qualifié et son salaire d’équilibre. Les autres réponses supposent un effet identique ou inversé pour les deux catégories.

29. Pourquoi les tâches routinières sont-elles davantage exposées à l’automatisation que certaines tâches non routinières ?

Elles nécessitent des capacités cognitives complexes que les systèmes automatisés reproduisent difficilement
Elles exigent davantage de jugement humain et résistent donc mieux aux procédés automatisés
Elles mobilisent principalement des mouvements imprévisibles qui empêchent la programmation des machines
Elles sont répétitives et peuvent être plus facilement codées et prises en charge par des machines

Elles sont répétitives et peuvent être plus facilement codées et prises en charge par des machines

Explication

Les tâches routinières et répétitives se prêtent plus facilement à l’automatisation, tandis que les tâches non routinières, notamment physiques ou cognitives, restent davantage demandées. Les autres propositions attribuent aux tâches routinières des caractéristiques associées aux tâches non routinières.

30. Comment caractériser un bien commun exposé à la tragédie des biens communs ?

Il est non excluable et non rival, ce qui facilite son accès collectif
Il est excluable et non rival, ce qui permet de contrôler sa consommation
Il est excluable et rival, ce qui réserve son usage à certains agents
Il est non excluable et rival, ce qui rend possible sa surexploitation

Il est non excluable et rival, ce qui rend possible sa surexploitation

Explication

Un bien commun est accessible sans exclusion, mais l’usage par un agent réduit la quantité disponible pour les autres, ce qui crée un risque de surexploitation. Un bien non excluable et non rival correspond plutôt à un bien collectif pur, dont la consommation ne diminue pas celle d’autrui.

31. Pourquoi le libre accès à un pâturage peut-il conduire chaque éleveur à ajouter des animaux jusqu’à la surexploitation ?

Le gain de l’animal revient à l’éleveur, tandis que la dégradation est répartie entre les usagers
Le gain de l’animal est réparti entre les éleveurs, tandis que sa dégradation revient à son propriétaire
Le gain de l’animal est collectif, tandis que le coût de dégradation est assumé par la commune
Le gain de l’animal et le coût de dégradation sont supportés par chaque éleveur concerné

Le gain de l’animal revient à l’éleveur, tandis que la dégradation est répartie entre les usagers

Explication

L’éleveur compare un bénéfice individuel entier avec une fraction seulement du coût collectif de dégradation, ce qui l’incite à ajouter des animaux. La confusion fréquente consiste à croire que l’éleveur supporte l’intégralité du coût de dégradation, alors que celui-ci est partagé entre les usagers.

32. Dans le cas d’une pollution imposée aux riverains sans compensation, quelle relation décrit une externalité négative ?

Le coût privé dépasse le coût social supporté par l’ensemble des riverains
Le coût privé et le coût social diminuent ensemble lorsque les dommages augmentent
Le coût social correspond au coût privé lorsque la pollution est mesurée
Le coût social dépasse le coût privé supporté par l’agent pollueur

Le coût social dépasse le coût privé supporté par l’agent pollueur

Explication

Une externalité négative apparaît lorsque l’activité d’un agent impose un dommage non indemnisé à la collectivité, de sorte que le coût social inclut davantage que le coût privé. Confondre les deux coûts revient à négliger les dommages subis par les personnes extérieures à la transaction.

33. Quelle évolution la part des stocks de poissons surexploités a-t-elle connue entre 1974 et 2021 ?

Elle est passée de 10 % à 25 %, soit une hausse de 15 points
Elle est passée de 35 % à 10 %, soit une baisse de 25 points
Elle est passée de 25 % à 35 %, soit une hausse de 10 points
Elle est passée de 10 % à 35 %, soit une hausse de 25 points

Elle est passée de 10 % à 35 %, soit une hausse de 25 points

Explication

La proportion des stocks surexploités a augmenté de 10 % en 1974 à 35 % en 2021, ce qui représente une progression de 25 points de pourcentage. Une hausse de 15 points correspondrait à une valeur finale de 25 %, qui ne correspond pas à l’évolution indiquée.

34. Quelle définition correspond à la croissance soutenable ?

Elle privilégie la conservation des ressources actuelles au détriment des besoins présents
Elle accroît la production présente en reportant les coûts environnementaux futurs
Elle satisfait les besoins présents tout en préservant ceux des générations futures
Elle remplace les ressources naturelles par des équipements sans évaluer les conséquences futures

Elle satisfait les besoins présents tout en préservant ceux des générations futures

Explication

La croissance soutenable répond aux besoins actuels sans réduire la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Reporter les coûts environnementaux ou négliger leurs effets futurs ne garantit pas cette compatibilité entre présent et avenir.

35. Selon l’approche néoclassique de la soutenabilité, que doivent transmettre les générations présentes aux générations futures ?

Un stock global de capital au moins intact, avec une substitution entre plusieurs formes de capital
Un stock naturel intact, sans compensation possible par le capital humain ou technologique
Un stock de ressources naturelles constant, indépendamment des investissements et des innovations
Un stock physique accru, même si le capital naturel et les connaissances diminuent

Un stock global de capital au moins intact, avec une substitution entre plusieurs formes de capital

Explication

L’approche néoclassique retient une soutenabilité faible fondée sur la préservation d’un stock global de capital, au sein duquel les capitaux naturel, humain, physique et technologique peuvent se substituer. La préservation stricte du capital naturel correspond davantage à une conception forte de la soutenabilité.

36. Dans une analyse des sources de la croissance, quels facteurs sont représentés par le travail, le capital et le progrès technique ?

La consommation CC, l’épargne SS et l’emploi EE, qui déterminent directement la productivité globale
Le travail LL, le capital KK et le progrès technique AA, qui améliore la productivité globale
Le capital KK, les exportations XX et les impôts TT, qui expliquent les gains d’efficacité
Le travail LL, les salaires WW et la demande DD, qui mesurent la production globale

Le travail $$L$$, le capital $$K$$ et le progrès technique $$A$$, qui améliore la productivité globale

Explication

Les trois sources retenues sont le travail LL, le capital KK et le progrès technique AA, ce dernier augmentant l’efficacité des facteurs et la productivité globale des facteurs. Les autres ensembles proposés regroupent des variables économiques importantes, mais ils ne constituent pas les trois sources définies ici.

37. Pourquoi le progrès technique est-il passé d’une conception exogène à une conception endogène ?

Parce qu’il est désormais assimilé à une hausse automatique de la quantité de travail disponible
Parce qu’il est désormais considéré comme indépendant des décisions d’investissement et de la croissance
Parce qu’il est désormais expliqué par la seule accumulation de capital physique dans les entreprises
Parce qu’il est désormais expliqué par les investissements, les connaissances et la croissance économique

Parce qu’il est désormais expliqué par les investissements, les connaissances et la croissance économique

Explication

Le progrès technique est dit endogène lorsqu’il résulte de mécanismes internes à l’économie, notamment les investissements, l’accumulation des connaissances et la croissance. Le considérer comme indépendant des décisions économiques correspond à l’ancienne conception exogène.

38. Quelle proposition rend compte de manière équilibrée des effets de la croissance économique ?

Elle peut améliorer le niveau de vie tout en accentuant des inégalités, des destructions d’emplois et des dommages environnementaux
Elle améliore le niveau de vie et réduit automatiquement les inégalités, le chômage technologique et les atteintes environnementales
Elle produit des bénéfices sociaux durables lorsque les innovations remplacent progressivement les ressources naturelles
Elle dégrade le niveau de vie lorsque la production augmente, car ses effets sociaux et écologiques dominent

Elle peut améliorer le niveau de vie tout en accentuant des inégalités, des destructions d’emplois et des dommages environnementaux

Explication

La croissance peut accroître le niveau de vie, mais elle comporte aussi des limites sociales et écologiques liées aux inégalités, aux destructions d’emplois et à la dégradation de l’environnement. L’amélioration du niveau de vie ne suffit donc pas à garantir une réduction automatique de ces difficultés.

Révisez avec les flashcards

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Qu'est-ce que la croissance économique ?

L'augmentation de la production de biens et services sur le long terme.

De combien le PIB par tête a-t-il augmenté entre 1200 et 1800 ?

De 30 %.

Que montre la faible augmentation du PIB entre 1200 et 1800 ?

Que la croissance économique était encore très faible avant la révolution industrielle.

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